Libye: le gouvernement Sarraj remet le pouvoir aux nouvelles autorités

Mohamed al-Manfi (à droite), chef du conseil de la présidence libyenne, et le nouveau Premier ministre par intérim Abdelhamid Dbeibah (à gauche) au siège du Conseil présidentiel dans la capitale libyenne Tripoli le 16 mars 2021 (Photo, AFP)
Mohamed al-Manfi (à droite), chef du conseil de la présidence libyenne, et le nouveau Premier ministre par intérim Abdelhamid Dbeibah (à gauche) au siège du Conseil présidentiel dans la capitale libyenne Tripoli le 16 mars 2021 (Photo, AFP)
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Publié le Mardi 16 mars 2021

Libye: le gouvernement Sarraj remet le pouvoir aux nouvelles autorités

  • Issu d'un accord politique parrainé par l'ONU et installé en 2016 à Tripoli, le GNA n'avait jamais obtenu la confiance du Parlement
  • «Nous sommes déterminés à poursuivre les réformes et tout ce vous avez commencé», a répondu Abdelhamid Dbeibah

TRIPOLI: Le Gouvernement d'union nationale (GNA) de Fayez al-Sarraj, installé en 2016 dans l'Ouest de la Libye, a officiellement remis mardi le pouvoir au nouveau gouvernement unifié d'Abdelhamid Dbeibah et au Conseil présidentiel au cours d'une cérémonie à Tripoli. 

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Mohamed al-Manfi, chef du conseil de la présidence libyenne, et le nouveau Premier ministre par intérim Abdelhamid Dbeibah lors de la passation officielle, à la présidentielle Siège du Conseil à Tripoli, la capitale libyenne, le 16 mars 2021 (Photo, AFP)

La passation s'est déroulée dans la grande salle de conférence à la primature, au lendemain de la prestation de serment du chef du gouvernement de transition Abdelhamid Dbeibah. 

Issu d'un accord politique parrainé par l'ONU et installé en 2016 à Tripoli, le GNA n'avait jamais obtenu la confiance du Parlement et se disputait depuis le pouvoir avec des autorités parallèles basées dans l'Est. 

M. Dbeibah, 61 ans, a été désigné Premier ministre par intérim début février par 75 responsables libyens de tous bords réunis à Genève sous l'égide de l'ONU, en même temps qu'un Conseil présidentiel de trois membres. 

Il aura la lourde tâche de sortir le pays d'une décennie de chaos depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi, d'unifier ses institutions et de le mener jusqu'aux élections prévues le 24 décembre. Contrairement à son prédécesseur, le Gouvernement d'unité nationale (GNU) a décroché mercredi un vote de confiance « historique » du Parlement. 

Ce gouvernement de transition remplace aussi bien le GNA que le cabinet parallèle (non reconnu) d'Abdallah al-Theni, basé en Cyrénaïque, dans l'Est contrôlé de facto par les forces du maréchal Khalifa Haftar. 

Dans un bref discours, Fayez al-Sarraj a rappelé les « difficultés interminables » que son gouvernement a dû surmonter: « la guerre contre le terrorisme », l'offensive des forces du maréchal Khalifa Haftar contre la capitale en 2019, « la division, les guerres d'influence et les ingérences étrangères ». 

« Nous sommes déterminés à poursuivre les réformes et tout ce vous avez commencé », a répondu M. Dbeibah, saluant « les efforts » de son prédécesseur.  

Mohamed al-Manfi, à la tête du nouveau Conseil présidentiel, a lui aussi remercié le gouvernement Sarraj pour « tout ce qu'il a pu accomplir dans des circonstances difficiles ». 

Après la photo de groupe sur le perron du siège du gouvernement dans le centre-ville de Tripoli, un orchestre a joué l'hymne national, avant que MM. Manfi et Dbeibah ne raccompagnent M. Sarraj à sa voiture sous les applaudissement des responsables présents. 

Jusque-là, Fayez al-Sarraj cumulait les fonctions de chef du Conseil présidentiel et chef du gouvernement. 


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.