Avec le blocage du canal de Suez, la Syrie «rationne» ses réserves de carburant

La Syrie, en guerre depuis 2011 et confrontée à une grave crise économique, avait annoncé à la mi-mars une hausse de plus de 50% du prix de l'essence (Photo, AFP)
La Syrie, en guerre depuis 2011 et confrontée à une grave crise économique, avait annoncé à la mi-mars une hausse de plus de 50% du prix de l'essence (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 27 mars 2021

Avec le blocage du canal de Suez, la Syrie «rationne» ses réserves de carburant

  • La suspension de la navigation sur le canal de Suez «a eu un impact sur les importations en pétrole de la Syrie et retardé l'arrivée d'un navire transportant du pétrole et des produits pétroliers»
  • Rappelant que la Syrie importe son carburant d'Iran, allié du régime, il a précisé que si le blocage du canal de Suez persistait, les cargaisons devraient passer par le cap de Bonne-Espérance

DAMAS: L'arrivée en Syrie d'une cargaison de pétrole a été retardée par l'obstruction du canal de Suez, ont annoncé samedi les autorités de Damas, avertissant qu'elles « rationnaient » actuellement la distribution des réserves de carburant pour éviter toute pénurie.  

La Syrie, en guerre depuis 2011 et confrontée à une grave crise économique, avait annoncé à la mi-mars une hausse de plus de 50% du prix de l'essence, sur fond de fortes pénuries de carburants qui obligeaient déjà les autorités à contrôler les quantités distribuées.  

La suspension de la navigation sur le canal de Suez « a eu un impact sur les importations en pétrole de la Syrie et retardé l'arrivée d'un navire transportant du pétrole et des produits pétroliers », a annoncé samedi le ministère syrien des Ressources pétrolières et minérales dans un communiqué.  

Depuis mardi, un énorme porte-conteneurs est coincé en travers du canal, bloquant le trafic sur cette voie qui voit passer environ 10% du commerce maritime international, selon des experts.  

En attendant le retour à la normale, « le ministère rationne actuellement la distribution des quantités disponibles en produits pétroliers (mazout, essence), pour en garantir la disponibilité le plus longtemps possible », est-il précisé dans le texte.  

L'objectif est aussi de « garantir la continuité des services essentiels », ajoute le ministère, citant notamment le fonctionnement des boulangeries et des hôpitaux.  

Interrogé par la télévision étatique, le ministre c a expliqué que la cargaison était attendue vendredi au port de Banias.  

Rappelant que la Syrie importe son carburant d'Iran, allié du régime, il a précisé que si le blocage du canal de Suez persistait, les cargaisons devraient passer par le cap de Bonne-Espérance.  

Avant la guerre, le pays bénéficiait d'une relative autonomie énergétique. Mais depuis le début du conflit, le secteur pétrolier et gazier en Syrie a subi d'importantes pertes, estimées à 91,5 milliards de dollars.  

Le niveau de production d'avant-guerre s'élevait à 400 000 barils jour. Il a chuté à 89 barils par jour en 2020, dont 80 dans les régions kurdes. C'est dans ces régions échappant au gouvernement que se trouvent plus de 90% des réserves pétrolières de Syrie.  

La Syrie impute la crise économique aux sanctions occidentales mais aussi aux retombées de l'effondrement économique au Liban voisin, longtemps son poumon financier. 


Trump et Netanyahu sur le Liban, un « petit différend »

Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille. (AFP)
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  • "Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré
  • "Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend"

EVIAN: Donald Trump a vanté mercredi, depuis le sommet du G7 en France, son "formidable partenariat" avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, un changement de ton après ses critiques acerbes de la veille.

"Pour être tout à fait juste envers Bibi (surnom du Premier ministre israélien) Netanyahu, qui se trouve être un homme bien, il s'emporte un peu parfois", a-t-il déclaré.

"Nous avons un partenariat formidable", a-t-il ajouté, qualifiant leur désaccord sur le Liban de "petit différend".

Le président américain a indiqué que le protocole d'accord avec l'Iran pour mettre fin à la guerre au Moyen-Orient serait signé "bientôt", "peut-être" jeudi ou vendredi.

La signature a été annoncée pour vendredi à Genève.

Interrogé sur son intention de rester en Europe pour la signature, il a répondu qu'il "pourrait" rester, tout en ajoutant: "Ce n'est pas le genre de document que je devrais signer".

Sur "la partie libanaise, c'est une chose sur laquelle il va falloir qu'on travaille un peu", a reconnu Donald Trump, alors que les Iraniens exigent qu'Israël cesse ses frappes contre le groupe armé pro-iranien Hezbollah au Liban.

"C'est en fait une toute petite pièce du puzzle, mais elle fait quand même beaucoup de bruit", a également commenté Donald Trump, estimant que "le vrai sujet, c'est l'accord avec l'Iran".

Car "c'est là qu'est l'argent, là que se trouvait le pouvoir", a-t-il ajouté.

Il a en outre répété que les Etats-Unis "prendront" l'uranium hautement enrichi de l'Iran même s'il est "sans valeur".

Le président américain a par ailleurs promis une discussion "parallèle" avec les pays du Golfe portant sur les missiles balistiques.

Ces pays ont été la cible des frappes de Téhéran durant la guerre américano-israélienne contre la République islamique iranienne.

Donald Trump était depuis lundi à Evian, station thermale des Alpes, pour le sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de sept des plus grandes puissances industrialisées (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon et Royaume-Uni).

Il prolonge son séjour en France avec un dîner au château de Versailles avec Emmanuel Macron.


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon l'Iran

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.