Syrie : 18 pays européens promettent une lutte sans merci contre l'impunité

 Les ministres des Affaires étrangères de 18 pays européens ont promis mercredi une lutte sans merci contre l'impunité du groupe Etat islamique (EI) et du régime syrien. (Photo, AFP)
Les ministres des Affaires étrangères de 18 pays européens ont promis mercredi une lutte sans merci contre l'impunité du groupe Etat islamique (EI) et du régime syrien. (Photo, AFP)
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Publié le Jeudi 01 avril 2021

Syrie : 18 pays européens promettent une lutte sans merci contre l'impunité

  • « Nous ne resterons pas silencieux face aux exactions commises en Syrie, et dont le régime et ses appuis extérieurs portent la responsabilité principale »
  • La guerre en Syrie, entrée en mars dans sa onzième année, a fait plus de 388 000 morts, déplacé et poussé à l'exil plus de 12 millions de personnes, selon l'ONU

PARIS : Les ministres des Affaires étrangères de 18 pays européens ont promis mercredi une lutte sans merci contre l'impunité du groupe Etat islamique (EI) et du régime syrien, accusé d'attaques à l'arme chimique, d'enlèvements et autres disparitions.

« Nous ne resterons pas silencieux face aux exactions commises en Syrie, et dont le régime et ses appuis extérieurs portent la responsabilité principale », relèvent-ils dans une tribune publiée sur le site de la diplomatie française.

« Nombre de ces crimes, y compris ceux commis par Daech (acronyme arabe de l'EI) et d'autres groupes armés, peuvent être assimilés à des crimes de guerre et à des crimes contre l'humanité », ajoutent-ils.

« Il est de la responsabilité de tous de lutter contre l'impunité des auteurs de ces actes et d'exiger que ceux-ci, quels qu'ils soient, rendent des comptes » devant la justice internationale ou des tribunaux nationaux.

La guerre en Syrie, entrée en mars dans sa onzième année, a fait plus de 388 000 morts, déplacé et poussé à l'exil plus de 12 millions de personnes, selon l'ONU, causé des destructions massives et dévasté l'économie du pays.

Des dizaines de milliers de personnes ont disparu, note aussi la tribune. Le régime syrien est accusé également de recours répétés à l'arme chimique, ce qu'il dément.

Ces actes sont « documentés » grâce à de nombreux témoignages, photos et vidéos et ont déjà donné lieu des plaintes et des procès en Europe.

La justice allemande a ainsi condamné en février un ancien membre des services de renseignement syrien pour « complicité de crimes contre l'humanité » après l'arrestation d'au moins 30 manifestants antirégime et leur transfert vers un centre de détention de sinistre réputation en 2011.

D'autres procédures ont été lancées en Allemagne mais aussi en Suède et en France, en s'appuyant sur le principe de la compétence universelle qui permet de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves, quels que soient leur nationalité et l'endroit où les crimes ont été commis.

Une plainte pour « crimes contre l'humanité » et « crimes de guerre », visant des attaques chimiques perpétrées en 2013, a ainsi été déposée à Paris. Selon les Etats-Unis, plus de 1 400 personnes seraient mortes dans ces attaques.

« Lutter contre l'impunité n'est pas seulement une question de principe, c'est également un impératif moral et politique, et un enjeu de sécurité pour la communauté internationale », relèvent les 18 ministres, en référence à l'emploi de l'arme chimique. « La lutte contre l'impunité est enfin une condition pour rebâtir une paix durable en Syrie ».

La France, l'Allemagne, la Belgique, l'Italie, les Pays-Bas, le Portugal, le Danemark, la Finlande et la Suède ont notamment signé ce texte.


Huit morts dans l'incendie d'un centre commercial près de Téhéran

Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat. (AFP)
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  • Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment
  • Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes

TEHERAN: Au moins huit personnes ont été tuées et une quarantaine blessées dans l'incendie d'un centre commercial dans une ville proche de Téhéran, a rapporté mercredi la télévision d'Etat.

L'incendie a débuté mardi dans ce centre commercial de la ville d'Andisheh qui héberge 250 commerces et une cinquantaine de bureaux situé à une trentaine de kilomètres de la capitale, selon les autorités locales.

Des images diffusées mardi par les médias iraniens montraient plusieurs étages en flammes, laissant s'échapper d'épaisses fumées noires.

Le parquet a ouvert une enquête afin de déterminer les raisons de ce drame et a délivré un mandat d'arrêt contre le constructeur du bâtiment.

Les incendies sont fréquents en Iran mais font rarement des victimes.

En juin 2020, une puissante explosion provoquée par des bonbonnes de gaz qui avaient pris feu dans une clinique du nord de Téhéran avait fait au moins 19 morts.

En janvier 2017, un incendie dans un centre commercial de 15 étages à Téhéran avait fait au moins 22 morts, dont 16 pompiers.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
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  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
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  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.