Des experts saoudiens s'apprêtent à découvrir les secrets de l'ancienne route de La Mecque

Récemment, une série de fouilles ont été effectuées sur ce chemin, en particulier dans la région de Hail (Photo fournie)
Récemment, une série de fouilles ont été effectuées sur ce chemin, en particulier dans la région de Hail (Photo fournie)
Récemment, une série de fouilles ont été effectuées sur ce chemin, en particulier dans la région de Hail (Photo fournie)
Récemment, une série de fouilles ont été effectuées sur ce chemin, en particulier dans la région de Hail (Photo fournie)
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Publié le Lundi 15 mars 2021

Des experts saoudiens s'apprêtent à découvrir les secrets de l'ancienne route de La Mecque

  • L’ancienne voie était autrefois une route commerciale utilisée régulièrement à l'époque préislamique, et plus tard par les fidèles après l’expansion de l'islam
  • «De nombreuses villes et des sites archéologiques islamiques sur le chemin de Zubaida à Hail n'ont encore été ni examinés ni fouillés», selon le Dr Khalil al-Ibrahim, recteur de l'université de Hail

RIYAD: Alors qu'une partie de l'histoire cachée de l'Arabie saoudite attend toujours de livrer ses mystères enfouis sous les sables, un ancien chemin est peu à peu découvert, avec l'aide d'archéologues. 

Le chemin de Zubaida, également connu sous le nom de «route du pèlerinage de Kufi», est un chemin historique qui s'étend sur plus de 1 600 km de Koufa, en Irak, à La Mecque. L’ancienne voie était autrefois une route commerciale utilisée régulièrement à l'époque préislamique, et plus tard par les fidèles après l’expansion de l'islam. 

Récemment, une série de fouilles ont été effectuées sur ce chemin, en particulier dans la région de Hail. Les archéologues sont sur le point de découvrir un itinéraire minutieusement conçu, autrefois utilisé par des milliers de pèlerins chaque année. 

Le ministère saoudien du Tourisme a récemment donné son feu vert aux archéologues de l'université de Hail, ainsi qu'à plusieurs experts étrangers, pour commencer les recherches et les fouilles sur des sites à Fayd et à Al-Bayyaith. 

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Le département d’archéologie de l’université a mené des fouilles sur des gravures rupestres de la région, et a fait des découvertes remontant à l’Âge de bronze

Le Dr Khalil al-Ibrahim, recteur de l'université de Hail, explique à Arab News que le Département de tourisme et d'archéologie de l'université a signé plusieurs accords avec le ministère du Tourisme pour étudier les sites archéologiques inexplorés de la région. 

«De nombreuses villes et des sites archéologiques islamiques sur le chemin de Zubaida à Hail n'ont encore été ni examinés ni fouillés. Il existe des informations et des vestiges archéologiques en abondance cachés dans cette zone», selon Al-Ibrahim. «Différents sites archéologiques, notamment des villes patrimoniales, ont été découverts par le passé, en plus de gravures rupestres vieilles de dix mille ans, de tumulus, de puits, de statues, d’objets en poterie, en verre, de minéraux et de pièces de monnaie.» 

Des fouilles et des études ont été récemment entreprises à Hail, en collaboration avec l'Office du patrimoine et du tourisme de la région de Hail, qui représente le ministère. Le département de l’université travaille actuellement avec le département de l’université King Saud sur des travaux de fouilles dans la ville antique de Fayd. 

FAIT MARQUANT

Ainsi nommé d'après Zubaida benta Jafar al-Mansour, l'épouse du souverain abbasside Haroun al-Rachid, le chemin de Zubaida va de Kufa en Irak, à La Mecque. C’était l'un des principaux itinéraires pour les pèlerins du Hajj et les commerçants sous la dynastie abbasside. Les califes de l'époque ont construit des réservoirs d'eau, des puits et des minarets le long du chemin, améliorant l'itinéraire pour les pèlerins et les voyageurs. 

Les étudiants des deux départements reçoivent également une formation sur les sites, précise Al-Ibrahim. Plusieurs archéologues étrangers, dont des Australiens, ont exprimé le désir de travailler sur les sites de Hail, précise-t-il. 

Le recteur de l'université de Hail explique que le gouvernement saoudien attache une grande importance à l’archéologie, et qu’il est en train de réorganiser la loi sur le patrimoine du Royaume et les programmes de préservation, en vue de protéger les sites antiques. 

Hail possède d'importants sites archéologiques qui remontent à différentes périodes historiques, notamment à l'ère préislamique, et contient des outils, des structures, des tumulus et des gravures anciennes appartenant à la civilisation de Thamud en passe d’être découverts, selon le recteur de l’université de Hail. 

«Je n'exagère pas quand j’affirme que l'archéologie de Hail est unique et différente de celle que l'on trouve dans d'autres régions du Royaume, en particulier les gravures rupestres, qui sont présentes en grande quantité à Hail. Elles sont comme un musée à ciel ouvert qui vous permet de découvrir l'histoire ancienne. Certains des sites qui regorgent de gravures ont été enregistrés auprès de l'Unesco, comme Jubbah et Al-Shuwaymis», assure Al-Ibrahim. 

Le département d’archéologie de l’université a procédé à des fouilles sur des gravures rupestres de la région et découvert des objets remontant à l’Âge de bronze. Cette découverte serait la première du genre dans la péninsule Arabique. 

Bien que les fouilles à Fayd en soient à leur huitième année, les archéologues de l’université ont récemment reçu un équipement de pointe et un laboratoire pour continuer à étudier et à analyser les gravures, afin de mener des recherches plus approfondies. 

Le gouvernement saoudien a également mis en place des centres de recherche archéologique et voté des lois visant à faciliter le travail des experts étrangers dans le Royaume. Plus de vingt équipes étrangères travaillent actuellement en Arabie saoudite à la découverte de la riche histoire du Royaume. 

Al-Ibrahim, qui a obtenu son doctorat de l'université de Durham au Royaume-Uni affirme que «l'archéologie nécessite un effort collectif», et que «la collaboration avec des missions archéologiques étrangères offre des avantages dans l’enseignement aux étudiants ainsi qu’aux professeurs, les aidant à perfectionner leurs compétences». 

«L'université de Hail tient à donner aux étudiants la possibilité de travailler avec des missions archéologiques étrangères. Le département signera prochainement à cet effet un accord de collaboration avec la mission archéologique australienne», détaille-t-il. 

«L'une des conditions pour obtenir le diplôme est d'avoir de l'expérience dans les fouilles archéologiques. C'est la raison pour laquelle le département envoie des étudiants suivre une formation d'un semestre complet à Fayd, où ils approfondissent leurs connaissances au niveau de la prospection, la restauration, la rédaction de rapports et autres compétences, sous la supervision d'experts qui ont de larges connaissances en archéologie ancienne et islamique», ajoute-t-il encore. «L'université permet également aux étudiants de participer à des cessions de formation sur les fouilles proposées par des missions étrangères.» 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Le président libanais affirme qu'il ne cèdera «pas un pouce» du territoire à Israël

 Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire". (AFP)
  • Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun
  • Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire"

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé jeudi que les négociations que le pays mène avec Israël ne constituaient pas une trahison, comme l'accuse le Hezbollah, et assuré qu'il ne cèderait "pas un seul pouce de territoire".

Le ministre israélien de la Défense, Israël Katz, avait déclaré la veille que l'armée israélienne resterait "pour une durée indéterminée" dans ce qu'elle qualifie de "zones de sécurité" établies au Liban, en Syrie et dans la bande de Gaza.

Le Liban a signé le 26 juin sous l'égide de Washington un accord-cadre avec Israël en vue de parvenir à une "paix durable", un texte violemment contesté par le Hezbollah pro-iranien.

Ces négociations directes ne sont pas "une trahison, mais une guerre diplomatique, sans effusion de sang inutile", a insisté Joseph Aoun, alors que la nouvelle guerre entre Israël et le Hezbollah a fait depuis le 2 mars plus de 4.200 morts au Liban, selon les autorités.

Le chef de l'Etat a ajouté que le Liban avait décidé d'engager des pourparlers "pour garantir le retrait israélien de son territoire".

"Nous ne cèderons pas un seul pouce du territoire libanais", a-t-il assuré.

L'accord-cadre prévoit que l'armée libanaise rétablisse son autorité dans le sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah, à commencer par des "zones pilotes" dont se retirerait l'armée israélienne, mais il ne fixe pas de calendrier.

Le processus doit être détaillé dans une annexe de sécurité, dont le contenu n'a pas été rendu public.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, qui s'est rendu mardi dans la partie du sud du Liban occupée par Israël, a affirmé que son armée resterait sur place tant que persisterait la menace du Hezbollah.

 


La dépouille du guide suprême Khamenei est arrivée sur le lieu de ses funérailles à Téhéran

  • Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours
  • La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès

TEHERAN: Le cercueil de l'ancien guide suprême iranien Ali Khamenei est arrivé vendredi dans le complexe religieux de Téhéran où se dérouleront des funérailles d'une ampleur inédite, quatre mois après sa mort dans une frappe israélo-américaine.

Les autorités attendent entre 15 et 20 millions de participants rien qu'à Téhéran pour cet hommage national de trois jours, qui commence samedi et se veut une démonstration de force après la guerre qui a tué de nombreux hauts dirigeants et des milliers de civils.

La dépouille de l'ayatollah Khamenei, enveloppé dans un drapeau aux couleurs de l'Iran, sera exposée jour et nuit jusqu'à lundi dans l'enceinte de la Grande Mosalla, un vaste complexe auquel l'AFP a obtenu un rare accès.

Ses murs sont couverts de grands portraits de celui qui a été guide suprême pendant plus de trois décennies, de drapeaux noirs en signe de deuil et de drapeaux rouges, symbole du martyre et de la vengeance.

Ahmad Vahidi, le chef des Gardiens de la Révolution, l'une des plus puissantes forces militaires du Moyen-Orient, est venu lui rendre hommage, selon des images diffusées par les médias iraniens. Discret depuis le début de la guerre, probablement pour éviter d'être assassiné comme son prédécesseur, il s'agit de sa première apparition publique.

"Les gens vont venir de tout l'Iran. Il y aura énormément de monde", souffle Hossein Moghadassi, un ouvrier de 43 ans s'affairant sur le site, alors que certains devraient commencer à patienter dès vendredi soir en attendant l'ouverture des portes à 06H00 samedi (02H30 GMT).

Affiches et slogans 

Ali Khamenei, le guide suprême à la plus grande longévité depuis l'avènement en 1979 de la République islamique, est mort à 86 ans sous les bombardements contre sa résidence le 28 février de ses deux ennemis jurés, les Etats-Unis et Israël.

Ses obsèques nationales, initialement prévues en mars mais reportées en raison de la guerre, s'annoncent comme les plus grandes de l'histoire en Iran.

En 1989, à la mort de son prédécesseur Rouhollah Khomeini, environ 10 millions de personnes avaient assisté à ses funérailles, selon les chiffres officiels. Des mouvements de foule avaient alors fait plus de dix morts.

Aux côtés du cercueil d'Ali Khamenei, sont exposés ceux de ses proches tués eux aussi au premier jour de la guerre, dont celui d'une de ses filles, d'un gendre, d'une belle-fille et d'une petite-fille.

Un cortège transportant la dépouille de l'ex-guide suprême défilera lundi dans les rues de Téhéran, où nombre d'affiches et de slogans rendent hommage au "martyr", avant de gagner mardi la ville sainte de Qom.

Sous haute surveillance 

La présence du fils d'Ali Khamenei, Mojtaba, qui lui a succédé début mars à la fonction de guide suprême, n'a pas été confirmée. Blessé lors des frappes qui ont tué son père, le dirigeant ne s'exprime que par des communiqués qui lui sont attribués et n'est pas apparu en public.

Côté dignitaires, des dirigeants et responsables d'une trentaine de pays, principalement voisins, sont attendus, dont l'ancien président russe Dmitri Medvedev et le Premier ministre pakistanais Shebaz Sharif. La Chine sera représentée par un haut responsable du Parlement, He Wei.

Aucun dirigeant européen n'a été convié.

"Tous ceux qui assisteront aux funérailles se sont rangés du bon côté de l'histoire", a souligné cette semaine le porte-parole de la diplomatie iranienne, Esmaïl Baghaï, dénonçant le soutien des Occidentaux à Israël et aux Etats-Unis dans leurs deux guerres contre la République islamique, en juin 2025 et cette année.

Ironie du calendrier, le début des obsèques coïncidera avec la fête nationale des Etats-Unis, qui célèbrent ce 4 juillet leurs 250 ans d'existence.

Ces funérailles se déroulent sous tension, dans un contexte de fragile cessez-le-feu entre Téhéran et Washington mais aussi six mois après d'importantes manifestations contre la vie chère et le pouvoir.

Téhéran est depuis vendredi comme une forteresse, avec des forces de sécurité en nombre et un immense périmètre inaccessible en voiture.

L'aéroport de Téhéran est partiellement fermé vendredi et le sera totalement lundi, décrété jour férié dans tout l'Iran. Les centres commerciaux ont baissé le rideau et les entreprises sont mises au repos forcé.

Ali Khamenei sera inhumé le 9 juillet dans la ville sainte de Machhad (nord-est de l'Iran), dont il était originaire. Chef religieux, son cercueil sera présenté mercredi en Irak voisin, où la communauté chiite est aussi majoritaire.

 


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.