Le Kosovo ouvre officiellement son ambassade à Jérusalem

Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, fait une déclaration lors d'une cérémonie organisée à Zoom avec son homologue du Kosovo marquant l'établissement de relations diplomatiques entre Israël et le Kosovo, le 1er février 2021. (Menahem Kahana/AFP)
Le ministre israélien des Affaires étrangères, Gabi Ashkenazi, fait une déclaration lors d'une cérémonie organisée à Zoom avec son homologue du Kosovo marquant l'établissement de relations diplomatiques entre Israël et le Kosovo, le 1er février 2021. (Menahem Kahana/AFP)
Short Url
Publié le Dimanche 14 mars 2021

Le Kosovo ouvre officiellement son ambassade à Jérusalem

  • Israël et le Kosovo ont établi des relations diplomatiques le 1er février, le territoire à majorité musulmane reconnaissant Jérusalem comme la capitale de l'État juif
  • La mission a été ouverte lors d'une brève cérémonie au cours de laquelle le drapeau du Kosovo a été hissé devant le bâtiment de l'ambassade et une plaque frappée du texte "République du Kosovo" fixée à son entrée

PRISTINA, Kosovo : Le Kosovo a officiellement ouvert une ambassade dans la ville disputée de Jérusalem la reconnaissant de fait comme la capitale d'Israël, a annoncé dimanche le ministère kosovar des Affaires étrangères.

La mission a été ouverte lors d'une brève cérémonie au cours de laquelle le drapeau du Kosovo a été hissé devant le bâtiment de l'ambassade et une plaque frappée du texte, écrit en albanais, en hébreu et en anglais, "République du Kosovo" fixée à son entrée, a précisé le ministère dans un communiqué.

En échange d'une reconnaissance de son indépendance par Israël, le Kosovo est devenu le premier pays à majorité musulmane à reconnaitre Jérusalem comme la capitale de l'Etat hébreu.

La décision de Pristina a provoqué des critiques, non seulement au sein des pays à majorité musulmane comme la Turquie qui a dénoncé une violation des résolutions de l'ONU et du droit international, mais aussi au sein de l'Union européenne.

La question de Jérusalem et de son statut reste un des points les plus épineux du conflit israélo-palestinien.

L'autorité palestinienne estime que Jérusalem-est a été occupé illégalement par les forces israéliennes en 1967 et demande à ce que Jérusalem-est soit la capitale de l'Etat palestinien.

Dans le cadre d'un échange de reconnaissance mutuelle, Israël a reconnu officiellement le Kosovo, ancienne province serbe ayant proclamé en 2008 son indépendance, comme un Etat indépendant, rejoignant ainsi la plupart des pays occidentaux mais pas la Serbie, la Chine et la Russie.

L'accord Israël/Kosovo avait été évoqué en septembre dernier à Washington par le président américain d'alors Donald Trump dans le cadre de pourparlers économiques avec la Serbie et son voisin kosovar.

Le Kosovo et Israël ont établi des relations diplomatiques en février au grand mécontentement de Belgrade qui ne reconnait pas l'indépendance de son ex-province.

Vieux de plus de deux décennies, insoluble depuis la dernière des guerres ayant déchiré l'ex-Yougoslavie (1998-99), le conflit entre la Serbie et le Kosovo reste un danger pour la stabilité en Europe. 

Des accords de normalisation conclus en 2013 sous la houlette de l'UE sont restés pour la plupart lettre morte. 

La guerre du Kosovo (1998-99) a fait plus de 13.000 morts, la majorité des Albanais. Elle s'est terminée quand une campagne occidentale de bombardements a contraint les forces serbes à se retirer de ce territoire.


Le prince héritier saoudien rencontre le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane et le sénateur américain Lindsey Graham se rencontrent à Riyad. (SPA)
Short Url
  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré Lindsey Graham à Riyad pour discuter des relations bilatérales et des enjeux régionaux
  • Graham souligne la vision du prince héritier pour la région et son rôle clé dans une solution digne pour le peuple palestinien

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le sénateur américain Lindsey Graham à Riyad vendredi, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Les deux ont discuté des relations bilatérales entre l’Arabie saoudite et les États-Unis, ainsi que des développements régionaux.

Étaient également présents le ministre saoudien des Affaires étrangères Faisal ben Farhane, le ministre de la Défense Khaled Al-Saud et Musaad Al-Aiban, membre du Conseil des ministres.

Plus tôt, Graham avait déclaré que le prince héritier croyait en la nécessité de parvenir à une solution digne pour le peuple palestinien.

« L’Arabie saoudite est la clé de ce que j’espère voir se réaliser dans la région et dans le monde », a-t-il ajouté.

« La vision du prince héritier saoudien façonnera la région pour les générations à venir et est bénéfique pour le monde civilisé. »

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com
 


Pour le Hamas, tout arrangement sur Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression" d'Israël

Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Les Palestiniens se frayent un chemin dans un quartier dévasté, au milieu du conflit en cours entre Israël et le Hamas, à Gaza. (Reuters)
Short Url
  • Le Hamas exige que tout accord sur Gaza commence par l’arrêt total de l’agression israélienne, la levée du blocus et le respect des droits nationaux palestiniens, notamment la liberté et l’autodétermination
  • Lors du Conseil de paix à Washington, Trump a annoncé plus de 7 milliards de dollars pour la reconstruction de Gaza, tandis qu’Israël insiste sur la démilitarisation préalable

Gaza, Territoires palestiniens: Tout arrangement concernant la bande de Gaza doit commencer par "l'arrêt total de l'agression israélienne", a déclaré le mouvement islamiste palestinien Hamas après la première réunion, à Washington, du "Conseil de paix" du président américain Donald Trump.

"Tout processus politique ou tout arrangement discuté concernant la bande de Gaza et l'avenir de notre peuple palestinien doit partir de l'arrêt total de l'agression (israélienne, NDLR), de la levée du blocus et de la garantie des droits nationaux légitimes de notre peuple, au premier rang desquels son droit à la liberté et à l'autodétermination", a écrit le Hamas dans un communiqué, publié jeudi soir à propos de cette rencontre.

M. Trump a réuni jeudi pour la première fois son "Conseil de paix", devant lequel plusieurs pays ont annoncé leurs contributions en argent et hommes pour la reconstruction de Gaza, après plus de quatre mois d'un cessez-le-feu entre Israël et le Hamas, qui s'accusent mutuellement de le violer au quotidien.

Selon le Hamas, "la tenue de cette réunion alors que se poursuivent les crimes de l'occupation (Israël, NDLR) et ses violations répétées de l'accord de cessez-le-feu impose à la communauté internationale, ainsi qu'aux parties participant au Conseil, de prendre des mesures concrètes l'obligeant à mettre fin à son agression, à ouvrir les points de passage, à laisser entrer l'aide humanitaire sans restrictions et à entamer immédiatement la reconstruction" de Gaza.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu avait insisté jeudi sur la nécessité de désarmer le Hamas avant toute reconstruction de la bande de Gaza.

"Nous sommes convenus avec notre allié, les Etats-Unis, qu'il n'y aurait pas de reconstruction de Gaza avant la démilitarisation de Gaza", a affirmé M. Netanyahu, absent à la réunion de Washington, où il était représenté par son ministre des Affaires étrangères, Gideon Saar.

A Washington, M. Trump a déclaré que plusieurs pays, majoritairement du Golfe, avaient promis "plus de sept milliards de dollars" pour reconstruire le territoire palestinien, dévasté par deux ans de guerre.

L'Indonésie, pays en grande majorité musulman, assumera le rôle de commandant adjoint de la force internationale de stabilisation, prévue par le plan de M. Trump pour Gaza (endossé en novembre par le Conseil de sécurité des Nations unies), a annoncé le général américain Jasper Jeffers, qui a été nommé commandant de cette force.

Il a précisé que cinq pays s'étaient déjà engagés à fournir des troupes à cette force, citant outre l'Indonésie, le Maroc, le Kazakhstan, le Kosovo et l'Albanie.


Le prince héritier saoudien visite la Mosquée du Prophète à Médine

Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Mosquée du Prophète à Médine. (SPA)
Short Url

RIYAD : Le prince héritier Mohammed ben Salmane a visité la Mosquée du Prophète à Médine, a rapporté vendredi matin l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com