Quatre recueils et 43 poètes saoudiens jettent des «ponts poétiques» vers la France

Le poète Ahmad Al-Mola (Photo fournie)
Le poète Ahmad Al-Mola (Photo fournie)
L'affiche de l'initiative Joussour (Photo fournie)
L'affiche de l'initiative Joussour (Photo fournie)
Abdallah Al-Sifr (Photo fournie)
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Mohammad Al-Hirz (Photo fournie)
Mohammad Al-Hirz (Photo fournie)
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Quatre recueils et 43 poètes saoudiens jettent des «ponts poétiques» vers la France

  • Le projet Joussour est soutenu par le Centre Roi Abdulaziz pour la Connaissance et la Culture (Ithra) en collaboration avec les éditions Al Dante – Les Presses du Réel
  • L’objectif du projet « Joussour » est de faire en sorte que la poésie saoudienne fasse son entrée dans les meilleures conditions au sein des bibliothèques francophones, établissant ainsi une passerelle entre les deux cultures

RIYAD : « Joussour Al Shiir » (Littéralement, en arabe : Les ponts de la poésie) est un projet soutenu par le Centre Abdulaziz pour la Connaissance et la Culture (Ithra) et qui vise à faire connaitre la richesse de l’expression poétique en Arabie Saoudite à travers un soutien à la traduction vers les langues étrangères et l’établissement de partenariats avec les maisons d’édition les plus performantes à travers le monde.

Les premiers fruits de cette initiative concernent la langue française puisque l’éditeur français Al Dante-Les Presses du Réel fait paraitre au sein de sa collection dédiée à la poésie mondiale contemporaine, quatre recueils consacrés aux œuvres de quatre poètes saoudiens : Ahmed Al Mulla, Ghassan Alkhuneizi, Mohamad Al Hers et Saleh Zamanan.

En plus de ces quatre ouvrages, l’éditeur français fait également paraître une anthologie de la poésie saoudienne contemporaine regroupant des textes de 43 poètes sélectionnés et présentés par le poète et critique Abdullah Alsafar qui a choisi de mettre en avant des voix poétiques singulières et dont les écritures se prêteraient le mieux à l’épreuve de la traduction.

De plus, les poètes sélectionnés ont déjà une présence à l’international à travers des participations à divers festivals et rencontres poétiques ouvertes sur le monde.

L’objectif du projet « Joussour » est de faire en sorte que la poésie saoudienne fasse son entrée dans les meilleures conditions au sein des bibliothèques francophones, établissant ainsi une passerelle entre les deux cultures.

La parution de ces ouvrages chez Al Dante – Les Presses du Réel sera accompagnée d’un programme de rencontres-lectures et de présentations visant à leur apporter une meilleure visibilité et une présence dans le paysage de la poésie mondiale ainsi que dans le circuit éditorial francophone.

Parmi les caractéristiques du projet « Joussour » figure le soin apporté à la sélection des textes par les conseillers littéraires du projet et ce en fonction de l’aptitude des ouvrages sélectionnés à être traduits tout en gardant leur originalité et leur impact dans la langue cible.

S’ajoute à cela le soin apporté au choix du partenaire éditeur adéquat afin de donner toutes les chances de réussite au projet.

A ce propos, Les Presses du Réel est un éditeur français fondé en 1992 et disposant de plus d’une trentaine de collections couvrant les mouvances littéraires et artistiques progressistes et publiant également des textes théoriques et critiques.

Cet éditeur dispose également de son propre réseau de diffusion.

La collection Al Dante qui publie les ouvrages du projet « Joussour » existe depuis 1994 et est dirigée par Laurent Cauwet. L’orientation de cette collection se tourne principalement vers les expressions poétiques contemporaines et innovantes ainsi que la recherche de nouveaux modes d’écriture.

La traduction de l’ensemble de ces ouvrages a été réalisée par le poète tunisien Moëz Majed qui est le fondateur du Festival International de Poésie de Sidi Bou Saïd (Tunisie) et qui a déjà publié plusieurs recueils de poèmes en France (Fata Morgana). Il a également à son actif la traduction d’une partie de l’œuvre du poète turc Ataol Behramoglu (Editions Merle Moqueur).

Moëz Majed a également dirigé des revues littéraires et généralistes en Tunisie dont « Opinions Magazine ».

A l’occasion de la sortie de ces cinq ouvrages, le projet « Joussour » organisera un ensemble de rencontres-lectures et des participations à des manifestations littéraires en France, dans les pays francophones et également en Arabie Saoudite et certains pays du Golfe.

 

 

 


Les Golden Globes conquis par «Une bataille après l'autre»

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée. (AFP)
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  • Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson
  • "Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans

BEVERLY HILLS: La fresque sur les dérives extrémistes des Etats-Unis, "Une bataille après l'autre", a triomphé aux Golden Globes dimanche, avec quatre récompenses qui ont confirmé son statut d'ultra-favori en vue des Oscars dans deux mois.

Le film a remporté les prix de la meilleure comédie, du meilleur scénario, du meilleur second rôle féminin pour Teyana Taylor et du meilleur réalisateur pour Paul Thomas Anderson.

"Vous êtes tellement généreux avec l’affection que vous me portez, à moi et à ce film. (...) J'adore ce que je fais. Donc c'est juste du plaisir", a remercié le cinéaste américain de 55 ans.

Plébiscitée pour sa capacité à saisir les fractures contemporaines des Etats-Unis, sa tragicomédie met en scène la traque d'ex-révolutionnaires d'extrême gauche par un suprémaciste blanc.

"A mes sœurs de couleur et aux petites filles de couleur qui regardent ce soir, (...), notre lumière n'a pas besoin de permission pour briller", a lancé Teyana Taylor, qui y campe une héritière politique du Black Power complètement exaltée.

Tête d'affiche du film, Leonardo DiCaprio s'est en revanche incliné pour le prix du meilleur acteur dans une comédie face à Timothée Chalamet, remarquable en joueur de ping-pong à l'ambition insatiable dans "Marty Supreme".

"Merci infiniment du fond du cœur, je suis en lice avec de très grands noms. Cette catégorie est ultra relevée", a lâché l'acteur franco-américain de 30 ans.

"Hamnet" surprend "Sinners" 

Cette saison, "Sinners" passait pour le concurrent le plus sérieux d'"Une bataille après l'autre" pour l'Oscar du meilleur film.

Mais ce film d'époque audacieux de Ryan Coogler, qui raconte la blessure profonde des personnes noires dans le Sud ségrégationniste des années 30, sur fond de contes de vampires et de rythmes de blues, est reparti avec du plomb dans l'aile.

Il a été récompensé par le Globe de la meilleure performance au box-office et celui de la meilleure bande originale, mais a échoué à remporter le prix du meilleur film dramatique face à "Hamnet".

La tragédie explore de manière fictive le deuil d'Agnes et William Shakespeare après la mort de leur fils. L'actrice irlandaise Jessie Buckley, qui y interprète l'épouse du dramaturge britannique, a été sacrée meilleur actrice.

Côté comédies, c'est l'Australienne Rose Byrne qui a été élue meilleure actrice, grâce à son rôle de mère au bout du rouleau, épuisée par la maladie de sa fille et les embûches de la vie, dans "If I Had Legs I'd Kick You".

Succès international pour "L'Agent Secret" 

Le film brésilien "L'Agent Secret" a été l'autre grand vainqueur de la cérémonie, avec deux trophées.

Il a non seulement battu le représentant de la France aux Oscars, "Un simple accident", pour le prix du meilleur film international, mais a aussi permis à Wagner Moura d'être élu meilleur acteur dans un film dramatique.

Il y interprète un ex-universitaire traqué par des tueurs à gage sous la dictature brésilienne des années 70, pendant qu'il tente de renouer avec son fils.

Il s'agit d'"un film sur la mémoire, ou l'absence de mémoire, et sur les traumatismes générationnels", a souligné le comédien brésilien. "Je pense que si ce traumatisme peut se transmettre de génération en génération, les valeurs le peuvent aussi. Alors ceci s'adresse à ceux qui restent fidèles à leurs valeurs dans les moments difficiles."

Un discours à la tonalité politique qui s'est avéré en accord avec le reste de la soirée: plusieurs célébrités portaient des badges "Be Good", du nom de Renee Good, une Américaine tuée cette semaine à Minneapolis par un agent de la police de l'immigration.

La maîtresse de cérémonie Nikki Glaser s'est également moquée du "ministère de la Justice" américain, à qui elle a attribué "le Golden Globe du meilleur montage", pour la publication partielle du dossier Epstein, boulet politique du président Donald Trump.

Le palmarès a été complété par Stellan Skarsgard, élu meilleur second rôle masculin pour son incarnation d'un cinéaste en froid avec ses deux filles dans "Valeur sentimentale".

Le phénomène Netflix "KPop Demon Hunters" a lui remporté le Globe du meilleur film d'animation et celui de la meilleure chanson, pour un tube au titre prédestiné: "Golden".


Le festival de Taif célèbre les icônes littéraires de l'Arabie saoudite

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région. (SPA)
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  • Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible
  • Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer

TAIF : Une section spéciale mettant en lumière les principales figures littéraires saoudiennes fait partie du festival des écrivains et des lecteurs de Taif.

Cette section explore la vie d'écrivains, de poètes et d'auteurs éminents qui ont façonné le paysage créatif du Royaume, influençant la littérature, le journalisme, le théâtre et la pensée intellectuelle.

Il présente aux visiteurs les contributions des pionniers de la littérature par le biais d'un contenu visuel et narratif accessible, a rapporté dimanche l'agence de presse saoudienne.

Organisé par la Commission de la littérature, de l'édition et de la traduction, le festival se déroule jusqu'au 15 janvier et présente 42 maisons d'édition renommées d'Arabie saoudite et d'outre-mer, offrant aux visiteurs la possibilité d'explorer les dernières œuvres en matière de littérature, de philosophie et de connaissances générales.

Par ailleurs, la section des peintures murales interactives du festival invite les visiteurs à découvrir des panneaux d'art ouverts, leur permettant ainsi de contribuer aux caractéristiques et à l'identité de la ville.

Les peintures murales représentent les sites naturels et historiques de Taif, notamment la montagne Al-Hada, les roseraies de Taif et les palais traditionnels Hijazi. D'autres s'inspirent de Souq Okaz, un centre littéraire et commercial historique lié au patrimoine poétique de la région.

Conçues par un artiste plasticien, elles mêlent des éléments d'inspiration folklorique à une expression imaginative, créant une expérience de collaboration qui célèbre la beauté de la ville et rapproche l'art du public.


Qu’est-ce qui fait de la rose de Taïf un produit de parfumerie aussi précieux ?

La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
La participation des artisans parfumeurs s'inscrit dans le cadre de l'initiative du Festival de Jazan visant à redynamiser l'artisanat traditionnel. (SPA)
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  • La rose de Taïf est l’un des produits de parfumerie naturels les plus précieux du Royaume, reconnue pour son arôme exceptionnel et son lien étroit avec le patrimoine, l’agriculture et le tourisme de la région
  • Cultivée sur plus de 910 fermes, sa production repose sur une récolte manuelle très brève (45 jours), nécessitant environ 12 000 roses pour obtenir un seul tola d’huile

TAÏF : Réputées pour leur arôme exceptionnel et le soin minutieux exigé à chaque étape de leur culture, de leur récolte et de leur transformation, les roses de Taïf comptent parmi les produits naturels de parfumerie les plus précieux du Royaume. Elles constituent également des symboles agricoles et culturels majeurs, profondément liés au patrimoine et au tourisme de la région.

Les fermes de roses de Taïf — plus de 910 exploitations réparties entre Al-Hada, Al-Shafa, Wadi Muharram, Al-Wahat, Al-Wahit et Wadi Liya — abritent environ 1 144 000 rosiers, cultivés sur près de 270 hectares de terres agricoles.

Ces exploitations produisent près de 550 millions de roses chaque année, toutes récoltées sur une période très courte n’excédant pas 45 jours, de début mars à fin avril.

Cette récolte permet d’obtenir environ 20 000 tolas d’huile de rose de Taïf. La production d’un seul tola nécessite près de 12 000 roses, cueillies manuellement à l’aube puis distillées dans les 24 heures afin de préserver la pureté et la qualité du parfum avant sa mise sur le marché. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com