Un des premiers cinémas de l'histoire rouvre à Moscou

Une photo prise le 2 avril 2021 montre une vue du cinéma Khudozhestvenny restauré - le plus ancien cinéma de Moscou fondé en 1909. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 03 avril 2021

Un des premiers cinémas de l'histoire rouvre à Moscou

  • Situé dans un bâtiment emblématique du quartier historique d'Arbat, ce cinéma bien connu des Moscovites a été complètement rénové
  • Ouvert en 1909, ce cinéma fut le premier de Moscou et un des premiers du monde, ayant accueilli entre autres Léon Tolstoï entre ses murs

MOSCOU : Le premier cinéma de Moscou et l'un des plus anciens du monde, le « Khoudojestvennyï », a annoncé vendredi sa réouverture au public le 9 avril après une restauration de grande ampleur.

Situé dans un bâtiment emblématique du quartier historique d'Arbat, ce cinéma bien connu des Moscovites a été complètement rénové, a-t-on pu constater lors d'une visite de presse vendredi. 

Certains éléments historiques tels que les bas-reliefs de la façade ont été restaurés, mais de nouveaux intérieurs modernistes ou art-déco ont également été imaginés sous la houlette de l'agence d'architecture moscovite Strelka.

Ouvert en 1909, ce cinéma fut le premier de Moscou et un des premiers du monde, ayant accueilli entre autres Lev Tolstoï entre ses murs, affirme le « Khoudojestvennyï ».

Sous le régime soviétique, il a accueilli jusqu'à près de mille spectateurs (contre près de 500 aujourd'hui). En 1926, il a notamment accueilli la première mondiale du légendaire film « Cuirassé Potemkine » de Sergueï Eisenstein.

Le cinéma, dont la restauration était prévue depuis 2010, était fermé au public depuis 2014. Les travaux ont commencé lorsque le cinéma appartenait au groupe Rambler, qui a depuis été racheté par Sberbank, la première banque russe. 

« Sberbank a complètement restauré le légendaire cinéma Khoudojestvennyï afin de rendre aux habitants de Moscou et aux visiteurs de la capitale l'un des endroits les plus appréciés depuis de nombreuses générations », a déclaré dans un communiqué la vice-présidente principale de Sberbank, Tatïana Dobrokhvalova.

Le montant de la rénovation n'a pas été divulgué.


Russie: près de 170 phoques retrouvés morts au bord de la Caspienne

Le corps d'un phoque caspien mort sur une plage de Makhachkala, le 7 décembre 2020 (Photo, AFP)
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  • Selon le chercheur, les phoques ont été retrouvés dans une zone à 100 kilomètres au sud de Makhatchkala, la capitale du Daguestan
  • Chassé intensément jusqu'à une époque récente, ce mammifère pâtit désormais surtout de la pollution industrielle qui le rend notamment stérile

MOSCOU: Près de 170 phoques d'une espèce menacée ont été retrouvés morts ces trois derniers jours au bord de la mer Caspienne, dans la république russe du Daguestan, ont indiqué jeudi des chercheurs. 

« Ce sont des animaux morts que nous avons vus, photographiés et dont nous avons noté les coordonnées GPS », a affirmé Viktor Nikiforov, du centre de recherches « Mammifères marins » de Moscou. 

Des images partagées montrent plusieurs carcasses échouées sur la plage. 

Selon le chercheur, les phoques ont été retrouvés dans une zone à 100 kilomètres au sud de Makhatchkala, la capitale du Daguestan, et dans une autre à une cinquantaine de kilomètres au nord de cette ville. 

« C'est peut-être lié à une pollution industrielle, à la pêche ou au braconnage, quand les phoques se prennent dans les filets, ou encore aux conséquences du changement climatique. Ou à plusieurs de ces causes à la fois », a affirmé Viktor Nikiforov. 

Selon lui, il faudrait désormais une « surveillance sérieuse » pendant plus d'un an des phoques retrouvés morts pour identifier précisément les causes du sinistre.  

Contactée, l'Agence fédérale russe de la Pêche dans le Caucase du Nord a indiqué avoir envoyé sur place des inspecteurs pour effectuer un nouveau comptage. 

Le Comité d'enquête, chargé des principales investigations en Russie, a également annoncé avoir lancé des vérifications. 

La mer Caspienne, la plus grande mer fermée au monde, borde cinq pays: la Russie, l'Iran, le Kazakhstan, le Turkménistan et l'Azerbaïdjan.  

Elle comptait au début du XXe siècle plus d'un million de phoques (Pusa caspica), dont il ne reste aujourd'hui que 68 000 spécimens adultes, selon l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), qui considère l'espèce « en danger ». 

Chassé intensément jusqu'à une époque récente, ce mammifère pâtit désormais surtout de la pollution industrielle qui le rend notamment stérile.  

Selon l'ONU, cette pollution est liée à l'industrie pétrolière, à des déchets radioactifs et industriels, ou encore à d'importants volumes d'eaux usées. 

La faune et la flore de la Caspienne souffrent également de la baisse du niveau de la mer provoquée par le changement climatique, la hausse des températures entrainant une évaporation de l'eau. 


Un long entretien avec Giscard d'Estaing en librairie

Le président français Valéry Giscard d'Estaing s'adresse aux journalistes le 20 mai 1974 au palais de l'Elysée où il venait d'être reçu par le président par intérim Alain Poher (Photo, AFP/ Archive)
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  • Cet entretien avec le neveu de son successeur à l'Elysée, François Mitterrand, avait été réalisé pour la chaîne LCP en juin 2015
  • Valéry Giscard d'Estaing, dont les qualités d'écrivain avaient suscité l'ironie de la critique littéraire, est l'auteur d'un best-seller publié pendant son septennat, «Démocratie française» (1976)

PARIS: L'une des dernières grandes interviews de l'ancien président de la République Valéry Giscard d'Estaing, donnée à Frédéric Mitterrand pour la télévision, va paraître en volume le 20 mai, a annoncé jeudi l'éditeur XO.  

Cet entretien avec le neveu de son successeur à l'Elysée, François Mitterrand, avait été réalisé pour la chaîne LCP en juin 2015.  

Le titre retenu pour le livre est le même que pour l'émission d'alors, « Sans rancune et sans retenue ».  

« Du regard impressionné qu'il porte sur de Gaulle au respect que lui inspire Mitterrand, le dernier à avoir la ‘dimension présidentielle’, de sa méfiance vis-à-vis de Nixon à son amitié totale pour Helmut Schmidt, VGE peint, par petites touches, le tableau de ceux qui ont croisé sa route pendant trente ans », résume XO.   

L'éditeur avait publié les trois derniers livres du Président décédé en décembre à l'âge de 94 ans: les romans « Mathilda » (2011) et « Loin du bruit du monde » (2020), ainsi que l'essai « Europa: la dernière chance de l'Europe » (2014).  

Valéry Giscard d'Estaing, dont les qualités d'écrivain avaient suscité l'ironie de la critique littéraire, est l'auteur d'un best-seller publié pendant son septennat, « Démocratie française » (1976). 


«Nous devons changer», déclare le fondateur du label arabe Emergency Room

Éric Ritter est le fondateur de la marque de streetwear Emergency Room. (Instagram)
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  • «Nous allons au souk, nous faisons un état des lieux, et nous commençons notre processus de conception, et non l'inverse», explique Éric Ritter
  • «Nous nous concentrons sur ce qui est disponible, à la manière d’un chef dans son restaurant», confie le créateur libanais

BEYROUTH: La «durabilité» est un terme à la mode dans l'industrie de la mode, ces derniers temps. En raison de l'impact environnemental de la mode, les marques du monde entier – et celles du Moyen-Orient – déploient d’importants efforts pour être plus «durables», utilisant des tissus respectueux de l'environnement et réduisant le nombre de collections qu'elles proposent chaque année.

Cependant, le créateur libanais Éric Ritter, fondateur de la marque de streetwear Emergency Room, développe une stratégie différente, et il appelle à un changement radical dans le monde de la mode.

Ce créateur de talent commence son processus de conception en explorant les matériaux disponibles sur le marché plutôt que de commencer par un modèle et de commander des matériaux habituels.

«Nous allons au souk, nous faisons un état des lieux, et nous commençons notre processus de conception, et non l'inverse», confie-t-il à Arab News.

Toutes ses créations sont fabriquées au Liban, et principalement à Tripoli, une ville du nord du pays.

«À Tripoli, il y a le beileh, des rues remplies de friperies de vêtements d'occasion. Ce que nous faisons, c'est que nous nous rendons tout simplement là-bas, où nous trouvons toujours des piles de vêtements. Si beaucoup de jeans sont disponibles, nous en achetons tout un tas et nous commençons à les couper et à les utiliser pour fabriquer des vestes», explique-t-il.

«En réalité, nous travaillons avec les ressources dont nous disposons. Nous n'essayons pas d'importer, de générer ni de créer de nouveaux matériaux, mais nous nous concentrons sur ce qui est disponible, à la manière d’un chef dans son restaurant», poursuit-il.

Ritter a lancé sa marque, principalement axée sur le recyclage, il y a environ trois ans.

Le créateur l'a nommée «Emergency Room» parce que «cela a commencé avec l'idée ou le sentiment qu'il y avait une urgence dans la mode», souligne-t-il.

«Nous avons décidé de l'appeler “Espace d'urgence” parce que nous avions vraiment l’intention de procéder d'une manière éthique et respectueuse de l'environnement», indique encore Ritter.

Une grande part de travail manuel intervient dans le processus de création, c’est la raison pour laquelle beaucoup de pièces présentent des bords bruts ou non formatés.

«Nous devons vraiment changer du tout au tout notre façon de faire», conclut-il à l’adresse des amateurs de mode et des créateurs.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com