Dans la deuxième ville de Libye, un rare tournoi automobile pour «l'unité»

Un pilote drifte devant la foule (Photo, AFP).
Un pilote drifte devant la foule (Photo, AFP).
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Publié le Mercredi 17 mars 2021

Dans la deuxième ville de Libye, un rare tournoi automobile pour «l'unité»

  • A grands renforts de glissades, coups de volant et crissements de pneus, les participants se sont succédé sur une grande piste de bitume, pilotant leurs voitures customisées
  • Né dans les années 1970 au Japon, le «drift», sport automobile consistant à manœuvrer une grosse cylindrée en la faisant déraper d'un bout à l'autre d'une piste

BENGHAZI: La ville de Benghazi, dans l'est de la Libye, a accueilli mi-mars un championnat national de « drift », rassemblant des pilotes automobiles de plusieurs villes, y compris de l'Ouest, un évènement rare dans un pays fragmenté qui cherche à tourner la page des conflits et des divisions.

A grands renforts de glissades, coups de volant et crissements de pneus, les participants se sont succédé sur une grande piste de bitume, pilotant leurs voitures customisées devant un public majoritairement jeune, masculin et visiblement enchanté.

Né dans les années 1970 au Japon, le « drift », sport automobile consistant à manœuvrer une grosse cylindrée en la faisant déraper d'un bout à l'autre d'une piste, est très populaire auprès de la jeunesse libyenne.

Après dix ans de chaos et de divisions, la Libye retrouve peu à peu un semblant de normalité: les combats ont cessé à l'été 2020, un cessez-le-feu est observé depuis l'automne et un nouveau gouvernement d'unité vient d'être mis sur pied pour mener la transition jusqu'aux élections de décembre.

Le championnat à Benghazi, deuxième ville de Libye et berceau de la révolte ayant entraîné la chute du régime de Mouammar Kadhafi en 2011, avait pour thème « Unité et paix pour la Libye ».

Les pilotes, qui conduisaient tous de vieilles BMW vrombissantes, ont été notés sur leur style, leur technique et la vitesse du véhicule, devant l'imposant hôtel Tibesti, en bord de mer.

« Nous avons d'excellents pilotes. Il est temps que le monde les découvre », lance dans un nuage de gomme cramée Marwan al-Manfi, un spectateur de Tobrouk (est).

« C'est un succès », se félicite Mohamad al-Marghani, un « drifteur » de Tripoli, casquette et barbe de hipster.

L'évènement a été organisé par une association locale de quelque 200 amateurs de la marque germanique, sponsorisé par une compagnie pétrolière russe dans ce pays qui dispose des plus abondantes réserves de pétrole d'Afrique. Des participants de la ville hôte ont raflé les trois premières places.

Ahmad Bishun, un spectateur de Benghazi, se réjouit de voir « des jeunes participants venus de toutes les villes libyennes ». C'est un « exemple d'unité », abonde Salah Houedi, du « Club des Jeunes de Benghazi ».


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.