La Jordanie signe un accord favorisant les mouvement des forces américaines

Le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi. (AFP)
Le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi. (AFP)
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Publié le Dimanche 21 mars 2021

La Jordanie signe un accord favorisant les mouvement des forces américaines

  • Intervenant dimanche au Parlement, le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi a annoncé que cet «accord de défense avec les Etats-Unis avait été le fruit de longues négociations»
  • «Il comprend 19 articles et une annexe contenant le statut juridique des forces américaines et des employés civils du département américain de la Défense et réglemente les relations entre les forces armées jordaniennes et américaines»

AMMAN : La Jordanie a rendu public dimanche un accord de défense avec les Etats-Unis qui favorise la liberté de mouvement des forces américaines, de leurs avions et de leurs véhicules sur le territoire du royaume.

Intervenant dimanche au Parlement, le ministre des Affaires étrangères Ayman Safadi a annoncé que cet "accord de défense avec les Etats-Unis avait été le fruit de longues négociations".

"Il comprend 19 articles et une annexe contenant le statut juridique des forces américaines et des employés civils du département américain de la Défense et réglemente les relations entre les forces armées jordaniennes et américaines", a-t-il dit.

Sans avoir été soumis au Parlement, ce qui est exceptionnel, l'accord a été signé le 31 janvier et le gouvernement l'a approuvé le 17 février. Le décret royal a été publié le 16 mars au Journal officiel. 

"L'accord vise à encadrer la coopération dans le domaine de la défense et à renforcer le soutien des Etats-Unis aux programmes de défense et à la sécurité et la stabilité du royaume grâce à l'obtention de formations et d'équipements militaires", a-t-il dit. 

Selon lui, les Etats-Unis fournissent une aide militaire annuelle de 425 millions de dollars au royaume.

Les termes de l'accord publiés sur le site d'information jordanien Ammon, stipulent que "les forces américaines peuvent posséder et circuler avec des armes sur le territoire jordanien dans l'exercice de leurs fonctions".

L'agrément précise aussi qu'elles peuvent "transporter et stocker leur équipement et matériel de défense" et que "les forces et le personnel américains, ainsi que leurs avions et navires sont autorisés à entrer et sortir librement sur le territoire jordanien".

Réagissant vivement à cet accord, le député islamiste Saleh al-Armouti, a demandé au gouvernement son annulation "car il viole la Constitution et affecte la souveraineté jordanienne".

Il a également fustigé le fait qu'il n'ait pas été présenté au Parlement pour approbation.

Répondant à ce député, M. Safadi a assuré que "l'accord n'affecte en aucun cas la souveraineté jordanienne, et tout ce qu'il contient est soumis au droit jordanien et est compatible avec le droit international".

Il a ajouté que "l'accord n'autorise pas les forces américaines à mener des actions de combat à l'intérieur du royaume".

La Jordanie qui reçoit plus d'un milliard de dollars d'aide annuelle des Etats Unis, est considérée comme un allié clé de Washington qui a dirigé en 2014 une coalition internationale contre le groupe jihadiste Etat islamique en Syrie et en Irak.

Le soutien américain a commencé en 1951, époque à laquelle le royaume jordanien avait annexé la Cisjordanie.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.

 


Le président iranien affirme que le blocus naval américain est «voué à l'échec»

Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
Des jeunes filles chantent une chanson tout en mimant le mouvement des missiles avec leurs mains, à côté des portraits de l'ayatollah Khomeini, fondateur de la révolution iranienne aujourd'hui décédé, et de ses successeurs (Photo AP/Vahid Salemi)
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  • "Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec"
  • Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril

TEHERAN: Le président iranien a affirmé jeudi que le blocus des ports de son pays par les Etats-Unis était "voué à l'échec" et ne ferait qu'aggraver les perturbations dans le Golfe.

"Toute tentative d'imposer un blocus maritime est contraire aux lois internationales (...) et est vouée à l'échec", a assuré Massoud Pezeshkian dans un communiqué, après qu'un haut responsable de la Maison Blanche a mentionné une possible prolongation de ce blocus "pendant plusieurs mois".

Alors que ces déclarations ont contribué à provoquer un bond des cours du pétrole, le président iranien a estimé que de telles mesures de blocage "non seulement ne permettaient pas d'améliorer la sécurité régionale, mais constituaient une source de tension et une perturbation de la stabilité à long terme du golfe".

Si un cessez-le-feu est en vigueur depuis le 8 avril, les Etats-Unis imposent un blocus des ports iraniens depuis le 13 avril.

Dans ces conditions, les forces armées iraniennes ont décidé de maintenir leur contrôle sur le détroit d'Ormuz, par lequel transitait avant le conflit un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.

Elles menacent de représailles si Washington ne lève pas son blocus.

"Nous ne tolérerons pas le blocus naval. S'il se poursuit, l'Iran ripostera", a averti mercredi sur la télévision d'Etat Mohsen Rezaei, ancien commandant en chef des Gardiens de la Révolution, nommé en mars conseiller militaire du nouveau guide suprême Mojtaba Khamenei.

Il a également mis en garde contre une reprise des hostilités entre l'Iran et les Etats-Unis, qui pourrait selon lui se solder par le naufrage de navires américains et la mort ou l'emprisonnement de nombreux soldats ennemis.

Et un haut responsable de la marine iranienne a évoqué le déploiement "dans un avenir très proche" d'armes navales récemment mises au point.

Le ministre du Pétrole, Mohsen Paknejad, a pour sa part minimisé l'impact du blocus mené par les Etats-Unis, assurant qu'il "ne produirait aucun résultat".

"Les employés de l'industrie pétrolière travaillent sans relâche pour garantir un approvisionnement sans problème", a-t-il dit.