Un Banksy vendu à un prix record, au profit du service de santé britannique

Oeuvre du street artist britannique Banksy mettant les soignants à l'honneur. (AFP)
Oeuvre du street artist britannique Banksy mettant les soignants à l'honneur. (AFP)
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Publié le Mardi 23 mars 2021

Un Banksy vendu à un prix record, au profit du service de santé britannique

  • Au terme d'une séance d'enchères haletante, le commissaire-priseur a salué un «succès extraordinaire» et un «moment historique»
  • «Game Changer» représente un petit garçon qui, après avoir jeté à la poubelle ses figurines de Batman et Superman, joue avec une poupée d'infirmière portant un masque et une cape

LONDRES : Une oeuvre du street artist britannique Banksy mettant les soignants à l'honneur s'est arrachée mardi aux enchères au prix record de près de 20 millions d'euros, qui seront reversés au service de santé britannique, mis à rude épreuve par la pandémie de coronavirus.

Initialement estimée entre 2,5 et 3,5 millions de livres, cette œuvre en noir et blanc intitulée "Game Changer" ("Voilà qui a changé la donne") a finalement été adjugée chez Christie's plus de quatre fois plus cher, à 16,75 millions de livres (19,45 millions d'euros).

Elle dépasse de loin le record précédent de Banksy, détenu par "Le parlement des singes". Cette toile montrant des chimpanzés occupant tous les sièges de la Chambre des communes, s'était vendue en 2019, dans une période de vifs débats sur le Brexit, pour 9,9 millions de livres (11,5 millions d'euros au taux actuel). 

Au terme d'une séance d'enchères haletante, le commissaire-priseur a salué un "succès extraordinaire" et un "moment historique". "Merci beaucoup évidemment à Banksy pour ce geste incroyable", a-t-il déclaré, rappelant que "la plupart des recettes seront utilisées pour le bien-être du personnel et des patients de l'hôpital de Southampton", dans le sud de l'Angleterre.

Vendue le jour où le Royaume-Uni commémore l'anniversaire de son premier confinement (sur trois à ce jour), "Game Changer" représente un petit garçon qui, après avoir jeté à la poubelle ses figurines de Batman et Superman, joue avec une poupée d'infirmière portant un masque et une cape. 

Banksy avait initialement donné cette oeuvre à l'hôpital de Southampton, en mai 2020, pendant la première vague de la pandémie de Covid-19. Une reproduction y sera installée. 

Ces dernières années, l'artiste contemporain énigmatique de Bristol, à l'identité inconnue, tient en haleine les milieux de l'art contemporain avec ses causes emblématiques (migrants, opposition au Brexit, dénonciation des islamistes) et affole les ventes aux enchères ces dernières années.

L'autodestruction partielle et provocatrice de sa toile en octobre 2018, juste après son acquisition chez Sotheby's à Londres par une collectionneuse pour plus d'un million d'euros, avait déjà créé un buzz planétaire. 

"Impact joyeux" 

Pour Christie's, "Game changer" constitue un "hommage personnel à ceux qui continuent d'inverser le cours de la pandémie". 

"Le Game Changer de Banksy a représenté une lumière d'espoir pour le personnel et les patients de l'hôpital de Southampton et l'artiste a souhaité le vendre aux enchères au profit du NHS", le service national de santé, a expliqué en amont de la vente Katharine Arnold, codirectrice, chargée de l'art d'après-guerre et contemporain en Europe chez Christie's.

Mme Arnold a souligné que l’œuvre "rend hommage à la force et à la résilience" des employés du NHS.

Institution chérie des Britanniques, le service public gratuit a subi d'importantes mesures d'économies depuis une décennie, avant de se trouver dans la tourmente de la crise du Covid-19, qui a fait plus de 126 000 morts au Royaume-Uni, le pire bilan en Europe.

En donnant l'oeuvre aux soignants en mai dernier, l'artiste leur avait laissé un mot indiquant: "Merci pour tout ce que vous faites. J'espère que cela égayera un peu le lieu, même si ce n'est qu'en noir et blanc". 

Selon Paula Head, directrice générale de l'hôpital de Southampton, le cadeau de Banksy "a fait une énorme différence sur le moral de l'hôpital et des personnes qui y travaillent", "tout le personnel" décrivant "l'impact joyeux" qu'a eu l'œuvre sur eux. 

"Ému", "émerveillé", "génial": dans une vidéo publiée début mars, le personnel de l'hôpital a d'ailleurs tenu à remercier le street artist pour son cadeau.

L’œuvre était mise aux enchères mardi dans le cadre d'une vente plus large consacrée aux artistes du XXe siècle, où l'on trouve entre autres un auto-portrait du peintre américain Jean-Michel Basquiat (vendu à plus de 9 millions de livres), ainsi que des toiles des artistes français Pierre Soulages et Jean Dubuffet. 


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: 

La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Le Musée national Zayed présélectionné pour le prix du World Architecture Festival 2026

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée se distingue par une architecture inspirée de la fauconnerie. (Fourni)
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  • Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis et les valeurs de leur fondateur disparu
  • L’architecture distinctive du bâtiment s’inspire de la fauconnerie

DUBAÏ : Le Musée national Zayed des Émirats arabes unis, situé à Abou Dhabi, a été présélectionné dans la catégorie Bâtiments achevés – Culture du World Architecture Festival 2026, aux côtés de 18 autres projets venus du monde entier.

Le festival, qui récompense les réalisations architecturales les plus remarquables à l’échelle internationale, se tiendra à Fort Lauderdale, en Floride, du 18 au 20 novembre.

Les finalistes présenteront leurs projets devant un jury composé d’architectes de renommée mondiale et d’experts du secteur dans le cadre du processus d’évaluation en direct du festival. 

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Le musée retrace l’histoire des Émirats arabes unis. (Fourni)

La catégorie Bâtiments achevés – Culture récompense les lieux culturels achevés, notamment les musées, galeries, bibliothèques, théâtres, salles de concert et cinémas. Pour être éligibles, les projets doivent avoir été achevés entre le 1er janvier 2025 et le 1er juin 2026.

Situé sur l’île de Saadiyat à Abou Dhabi, au cœur du quartier culturel de Saadiyat, le musée national des Émirats arabes unis a ouvert ses portes en décembre 2025.

Il retrace l’histoire des Émirats arabes unis, depuis les premières traces de présence humaine jusqu’aux civilisations qui ont façonné leur culture et leur identité, profondément ancrées dans la vision et les valeurs du fondateur du pays, feu Sheikh Zayed bin Sultan Al-Nahyan.

Conçu par Foster + Partners, sous la direction de l’architecte lauréat du prix Pritzker Norman Foster, le musée présente une architecture singulière inspirée de la fauconnerie.

Ses cinq tours légères en acier fonctionnent comme des cheminées thermiques, aspirant l’air chaud vers le haut afin de favoriser la stratégie de ventilation naturelle du bâtiment, tandis que les surfaces vitrées permettent d’acheminer la lumière naturelle vers les galeries situées en contrebas. Chaque tour peut être ajustée individuellement afin d’optimiser les performances environnementales.

Les galeries du musée sont installées sous une butte paysagère conçue pour refléter le relief naturel des Émirats arabes unis. En son centre se trouve Al-Liwan, un vaste atrium lumineux qui sert d’espace de rassemblement pour des événements culturels, notamment des spectacles, conférences, danses traditionnelles et lectures de poésie. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com