La Turquie ordonne aux chaînes de télévision des Frères musulmans de cesser de critiquer l'Égypte

Les chaînes de télévision d’Ankara affiliées aux Frères musulmans ont reçu l'ordre de cesser leurs critiques envers l'Égypte, étant menacées de sanctions (Capture d'écran)
Les chaînes de télévision d’Ankara affiliées aux Frères musulmans ont reçu l'ordre de cesser leurs critiques envers l'Égypte, étant menacées de sanctions (Capture d'écran)
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Publié le Samedi 20 mars 2021

La Turquie ordonne aux chaînes de télévision des Frères musulmans de cesser de critiquer l'Égypte

  • Cette mesure est intervenue à la suite de déclarations de la Turquie visant à apaiser les tensions avec l'Égypte, après huit ans de différends entre les deux pays
  • Le conflit entre Ankara et Le Caire a commencé après que l'armée égyptienne a renversé le président des Frères musulmans, Mohammed Morsi, qui était un allié du président turc, Recep Tayyip Erdogan

DUBAÏ/LONDRES: Les chaînes de télévision d’Ankara affiliées aux Frères musulmans ont reçu l'ordre de cesser de diffuser des émissions critiques à l’égard de l'Égypte. Des sanctions seront appliquées à l'encontre de celles qui contreviendraient à cet ordre, a rapporté la chaîne Al-Arabiya TV, citant des sources bien informées. 

Cette décision est intervenue à la suite de déclarations faites par la Turquie, visant à apaiser les tensions avec l'Égypte après huit ans de différends entre les deux pays. 

Le ministre égyptien de l’Information, Osama Heikal, s’est félicité de cette décision, la qualifiant de «bonne initiative». Il a déclaré que cela «créait une atmosphère appropriée pour discuter des questions controversées». 

Il a également rappelé que la position de l’Égypte était constante et qu’elle s’efforçait de «développer des relations avec tout le monde en fonction d’intérêts communs». 

Le conflit entre Ankara et Le Caire a commencé après que l'armée égyptienne a évincé le président des Frères musulmans, Mohammed Morsi, qui était un allié du président turc, Recep Tayyip Erdogan. 

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Traduction: De source sûre, des ordres turcs officiels ont été adressés aux chaînes égyptiennes de «l'opposition» à Istanbul pour qu'elles cessent de mentionner [le président égyptien] Al-Sissi, et se transforment en chaînes de variétés dans l'art, la culture et la famille, loin de l’actualité et de la politique. 

L'Égypte avait qualifié l’organisation d’«extrémiste», poussant de nombreux membres des Frères musulmans et leurs partisans à fuir en Turquie, après que leurs activités ont été interdites dans le pays. 

Les relations d’Ankara avec le pays se sont détériorées à la suite de l’élection du président Abdel Fattah al-Sissi à la présidence de la République en 2013. 

Des sources bien informées ont assuré à Al Arabiya qu'Ankara avait ordonné à El-Sharq TV –  une chaîne favorable aux Frères musulmans – basée en Turquie (à ne pas confondre avec Asharq News Channel qui fait partie de SRMG, basée à Dubaï) ainsi qu’aux chaînes Watan TV et Mekameleen, d’arrêter immédiatement la diffusion d'émissions politiques critiques à l'égard de l'Égypte. 

El-Sharq TV a posté le tweet suivant: «À nos chers abonnés, veuillez nous excuser de ne pas avoir diffusé l'épisode Les rues d'Égypte ce soir.»  

Middle East Eye, site web basé à Londres, proche des Frères musulmans et soutenu par le Qatar, s’est également fait l’écho de la nouvelle, confirmant l’information. 

Au début du mois de mars, la Turquie s’était déclarée prête à normaliser ses relations avec l’Égypte et les pays du Golfe, à la suite de différends concernant le soutien d’Ankara à des gouvernements extrémistes. 

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Traduction: Le gouvernement turc demande officiellement aux chaînes de télévision El-Sharq, Mekameleen et Watan de fermer leurs chaînes ou de se transformer en chaînes de variétés, et d'arrêter leurs émissions politiques ainsi que tout commentaire sur [le président égyptien] Al-Sissi. Mekameleen se réunit actuellement pour discuter de sa fermeture ou du changement de sa formule. 

«Un nouveau chapitre peut être ouvert, et une nouvelle page peut être tournée dans nos relations avec l'Égypte ainsi qu'avec d'autres pays du Golfe pour aider à la paix et à la stabilité régionales», a déclaré à Bloomberg le porte-parole du président turc, Ibrahim Kalin. 

Le ministère égyptien des Affaires étrangères a par ailleurs nié les allégations du gouvernement turc selon lesquelles il y aurait eu une reprise et un rétablissement des relations avec Le Caire et les États du Golfe. «Il n’y a pas eu de reprise des contacts diplomatiques», ont affirmé plusieurs médias égyptiens et arabes, citant un responsable anonyme. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.