Le Fatah limoge un membre du parti qu'il accuse de dissidence à l'approche des élections

Nasser al-Qudwa annonce qu'il formera une liste pour se présenter contre le Fatah lors des élections législatives de mai. (Reuters)
Nasser al-Qudwa annonce qu'il formera une liste pour se présenter contre le Fatah lors des élections législatives de mai. (Reuters)
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Publié le Vendredi 12 mars 2021

Le Fatah limoge un membre du parti qu'il accuse de dissidence à l'approche des élections

  • Nasser al-Qudwa a deux jours pour revenir sur sa décision sécessionniste
  • La décision du Comité «pourrait servir à dissuader les velléités séparatistes de certains opposants de Mahmoud Abbas»

GAZA/RAMALLAH : Le parti Fatah du président palestinien, Mahmoud Abbas, a expulsé jeudi l'un de ses hauts responsables en raison de sa tentative de présenter une liste séparée de candidats aux élections législatives.

Dans un communiqué, le Comité central du Fatah déclare qu’il a donné à Nasser al-Qudwa deux jours pour revenir sur sa décision et abandonner son projet sécessionniste, mais que ce dernier ne s’y est pas conformé.

M. Qudwa, membre du Comité et neveu du dirigeant palestinien feu Yasser Arafat, déclare à Reuters qu'il fera un commentaire ultérieurement.

La semaine dernière, M. Qudwa a annoncé qu'il formera une liste pour se présenter contre le Fatah lors des élections législatives de mai.

Il appelle le membre du parti Marwan Barghouti, un dirigeant palestinien populaire, condamné à la réclusion à perpétuité en Israël après avoir été reconnu coupable d’attaques meurtrières contre des Israéliens, à diriger la liste des candidats.

Mahmoud Abbas, 85 ans, dirige l'Autorité palestinienne (AP) en Cisjordanie occupée par Israël par décret depuis plus d'une décennie, et les dernières élections palestiniennes remontent à quinze ans.

En janvier, M. Abbas a annoncé la tenue d’élections législatives et présidentielle, une initiative considérée comme une réponse aux critiques de la légitimité démocratique de son pouvoir.

Dans son communiqué, le Comité central, dirigé par Mahmoud Abbas, indique avoir expulsé M. Qudwa «après l'échec de toutes les tentatives de conciliation». M. Abbas a dépêché certains de ses proches pour essayer de persuader M. Qudwa de revenir sur sa décision.

Hani Habib, un analyste politique basé à Gaza, déclare que la décision du Comité «pourrait servir à dissuader les velléités séparatistes de certains opposants (d’Abbas) ou de rejoindre la liste électorale de Qudwa.»

Le président et son entourage ont promis l'unité du parti alors qu'ils cherchent à faire échec à leur principal rival, le Hamas, le groupe islamiste qui a pris le contrôle de Gaza en 2007.

Les enquêtes d'opinion montrent que les dirigeants du Hamas devancent M. Abbas dans le scrutin présidentiel, prévu pour juillet. Mais les sondages placent également M. Barghouti, longtemps considéré comme un successeur potentiel de Mahmoud Abbas, devant tous les autres candidats.


Israël: la procureure générale alerte sur un «démantèlement» des institutions démocratiques

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi. (AFP)
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  • "A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud)
  • Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême

JERUSALEM: La procureure générale d'Israël a mis en garde lundi contre un recul démocratique en Israël, où le Parlement examine un projet de dissolution qui pourrait mener à des élections anticipées.

Depuis que le gouvernement de Benjamin Netanyahu a été mis sur pied fin 2022, Gali Baharav-Miara conteste la légalité de certaines de ses décisions, et fait en conséquence l'objet d'une procédure de destitution intentée par l'exécutif.

"A l'approche de la fin du mandat de la Knesset actuelle, une course a commencé pour démanteler les institutions démocratiques", s'est-elle alarmée lors d'une conférence de l'Association du barreau israélien à Eilat (sud).

Mme Baharav-Miara, qui est également conseillère juridique du gouvernement, a pointé du doigt deux projets de loi.

Le premier vise à réduire les pouvoirs de la procureure générale, en créant un poste similaire mais qui serait nommé exclusivement par le ministre de la Justice.

Le second accorderait davantage de pouvoirs au ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir (extrême droite).

Si ces deux textes sont adoptés, "le système d'application de la loi dans l'Etat d'Israël changera complètement de nature", a-t-elle prévenu, d'après un communiqué de son bureau.

Elle a également déploré le fait que le gouvernement "appelle à ne pas respecter des décisions de justice" de la Cour suprême.

La procureure générale faisait référence notamment à l'inaction du gouvernement après une décision de la Cour suprême de 2024, obligeant l'Etat à imposer des sanctions aux juifs ultra-orthodoxes qui s'opposent à la conscription.

"Le chef d'état-major réclame des soldats et il n'est plus possible de l'ignorer", a déclaré la procureure générale. "L'Etat ne peut pas ignorer la loi qui impose la conscription pour tous, ni le tort causé au principe d'égalité".

Israël mène depuis mars de vastes opérations militaires au Liban contre le Hezbollah pro-iranien, et depuis plus de deux ans dans la bande de Gaza, où il combat le Hamas palestinien.


«Pas de calme à Beyrouth» tant que durent les attaques du Hezbollah, avertit Israël

L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
L'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah. (AFP)
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  • "La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau
  • "Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté

JERUSALEM: Le ministre de la Défense israélien, Israël Katz, a affirmé lundi qu'il n'y aurait "pas de calme" à Beyrouth sans l'arrêt des attaques du Hezbollah pro-iranien, disant en outre vouloir établir une zone sous contrôle militaire dans une vaste partie du sud du Liban.

"La banlieue sud de Beyrouth n'est pas différente des localités du nord d'Israël: s'il n'y a pas de calme dans le nord, il n'y aura pas de calme à Beyrouth", a assuré M. Katz dans une vidéo diffusée par son bureau.

"Nous ne permettrons pas une situation dans laquelle nos localités et nos citoyens sont attaqués tandis que le calme est maintenu à Beyrouth", a-t-il ajouté.

Ces propos surviennent après que l'armée israélienne a reçu l'ordre de frapper la banlieue sud de Beyrouth, bastion du mouvement Hezbollah.

L'armée a aussi intensifié ses opérations terrestres dans le sud.

M. Katz a indiqué qu'elle opérait "afin d'éloigner les menaces (...) et de faire de la zone du fleuve Litani une zone placée sous contrôle sécuritaire de Tsahal (l'armée, NDLR), débarrassée des armes et des terroristes".

Le fleuve Litani est situé à une trentaine de km de la frontière avec Israël.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait annoncé vendredi que l'armée l'avait traversé, après avoir déclaré qu'une grande partie du sud du Liban était désormais considérée une "zone de combat", en dépit d'un cessez-le-feu en vigueur le 17 avril.


Un soldat israélien tué dans le sud du Liban 

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant. (AFP)
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  • Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué
  • Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé lundi que l'un de ses soldats avait été tué lors de combats dans le sud du Liban, portant à 26 le nombre de morts dans ses rangs depuis début mars.

Le sergent-chef Adam Tzarfati, 20 ans, "est tombé au combat dans le sud du Liban", a indiqué l'armée dans un bref communiqué.

Une source militaire a précisé à l'AFP qu'il avait été tué par un drone du Hezbollah. Dimanche, l'armée avait annoncé la mort d'un autre soldat au Liban, également tué par un drone explosif du mouvement pro-iranien, selon elle.

Au total, 26 Israéliens ont été tués, dont 25 soldats et un contractuel civil, depuis la reprise des hostilités entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, quand le mouvement chiite avait rouvert un front en soutien à l'Iran après l'offensive israélo-américaine le visant.