Covid-19: le Canada durcit les restrictions, la vaccination peine à décoller

Dans cette photo d'archive prise le 26 mars 2021, l'infirmière Mercy Anom de l'Hôpital Humber River administre un vaccin Moderna Covid-19 à Gladys Jiminez dans un complexe d'habitation communautaire LOFT à Toronto, Ontario, Canada. (AFP)
Dans cette photo d'archive prise le 26 mars 2021, l'infirmière Mercy Anom de l'Hôpital Humber River administre un vaccin Moderna Covid-19 à Gladys Jiminez dans un complexe d'habitation communautaire LOFT à Toronto, Ontario, Canada. (AFP)
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Publié le Jeudi 01 avril 2021

Covid-19: le Canada durcit les restrictions, la vaccination peine à décoller

  • Les écoles resteront ouvertes et les 14 millions d'habitants n'ont pas reçu l'ordre de rester chez eux, mais les commerces jugés non essentiels ne pourront accueillir que 25% de leurs clients habituels
  • Le Canada, qui compte environ 23.000 morts depuis le début de la pandémie, devrait franchir d'ici quelques jours le seuil symbolique du million de cas de coronavirus

MONTREAL: Confrontées à une troisième vague de coronavirus, les deux provinces les plus peuplées du Canada, l'Ontario et le Québec, ont pris des mesures strictes pour ralentir la propagation du virus alors que la vaccination peine à décoller malgré des centaines de millions de doses pré-commandées.

L'Ontario va activer un "frein d'urgence" à compter de samedi pendant au moins quatre semaines, a annoncé jeudi après-midi son Premier ministre Doug Ford, lors d'un point presse.

"Nous sommes devant une situation grave et des mesures draconiennes sont nécessaires pour contenir la propagation rapide du virus, en particulier les nouveaux variants préoccupants", a-t-il expliqué. 

Les écoles resteront ouvertes et les 14 millions d'habitants n'ont pas reçu l'ordre de rester chez eux, mais les commerces jugés non essentiels ne pourront accueillir que 25% de leurs clients habituels. 

Des mesures semblables étaient en place dans certaines régions de la province comme la métropole Toronto et sa banlieue: elles sont étendues à tout l'Ontario.

Le Canada, qui compte environ 23.000 morts depuis le début de la pandémie, devrait franchir d'ici quelques jours le seuil symbolique du million de cas de coronavirus, dont plus du tiers en Ontario.

La province recense chaque jour plus de 2.000 nouveaux cas, un chiffre qui a doublé en un mois tandis que les hospitalisations ont grimpé de 41,7% au cours des deux dernières semaines.

Le Québec, deuxième province la plus touchée, a également instauré un confinement dans plusieurs régions en plus de maintenir un couvre-feu nocturne depuis début janvier, une mesure inédite au Canada à l'échelle d'une province depuis l'épidémie de grippe espagnole il y a un siècle. 

Ces annonces répondent au durcissement des mesures qui a été récemment recommandé par les autorités de santé du Canada, pour lutter contre les variants jugés plus transmissibles et plus contagieux.

Retards de livraison 

Or la campagne "historique" de vaccination lancée en fanfare en décembre, faisant du Canada l'un des premiers pays au monde à vacciner, a été ralentie début 2021 par des retards de livraison des vaccins de Pfizer-BioNTech et Moderna, importés d'Europe. 

En outre, le pays a récemment restreint l'utilisation du vaccin d'AstraZeneca, désormais réservé aux plus de 55 ans. Et les doses du quatrième vaccin approuvé au Canada, celui de Johnson & Johnson, n'arriveront pas avant fin avril.

A ce jour, 13,3% de la population canadienne a reçu au moins une dose de vaccin et 1,8% a reçu les deux doses, selon le site Covid-19 Tracker Canada.

Un chiffre comparable à la France (12,6%) mais très loin derrière des champions de la vaccination comme Israël (60,6%), le Royaume-Uni (45,5%) ou les Etats-Unis (29,5%).

"La grande raison qui explique pourquoi on ne vaccine pas plus c'est surtout le fait qu'on n'a pas reçu les doses nécessaires", explique à l'AFP Roxane Borgès Da Silva, professeure à l'école de santé publique de l'université de Montréal. "Le Québec est prêt à vacciner, sauf qu'il attend les doses."

Dans ce contexte d'offre de vaccins limitée, les autorités québécoises ont décidé de retarder jusqu'à quatre mois l'injection de la seconde dose de vaccin. 

Ottawa disposera de "plus de 40 millions" de doses d'ici fin juin, lui permettant d'accélérer la vaccination et d'atteindre son objectif de vacciner "tout le monde avec les deux doses" avant "la fin de l'été", a promis mardi le Premier ministre Justin Trudeau.

Le Canada, pays de 38 millions d'habitants, a commandé ou réservé plus de 400 millions de doses de vaccins auprès de sept groupes pharmaceutiques, une proportion parmi les plus élevées du monde selon Ottawa.

Outre le déploiement des vaccins, freiner la pandémie au Canada dépend notamment du respect des mesures sanitaires, qui inquiète les autorités à l'approche du week-end de Pâques.

"On a une baisse de l'adhésion aux mesures de santé publique et aux gestes barrières dans la population", notamment chez les jeunes adultes québécois, observe Mme Borgès Da Silva.


Une vingtaine de blessés après qu'un homme a pulvérisé une substance dans un centre commercial de Tokyo

Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers. (AFP)
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  • A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue
  • En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment

TOKYO: Une vingtaine de personnes ont été blessées dans un centre commercial de luxe du centre de Tokyo après qu'un homme y a pulvérisé une substance, ont indiqué lundi des responsables de la police et des pompiers.

Le porte-parole de la police de Tokyo, Yusuke Koide, a expliqué à l'AFP qu'un homme avait pulvérisé une substance près d'un distributeur automatique au rez-de-chaussée du bâtiment, tandis qu'un responsable local des pompiers a précisé qu'une "vingtaine de personnes ont été blessées" après un signalement faisant état d'une "odeur" dans ce quartier très touristique.

A la mi-journée, quelques rues autour du bâtiment, situé dans le quartier commerçant de Ginza qui abrite de nombreuses marques de luxe, ont été bloquées après l'incident et des camions de pompiers et des ambulances se sont alignés le long de la rue.

En revanche les passants, essentiellement des touristes, continuaient à déambuler, filmant et photographiant sur les trottoirs de l'autre côté de la rue, et certains sortaient même tranquillement par les autres accès du bâtiment.

"Pour le moment, 19 personnes ont été transportées à l'hôpital", a dit aux journalistes le responsable des pompiers, Ryosuke Kobayashi.

Un journaliste de l'AFP sur place a vu deux personnes sur des brancards être installées dans une ambulance, tandis que des pompiers et des responsables vêtus de combinaisons de protection chimique faisaient sortir des personnes du centre commercial pour les examiner dans des véhicules spécialisés.

"Ma gorge me grattait" 

"Quand je suis arrivée, l'agitation avait déjà commencé, et j'ai pensé qu'il y avait peut-être eu un petit incendie ou quelque chose comme ça. Une fois entrée dans le coin des distributeurs, ma gorge me grattait, presque engourdie", a témoigné auprès de la chaine de télévision NHK une femme de 70 ans qui se trouvait dans le centre commercial.

NHK a indiqué que les blessures semblaient légères.

Selon une source proche de l'enquête citée par NHK, la substance pulvérisée contiendrait de la capsaïcine, un composant actif du piment qui provoque une sensation de brûlure.

L'enquête de police a rapidement débuté, a déclaré un officier des pompiers présent sur les lieux, sans donner plus de détails.

La capitale japonaise reste marquée par l'attaque au gaz sarin dans le métro de Tokyo, perpétrée en mars 1995 par la secte Aum et qui avait fait 14 morts et plus de 5.800 blessés.

Le 20 mars 1995, vers 08H00 du matin, cinq disciples de la secte Aum ont quasi simultanément déposé des sacs en plastique remplis de ce gaz liquéfié, un virulent agent neurotoxique, dans des rames de métro de différentes lignes avant de les percer avec la pointe d'un parapluie et de s'enfuir.

La criminalité violente est relativement rare au Japon, qui affiche un faible taux d'homicides, et ses lois sur les armes à feu sont parmi les plus strictes au monde.

Cependant, des attaques au couteau et même des fusillades se produisent occasionnellement, comme lors de l'assassinat de l'ancien Premier ministre Shinzo Abe en juillet 2022.

En décembre dernier, quatorze personnes ont été blessées lors d'une attaque au couteau dans une usine du centre du Japon, au cours de laquelle un liquide non spécifié avait également été pulvérisé.


Le chef de l'armée pakistanaise Munir est en Chine avec le Premier ministre Sharif 

Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi. (AFP)
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  • Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois
  • M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran

ISLAMABAD: Le chef de l'armée pakistanaise Asim Munir, médiateur principal dans le conflit entre les Etats-Unis et l'Iran, est en Chine aux côtés du Premier ministre Shehbaz Sharif pour des rencontres avec des dirigeants chinois, a rapporté la télévision pakistanaise lundi.

M. Munir était à Téhéran vendredi et samedi avec le ministre pakistanais de l’Intérieur, Mohsin Naqvi, dans le cadre des efforts de médiation en cours visant à mettre fin durablement à la guerre en Iran.

La Chine a déclaré vouloir travailler avec le Pakistan afin de "contribuer de manière positive au rétablissement rapide de la paix et de la stabilité au Moyen-Orient".

Shehbaz Sharif a commencé samedi sa visite officielle en Chine dans la ville de Hangzhou, dans la province du Zhejiang (est).

Le Pakistan multiplie ses efforts de médiation dans le conflit entre les États-Unis et l’Iran. Le pays avait accueilli en avril des pourparlers historiques en face-à-face qui n’ont pas abouti à un accord durable.

La Chine joue un rôle plus discret, facilitant des appels téléphoniques et des réunions avec des responsables des pays du Golfe concernés.

S’adressant aux dirigeants chinois à Pékin aux côtés de M. Munir, M. Sharif a déclaré que "le monde traverse un moment critique", selon les images de la télévision pakistanaise PTV.

"Le Pakistan a joué un rôle sincère de médiation entre les États-Unis et l’Iran. Le maréchal (Munir) était à Téhéran et ne voulait pas manquer cette grande visite", a-t-il ajouté.

"Les choses vont dans la bonne direction. Je voudrais remercier la Chine pour son soutien à la promotion de la paix", a-t-il encore déclaré.


Pakistan: un accident de bus fait 17 morts et 10 blessés

Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités. (AFP)
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  • Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement
  • "Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique

PESHAWAR: Au moins 17 personnes ont été tuées et 10 ont été blessées dans un accident de la route lundi au Pakistan, selon les autorités.

L'accident s'est produit lorsqu'un bus de passagers reliant le district de Swat à Peshawar, dans le nord du pays, a subi une panne mécanique et s'est arrêté sur le bord de la route.

Les passagers sont descendus du véhicule et attendaient à proximité lorsqu'une camionnette a perdu le contrôle et a percuté la foule ainsi que le bus en stationnement.

"Au moins 17 personnes ont été tuées et plus de 10 blessées", a déclaré à l'AFP Bilal Ahmad Faizi, un responsable des secours, ajoutant que trois des blessés étaient dans un état critique.

Muhammad Ali, un médecin d'un hôpital local accueillant les victimes, a également confirmé le bilan.

De nombreux passagers rentraient chez eux à l'approche de l'Aïd, l'une des fêtes religieuses les plus importantes du calendrier musulman.