L'Iran veut convertir les enfants bahá'ís à l'islam

Des responsables iraniens auraient ordonné aux enseignants d’identifier les enfants appartenant à la minorité baha’ie afin de les convertir à l’islam. (Fichier / AFP)
Des responsables iraniens auraient ordonné aux enseignants d’identifier les enfants appartenant à la minorité baha’ie afin de les convertir à l’islam. (Fichier / AFP)
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Publié le Dimanche 14 mars 2021

L'Iran veut convertir les enfants bahá'ís à l'islam

  • Des documents divulgués dans la ville de Sari, dans le nord du pays, montrent que les autorités prévoient d'intensifier les « contrôles stricts » des bahaïs
  • Dernière action en date pour supprimer la minorité religieuse, l'une des plus persécutées au monde

Des documents divulgués dans la ville de Sari, dans le nord du pays, montrent que les autorités prévoient d'intensifier les « contrôles stricts » des bahaïs

Dernière action en date pour supprimer la minorité religieuse, l'une des plus persécutées au monde

LONDRES: des responsables iraniens auraient ordonné aux enseignants d’identifier les enfants appartenant à la minorité baha’ie afin de les convertir à l’islam.

Des documents divulgués dans la ville de Sari, dans le nord de la province de Mazandaran, montrent que les autorités prévoient d'intensifier les « contrôles stricts» des baha'is, l'une des minorités religieuses les plus persécutées au monde, en contrôlant «rigoureusement» leurs «réunions publiques et privées». "

Les documents, prétendument rédigés par la Commission des ethnies, des sectes et des religions de la ville, et obtenus par la Ligue pour la défense des droits de l'homme en Iran et la Fédération internationale des droits de l'homme, mettent en évidence une série de mesures contre un éventail de communautés religieuses, y compris les chrétiens, avec pour directives fondamentales d’«amener (les enfants bahá'ís) à l'islam».

La commission fonctionne sous les auspices du Conseil national de sécurité iranien, présidé par le président Hassan Rohani.

Diane Ala'i, la représentante de la communauté internationale bahá'íe auprès de l'ONU, a déclaré que les documents, qui auraient été transmis à des organes comprenant l'armée et la police, proviendraient presque certainement « d’entités gouvernementales nationales au plus haut niveau."

Leur existence « suggère que des réunions et des directives similaires sur les bahaïs sont susceptibles  d’avoir lieu à travers l'Iran», ajoute-t-elle. «Des projets concrets pour convertir les  enfants sont une violation flagrante des droits de l’homme.»

La communauté bahá'íe, qui compte environ 6 millions d'adeptes, est née en Iran au XIXe siècle. Environ 350 000 bahaïs vivent en Iran, ce qui en fait la plus grande minorité religieuse du pays.

L’ONU affirme que depuis la révolution iranienne de 1979, des centaines d’entre eux ont été exécutés et beaucoup d’autres ont été forcés de fuir. Leurs croyances sont considérées comme hérétiques par l'establishment religieux.

Les attaques systématiques contre les membres de la communauté sont monnaie courante. Nombreux sont ceux qui été interdits d'emploi et d'enseignement universitaire, détenus arbitrairement, et  qui ont vu leurs locaux endommagés et même incendiés.

L’ONU estime que des milliards de dollars en terres et propriétés appartenant à la communauté ouvertement sanctionnée par le régime ont été saisis .

L’année dernière, l’ONU avait également précisé que la foi baha’ie n’était plus une religion reconnue par l’État iranien.

«Malgré les affirmations constantes du gouvernement selon lesquelles les bahaïs ne sont pas persécutés pour leurs croyances, les autorités iraniennes ont une fois de plus dévoilé leurs véritables intentions», déclare  Mme Ala’i.

« Cette révélation rappelle de façon frappante des exemples de l'histoire où les gouvernements ont surveillé les minorités avec des mesures draconiennes avant des actions encore plus sinistres.


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.