Los Angeles: le musée des Oscars abordera le racisme et le sexisme dans le cinéma

Vue générale du nouveau musée de l'Académie des arts et des sciences du cinéma (AMPAS) en construction le 10 juillet 2018 à Los Angeles, Californie. Valérie MACON / AFP
Vue générale du nouveau musée de l'Académie des arts et des sciences du cinéma (AMPAS) en construction le 10 juillet 2018 à Los Angeles, Californie. Valérie MACON / AFP
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Publié le Jeudi 11 mars 2021

Los Angeles: le musée des Oscars abordera le racisme et le sexisme dans le cinéma

  • Il aura fallu près d'un siècle pour que l'idée d'un musée consacré au 7e art voie le jour et le bâtiment conçu par l'architecte italien Renzo Piano, censé ouvrir ses portes en 2017, a accusé retard sur retard
  • Mais désormais les bâtiments sont prêts et le musée a fixé à septembre 2021 son ouverture

LOS ANGELES : Le très attendu musée des Oscars de Los Angeles abordera "l'histoire problématique" de l'industrie du cinéma, depuis le racisme qui entachait "Autant en emporte le vent" aux récentes controverses sur la faible représentation des femmes et de minorités, ont affirmé mercredi ses responsables.

Il aura fallu près d'un siècle pour que l'idée d'un musée consacré au 7e art voie le jour et le bâtiment conçu par l'architecte italien Renzo Piano, censé ouvrir ses portes en 2017, a accusé retard sur retard.

Mais désormais les bâtiments sont prêts et le musée a fixé à septembre 2021 son ouverture.

C'est l'actrice Laura Dern, lauréate de l'Oscar du meilleur second rôle féminin l'an dernier, qui a emmené mercredi les journalistes conviés à une visite virtuelle du musée, construit dans l'ouest de Los Angeles.

"Nous ne ferons pas semblant d'ignorer l'histoire problématique", a promis la comédienne, citant la controverse #OscarsSoWhite autour du manque d'artistes noirs, la faible présence des femmes et la façon dont l'Académie avait traité l'actrice noire Hattie McDaniel en 1940.

Première artiste noire à recevoir un Oscar pour son rôle dans "Autant en emporte le vent", Hattie McDaniel n'avait pu assister à la première du film en raison de la couleur de sa peau. Lors de la cérémonie des Oscars, elle n'avait pu pénétrer dans l'hôtel Ambassador, qui pratiquait la ségrégation raciale, qu'après l'intervention des producteurs et elle avait dû s'asseoir à une table séparée, loin des autres acteurs du film.

Le musée des Oscars abordera aussi le harcèlement subi par l'actrice amérindienne Sacheen Littlefeather, qui s'était présentée à la place de Marlon Brando lorsqu'il avait refusé son Oscar en 1973 pour dénoncer le traitement des autochtones par les autorités américaines, ou encore le fait que des actrices européennes aient incarné des personnages chinois dans "Visages d'Orient" en 1937.

"Nous n'avons pas voulu effacer des films et des artistes et des moments qui pourraient mettre mal à l'aise. Nous voulions les regarder en face et les placer dans leur contexte, à travers notre exposition permanente", a expliqué le directeur du musée, Bill Kramer.

Le site de plus de 4.500 m2 accueillera des reliques d'Hollywood, comme les pantoufles portées par Judy Garland dans "Le Magicien d'Oz" ou la cape de Dracula. Il est aussi doté d'une salle de cinéma de 1.000 places nichée dans une gigantesque sphère de verre, d'acier et de béton qui se dresse sur le flanc du musée.

"Le futur d'Hollywood"

Spike Lee et Pedro Almodovar feront partie des premiers réalisateurs sollicités par le musée pour organiser des expositions temporaires dédiées à d'autres cinéastes.

"Je veux voir des bus scolaires jaunes garés en double file devant le musée, et que ces jeunes et beaux esprits soient initiés au cinéma", a déclaré Spike Lee. 

Dans la section consacrée à l'histoire des Oscars seront exposées vingt statuettes décernées à des classiques du muet comme "L'Aurore" (1927) de Friedrich Wilhelm Murnau jusqu'aux succès récents comme "Moonlight" (2016) de Barry Jenkins.

D'autres galeries célèbreront le travail de tous les sans visage qui rendent possible la magie du cinéma derrière la caméra: spécialistes de l'animation, coiffeurs, maquilleurs, etc. 

Une section mettra en lumière les costumes célèbres, comme la tenue d'inspiration africaine portée par l'actrice Danai Gurira dans l'emblématique film "Black Panther" (2018).

"La présence de l'uniforme d'Okoye (son personnage, ndlr) dans le musée de l'Académie est incroyablement forte car l'histoire d'Hollywood ne ressemble pas à l'équipe de +Black Panther+", a commenté l'actrice, qui dit avoir espoir que "le futur d'Hollywood y ressemblera".

Le musée des Oscars n'ouvrira pas tant que la situation sanitaire liée à la pandémie ne le permettra pas mais Bill Kramer a assuré que tout était d'ores et déjà prêt pour accueillir le public.

Etant donné les progrès dans la vaccination en Californie et la chute du nombre de cas de Covid-19, le directeur se veut confiant dans la capacité de tenir l'objectif d'une ouverture le 30 septembre prochain.

D'ici son inauguration, le musée de l'Académie va organiser différents événements virtuels, parmi lesquels une discussion réunissant des artistes féminines ayant marqué l'histoire des Oscars, à l'instar de Sophia Loren, Whoopi Goldberg, Marlee Matlin et Buffy Sainte-Marie.


Un rare panneau du XIXe siècle exposé au Musée de la mer Rouge présente le texte complet du Coran

Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
Le manuscrit soigneusement réalisé commence par la sourate Al-Fatihah au sommet. (SPA)
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  • Cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran intégrée dans une illustration détaillée

DJEDDAH : Un rare panneau de calligraphie coranique du XIXe siècle est exposé au Musée de la mer Rouge, dans la ville historique de Djeddah.

Réalisée vers 1859–1860 par Ghouth Mahboob Ghalib à Mysore, en Inde, cette œuvre d’une seule page présente l’intégralité du texte du Saint Coran disposée au sein d’une illustration détaillée de la Grande Mosquée de La Mecque.

Rédigé en écriture Diwani à l’encre noire et avec des dorures, le manuscrit place la Kaaba en son centre, a rapporté la SPA.

Le texte minutieusement élaboré commence par la sourate Al-Fatihah au sommet, s’entrelace avec les détails architecturaux de la mosquée et s’achève par la sourate An-Nas.

Cet artefact met en lumière les parcours historiques et spirituels des pèlerins qui traversaient la mer Rouge vers La Mecque, emportant avec eux des objets d’art témoignant du patrimoine culturel et de l’histoire du Hajj. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Asharq Al-Awsat.


La tapisserie de Bayeux n'a subi "aucune altération visible" pendant son transfert à Londres

La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
La ministre française de la Culture, Catherine Pégard (au centre), observe la tapisserie de Bayeux lors de son dévoilement au British Museum, le 17 juillet 2026, une semaine après son arrivée de France. Cette œuvre du XIe siècle, qui retrace la conquête normande de l'Angleterre en 1066, sera exposée pour la première fois au Royaume-Uni à partir de septembre. (AFP)
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  • La tapisserie de Bayeux est arrivée au British Museum sans dommage visible après son transport exceptionnel depuis la France
  • Elle sera exposée à Londres du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027 avant son retour à Bayeux pour une rénovation

PARIS: La tapisserie de Bayeux a été extraite jeudi à Londres de son caisson dans lequel elle avait été acheminée la semaine dernière et n'a subi "aucune altération visible" pendant ce voyage, a affirmé à l'AFP une responsable du ministère de la Culture français.

"Je suis en mesure de vous confirmer qu'il n'y a eu aucune altération visible et que la tapisserie a bien voyagé", a déclaré Delphine Christophe, directrice générale des patrimoines et de l'architecture, depuis le British Museum de Londres.

A l'issue d'une opération à hauts risques pour sa conservation, cette broderie millénaire de près de 70 mètres de long avait été acheminée le 10 juillet au British Museum pour un prêt d'un an décidé en 2025 par le président français Emmanuel Macron.

Transportée à Londres sous haute surveillance et par camion depuis l'ouest de la France, la tapisserie du XIe siècle avait jusque-là été maintenue dans son double caisson spécialement conçu pour limiter les vibrations et maintenir une température et un taux d'humidité constants.

Elle en a été extraite jeudi pour être entièrement déployée, selon la responsable française. "L'extraction s'est très bien passée et mobilise plusieurs dizaines de personnes", a détaillé Mme Christophe, précisant que l'opération impliquait notamment des équipes française et britannique de conservateurs.

Un constat plus précis doit prochainement être fait par les conservateurs pour s'assurer de l'état de la tapisserie, mais Mme Christophe s'est montrée confiante. "S'il y avait eu un problème, on l'aurait constaté parce qu'on l'a vue en totalité, complètement déployée", a-t-elle affirmé.

Ce transfert historique vers Londres avait donné des sueurs froides à certains experts et défenseurs du patrimoine en France qui redoutaient la dégradation irréversible d'une œuvre déjà fragilisée par 30 déchirures non stabilisées et près de 10.000 trous.

La ministre de la Culture française Catherine Pégard est attendue vendredi au British Museum, où la tapisserie sera exposée au public, à plat, du 10 septembre 2026 au 11 juillet 2027.

A son retour en France courant 2027, cette œuvre, qui décrit la conquête de l'Angleterre par Guillaume le Conquérant en 1066, regagnera son musée de Bayeux (ouest de la France) et devra faire l'objet en 2028 d'une rénovation plusieurs fois repoussée par le passé.


Un rare manuscrit du Coran exposé à La Mecque

Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA) 
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  • Le manuscrit figure parmi les principales attractions de l’exposition, mettant en lumière le soin accordé par les musulmans au Saint Coran à travers les siècles

LA MECQUE : Un rare manuscrit du Saint Coran attire les visiteurs de l’exposition « Iqra », organisée par la Présidence des Affaires religieuses de la Grande Mosquée et de la Mosquée du Prophète, au complexe du King Abdulaziz Endowment.

Ce manuscrit constitue l’une des principales attractions de l’exposition, illustrant l’attention et le respect portés par les musulmans au Saint Coran à travers les âges.

L’exposition présente un exemplaire rare du Saint Coran réalisé il y a plus de 1 000 ans par le célèbre calligraphe Ali bin Hilal, connu sous le nom d’Ibn Al-Bawwab. 

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Un rare manuscrit du Saint Coran est l’une des principales attractions de l’exposition « Iqra ». (SPA)

Le manuscrit est exposé aux côtés d’un index scientifique et d’une analyse de sa calligraphie et de ses enluminures, permettant aux visiteurs d’en découvrir la valeur historique et artistique, tout en retraçant l’évolution de la calligraphie arabe et de l’ornementation islamique au fil des siècles.

Le manuscrit est considéré comme l’un des plus rares manuscrits islamiques en raison de son exceptionnelle valeur scientifique, artistique et historique. Seuls deux exemplaires connus subsistent dans le monde, témoignant de la place éminente qu’occupe le Saint Coran à travers l’histoire islamique.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com