La Force aérienne nationale libyenne détruit un convoi de mercenaires près de la « ligne rouge » égyptienne

La frappe aérienne est intervenue un jour après que les Forces de défense côtières ont ciblé un bateau qui s’est infiltré dans la zone maritime interdite avant la côte de Ra’s Lanuf. (AFP)
La frappe aérienne est intervenue un jour après que les Forces de défense côtières ont ciblé un bateau qui s’est infiltré dans la zone maritime interdite avant la côte de Ra’s Lanuf. (AFP)
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Publié le Jeudi 13 août 2020

La Force aérienne nationale libyenne détruit un convoi de mercenaires près de la « ligne rouge » égyptienne

  • La Force aérienne nationale libyenne a bombardé un convoi armé de mercenaires présumés soutenus par la Turquie et affiliés à Fayez Al-Sarraj, Premier ministre du gouvernement d’union national libyen, dans la région de Wadi Bey, à l’ouest de la ville de Sy
  • Le contrôle de Syrte ouvrirait la voie au contrôle des ports pétroliers de la zone ouest connue sous le nom de « Croissant pétrolier », qui contient la plus grande réserve de pétrole du pays

LE CAIRE: La Force aérienne nationale libyenne a bombardé un convoi armé de mercenaires présumés soutenus par la Turquie et affiliés à Fayez Al-Sarraj, Premier ministre du gouvernement d’union national (GNA) libyen, dans la région de Wadi Bey, à l’ouest de la ville de Syrte, près de la prétendue « ligne rouge » établie par l'Égypte.

Des sources libyennes ont déclaré que le groupe, soutenu par des mercenaires turcs, tentait de s'infiltrer dans la ville, mais qu'elle avait été détruite – sans fournir de détails sur le nombre de personnes impliquées ni sur le nombre de victimes.

Les autorités officielles n’ont fait aucun commentaire sur les opérations visant Wadi Bey, qui est considéré comme un point stratégique étant donné sa proximité avec Syrte et Al-Jufra, à la limite nord-ouest de la ligne de défense de l’Armée nationale libyenne (ANL).

La frappe aérienne est intervenue un jour après que les Forces de défense côtières ont ciblé un bateau qui s’est infiltré dans la zone maritime interdite avant la côte de Ra’s Lanuf.

Le président égyptien, Abdel Fattah al-Sissi, avait déclaré dans un discours antérieur : « Syrte et Al-Jufra sont considérés comme une ligne rouge pour la sécurité de l’Égypte. Nous ne permettrons à personne de s'en approcher. »

Il a ajouté : « La Libye ne sera défendue que par son peuple et nous le soutiendrons. »

L'importance de Syrte réside dans son emplacement, à 1 000 kilomètres de la frontière égyptienne, entre Tripoli, la capitale libyenne, et Benghazi, sur la côte.

Le contrôle de Syrte ouvrirait la voie au contrôle des ports pétroliers de la zone ouest connue sous le nom de « Croissant pétrolier », qui contient la plus grande réserve de pétrole du pays.

La base aérienne d'Al-Jufra, d'une importance stratégique, se trouve au sud de Syrte, et n'est séparée d'elle que par une route de 300 kilomètres.

Al-Jufra est l’une des plus grandes bases aériennes de Libye, connue pour son infrastructure récemment renforcée afin d’accueillir des armes de dernière génération. Elle sert également de salle d'opération majeure pour l’ANL.

Pendant ce temps, le porte-parole de l'ANL, Ahmed Al-Mesmari, a déclaré que la Turquie n'avait pas interrompu son transfert de matériel militaire et de mercenaires en Libye.

Il a expliqué dans un entretien avec Sky News Arabia qu'Ankara avait repris « un certain nombre de camps dans l'ouest (de la Libye). Ces camps sont sous le commandement direct d’officiers turcs. »

Al-Mesmari a ajouté que le président turc, Recep Tayyip Erdogan, ne se souciait pas de l'embargo sur les armes imposé à la Libye, et a souligné qu'Ankara continuait à transférer des armes en Libye.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur ArabNews.com


La Turquie met en garde contre «une crise migratoire durable» au Moyen-Orient

La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit. (AFP)
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  • "Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan
  • M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre"

ISTANBUL: La guerre au Moyen-Orient fait courir le risque d'"une crise migratoire durable", a prévenu mardi le chef de la diplomatie turque, en insistant sur la situation au Liban où plus d'un million de personnes ont été déplacées depuis le début du conflit.

"Si la guerre et l'occupation s'étendent, il est possible que cela se transforme en une crise migratoire durable, avec des réfugiés cherchant refuge hors des frontières de leur pays", a déclaré le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, lors d'une conférence de presse à Ankara avec son homologue canadienne Anita Anand.

M. Fidan, qui juge "impératif de mettre un terme au plus vite" aux violences, a précisé qu'il se rendrait en visite à compter de mercredi dans plusieurs pays de la région afin de discuter des "mesures à prendre".

"La situation humanitaire au Liban est extrêmement préoccupante et risque de s'aggraver en cas d'offensive terrestre (israélienne)", a abondé à ses côtés la cheffe de la diplomatie canadienne, Anita Anand.

 

 


Liban: le bilan des frappes israéliennes s'élève à 912 morts

Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé. (AFP)
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  • Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé
  • Selon l'armée, deux soldats ont été tués "par une frappe israélienne ennemie alors qu'ils circulaient à moto" sur une route de Nabatiyé dans le sud

BEYROUTH: Les frappes israéliennes sur le Liban ont tué 912 personnes, dont 111 enfants, depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, a annoncé mardi le ministère de la Santé.

Le ministère fait en outre état de 67 femmes et 38 personnels médicaux parmi les tués. Le bilan précédent annoncé la veille par les autorités faisait état de 886 morts.

 

 


L’Arabie saoudite appelle l’ONU à agir contre l’islamophobie

L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie. (Capture d’écran/UNTV)
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  • Le harcèlement public, les stéréotypes nuisibles et le vandalisme des mosquées « créent la division, approfondissent la méfiance et compromettent les efforts pour bâtir des sociétés inclusives et stables », déclare l’envoyé
  • L’ambassadeur Abulaziz Alwasil exhorte les gouvernements et les plateformes en ligne à renforcer les protections légales et à garantir la responsabilité pour les crimes haineux visant les musulmans

NEW YORK : L’ambassadeur saoudien auprès de l’ONU, Abulaziz Alwasil, a appelé lundi la communauté internationale à prendre des mesures décisives pour lutter contre l’islamophobie, soulignant en particulier l’importance des protections légales, de l’éducation et de la coopération internationale.

Il a décrit l’islamophobie comme « un défi sérieux et croissant » et a mis en garde contre ses effets sociaux plus larges.

« Lorsque les musulmans sont harcelés dans l’espace public, lorsque des mosquées sont vandalisées et que des stéréotypes nuisibles se diffusent dans le discours public et sur les plateformes numériques, les conséquences vont bien au-delà d’une seule communauté », a-t-il déclaré.

« Elles créent la division, renforcent la méfiance et compromettent les efforts pour construire des sociétés inclusives et stables. »

Abulaziz Alwasil a exhorté les gouvernements, les autorités éducatives et les plateformes numériques à agir.

« Les gouvernements doivent renforcer les protections légales contre la discrimination et garantir la responsabilité en cas de crimes haineux visant les musulmans, les mosquées et les institutions islamiques », a-t-il ajouté.

« Les efforts doivent également s’attaquer à la propagation des discours de haine sur les plateformes numériques, où la désinformation et les narratifs hostiles peuvent rapidement influencer les perceptions et alimenter l’intolérance. »

L’envoyé saoudien a souligné l’importance de la coopération internationale et l’engagement de Riyad sur cette question.

« L’Arabie saoudite réaffirme que lutter contre l’islamophobie est une part indispensable de la promotion du respect de la diversité religieuse », a-t-il déclaré.

« Lorsque les nations travaillent ensemble pour promouvoir la tolérance et le respect mutuel, elles renforcent les bases d’une coexistence mondiale pacifique. »

« Le Royaume d’Arabie saoudite reste fermement engagé à faire progresser les efforts internationaux pour combattre l’islamophobie, contrer les narratifs qui incitent à l’hostilité et à la discrimination contre les musulmans, en renforçant la coopération, en poursuivant l’engagement avec l’ONU et en soutenant les initiatives qui favorisent la compréhension et le dialogue. » 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com