Le Soudan libère un chef de milice accusé d'atrocités par l'ONU

Le chef de la milice soudanaise Janjawids, Moussa Hilal, salue ses partisans après sa libération, le 11 mars 2021
Le chef de la milice soudanaise Janjawids, Moussa Hilal, salue ses partisans après sa libération, le 11 mars 2021
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Publié le Vendredi 12 mars 2021

Le Soudan libère un chef de milice accusé d'atrocités par l'ONU

  • Le puissant chef de la milice Janjawids est sanctionné en raison d'allégations de violations des droits humains et d'autres atrocités de masse contre des civils au Darfour
  • La libération intervient alors que le gouvernement de transition cherche à pacifier le Darfour à la suite d'un accord de paix en octobre avec des groupes rebelles

KHARTOUM : Les autorités soudanaises ont libéré le puissant chef de milice Moussa Hilal, sanctionné par l'ONU pour des atrocités dans la région du Darfour et détenu dans son pays depuis 2017, a indiqué jeudi un de ses conseillers.

La libération intervient alors que le gouvernement de transition cherche à pacifier le Darfour à la suite d'un accord de paix en octobre avec des groupes rebelles visant à mettre fin à des décennies de conflit dans cette vaste région de l'ouest du pays.

« Moussa Hilal a été libéré avec d'autres (miliciens). Ils sont en train de rentrer chez eux », a indiqué  un de ses conseillers, Ismail Aghbash.

Sa force, « Awakening Revolutionary Council », a confirmé ces libérations, faisant état d'une « grâce présidentielle ». 

Les autorités n'ont pas commenté dans l'immédiat cette annonce.

Pendant les premières années du conflit au Darfour qui a éclaté en 2003, les puissantes et redoutées milices Janjawids dirigées par M. Hilal ont combattu les rebelles aux côtés des forces gouvernementales. 

Mais en 2014, le chef milicien s'est brouillé avec le gouvernement d'Omar el-Béchir après l'avoir accusé de chercher à saper les relations entre les tribus du Darfour-Nord, dont il est originaire.

Il avait été arrêté en 2017 après des affrontements meurtriers dans cette province entre les Janjawids et les Forces de soutien rapides (RSF), un groupe paramilitaire.

Il figure depuis 2006 sur la liste des personnes visées par des sanctions de l'ONU en raison d'allégations de violations des droits humains et d'autres atrocités de masse contre des civils au Darfour. 

Le conflit dans cette région avait éclaté en 2003 entre des forces du régime de Béchir, destitué en avril 2019 sous la pression de la rue, et des membres de minorités ethniques s'estimant marginalisées. 

Les violences avaient fait quelque 300 000 morts et plus de 2,5 millions de déplacés, essentiellement durant les premières années du conflit, selon l'ONU.

Ces derniers mois, de nouveaux affrontements tribaux y ont fait plus de 250 morts. 

Ces violences ont coïncidé avec la fin d'une longue mission de maintien de la paix conjointe de l'ONU et de l'Union africaine dans la région fin décembre.

Depuis la destitution d'Omar el-Béchir, le Soudan est dirigé par un gouvernement de transition qui cherche à tourner la page des conflits internes.

L'ancien président Béchir est lui-même accusé par la Cour pénale internationale (CPI) de génocide et de crimes de guerre au Darfour.


Cisjordanie : la violence «ne fait qu'empirer», selon l'ONU

Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU. (AFP)
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  • Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU
  • Les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions

GENEVE: Deux ans après que la Cour internationale de justice a déclaré illégale l'occupation de la Cisjordanie par Israël, la violence des colons et l'annexion territoriale "ne font qu'empirer", a estimé mercredi l'ONU.

"Alors que les attaques perpétrées par des colons israéliens, ainsi que la création de colonies et d'avant-postes, atteignent des niveaux sans précédent, les Etats tiers doivent agir de toute urgence et de concert pour mettre un terme aux meurtres et aux expulsions dont continue d'être victime le peuple palestinien, et pour mettre fin à l'occupation israélienne", a déclaré Ravina Shamdasani, porte-parole du Haut-Commissariat aux droits de l'homme des Nations unies, dans un communiqué.


Iran: les Gardiens disent avoir frappé trois pétroliers dans le détroit d'Ormuz

Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim. (AFP)
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  • Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz
  • "Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter"

TEHERAN: Les Gardiens de la Révolution, armée idéologique de l'Iran, ont annoncé mercredi avoir frappé trois pétroliers qui tentaient de franchir le détroit stratégique d'Ormuz, a annoncé l'agence de presse iranienne Tasnim.

"Il y a quelques heures, trois pétroliers contrevenants, qui avaient ignoré nos avertissements et continuaient à suivre une route dangereuse et illégale, ont été frappés et contraints de s'arrêter", ont affirmé les forces navales des Gardiens, citées par Tasnim.

 

 


L'Arabie saoudite frappe une milice irakienne soutenue par l'Iran

L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
L'Arabie saoudite a frappé des groupes alliés à l'Iran basés en Irak. (SPA/Archives)
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  • Le Royaume affirme ne pas rechercher l'escalade

RIYAD : Le ministère saoudien de la Défense a annoncé tôt mercredi avoir frappé des cibles appartenant à des groupes soutenus par l'Iran en Irak.

Dans une publication sur les réseaux sociaux, le ministère a indiqué que l'Arabie saoudite ne cherchait pas l'escalade, mais qu'elle répondrait à toute agression.

Selon le ministère, l'opération a été menée conjointement avec les forces américaines.

Plus tôt, le ministère avait annoncé avoir intercepté et détruit plusieurs drones mardi soir, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale.

Le porte-parole officiel du ministère, le général de division Turki Al-Malki, a déclaré que ces attaques « terroristes » provenaient une nouvelle fois du territoire irakien et avaient été menées par des milices terroristes soutenues par l'Iran.

Il a réaffirmé le droit inhérent du Royaume à défendre son territoire et ses infrastructures, ainsi que son droit de répondre au moment et à l'endroit qu'il jugera appropriés.

Dans un communiqué, le ministère saoudien des Affaires étrangères a déclaré que cette « approche agressive adoptée par les milices terroristes affiliées à l'Iran en Irak intervenait alors même que le Royaume déployait des efforts pour contribuer à mettre fin à l'escalade dans la région, de manière à préserver sa sécurité et sa stabilité ».

« Cependant, ces milices terroristes affiliées à l'Iran ont choisi une voie d'escalade irresponsable, en violation du droit international et au mépris des exigences de la fraternité islamique, qui imposent le respect des principes du bon voisinage », poursuit le communiqué.

Des drones lancés depuis l'Irak, qui tentaient de viser des installations pétrolières dans la Province orientale du Royaume ainsi que Riyad, avaient déjà été interceptés lundi.

Une coalition d'anciens groupes paramilitaires pro-iraniens en Irak a déclaré mercredi que plusieurs personnes avaient été tuées et blessées lors de frappes américano-saoudiennes sur le territoire irakien.

« Ces attaques ont entraîné la mort de plusieurs membres de nos forces, fait plusieurs blessés, et causé des dégâts matériels à plusieurs bâtiments et propriétés », a indiqué dans un communiqué les Forces de mobilisation populaire (PMF), connues en arabe sous le nom de Hashed Al-Shaabi

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com