Soudan: accord entre le gouvernement et un groupe rebelle du sud du pays

Le président du Conseil souverain, le général Abdel Fattah al-Burhan, lors de la séance d'ouverture de la première conférence économique nationale dans la capitale Khartoum le 26 septembre 2020 (Photo, AFP)
Le président du Conseil souverain, le général Abdel Fattah al-Burhan, lors de la séance d'ouverture de la première conférence économique nationale dans la capitale Khartoum le 26 septembre 2020 (Photo, AFP)
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Publié le Dimanche 28 mars 2021

Soudan: accord entre le gouvernement et un groupe rebelle du sud du pays

  • L'accord servira de base à de prochaines négociations de paix, prévoyant l'instauration d'un Etat laïc et «l'unification» des forces armées
  • Les deux parties sont également convenues que «le Soudan doit avoir une seule armée nationale professionnelle»

JUBA: Le gouvernement soudanais et un groupe rebelle du sud du pays, le SPLM-Nord, ont signé dimanche une « déclaration de principes », qui servira de base à de prochaines négociations de paix, prévoyant l'instauration d'un Etat laïc et « l'unification » des forces armées. 

Ce texte a été signé dans la capitale sud-soudanaise, Juba, par le président du Conseil souverain, le général Abdel Fattah al-Burhan, et Abdelaziz al-Hilu, chef du Mouvement populaire de libération du Soudan-Nord (SPLM-N), implanté dans les Etats du Kordofan-Sud et du Nil Bleu. 

« Les deux parties reprendront les discussions dans trois semaines. Elles vont maintenant organiser leurs équipes et se préparer à la reprise des pourparlers de paix », a indiqué Ramadan Goch, un responsable de l'équipe de médiation sud-soudanaise. 

Cette « déclaration de principes », prévoit « l'instauration d'un Etat civil, démocratique et fédéral au Soudan, dans lequel la liberté de religion, de croyance et de culte sont garanties à l'ensemble du peuple soudanais ». 

« Aucune religion ne peut être imposée à qui que ce soit et l'Etat n'adopte aucune religion officielle », selon le texte, précisant que « ces principes doivent être inscrits dans la constitution ».  

Les deux parties sont également convenues que « le Soudan doit avoir une seule armée nationale professionnelle ». 

Les institutions sécuritaires et militaires devront « refléter la diversité soudanaise » et « leur allégeance devra être au pays et non à d'autres partis ou groupes politiques ». 

« Le processus d'intégration et d'unification des forces doit être progressif et s'achever à la fin de la période de transition et après résolution des relations entre la religion et l'État par la Constitution », indique le document. 

« Les deux parties conviendront d'un cessez-le-feu permanent une fois les dispositions de sécurité fixées dans le cadre du règlement global du conflit au Soudan », conclut-il. 

Le pouvoir composé de militaires et de civils mis en place après la révolte populaire qui a emporté en avril 2019 le pouvoir autoritaire d'Omar el-Béchir a fait de la paix avec les rebelles sa priorité. 

Il a signé le 3 octobre 2020 un accord historique avec le Front révolutionnaire du Soudan (FRS), alliance de cinq groupes rebelles et quatre mouvements politiques issus des régions du Darfour (Ouest), du Kordofan-Sud et du Nil Bleu (Sud). 

Une branche du Mouvement de libération du Soudan (MLS), dirigée par Abdelwahid Nour au Darfour, a refusé de signer.  

Le SPLM-Nord a, lui, signé un cessez-le-feu séparé, permettant à ses combattants de conserver leurs armes « pour assurer leur propre protection » jusqu'à ce que la Constitution soit amendée pour garantir la séparation de la religion et de l'Etat. 

Le Kordofan-Sud et le Nil Bleu comptent des minorités chrétiennes qui ont combattu pendant des décennies les tentatives de Khartoum d'imposer la loi islamique. 


Israël annonce des frappes imminentes sur des cibles du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région. (AFP)
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  • "L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban"
  • L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé lundi des habitants de deux villages du sud du Liban à évacuer leurs maisons, en avertissant qu'elle allait frapper des "infrastructures" militaires du groupe Hezbollah dans cette région.

"L'armée israélienne va bientôt frapper les infrastructures militaires appartenant à l'organisation terroriste Hezbollah dans le sud du Liban, en réponse aux tentatives interdites de cette organisation de reprendre ses opérations dans la région", a écrit sur X le colonel Avichay Adraee, porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe, en appelant les habitants de deux villages, Kfar Tibnit et Ain Qana, à immédiatement quitter leur logement.

 


Un mort et des blessés lors de frappes israéliennes dans le sud du Liban

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  • Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé
  • Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid

BEYROUTH: Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait un mort et plusieurs blessés dimanche, a indiqué le ministère de la Santé, l'armée israélienne affirmant avoir visé des cibles du mouvement islamiste libanais Hezbollah.

Israël mène régulièrement des frappes au Liban malgré la trêve conclue en novembre 2024, censée mettre fin à plus d'un an d'hostilités, dont deux mois de guerre ouverte avec le mouvement pro-iranien.

L'armée israélienne affirme viser principalement des membres du Hezbollah ou ses infrastructures, et maintient des troupes dans cinq zones frontalières du sud du Liban.

Le ministère libanais de la Santé a indiqué dimanche qu'une personne avait été tuée et six autres avaient blessées, parmi lesquelles deux enfants, par une frappe israélienne à Abba, dans la région de Nabatiyé, dans le sud du pays.

Selon l'agence de presse officielle libanaise (ANI), la frappe a touché un véhicule, tuant son conducteur, et un garçon a été blessé lorsque la voiture de sa famille est passée au moment du raid.

De son côté, l'armée israélienne a indiqué avoir ciblé un membre du Hezbollah près d'Abba, "en réponse aux violations répétées des accords de cessez-le-feu par le Hezbollah".

Plus tôt dimanche, le ministère libanais de la Santé avait fait état d'une frappe dans la région de Saïda, loin de la frontière israélienne, qui a blessé une personne.

D'après l'ANI, elle visait un bulldozer "alors qu'il s'efforçait de déblayer les décombres" du site d'une précédente frappe israélienne.

L'armée israélienne a, elle, dit avoir visé "plusieurs véhicules d'ingénierie du Hezbollah" utilisés "pour rétablir des sites d'infrastructure terroriste dans la région", précisant toutefois qu'ils se trouvaient dans une autre zone du sud du Liban que celle mentionnée par le ministère.

Toujours dimanche, l'ANI a indiqué que l'armée israélienne avait largué des tracts visant à intimider les habitants de Bint Jbeil, dans le sud du Liban, près de la frontière. Elle a publié une photographie de l'un de ces tracts, qui comportait un avertissement aux habitants selon lequel des membres du Hezbollah utilisaient un hôpital de la ville.

Dans un communiqué, le ministère de la Santé a condamné "avec la plus grande fermeté les menaces contre les hôpitaux du sud, et les considère comme une attaque grave et une violation flagrante des lois et conventions internationales".

L'hôpital Salah Ghandour de Bint Jbeil, géré par le Comité islamique de santé affilié au Hezbollah, a indiqué dans un communiqué que les tracts contenaient "une menace claire contre l'hôpital, fondée sur des prétextes fallacieux dépourvus de tout fondement", et a rejeté ce qu'il a décrit comme des tentatives de ternir l’image de l’établissement.

L'enceinte de l'hôpital Salah Ghandour et ses abords ont été frappés en 2024 lors des hostilités avec le Hezbollah.

Sous forte pression américaine et par crainte d'une intensification des frappes israéliennes, le Liban s'était engagé, comme prévu par l'accord de cessez-le-feu, à désarmer le Hezbollah et à démanteler d'ici la fin de l'année 2025 ses structures militaires entre la frontière israélienne et le fleuve Litani, à une trentaine de kilomètres plus au nord.

Israël a mis en doute l'efficacité de l'armée libanaise dans ce processus et accusé le Hezbollah de se réarmer, tandis que le mouvement chiite a rejeté les appels à abandonner ses armes.

Plus de 360 personnes ont été tuées par des tirs israéliens au Liban depuis le cessez-le-feu, selon un bilan de l'AFP basé sur les statistiques du ministère libanais de la Santé.


La position de l'Arabie saoudite sur l'escalade régionale n'a pas changé, selon une source saoudienne à Asharq Al-Awsat

Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat. (AN)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respectait la souveraineté de Téhéran
  • Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue

RIYAD: Un haut responsable saoudien a rejeté les informations selon lesquelles le Royaume aurait changé de position sur l'escalade dans la région, selon un rapport publié dimanche par Asharq Al-Awsat.

La source a souligné au journal que l'Arabie saoudite soutient les efforts visant à trouver une solution pacifique par la diplomatie et le dialogue à tous les différends entre les États-Unis et l'Iran.

La source a également réitéré le rejet par le Royaume de l'utilisation de son espace aérien et de ses territoires dans toute opération militaire contre l'Iran.

Le prince héritier Mohammed ben Salmane a souligné mardi que Riyad respecte la souveraineté de Téhéran et que le Royaume ne permettra pas que son espace aérien ou ses territoires soient utilisés dans toute opération militaire contre l'Iran.

Lors d'un appel téléphonique avec le président iranien Masoud Pezeshkian, il a souligné le soutien de l'Arabie saoudite à tous les efforts qui aideraient à résoudre les différends par le dialogue dans le but de soutenir la sécurité et la stabilité régionales.

M. Pezeshkian a déclaré que ses entretiens avec le prince héritier avaient porté sur l'évolution de la situation en Iran et sur le dossier nucléaire.

Il a exprimé sa gratitude à l'Arabie saoudite pour sa position ferme en matière de respect de la souveraineté et de l'intégrité territoriale de l'Iran. Il a également salué le rôle et les efforts du prince Mohammed dans l'instauration de la sécurité et de la stabilité dans la région.