Netanyahu annule une visite aux Emirats en raison d'un différend avec la Jordanie

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait des gestes lors d'une visite dans un centre de vaccination Covid-19 du Clalit Health Service, dans un village arabo-israélien d'Abu Ghosh près de Jérusalem, le 9 mars 2021. (GIL COHEN-MAGEN / AFP)
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu fait des gestes lors d'une visite dans un centre de vaccination Covid-19 du Clalit Health Service, dans un village arabo-israélien d'Abu Ghosh près de Jérusalem, le 9 mars 2021. (GIL COHEN-MAGEN / AFP)
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Publié le Jeudi 11 mars 2021

Netanyahu annule une visite aux Emirats en raison d'un différend avec la Jordanie

  • M. Netanyahu devait rencontrer le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, qui dirige de facto les Emirats
  • La visite du prince a été annulée en raison "d'un désaccord sur les dispositifs de sécurité sur place", d'après le bureau de M. Netanyahu

JÉRUSALEM :Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a annulé jeudi sa première visite officielle aux Emirats arabes unis en raison d'un différend avec la Jordanie concernant le survol de son espace aérien, selon son bureau.

M. Netanyahu devait rencontrer le prince héritier d'Abou Dhabi, cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, qui dirige de facto les Emirats, un pays du Golfe ayant récemment normalisé ses relations avec l'Etat hébreu, d'après des médias israéliens.

Le déplacement a été annulé "en raison de difficultés de coordination de son vol à travers l'espace aérien de la Jordanie", a indiqué son bureau dans un communiqué en hébreu, sans donner de date pour une visite ultérieure.

D'après cette source, le différend avec Amman est lié à l'annulation par Israël cette semaine d'une visite prévue du prince héritier jordanien à la mosquée Al-Aqsa, à Jérusalem-Est, secteur palestinien de la Ville sainte annexé par l'Etat hébreu.

La visite du prince a été annulée en raison "d'un désaccord sur les dispositifs de sécurité sur place", d'après le bureau de M. Netanyahu.

La Jordanie n'a pas commenté ces informations dans l'immédiat.

Des médias israéliens avaient auparavant suggéré que le Premier ministre annulerait sa visite en raison de l'hospitalisation de son épouse Sara pour une appendicite.

M. Netanyahu, qui joue sa survie politique aux élections législatives du 23 mars, avait déjà reporté début février sa visite aux Emirats et à Bahreïn en raison des restrictions de voyage imposées pour lutter contre la pandémie de coronavirus.

Ces deux Etats arabes ont signé en septembre dernier des accords de normalisation de leurs relations avec Israël négociés sous l'égide des Etats-Unis de Donald Trump.

Dans la foulée de ces accords, de nombreuses ententes commerciales ont été signées entre Israël et les Emirats arabes unis, qui ont depuis le 1er mars un ambassadeur pour l'Etat hébreu.

M. Netanyahu doit rencontrer jeudi après-midi les chefs de gouvernement tchèque et hongrois, Andrej Babis et Viktor Orban, qui se rendent en Israël pour parler de vaccins et de lutte contre le coronavirus, a indiqué son bureau.


L'armée jordanienne annonce avoir intercepté cinq drones iraniens

L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume. Photo d'illustration. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque
  • Ils ont ciblé selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban"

AMMAN: L'armée jordanienne a annoncé mardi dans un communiqué l'interception de cinq drones iraniens qui visaient le royaume, dans le cadre des frappes menées par la République islamique en riposte aux bombardements américains.

Les Gardiens de la Révolution ont confirmé sur leur site Sepah News avoir procédé à une attaque, ciblant selon eux un "complexe abritant des forces terroristes américaines dans la région de Rukban".

 

 

 


Liban: l'armée se déploie dans les « zones pilotes » du sud

Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
Des soldats de l'armée libanaise inspectent le lieu d'une explosion qui a visé leur véhicule dans la région d'Al-Mansouri, au sud du Liban, près de Tyr, le 18 juillet 2026. (AFP)
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  • L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux
  • Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien

BEYROUTH: L'armée libanaise a annoncé mardi avoir entamé son déploiement dans un village du sud du pays dont l'armée israélienne contrôlait les abords, en vertu d'un accord avec Israël sur les "zones pilotes" parrainé par Washington.

Cette mesure intervient alors que le président libanais doit rencontrer mardi Donald Trump à la Maison Blanche.

"Les unités militaires ont commencé ce matin à se déployer à Zawtar al-Gharbiya", une localité de la région de Nabatiyé, a annoncé un communiqué de l'armée.

Des médias libanais ont montré des véhicules de l'armée, l'un d'eux arborant le drapeau libanais, entrant dans la localité située à la lisière de la "zone de sécurité" établie par l'armée israélienne.

L'établissement de "zones pilotes" confiées à l'armée est prévu par l'accord-cadre signé en juin par les deux pays pour mettre fin à l'état de guerre entre eux.

Ce déploiement est le premier test de l'accord visant à obtenir le retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le désarmement du Hezbollah pro-iranien.

Le département d'Etat américain avait annoncé lundi soir que l'armée libanaise avait commencé à assurer la sécurité de trois villages du sud, Zawtar Al-Gharbiya, Froun et Srifa.

Mais l'armée israélienne n'est pas présente dans ces deux dernières localités.

"C'est l'occasion pour l'Etat libanais de commencer à réaffirmer son contrôle de zones historiquement dominées par le Hezbollah", avait réagi un haut responsable de la diplomatie américaine.

L'armée israélienne a pour sa part déclaré qu'elle allait "adapter son dispositif dans l'une des zones pilotes afin de permettre aux Forces armées libanaises de remplir leur mission, tout en garantissant la sécurité des soldats de Tsahal et en préservant son droit à l'autodéfense et à la neutralisation des menaces".

Le Hezbollah pro-iranien est opposé à l'accord avec Israël et refuse d'être désarmé.

Le groupe avait entraîné le pays début mars dans une nouvelle guerre avec Israël, en solidarité avec l'Iran.


Les Houthis annoncent un blocus maritime de l'Arabie saoudite en plein affrontement irano-américain

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  • Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat"
  • Riyad a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume"

RIYAD: Les rebelles houthis du Yémen, soutenus par Téhéran, ont annoncé lundi un blocus maritime de l'Arabie saoudite, en pleine intensification de la guerre entre les Etats-Unis et l'Iran, menaçant la capacité du premier exportateur de pétrole brut au monde à contourner le détroit d'Ormuz.

Intervenant au neuvième jour consécutif d'hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran, d'une intensité inédite depuis le cessez-le-feu d'avril, ces menaces "contre la liberté de navigation (...) risquent de mener à une escalade régionale encore plus grande", s'est inquiété le porte-parole du secrétaire général de l'ONU, Stéphane Dujarric, appelant à une "désescalade immédiate".

Les Houthis "annoncent un blocus maritime contre l'ennemi saoudien criminel, selon le principe +oeil pour oeil+, avec effet immédiat", avait plus tôt déclaré leur porte-parole militaire, Yahya Saree, sans préciser comment la formation comptait mettre en oeuvre cette mesure.

De son côté, le ministère des Affaires étrangères de la monarchie du Golfe a exprimé "la plus ferme condamnation du Royaume d'Arabie saoudite à l'égard des déclarations faites par le soi-disant porte-parole militaire de la milice terroriste houthie (...) imposant un blocus maritime au Royaume". Et de préciser que Riyad "continue de soutenir le peuple yéménite frère et son gouvernement légitime".

L'annonce fait suite à des échanges de tirs entre les deux camps au Yémen la semaine dernière, mettant en péril la trêve négociée en 2022, toujours active malgré son expiration.

Ces hostilités se sont enclenchées après la tentative d'atterrissage à Sanaa d'un avion iranien en provenance de Téhéran, défiant l'hégémonie saoudienne sur l'espace aérien yéménite.

"Même si aucun navire n'est attaqué, l'annonce risque à elle seule de perturber le trafic maritime et de semer le doute dans les ports saoudiens. La question cruciale reste de savoir si les Houthis passeront des menaces à l'action", estime Mohammed al-Basha, du cabinet de conseil en gestion des risques Basha Report.