L'antre de l'Olympique lyonnais transformé en centre de vaccination XXL

Partout dans la queue bruisse la même question: "C'est du Pfizer ?" -"plutôt du Moderna", indique un agent de l'OL, chargé d'organiser l'attente en fonction des horaires de rendez-vous, avec des créneaux cadencés toutes les 6 minutes. (AFP)
Partout dans la queue bruisse la même question: "C'est du Pfizer ?" -"plutôt du Moderna", indique un agent de l'OL, chargé d'organiser l'attente en fonction des horaires de rendez-vous, avec des créneaux cadencés toutes les 6 minutes. (AFP)
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Publié le Samedi 03 avril 2021

L'antre de l'Olympique lyonnais transformé en centre de vaccination XXL

  • Plus de 70 salariés du club et de ses entreprises partenaires sont bénévolement venus aider à la logistique et à l'accueil des près de 9 000 personnes attendues pour ce week-end pascal
  • Dans les loges rouge et bleu de la tribune présidentielle, 70 pompiers du service départemental et métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS) ont aligné 38 boxes de vaccinations

DECINES-CHARPIEU : "Quand j'ai vu que c'était au stade, j'ai sauté sur l'opportunité. Ca fait si longtemps qu'on y a pas mis les pieds": le Groupama Stadium, antre de l'Olympique lyonnais, s'est mué le temps de quatre weekends en centre de vaccination XXL contre la Covid-19.

Mustapha Mguezzi, 51 ans, attend son tour dans une file de plusieurs dizaines de mètres sur le parvis du grand stade inauguré il y a cinq ans. "J'ai des antécédents cardiaques. Je n'ai pas envie de risquer ma vie", explique ce passionné de foot, dirigeant d'un club local dans le Vème arrondissement de Lyon. 

Partout dans la queue bruisse la même question: "C'est du Pfizer ?" -"plutôt du Moderna", indique un agent de l'OL, chargé d'organiser l'attente en fonction des horaires de rendez-vous, avec des créneaux cadencés toutes les 6 minutes. 

Plus de 70 salariés du club et de ses entreprises partenaires sont bénévolement venus aider à la logistique et à l'accueil des près de 9 000 personnes attendues pour ce week-end pascal. 

Parmi eux, Thibaut Courtaud, informaticien la semaine, qui donne les rendez-vous pour la deuxième dose dans un grand salon du club. "Ca crée du mouvement alors qu'il ne se passe plus grand chose ici", avec la tenue des matches à huis clos, relève-t-il.

"Merci président!", lance, comme un soir de victoire, un supporter aux cheveux blancs au passage de Jean-Michel Aulas.

L'emblématique dirigeant de l'OL, a mis à disposition son stade de 59 000 places jusqu’au début du mois de mai, période pendant laquelle le club septuple champion de France joue à l’extérieur. 

"Quand je vois les gens qui viennent se faire vacciner, qui prennent des photos du stade à une époque où tout le monde souffre, c'est un moment de satisfaction", commente l’homme d’affaires face aux tribunes vides.  

Dans les loges rouge et bleu de la tribune présidentielle, 70 pompiers du service départemental et métropolitain d’incendie et de secours (SDMIS) ont aligné 38 boxes de vaccinations. 

 "C'est pas désagréable" 

Pour Jean-Yves Grall, directeur général de l'ARS Auvergne-Rhône-Alpes, c'est "un coup d'accélération sur un fond de campagne de vaccination qui monte en puissance". 

A côté des bars à champagne où les boîtes de compresses et les flasques de gel hydroalcoolique ont remplacé magnums et coupes, huit élèves infirmiers se chargent de préparer les seringues livrées ensuite par plateaux entiers aux pompiers qui viennent d’être formés aux injections. 

"C’est comme si nos infirmiers avaient cinq bras. On a démultiplié notre capacité de vaccination", explique Serge Delaigue, directeur du SDMIS, dont une cinquantaine de recrues ont appris les techniques de piqûre depuis l'aube. 

"On a eu trois heures de formation ce matin où on a pu s'entraîner sur des mannequins", raconte Stan Bouchet, pompier volontaire de 20 ans, à Ampuis, dans le sud du Rhône.

Le jeune homme a déjà vacciné une vingtaine de personnes en une matinée sous la houlette d'une infirmière et d'une médecin-cheffe. "J'ai eu un peu d'appréhension pour le premier mais ensuite j'ai pris le rythme et maintenant tout va bien".

"C'est pas désagréable", lance Martine Michsetien, en regardant le jeune sapeur au polo noir ajusté qui lui injecte sa première dose. "La dernière fois que je suis venue ici, c'était pour voir Céline Dion", confie la sexagénaire face à la pelouse en train d'être tondue.

Avec un taux d’incidence la semaine dernière (semaine 12) de 499 cas pour 100 000 habitants, le Rhône est actuellement le département le plus touché par le coronavirus de la région Auvergne-Rhône-Alpes. 


Erdogan met en garde contre toute menace visant Chypre-Nord après un accord entre la France et Chypre

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote. (AFP)
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  • "Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale"
  • Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN)

ISTANBUL: Le président turc Recep Tayyip Erdogan a mis en garde mercredi contre toute menace visant la République turque de Chypre-Nord (RTCN) après la signature lundi d'un accord entre la France et Chypre encadrant la présence de troupes françaises sur le territoire chypriote.

"Je veux qu'il soit bien clair que notre réponse sera très nette, et très ferme si l'on porte atteinte aux droits (...) de la Turquie et des Chypriotes turcs en Méditerranée orientale", a déclaré le chef de l'Etat turc devant les député de son parti au parlement turc.

 

 


Avant le G7, Macron organise une visioconférence jeudi incluant la Chine sur la "coopération" économique

Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
Un passant marche devant un bâtiment dont les fenêtres ont été recouvertes de panneaux en bois installés pour protéger la façade avant les manifestations contre le sommet du G7 d’Évian, à Genève, le 4 juin 2026. (AFP)
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  • Emmanuel Macron organise une visioconférence réunissant le G7, la Chine et plusieurs pays émergents pour promouvoir une coopération économique mondiale et réduire les déséquilibres commerciaux
  • Cette initiative vise à préparer le sommet du G7 à Évian et à apaiser les tensions économiques entre l’Europe, la Chine et les États-Unis

PARIS: Emmanuel Macron va organiser jeudi, quatre jours avant le sommet du G7, une visioconférence entre les membres de ce forum de puissances industrialisées, la Chine et plusieurs autres pays émergents, afin de renforcer la "coopération" entre les grandes économies mondiales, a annoncé mardi l'Elysée.

Cette conférence, baptisée "sommet de convergence mondiale pour la croissance", "signale une disponibilité nouvelle de la Chine, des Etats-Unis et de l'Europe de s'engager dans une démarche économique coordonnée", a déclaré la présidence française dans un communiqué.

Elle réunira des représentants du G7 (Allemagne, Canada, Etats-Unis, France, Italie, Japon, Royaume-Uni) mais aussi de la Chine et du Fonds monétaire international (FMI). Les pays déjà invités au sommet du G7, programmé du 15 au 17 juin à Evian, dans le centre-est de la France, participeront également à la visioconférence de jeudi (Brésil, Corée du Sud, Inde, Kenya et Egypte).

"Ce sommet vise à initier une coopération entre les économies systémiques et émergentes pour apaiser les tensions et créer les conditions d’une croissance équilibrée, durable et partagée", a expliqué l'Elysée, rappelant que "la résorption des déséquilibres macroéconomiques mondiaux est une priorité" du président français, Emmanuel Macron, pour le G7.

La France veut notamment "restaurer une industrie forte en Europe" et "équilibrer le commerce avec la Chine ainsi que les Etats-Unis".

- "Double problème" -

La lutte contre les déséquilibres est "dans l'intérêt aussi des pays les plus fragiles", estime la présidence française, qui voit dans ce rendez-vous "une contribution au G20" prévu en décembre aux Etats-Unis.

La Chine est membre du G20 mais pas du G7, à l'inverse des Etats-Unis et des plus grandes économies européennes qui appartiennent aux deux clubs.

Le chef de l'Etat français a proposé dès décembre une approche "coopérative" pour ce chantier, tout en laissant planer la menace de "droits de douane" européens "sur les produits chinois" si Pékin ne joue pas le jeu.

En janvier, il avait estimé que l'Europe avait, sur le commerce, "un double problème, l'agressivité chinoise et les tarifs américains", et "c'est un gros problème d'avoir les deux en même temps".

Mercredi, en autre préambule au sommet d'Evian, Emmanuel Macron va recevoir à l'Elysée "des représentants de la société civile, des partenaires sociaux, du monde économique, des fondations, des think tanks et de la jeunesse".

Leurs échanges "porteront sur les enjeux de développement et de partenariats internationaux, la sécurisation des chaînes de valeur pour les approvisionnements critiques, le numérique et l'intelligence artificielle, ainsi que sur la protection de l'État de droit, des libertés fondamentales, de l'espace civique et la place de la jeunesse dans nos démocraties", selon un autre communiqué.

Emmanuel Macron doit ensuite rencontrer le Premier ministre canadien, Mark Carney, vendredi soir à Paris, puis le chef du gouvernement indien, Narendra Modi, dimanche à Nice pour un événement autour de la tech.

Il accueillera ses homologues du G7 lundi soir à Evian, ville thermale des Alpes françaises sur les rives du lac Léman, pour un sommet de trois jours.


France: un défilé du 14-Juillet "massif", l'Ukraine à l'honneur

Des membres du 35e Régiment d’Infanterie (35e RI) "l’As de Trèfle" (à gauche) et du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir) défilent lors du traditionnel défilé militaire de la Fête nationale du 14 Juillet sur l’avenue des Champs-Élysées, avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, à Paris, le 14 juillet 2025. (AFP)
Des membres du 35e Régiment d’Infanterie (35e RI) "l’As de Trèfle" (à gauche) et du 1er Régiment de Tirailleurs (1er RTir) défilent lors du traditionnel défilé militaire de la Fête nationale du 14 Juillet sur l’avenue des Champs-Élysées, avec l’Arc de Triomphe en arrière-plan, à Paris, le 14 juillet 2025. (AFP)
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  • Le défilé du 14 Juillet mettra en avant le renforcement de la défense française et européenne, avec un format plus important et moderne
  • L’Ukraine sera à l’honneur, tandis que les alliés européens et de l’OTAN afficheront leur soutien et leur unité

PARIS: Des pilotes ukrainiens et français, un défilé "plus massif": la parade militaire du 14 Juillet sur les Champs Elysées aura cette année pour thème "le réveil stratégique de l'Europe" et s'attachera à montrer que la France est "déterminée" et "n'est pas seule", a annoncé lundi le gouverneur militaire de Paris.

"Nous allons avoir un défilé plus massif, plus puissant, plus moderne", a déclaré le général Loïc Mizon lors d'une conférence de presse.

La parade mobilisera près de 8.500 participants, dont 6.500 défileront à pied. Près de 300 véhicules, dont une centaine de motos, 95 avions, 35 hélicoptères, ainsi que 193 chevaux de la Garde Républicaine participeront également.

L'Ukraine, entrée dans sa cinquième année de guerre déclenchée par la Russie en 2022, sera mise à l'honneur. La Patrouille de France ouvrira le défilé aérien, accompagnée de deux Mirage 2000 pilotés par des équipages franco-ukrainiens.

Les 35 pays de la Coalition des volontaires, prêts à fournir des garanties de sécurité à l'Ukraine une fois conclu un cessez-le-feu, ont été invités à participer par le président Emmanuel Macron, qui assistera à son 10e et dernier défilé en tant que chef d'Etat.

La présidente de la Commission européenne Ursula Von Der Leyen et le général Grynkewich, commandant suprême de l'OTAN, ont aussi été conviés.

Les soldats français des bataillons multinationaux de l'Otan déployés sur le flanc Est de l'Europe (Roumanie, Estonie) descendront la célèbre avenue parisienne.

La présence des alliés et des partenaires doit ainsi témoigner que "l'Europe n'est pas seule", a dit le général Mizon.

Le but de ce défilé est aussi de concrétiser aux yeux des Français les "efforts budgétaires consacrés depuis 10 ans aux forces armées", a fait-t-il valoir.

Le commissariat numérique de Défense défilera pour la première fois, pour "souligner la transformation numérique du ministère des Armées".

Deux blocs de réservistes défileront également: l'un composé de réservistes de la SNCF et un un autre de réservistes d'Airbus France.

La Marine nationale, qui fête cette année ses 400 ans d'existence clôturera le défilé au son du bagad de Lann-Bihoué, basé près de Lorient (Morbihan).

La parade militaire durera 2 heures et se terminera par l'hymne européen, "l'Ode à la joie".