La France tente un vrai-faux confinement

Comme avant les autres confinements, nombre de Franciliens ont pris d'assaut les gares pour quitter la région avant qu'elle se referme. (Photo, AFP)
Comme avant les autres confinements, nombre de Franciliens ont pris d'assaut les gares pour quitter la région avant qu'elle se referme. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 20 mars 2021

La France tente un vrai-faux confinement

  • « Je crois que le mot confinement n'est pas adapté », a déclaré vendredi le président français Emmanuel Macron
  • Les Français pourront sortir de chez eux « sans aucune limitation de durée » dans un rayon de 10 kilomètres et avec une attestation

PARIS : Reconfinés, vraiment ? Un tiers des Français va être soumis dès samedi à de nouvelles restrictions décidées par le gouvernement, vues au mieux comme un « compromis » et au pire comme une solution insuffisante face à l'épidémie de Covid-19.

« Je crois que le mot confinement n'est pas adapté », a déclaré vendredi le président français Emmanuel Macron, qui veut « freiner le virus sans nous enfermer ». Il a opté pour une « troisième voie » dans l'espoir de concilier exigence sanitaire, vie économique et sociale et acceptabilité pour la population. Un défi qui met en jeu sa crédibilité à 14 mois de la présidentielle.

Ce « freinage sans enfermement » comprend la fermeture des commerces non essentiels et l'accent mis sur le fait qu'on se contamine davantage à l'intérieur que dehors.

Seize départements vont être soumis pour au moins quatre semaines à ces nouvelles mesures, bien moins strictes que le premier confinement national d'il y a un, soit 21 millions d'habitants dont les 12 millions de la région parisienne.

Les Français pourront sortir de chez eux « sans aucune limitation de durée » dans un rayon de 10 kilomètres et avec une attestation, a annoncé jeudi le Premier ministre Jean Castex, et le couvre-feu est repoussé d'une heure dans l'ensemble du pays, à 19H00.

« Confiner sans confiner »

Les déplacements interrégionaux sont interdits, sauf « motifs impérieux ou professionnels ».

Comme avant les autres confinements, nombre de Franciliens semblent avoir voulu quitter la région avant qu'elle se referme, avec presque 400 km de bouchons cumulés vendredi en fin d'après-midi, selon le site d'information routière Sytadin.

Ecoles et collèges resteront ouverts comme à l'automne mais les lycées basculeront tous en « demi-jauge ». 

De nouveaux commerces devront rejoindre bars et restaurants dans la liste des endroits fermés. Mais le ministère de l'Economie a allongé vendredi soir la liste des commerces jugés essentiels et qui pourront donc rester ouverts.

Les libraires, disquaires, salons de coiffure, mais aussi fleuristes, chocolatiers, cordonniers ou encore concessions automobiles sur rendez-vous resteront ouverts. Les visites de biens immobiliers seront aussi possibles.

Enfin, le gouvernement insiste sur la nécessité de télétravailler au moins quatre jours sur cinq.

Selon un sondage Odoxa pour le journal Le Figaro et la radio publique FranceInfo publié vendredi, seuls 56% des habitants concernés adhèrent à la mesure, considérée tardive et insuffisante.

« En refusant toute prise de décision forte fin janvier, l'exécutif se retrouve à la mi-mars obligé de durcir "mais pas trop" les dispositions, en confinant sans confiner, avec une efficacité qui sera faible », déplore le collectif de médecins Du côté de la science.

« C'est probablement un bon compromis entre les contraintes sanitaires et sociales et économiques », a pour sa part commenté sur la radio publique France Inter Karine Lacombe, responsable du service des maladies infectieuses à l'hôpital parisien Saint-Antoine.

L'organisation patronale Medef redoute de son côté « des conséquences sur les entreprises et sur le moral des entrepreneurs et des salariés des régions concernées ».

Cela n'empêche pas le gouvernement de rester optimiste sur la reprise : le ministre des Comptes publics, Olivier Dussopt, a confirmé la prévision d'une croissance de 6% cette année.

Castex vacciné

Ces mesures ont été rendues nécessaires par la dégradation rapide de la situation sanitaire.

La France a enregistré jeudi près de 35 000 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures et la pression sur les services de réanimation est repartie à la hausse, avec 4.246 malades (nouveau pic depuis fin novembre) dont plus d’un quart hospitalisé en région parisienne.

« Ce type de confinement à lui tout seul ne permettrait probablement pas de juguler l'épidémie telle qu'on l'a maintenant. Mais on a la promesse du vaccin », a espéré Karine Lacombe.

Pour l'instant, près de 6 millions de personnes ont reçu au moins une injection, dont 2,4 leurs deux doses, selon le ministère de la Santé.

Après quatre jours de suspension, la Haute autorité de santé (HAS) a donné son feu vert à la reprise « sans délai » de la vaccination avec AstraZeneca mais recommandé de le réserver aux 55 ans et plus.

En effet, les graves (et rares) troubles de la coagulation pour lesquels on soupçonne un lien avec ce vaccin ont essentiellement été observés chez des moins de 55 ans en Europe, avec trois cas en France selon la HAS.

M. Castex (56 ans en juin) s'est fait injecter une première dose d'AstraZeneca. L'objectif était de rassurer les Français sur le vaccin. Selon le sondage Odoxa, 56% des Français ne veulent pas ou plus se le faire injecter.


Mondial: les Bleus qualifiés et quasi assurés de la première place

Les joueurs français célèbrent leur victoire lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark au stade 974 de Doha le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
Les joueurs français célèbrent leur victoire lors du match de football du groupe D de la Coupe du monde Qatar 2022 entre la France et le Danemark au stade 974 de Doha le 26 novembre 2022. (Photo, AFP)
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  • La France est devenue samedi la première nation qualifiée pour les huitièmes du Mondial-2022
  • Les Bleus seront assurés de la première place du groupe D s'ils font match nul contre la Tunisie

DOHA: Victorieuse du Danemark (2-1), la France est devenue samedi la première nation qualifiée pour les huitièmes du Mondial-2022, qu'elle pourra aborder comme première de groupe en faisant au moins match nul contre la Tunisie mercredi lors de leur dernier match de poule (16h00).

Les Bleus qualifiés avec la première place si...

Les Bleus seront assurés de la première place du groupe D s'ils font match nul contre la Tunisie.

Seule une large défaite contre la Tunisie, couplée à une large victoire australienne contre le Danemark, pourrait priver les Bleus de la première place au profit de l'Australie. En effet, la France possède une différence de but supérieure à celle de l'Australie (+4 contre -2).


Aveyron: deux enfants de 6 et 9 ans décédés dans l'incendie d'un immeuble

Les pompiers ont été alertés peu avant 9h30 samedi matin. (Photo d'illustration, AFP)
Les pompiers ont été alertés peu avant 9h30 samedi matin. (Photo d'illustration, AFP)
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  • Le feu a pris au premier étage d'un immeuble de cette ville située en périphérie de Rodez
  • Les habitants de l'immeuble et de ses alentours ont été évacués en raison des fumées

RODEZ: Deux enfants de six et neuf ans sont décédés lors de l'incendie d'un immeuble à Onet-le-Château (Aveyron) samedi matin, a-t-on appris auprès du parquet de Rodez.

Le feu a pris au premier étage d'un immeuble de cette ville située en périphérie de Rodez, a constaté un correspondant de l'AFP.

Les pompiers ont été alertés peu avant 9h30 samedi matin.

A l'intérieur de l'appartement, les secours expliquent avoir retrouvé les deux enfants, âgés de six et neuf ans, "en arrêt cardiorespiratoire". Ils ont ensuite été pris en charge par le SMUR, qui n'a pas pu les ranimer.

Une enquête a été ouverte pour connaître les causes de l'incendie, a précisé le parquet.

Les habitants de l'immeuble et de ses alentours ont été évacués en raison des fumées.


Violences conjugales: un «pack nouveau départ» expérimenté en janvier

Le président français Emmanuel Macron et la ministre française de l'égalité des sexes, de la diversité et de l'égalité des chances Isabelle Rome lors d'une rencontre avec des travailleurs de la Justice au palais de justice de Dijon, dans l'est de la France, le 25 novembre 2022, dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. (AFP).
Le président français Emmanuel Macron et la ministre française de l'égalité des sexes, de la diversité et de l'égalité des chances Isabelle Rome lors d'une rencontre avec des travailleurs de la Justice au palais de justice de Dijon, dans l'est de la France, le 25 novembre 2022, dans le cadre de la Journée internationale pour l'élimination de la violence à l'égard des femmes. (AFP).
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  • «Si on ne comprend pas ce qu'est l'impact dévastateur des violences au sein du couple sur les enfants», on «laisse des femmes, on laisse des enfants en danger»
  • Le dispositif sera «expérimenté à partir de janvier sur différents territoires», notamment des zones rurales, urbaines et dans les outremers

PARIS : Le gouvernement va expérimenter à partir de janvier un "pack nouveau départ" pour "mieux accompagner" les victimes de violences conjugales, a expliqué samedi Isabelle Rome, ministre chargée de l'égalité Femmes-Hommes.

"Ca peut être une allocation, un système coupe-file pour la garde des enfants, une insertion professionnelle ou une formation, un hébergement d'urgence, un accompagnement psychologique", a-t-elle précisé sur Franceinfo au lendemain de la Journée mondiale contre les violences faites aux femmes.

"Il ne faut pas" que la victime de violences "aille frapper à plusieurs portes mais qu'elle ait un seul interlocuteur qui déclenchera toutes les mesures", a-t-elle dit.

Le dispositif sera "expérimenté à partir de janvier sur différents territoires", notamment des zones rurales, urbaines et dans les outremers.

"J'ai présidé des cours d’assises, jugé de nombreux féminicides. Je constatais qu'il était très difficile pour les victimes de partir, de s'extraire des griffes de leur bourreau, souvent elles devaient faire plusieurs allers et retours. Ce pack veut éviter ces faux départs", a dit l'ancienne magistrate.

Par ailleurs, le rapport de la mission confiée à deux parlementaires pour réfléchir à une "justice spécialisée" dans les violences faites aux femmes sera rendu "début mars", a-t-elle précisé.

"Il est nécessaire que tous les acteurs soient très bien formés et qu'un système dédié soit mis en place pour traiter au mieux ces violences" intrafamiliales, a-t-elle expliqué.

"Si on ne comprend pas ce qu'est l'emprise" ou "l'impact dévastateur des violences au sein du couple sur les enfants", on "laisse des femmes, on laisse des enfants en danger".

La mission parlementaire est chargée de proposer le "meilleur système, qui doit concilier spécificité et proximité", et sera un premier jalon vers une justice spécialisée, a-t-elle dit.