Les Houthis ont déclenché l’attaque de l’aéroport d’Aden selon l’ONU

Les forces de sécurité réagissent durant l’attaque à l’aéroport d’Aden, le 30 décembre 2020 (Photo, Reuters).
Les forces de sécurité réagissent durant l’attaque à l’aéroport d’Aden, le 30 décembre 2020 (Photo, Reuters).
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Publié le Mardi 30 mars 2021

Les Houthis ont déclenché l’attaque de l’aéroport d’Aden selon l’ONU

  • Les experts ont présenté leur rapport au comité de l'ONU qui supervise les sanctions contre le Yémen lors de consultations à huis clos vendredi
  • Le groupe d’experts de l’ONU a déterminé que les Houthis avaient lancé des missiles sur l’aéroport d’Aden à partir de deux positions sous leur contrôle à l’époque

WASHINGTON: Une enquête menée par une équipe d'experts de l'ONU a révélé que les Houthis du Yémen étaient responsables d'une attaque le 30 décembre 2020 contre l'aéroport d'Aden qui a tué au moins 22 personnes. Cela lors de l'arrivée de membres du gouvernement internationalement reconnu du pays, ont déclaré lundi deux diplomates familiers avec la question.

Les experts ont présenté leur rapport au comité de l'ONU qui supervise les sanctions envers le Yémen lors de consultations à huis clos vendredi, mais la Russie a bloqué sa diffusion selon ces mêmes diplomates.

Ils ont demandé l'anonymat en raison de la sensibilité de la question. Les Houthis alignés sur l'Iran avaient nié la responsabilité de cette attaque.

Les diplomates n'ont pas expliqué pourquoi la Russie avait bloqué la publication des résultats. La mission russe auprès des Nations unies n'a pas immédiatement répondu à une demande de commentaires.

Le rapport arrive à un moment sensible pour le nouveau président américain, Joe Biden, alors que son administration et les Nations unies font pression sur les Houthis pour qu'ils acceptent une initiative de paix comprenant un cessez-le-feu.

L'Arabie saoudite et le gouvernement yéménite ont approuvé l'initiative, mais elle ne va pas assez loin selon les Houthis.

Le mouvement houthi, qui contrôle la majeure partie du nord du Yémen, a combattu les forces du gouvernement internationalement reconnu du président Abd-Rabbu Mansour Hadi et la coalition arabe, dans ce qui est largement considéré comme une guerre par procuration entre Téhéran et Riyad.

Le groupe d’experts de l’ONU a déterminé que les Houthis avaient lancé des missiles sur l’aéroport d’Aden à partir de deux positions sous leur contrôle à l’époque, l’aéroport de Taiz et un poste de police à Dhamar.

Les experts ont déclaré avoir constaté que les missiles étaient du même type que ceux utilisés précédemment par les Houthis. Ils ont explosé alors que des membres du gouvernement de Hadi arrivaient à l’aéroport pour rejoindre les séparatistes qui contrôlent la ville portuaire du sud et ainsi former un nouveau cabinet dans le cadre de l’effort saoudien pour mettre fin aux querelles entre ses alliés yéménites.

Au moins vingt-deux personnes sont mortes et des dizaines d'autres ont été blessées lors de l'attaque. Aucun ministre du Cabinet n'a été tué, des représentants du gouvernement et trois membres du personnel du Comité international de la Croix-Rouge faisaient partie des victimes.

Lors de l’exposé de vendredi au comité des sanctions, les experts ont déclaré que les lancements de missiles depuis les deux sites contrôlés par les Houthis étaient coordonnés, selon ces mêmes diplomates. Lorsqu'on leur a demandé si une autre partie aurait pu être responsable, ils ont répondu que toutes les preuves indiquaient qu'aucune autre faction yéménite n'avait la capacité ou la technologie d'organiser une telle attaque. La guerre au Yémen a fait des milliers de morts et créé la pire catastrophe humanitaire au monde – exacerbée par la pandémie de Covid-19 – les Nations unies estimant que 80% de la population a besoin d'assistance.

Ce texte est la traduction d'un article paru sur Arabnews.com


Les Émirats arabes unis affirment que l’Iran a ciblé un pétrolier d’ADNOC dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes

Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Cette photo montre des navires naviguant près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
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  • Les Émirats arabes unis affirment qu’un pétrolier d’ADNOC a été ciblé par un missile iranien dans le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes
  • ADNOC indique que 15 de ses navires ont été attaqués depuis le début de la guerre, dont trois au cours de cette semaine

DUBAÏ : Les Émirats arabes unis ont déclaré samedi que l’Iran avait ciblé un pétrolier appartenant à l’Abu Dhabi National Oil Company (ADNOC) alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz.

Dans un communiqué, le ministère des Affaires étrangères a condamné « l’attaque iranienne hostile visant un pétrolier appartenant à ADNOC au moyen d’un missile alors qu’il transitait par le détroit d’Ormuz, sans faire de victimes ».

« Cette attaque constitue une violation flagrante de la résolution 2817 du Conseil de sécurité, qui garantit la liberté de navigation et rejette le ciblage des navires commerciaux ou la perturbation des voies maritimes internationales », indique le communiqué publié par WAM.

Vendredi, ADNOC avait déclaré que, depuis le début de la guerre, 15 de ses navires avaient été attaqués dans le détroit d’Ormuz, « dont trois navires cette seule semaine ».

Le ministère saoudien des Affaires étrangères a exprimé la plus ferme condamnation du ciblage du pétrolier émirati alors qu’il traversait le détroit d’Ormuz, affirmant que « ces attaques rejetées constituent une agression contre la sécurité et la sûreté de la navigation maritime, ainsi que contre la sécurité des approvisionnements énergétiques mondiaux ». 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com 


L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan signent l’accord de défense conjoint de La Mecque

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  • L’accord de défense conjoint de La Mecque prévoit que toute attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre l’ensemble des signataires

LA MECQUE : L’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont signé vendredi à La Mecque un accord de défense visant à renforcer leur capacité de dissuasion commune et à élargir leur coopération militaire, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

L’accord de défense conjoint de La Mecque stipule qu’une attaque armée contre l’un des trois pays sera considérée comme une attaque contre tous.

Selon la SPA, le président turc Recep Tayyip Erdogan et le Premier ministre pakistanais Muhammad Shehbaz Sharif ont été reçus par le prince héritier Mohammed ben Salmane à la Cour royale du palais Al-Safa, à La Mecque. Les dirigeants ont passé en revue les relations entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan et ont discuté de questions d’intérêt commun.

La SPA indique que le Sommet de La Mecque sur la défense conjointe s’est tenu sur la base des liens historiques entre les trois pays, de leur solidarité islamique, de leurs intérêts stratégiques communs et de leur étroite coopération en matière de défense.

« L’accord reflète l’engagement des trois nations à renforcer leur sécurité collective et à promouvoir la paix, la sécurité et la stabilité dans la région ainsi que dans le reste du monde », a rapporté la SPA.

L’accord prévoit également le développement de tous les aspects de la coopération en matière de défense entre l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan.


Le président turc Erdogan arrive à Djeddah pour une rencontre avec le prince héritier saoudien et le Premier ministre pakistanais

Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
Le président turc Tayyip Erdogan tient une conférence de presse lors du sommet des dirigeants de l’OTAN à Ankara, en Turquie, le 8 juillet 2026. (Reuters/Archives)
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  • Le dirigeant turc doit rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif
  • Sharif et le chef de l’armée pakistanaise sont déjà en Arabie saoudite pour discuter des questions régionales et des relations bilatérales

ISLAMABAD : Le président turc Recep Tayyip Erdogan est arrivé vendredi à Djeddah, où il devrait rencontrer le prince héritier Mohammed ben Salmane et le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif, sur fond de tensions régionales entre les États-Unis et l’Iran.

Sharif est arrivé à Djeddah jeudi pour une visite de trois jours à la tête d’une délégation comprenant le chef des forces de défense du Pakistan, le maréchal Syed Asim Munir, ainsi que des ministres fédéraux et des responsables gouvernementaux. Le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères a indiqué que Sharif examinerait les relations bilatérales et discuterait des développements régionaux avec le prince héritier saoudien au cours de cette visite.

La visite de Sharif et d’Erdogan en Arabie saoudite intervient alors que la région du Moyen-Orient reste sous haute tension. Le président américain Donald Trump a annulé dimanche des frappes prévues contre l’Iran, affirmant que les pays du Moyen-Orient étaient parvenus à définir les « paramètres d’un accord » visant à mettre fin à la guerre avec l’Iran. Téhéran a également déclaré plus tôt cette semaine avoir conclu un accord avec Oman concernant une voie maritime pour les échanges via le détroit d’Ormuz.

La Turquie, l’Arabie saoudite, le Pakistan, le Qatar et d’autres pays de la région ont été étroitement impliqués dans les efforts visant à mettre fin à la guerre, qui a commencé en février lorsque les États-Unis et Israël ont lancé des frappes contre l’Iran.

« Notre président, Son Excellence Recep Tayyip Erdogan, effectuera une visite de travail d’une journée en Arabie saoudite le 7 août 2026 », a écrit Burhanettin Duran, responsable de la communication de la présidence turque, sur la plateforme de médias sociaux X.

« Dans le cadre de cette visite, il est prévu que Son Excellence le Président rencontre le prince héritier et Premier ministre d’Arabie saoudite, le prince Mohammed ben Salmane ben Abdelaziz Al Saoud, ainsi que le Premier ministre du Pakistan, Shehbaz Sharif. »

Les responsables pakistanais et saoudiens n’ont pas commenté la visite d’Erdogan en Arabie saoudite ni les sujets qui pourraient être abordés lors d’une éventuelle rencontre entre les dirigeants. Toutefois, l’agence de presse internationale AFP a rapporté, citant des sources, que l’Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan devraient signer vendredi à Djeddah un accord conjoint de défense.

Selon l’agence, les puissances régionales cherchent à renforcer leurs liens sécuritaires dans un contexte de guerre entre les États-Unis et l’Iran, qui a impliqué les États du Golfe et perturbé la navigation dans le détroit d’Ormuz et la mer Rouge.

Le Pakistan et l’Arabie saoudite ont signé un pacte de défense historique en septembre 2025. L’accord stipule qu’une attaque contre l’un des deux pays serait considérée comme une attaque contre les deux, officialisant des décennies de coopération sécuritaire entre Islamabad et Riyad.

Cet accord de défense revêt une importance particulière alors que le Pakistan est le seul État doté de l’arme nucléaire dans la région, tandis que l’Arabie saoudite est une puissance économique majeure au Moyen-Orient.

Le Pakistan joue un rôle clé dans la médiation entre les États-Unis et l’Iran depuis le début de la guerre en février. La Turquie a également joué un rôle diplomatique dans les négociations visant à mettre fin à la guerre à Gaza. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com