Ouïghours: le comité olympique australien critiqué pour ses tenues Asics

Ian Chesterman, vice-président du Comité olympique australien (AOC) et chef de mission de l'équipe australienne pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020, s'adresse aux médias lors du dévoilement des uniformes de compétition de l'équipe olympique australienne ASICS pour les Jeux de Tokyo 2020, à Sydney le 31 mars 2021. (Steven Saphore / AFP)
Ian Chesterman, vice-président du Comité olympique australien (AOC) et chef de mission de l'équipe australienne pour les Jeux olympiques de Tokyo 2020, s'adresse aux médias lors du dévoilement des uniformes de compétition de l'équipe olympique australienne ASICS pour les Jeux de Tokyo 2020, à Sydney le 31 mars 2021. (Steven Saphore / AFP)
Short Url
Publié le Mercredi 31 mars 2021

Ouïghours: le comité olympique australien critiqué pour ses tenues Asics

  • La polémique a été relancée mercredi avec la présentation des équipements Asics qui habilleront les athlètes australiens lors des Jeux de Tokyo
  • Le Comité olympique australien a également cherché à défendre son choix

SYDNEY : Le comité olympique australien est à son tour rattrapé par la controverse sur le sort des musulmans ouïghours du Xinjiang en raison de son partenariat avec Asics, équipementier accusé d'utiliser du coton du Xinjiang en dépit des inquiétudes relatives au travail forcé dans cette province chinoise.

La polémique a été relancée mercredi avec la présentation des équipements Asics qui habilleront les athlètes australiens lors des Jeux de Tokyo.

"Je crois qu'aucun athlète australien ne veut porter une tenue produite par une entreprise qui se fournit en coton au Xinjiang", a déclaré à l'AFP  Elaine Pearson, directrice pour l'Australie de Human Rights Watch.

"C'est un cas d'école quant à l'engagement d'une entreprise comme Asics envers les droits de l'Homme. Elle doit faire preuve de diligence raisonnable et se montrer transparente quant à sa chaîne logistique."

Plusieurs entreprises de prêt-à-porter, comme le Suédois H&M, l'Américain Nike, l'Allemand Adidas ou le Japonais Uniqlo se sont engagées l'an passé à boycotter le coton du Xinjiang - une région qui représente près d'un cinquième de la production mondiale et fournit de nombreux géants de l'habillement.

La semaine dernière, en réaction aux sanctions imposées par le Royaume-Uni, l'UE, les Etats-Unis et le Canada à la Chine pour son traitement des Ouïghours, ces engagements pris par plusieurs géants du textile ont opportunément refait surface sur le réseau social chinois Weibo.

Ont suivi une marée d'appels au boycott sur les réseaux sociaux chinois visant Nike, H&M mais aussi Adidas ou encore Zara, dont certains produits ont été retirés des principaux sites chinois de vente en ligne. 

Mais Asics fait partie d'entreprises qui, dans l'espoir de préserver leur accès au vaste marché chinois, se sont initialement engagées "à continuer à acheter et soutenir le coton du Xinjiang". 

Nathan Ruser, chercheur à l'Institut australien de politique stratégique, juge "dégoûtant et honteux" que la délégation olympique australienne soit habillée par la marque japonaise.

"Nous sommes totalement engagés à travailler étroitement avec nos partenaires pour nous assurer que les droits de l'Homme soient respectés, de même que les standars environnementaux", a affirmé mercredi un porte-parole d'Asics à l'AFP.

Il a par ailleurs assuré que le premier communiqué de l'entreprise publié sur un réseau social chinois ne représentait pas "la position officielle de l'entreprise".

Le Comité olympique australien a également cherché à défendre son choix.

"On nous a assuré que le coton servant à habiller l'équipe olympique australienne ne venait pas de cette région", a déclaré le vice-président du Comité Ian Chesterman.

"Je crois que les athlètes doivent en ce moment se concentrer sur ce qu'est leur travail, à savoir concourir pour l'Australie", a-t-il ajouté lors d'une conférence de presse.


Foot: Hervé Renard nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire

Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Le sélectionneur de la Tunisie, Hervé Renard, arrive au stade avant le match de la Coupe du monde 2026 contre les Pays-Bas, au Kansas City Stadium, à Kansas City (Missouri, États-Unis), le 25 juin 2026. (Reuters)
Short Url
  • Hervé Renard est nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire, un poste qu'il avait déjà occupé entre 2014 et 2015 avec une victoire à la CAN
  • Le Français succède à Emerse Faé, qui quitte ses fonctions malgré le sacre continental de 2024 et le meilleur parcours mondial de l'histoire du pays en 2026

PARIS: Le Français Hervé Renard a été nommé sélectionneur de la Côte d'Ivoire pour succéder à Emerse Faé, a annoncé mardi la fédération ivoirienne de football (FIF) sur ses réseaux sociaux.

Âgé de 57 ans, Renard, qui a brièvement dirigé la Tunisie lors du Mondial-2026 en étant arrivé en pleine compétition, avait déjà occupé ce poste entre 2014 et 2015, avec à la clé une Coupe d'Afrique des nations en 2015.

Renard, dont l'arrivée avait été annoncée dès mardi par le journal le Parisien, prend la suite de Faé, non reconduit par la FIF malgré une Coupe d'Afrique des nations remportée en 2024 et une qualification en 16e de finale lors du Mondial 2026, une première dans l'histoire du pays.

Renard, qui a dirigé au cours de sa carrière de nombreuses sélections, avait pris la tête de la Tunisie à la suite du lourd revers contre la Suède (5-1) lors du premier match des Aigles de Carthage au Mondial, une déroute qui avait coûté sa place à Sabri Lamouchi.

Il a officié à deux reprises, avec deux défaites à la clé, contre le Japon (4-0) et les Pays-Bas (3-1).

Libre de tout contrat après ce court intérim, Hervé Renard retrouve onze ans plus tard le banc de la Côte d'Ivoire où il jouit d'une très grande popularité, gagnée grâce au sacre de la CAN-2015 avec la génération de Yaya Touré, après près de 25 ans de disette.

Déjà vainqueur de la CAN trois ans plus tôt avec la Zambie, le technicien s'est bâti une réputation solide sur le continent africain où il a multiplié les expériences à la tête d'équipes nationales (Ghana, Angola, Maroc...).

Il a toutefois connu ces dernières années des expériences plus mitigées notamment à la tête de la sélection saoudienne, dont il a été limogé en avril malgré une qualification au Mondial-2026, ou sur le banc de l'équipe de France féminine, avec laquelle il a atteint les quarts des JO-2024 à Paris.

M. Renard est attendu à Abidjan dans les prochains jours afin de prendre officiellement ses fonctions, a précisé la fédération ivoirienne.


Trump dit que soit le détroit d'Ormuz "ouvrira très bientôt", soit l'Iran sera frappé "très fort"

Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Le président américain Donald Trump a déclaré qu'un accord visant à rouvrir le détroit d'Ormuz pourrait être conclu dès mercredi, tout en avertissant que l'Iran serait « frappé très durement » si les négociations échouaient. (AP)
Short Url
  • Donald Trump affirme qu'un accord avec l'Iran sur la réouverture du détroit d'Ormuz est proche, tout en menaçant Téhéran de représailles en cas d'échec
  • Un accord temporaire de 60 jours serait à l'étude pour encadrer la navigation dans le détroit, alors que les incidents sécuritaires se poursuivent

Rancho Palos Verdes, États-Unis:  Donald Trump a déclaré mardi que le détroit d'Ormuz ouvrirait "très bientôt, ou alors (les Iraniens) seront frappés très fort", dans un entretien accordé à la chaîne Fox News.

"Nous avons de très bonnes discussions", a encore dit le président américain, en déplacement en Californie (ouest), assurant que l'Iran voulait passer un accord.

"J'ai le temps", a aussi déclaré le dirigeant républicain à propos de ce conflit qui dure depuis plus de cinq mois.

Selon le site Axios, qui cite des "sources régionales", un accord temporaire de 60 jours est en discussion pour organiser le passage dans le détroit entre l'Iran et le sultanat d'Oman.

Cet accord préliminaire, qui pourrait être annoncé dès mercredi, prévoit selon Axios que tout transport maritime entrant via le détroit emprunterait une voie nord dans les eaux iraniennes, et tout navire sortant suivrait une trajectoire méridionale dans les eaux contrôlées par Oman, le tout sans péage ou droit de passage.

Pendant cette période de soixante jours, et dans l'attente d'un accord définitif, la voie médiane du détroit serait déminée, toujours selon Axios, qui prévient que ce compromis n'est pas encore scellé.

"Il y a une chance que nous parvenions aujourd'hui ou demain à un accord visant à rouvrir le détroit et à aller vers une normalisation", a déclaré mardi le ministre des Finances américain Scott Bessent dans un entretien à la chaîne CNBC.

Les tensions dans le détroit, devenu un enjeu de premier plan dans la guerre au Moyen-Orient, restent vives. Mardi, l'agence maritime britannique UKMTO a indiqué qu'un navire y avait été touché par un "projectile inconnu".


Un "projectile inconnu" frappe un cargo dans le détroit d'Ormuz, selon l'UKMTO

Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Des navires naviguent près du détroit d’Ormuz, au large de la côte est des Émirats arabes unis, à Khor Fakkan, le 13 juillet 2026. (AFP)
Short Url
  • Un cargo a été touché par un « projectile inconnu » dans le détroit d’Ormuz, selon l'agence maritime britannique UKMTO
  • Aucun blessé ni dégât n'a été signalé à ce stade

DUBAI: Un "projectile inconnu" a frappé un cargo dans le détroit d'Ormuz, a alerté l'agence maritime britannique UKMTO dans la nuit de lundi à mardi, sans faire mention d'éventuels blessés ou dégâts.

Un cargo, dont le nom n'a pas été précisé, a signalé à l'UKMTO avoir été "touché par un projectile inconnu", selon le communiqué de l'organisation. Les faits sont survenus à quelque 20 milles nautiques (37 kilomètres) au nord-est de la ville omanaise d'Al Khasab, de même source.