Mort à 94 ans de l'inventeur de la K7

Le néerlandais Lodewijk Frederik Ottens - appelé Lou Ottens - l'inventeur de la cassette, posant lors d'une séance photo à Eindhoven, le 23 janvier 2013. Lou Ottens est décédé à l'âge de 94 ans le 6 mars 2021. (Jerry Lampen / ANP / AFP)
Le néerlandais Lodewijk Frederik Ottens - appelé Lou Ottens - l'inventeur de la cassette, posant lors d'une séance photo à Eindhoven, le 23 janvier 2013. Lou Ottens est décédé à l'âge de 94 ans le 6 mars 2021. (Jerry Lampen / ANP / AFP)
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Publié le Samedi 13 mars 2021

Mort à 94 ans de l'inventeur de la K7

  • «La cassette a été inventée par agacement vis-à-vis du magnétophone qui existait déjà, c'est aussi simple que cela»
  • Même si elles ont été oubliées un temps, les cassettes ont récemment connu un regain d'intérêt

LA HAYE: De nombreux hommages ont été rendus vendredi à l'ingénieur néerlandais Lou Ottens, considéré comme l'inventeur de la cassette audio et l'un des concepteurs du disque compact, après la nouvelle de son décès à l'âge de 94 ans.

Créées par Lou Ottens alors qu'il travaillait pour le géant néerlandais de l'électronique Philips, les cassettes ont rendu la musique vraiment portable pour la toute première fois et ont permis à une génération de fans de musique de créer des mixtapes - des compilations - de leurs chansons préférées.

Présentant deux faces mais extrêmement faciles à dérouler, plus de 100 milliards de cassettes ont été fabriquées dans le monde à leur apogée, des années 1960 aux années 1980. Elles ont connu un récent regain d'intérêt.

«Cela nous a tous attristés d'apprendre le décès de Lou Ottens», a réagi Olga Coolen, directrice du musée Philips à Eindhoven, dans un communiqué transmis à l'AFP.

«Lou était un homme extraordinaire qui aimait la technologie, alors même que ses inventions avaient connu des débuts modestes.»

Il est décédé le 6 mars dans le village de Duizel, près de la frontière belge, a précisé Philips.

Né en 1926 dans la ville néerlandaise de Bellingwolde, Lou Ottens a montré son intérêt pour la technologie dès son plus jeune âge, alors que les Pays-Bas étaient occupés par l'Allemagne nazie, au cours de la Seconde Guerre mondiale.

Il a notamment construit une radio lui permettant de recevoir la radio «néerlandaise libre» Oranje, grâce à une antenne spéciale qu'il a appelée le «Germanenfilter» ("Filtre des Allemands") car elle permettait d'éviter les brouilleurs nazis, a rapporté le journal néerlandais NRC.

Lou Ottens a rejoint Philips après avoir étudié l'ingénierie à l'université où lui et son équipe ont développé le premier magnétophone portable au monde, raconte l'entreprise.

Mais il a été rapidement frustré par le système à bobines volumineuses, qui nécessitait un remontage manuel, et il a donc inventé la cassette en 1962.

«La cassette a été inventée par agacement vis-à-vis du magnétophone qui existait déjà, c'est aussi simple que cela», avait déclaré Lou Ottens, cité par le NRC, dans une interview.

 «Bloc de bois»

La technologie qui a rendu possible le lecteur de cassettes portable et a mis de la musique dans des millions de chambres d'adolescents a commencé de la manière la plus humble possible, relate Olga Coolen.

«Au cours du développement de la cassette, au début des années 1960, (Lou Ottens) a fait fabriquer un bloc en bois qui tenait exactement dans la poche de son manteau.»

«C'était la taille de la première cassette compacte, ce qui la rendait beaucoup plus maniable que les magnétophones encombrants utilisés à l'époque», ajoute-t-elle.

Le premier prototype de bloc en bois a malheureusement été «perdu lorsque Lou l'a utilisé pour soutenir son cric en changeant un pneu crevé», précise Mme Coolen.

Lou Ottens a ensuite dirigé une équipe qui a développé le disque compact, produit par Philips et le géant japonais de l'électronique Sony. Plus de 200 milliards de CD ont été fabriqués depuis.

Même si elles ont été oubliées un temps, les cassettes ont récemment connu un regain d'intérêt.

Les ventes d'albums sur cassettes aux Etats-Unis ont augmenté de 23% en 2018, selon l'organisme de mesure des ventes de musique Nielsen Music, passant de 178 000 exemplaires l'année précédente à 219 000.

La carrière de Lou Ottens n'aura pas été sans frustrations. Sony avait non seulement sorti son premier CD avant Philips, mais aussi le célèbre Walkman qui a transformé la façon dont les gens écoutent de la musique - des années plus tard, il y pensait encore: «ça fait toujours mal que nous n'en ayons pas eu un».


Le programme Art Bridges d’Arabie saoudite touche à sa fin

Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
Les programmes se sont déroulés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud (photo) et en Espagne. (Fourni)
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  • L’initiative a réuni des artistes visuels, des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels

DUBAÏ : La Commission des arts visuels d’Arabie saoudite a conclu l’édition 2025-2026 de son initiative Art Bridges, mettant fin à un programme d’échanges internationaux d’une durée d’un an destiné à renforcer les liens entre le secteur des arts visuels du Royaume et les communautés créatives à travers le monde.

L’initiative a réuni 40 artistes visuels saoudiens et basés en Arabie saoudite, ainsi que des acteurs culturels, des professionnels des industries créatives et des producteurs de projets culturels, qui ont participé à une série d’échanges internationaux visant à encourager la collaboration, le développement professionnel et le dialogue interculturel.

Les programmes ont été organisés en Écosse, au Japon, en Corée du Sud et en Espagne.

À l’occasion de la clôture du programme, Dina Amin, directrice générale de la Commission des arts visuels, a déclaré : « En lançant Art Bridges, notre objectif était de créer des opportunités dont l’impact se poursuivrait bien après le retour des participants chez eux.

Tout au long de cette édition, nous avons vu des artistes et des acteurs culturels établir des relations avec leurs homologues à travers le monde, tout en partageant leur propre expérience de l’évolution du secteur des arts visuels en Arabie saoudite. Nous espérons que les échanges et les liens créés grâce à ces programmes continueront d’influencer leur travail dans les années à venir. »

Au cours des quatre programmes d’échanges, les participants ont exploré la manière dont les artistes, les institutions culturelles et les organisations créatives de différents pays répondent à des défis communs, notamment l’accompagnement des talents émergents, le développement des publics, la préservation du patrimoine culturel et la création de parcours professionnels durables dans le domaine des arts.

Le programme s’est conclu par une rencontre organisée ce mois-ci à Riyad, réunissant les participants des quatre groupes afin de revenir sur leurs expériences. L’événement a également proposé la projection d’un court documentaire retraçant l’initiative et son impact au cours de l’année écoulée.

Art Bridges s’inscrit dans la stratégie plus large de la Commission des arts visuels visant à soutenir le développement professionnel des artistes et des acteurs culturels, tout en renforçant l’engagement culturel international du Royaume. L’initiative s’aligne également sur les ambitions de la Vision 2030 de l’Arabie saoudite, qui vise à développer les industries créatives du pays et à approfondir les échanges culturels à l’échelle mondiale.

Créée en 2020 sous l’égide du ministère de la Culture, la Commission des arts visuels est l’une des 11 commissions sectorielles chargées de contribuer au développement du paysage culturel de l’Arabie saoudite. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Une coproduction franco-égyptienne rend hommage à l’héritage de Dalida

Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne. (Photo d’archives / Getty Images)
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  • Une comédie musicale consacrée à Dalida sera présentée en Égypte à partir du 31 octobre, pour les 40 ans de sa disparition
  • Cette coproduction franco-égyptienne célèbre les racines égyptiennes de la chanteuse et la coopération culturelle entre les deux pays

DUBAÏ : Une nouvelle comédie musicale célébrant la vie et la carrière de l’icône de la chanson Dalida sera présentée en première en Égypte cet automne, à l’occasion des 40 ans de la disparition de la chanteuse.

« Dalida: The Song That Never Ends » (« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais ») a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire, en présence de l’ambassadeur de France Éric Chevalier, de la soprano de renommée internationale Farrah El-Dibany, du réalisateur Khairy Beshara et du scénariste Walid Khairy.

Cette coproduction entre l’Égypte et la France a été développée dans le cadre de la Saison de la Méditerranée 2026 (« 2026 Mediterranean Season »), une initiative culturelle portée par la France visant à célébrer la coopération artistique et le patrimoine commun des pays méditerranéens.

La production sera présentée en première à la Bibliotheca Alexandrina le 31 octobre, avant d’être jouée au Caire en novembre. La première à Alexandrie marquera également la clôture de l’édition de cette année de la Saison de la Méditerranée

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« Dalida : La chanson qui ne s’arrête jamais » a été dévoilée lors d’une conférence de presse organisée dimanche à l’ambassade de France au Caire. (Photo fournie)

Selon un communiqué, l’ambassadeur Éric Chevalier a souligné que ce projet illustre la solidité des liens culturels entre la France et l’Égypte et reflète leur engagement commun à préserver l’héritage artistique de Dalida.

Farrah El-Dibany a confié qu’incarner la légendaire chanteuse était un rêve d’enfance. Elle a expliqué avoir proposé le projet à Khairy Beshara avant que tous deux ne le développent avec le scénariste Walid Khairy.

Khairy Beshara a décrit Dalida comme une femme faite de contrastes, alliant fragilité et force tout au long de sa vie et de sa carrière. Il a salué le travail de Walid Khairy, dont le scénario restitue avec justesse la complexité de sa personnalité et donne toute sa dimension au spectacle.

De son côté, Walid Khairy a indiqué que la comédie musicale met en lumière des chapitres méconnus de la vie de Dalida tout en célébrant ses racines égyptiennes, restées au cœur de son identité malgré son succès international. Produite par la société 26One1 Company, l’œuvre retrace son parcours, de l’Égypte jusqu’à la célébrité mondiale.

La production proposera également de nouveaux arrangements musicaux signés par le pianiste et compositeur franco-arménien André Manoukian.

Annoncée en 2023 par le président français Emmanuel Macron, la Saison de la Méditerranée favorise les échanges culturels à travers des expositions, des spectacles et des collaborations artistiques. L’édition 2026 met particulièrement l’accent sur la créativité, la jeunesse et les partenariats interculturels. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.