Le CICR dénonce une «tragédie à la vue de tout le monde» dans les camps syriens

«Les dizaines et les milliers d'enfants abandonnés dans ces camps ou détenus dans les prisons ne sont que des victimes, quoiqu'eux ou leurs parents aient pu faire ou être accusés d’avoir fait», a indiqué le président du CICR, Peter Maurer, après avoir visité le vaste et sinistre camp d’Al Hol, au Nord-Est de la Syrie. (Photo, AFP)
«Les dizaines et les milliers d'enfants abandonnés dans ces camps ou détenus dans les prisons ne sont que des victimes, quoiqu'eux ou leurs parents aient pu faire ou être accusés d’avoir fait», a indiqué le président du CICR, Peter Maurer, après avoir visité le vaste et sinistre camp d’Al Hol, au Nord-Est de la Syrie. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 29 mars 2021

Le CICR dénonce une «tragédie à la vue de tout le monde» dans les camps syriens

  • Le Comité exhorte les pays à récupérer leurs citoyens détenus dans des camps sordides au Nord-Est de la Syrie
  • Des milliers d'enfants sont abandonnés dans des camps pour des familles associées aux extrémistes de Daech

GENÈVE: Les pays doivent récupérer 62000 personnes, dont les deux tiers sont des enfants, détenues dans des camps sordides du nord-est de la Syrie pour des familles associées aux extrémistes de Daech, a révélé vendredi le Comité international de la Croix-Rouge, qualifiant la situation de «tragédie à la vue de tout le monde».

Les personnes détenues dans le camp de déplacés d'Al-Hol géré par les forces kurdes syriennes viennent d'une soixantaine de pays. Elles ont fui les dernières enclaves de Daech, et la majorité d’entre elles sont irakiens ou syriens.

«Les dizaines et les milliers d'enfants abandonnés à Al Hol et dans d'autres camps ou détenus dans les prisons ne sont que des victimes. Ce sont des victimes quoiqu'eux ou leurs parents aient pu faire ou être accusés d’avoir fait», a indiqué le président du CICR, Peter Maurer, dans un communiqué, après avoir visité le vaste camp où le CICR gère un hôpital de campagne et fournit de la nourriture et de l'eau aux personnes détenues.

Les enfants, dont beaucoup sont orphelins ou séparés de leurs parents, grandissent dans des conditions souvent dangereuses dans le camp, a-t-il signalé.

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Les enfants, dont beaucoup sont orphelins ou séparés de leurs parents, grandissent dans des conditions souvent dangereuses dans le camp (Photo, AFP).

En janvier, l'ONU a déclaré avoir reçu des informations selon lesquelles 12 ressortissants syriens et irakiens auraient été assassinés dans cet endroit maudit.

Maurer a exhorté les autorités à mettre fin à cette «tragédie à la vue de tout le monde», ajoutant: «Des exemples positifs de rapatriement et de réintégration existent sûrement».

EN BREF

Les personnes détenues dans le camp de déplacés d'Al-Hol géré par les forces kurdes syriennes viennent d'une soixantaine de pays.

 Elles ont fui les dernières enclaves de Daech, et la majorité d’entre elles sont irakiens ou syriens.

Certains pays ont hésité à réclamer leurs citoyens, invoquant des problèmes de sécurité ou même tenté de leur retirer leur citoyenneté.

Maurer a mis fin à une visite de cinq jours en Syrie qui comprenait également des escales à Hassakeh, à Daraya en dehors de Damas et des discussions au niveau ministériel dans la capitale pendant que le pays marque 10 ans de guerre.

Le président Bashar Assad, avec l'aide des forces russes et iraniennes, a pratiquement écrasé l'insurrection.

Dans un appel le mois dernier, les experts des droits de l'ONU, ont exhorté 57 États à rapatrier environ 10 000 de leurs citoyens détenus dans les camps dans des conditions «inhumaines» sans procédure légale.

En vertu du droit international, les États ont le devoir de rapatrier leurs citoyens et, s'il y a des preuves, de poursuivre les adultes d’entre eux pour crimes de guerre ou autres infractions dans le cadre de procès équitables devant leurs tribunaux locaux, ont soutenu ces experts.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Deux militaires des Émirats arabes unis tués, l'Iran poursuit ses frappes dans le Golfe

Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
Le 8 mars 2026, des immeubles de grande hauteur se dressent sous un ciel couvert le long de la corniche de Doha. (File/AFP)
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  • De fortes explosions ont été entendues à Doha
  • Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques.

DUBAI : Les défenses aériennes du Qatar et des Émirats arabes unis ont intercepté des missiles et des drones lundi, alors que le conflit avec l'Iran continue de se propager dans le Golfe, les autorités des deux pays faisant état d'explosions et d'interceptions aériennes.

Les Émirats arabes unis ont déclaré que deux membres des forces armées ont été tués à la suite du crash d'un hélicoptère dû à une défaillance technique alors qu'ils exerçaient leurs fonctions dans le pays lundi.

Le ministère de la défense a présenté "ses plus sincères condoléances et sa sympathie aux familles".

Le ministère de la défense du Qatar a indiqué que les forces armées avaient intercepté une attaque au missile.

Des témoins de l'agence Reuters et des journalistes de l'AFP ont également rapporté avoir entendu de fortes explosions à Doha.

Les défenses aériennes des Émirats arabes unis ont déclaré avoir détecté 15 missiles balistiques, dont 12 ont été détruits, tandis que 3 missiles sont tombés en mer.

Au total, 18 drones ont également été détectés, dont 17 ont été interceptés, tandis qu'un autre est tombé à l'intérieur du territoire national.

Depuis le début de la guerre, les Émirats arabes unis ont déclaré avoir intercepté 233 des 253 missiles balistiques, 1 359 des 1 440 drones et détruit 8 missiles de croisière.

Ces attaques ont fait 4 morts parmi les ressortissants pakistanais, népalais et bangladais, et 117 personnes ont été légèrement blessées.


Un mort après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël

 Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave. (AFP)
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  • Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin
  • Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction

YEHUD: Les secouristes israéliens ont annoncé lundi la mort d'un homme d'environ 40 ans, tué sur un chantier de construction, après une salve de missiles iraniens sur le centre d'Israël qui a fait aussi un blessé grave.

Des images tournées par l'AFP ont montré des équipes de secouristes et forces de sécurité déployées dans une rue de la localité de Yehud, dans le centre d'Israël, allant ensuite inspecter un bâtiment voisin.

Sur place, un journaliste de l'AFP a vu un monte-charge explosé sous l'effet d'un impact, qui a touché selon les secouristes une structure bétonnée encore en construction.

"Immédiatement après l'activation des sirènes", des équipes de secours ont été dépêchées "sur plusieurs sites du centre d'Israël", parmi lesquels le chantier de Yehud, a déclaré le Magen David Adom (MDA), l'équivalent israélien de la Croix-Rouge.

Deux hommes "souffrant de blessures graves provoquées par des débris" ont été dégagés des décombres, et l'un est décédé peu après, a ajouté le MDA.

"La situation était difficile. Les deux victimes gisaient inconscientes et souffraient de graves blessures dues à des débris", a témoigné Liz Goral, une ambulancière paramédicale du MDA, citée dans un communiqué.

Le chef de l'opposition israélienne, Yaïr Lapid, qui s'est rendu sur les lieux, a affirmé aux journalistes que "l'Iran visait des civils de manière délibérée".

"Voyez-vous des installations militaires autour de vous?", a-t-il dit, "ce qu'ils essaient de faire, c'est de transformer cette guerre, d'une guerre entre armées en une guerre contre les civils".

Dans une rue de Bat Yam, une autre localité frappée au sud de Tel-Aviv, un photographe de l'AFP a vu une voiture écrasée alors que les forces de sécurité inspectaient les lieux.

L'armée a indiqué que des soldats menaient des recherches sur plusieurs sites touchés dans le centre d'Israël.

Selon les services de secours, 11 personnes ont été tuées et des dizaines d'autres blessées, dont trois grièvement, après des tirs de missiles en Israël depuis le début de la guerre avec l'Iran, le 28 février, déclenchée par une offensive israélo-américaine massive contre la République islamique.

 

 


L'émir du Koweït condamne l'attaque «brutale» de l'Iran contre son pays

L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes. (AFP)
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  • "Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien"
  • Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février

KOWEIT: L'émir du Koweït a condamné lundi les attaques de l'Iran contre son pays, où 12 personnes ont été tuées jusqu'à présent, alors que Téhéran lance missiles et drones sur le Golfe en représailles à des frappes américano-israéliennes.

"Notre pays a été la cible d'une attaque brutale de la part d'un pays musulman voisin, que nous considérons comme ami, alors même que nous n'avons autorisé l'utilisation ni de notre territoire, ni de notre espace aérien, ni de nos côtes pour aucune action militaire contre lui, et que nous le leur avons répété à maintes reprises par nos canaux diplomatiques", a déclaré l'émir, Mechaal al-Ahmad Al-Sabah, dans un discours télévisé.

Il a également réaffirmé le "droit plein et inhérent du Koweït à la légitime défense", s'exprimant pour la première fois depuis le début des attaques iraniennes le 28 février.