Les prix du pétrole plongent après que l'Opep+ accepte d’alléger ses coupes dans la production

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et leurs alliés, un groupe connu sous le nom d'Opep+, sont convenus d'alléger la réduction de leur production de 350 000 barils par jour en mai. (Archive / AFP)
L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et leurs alliés, un groupe connu sous le nom d'Opep+, sont convenus d'alléger la réduction de leur production de 350 000 barils par jour en mai. (Archive / AFP)
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Publié le Lundi 05 avril 2021

Les prix du pétrole plongent après que l'Opep+ accepte d’alléger ses coupes dans la production

  • Les investisseurs se concentrent cette semaine sur des pourparlers indirects menés à Vienne entre l'Iran et les États-Unis dans le cadre de négociations plus larges afin de relancer l'accord nucléaire de 2015
  • Les investisseurs considèrent la décision de l'Opep+ comme une confirmation de la reprise induite par la demande

SINGAPOUR: Les prix du pétrole ont dégringolé lundi, réduisant les solides gains réalisés lors de la session précédente après que l'Opep+ a accepté la semaine dernière d’alléger progressivement certaines de ses réductions de production entre mai et juillet.

Les contrats à terme sur le Brent pour juin ont chuté de 33 cents, ou 0,5 %, à 64,53 dollars le baril à 0206 GMT, tandis que le brut américain West Texas Intermediate (type de pétrole brut utilisé comme standard dans la fixation du prix du brut) pour le mois de mai est à 61,20 dollars le baril, en baisse de 25 cents, ou 0,4 %.

Les deux contrats de référence ont connu une augmentation de plus de 2 dollars le baril jeudi. Les investisseurs considèrent la décision de l'Opep+ comme une confirmation de la reprise induite par la demande, et de l'optimisme suscité par le plan de dépenses d'infrastructures de 2 000 milliards de dollars du président américain, Joe Biden.

Les marchés étaient fermés vendredi en raison des fêtes de Pâques.

L'Organisation des pays exportateurs de pétrole, la Russie et leurs alliés, un groupe connu sous le nom «Opep+», sont convenus d'alléger la réduction de leur production en la faisant augmenter de 350 000 barils par jour (b/j) en mai, puis de 350 000 b/j supplémentaires en juin et de 400 000 b/j environ en juillet.

Cette décision intervient après que la nouvelle administration américaine a appelé l'Arabie saoudite à maintenir l'énergie à un prix abordable pour les consommateurs, malgré les inquiétudes concernant la demande. Certaines parties de l'Europe restent confinées tandis que le Japon pourrait étendre les mesures d'urgence au besoin pour contenir une nouvelle vague d'infections au coronavirus.

Selon l'accord de jeudi, les réductions de l'Opep+ seraient légèrement supérieures à 6,5 millions de b/j à partir de mai, contre un peu moins de 7 millions de b/j en avril.

L’essentiel de l’augmentation des approvisionnements proviendra du premier exportateur mondial, l’Arabie saoudite. Le Royaume a déclaré qu’il supprimera progressivement ses réductions supplémentaires volontaires d’ici à juillet, une mesure qui ajoutera 1 million de b/j. À la suite de cette annonce, Saudi Aramco a augmenté dimanche les prix de vente officiels (OSP) pour mai en Asie.

«La hausse de la production a été suivie par une augmentation de l'OSP, ce qui, je pense, montre la confiance du bloc dans la reprise de la demande», déclare l'économiste de l'OCBC Bank, Howie Lee.

Cette semaine, les investisseurs se concentrent sur les pourparlers indirects menés à Vienne entre l'Iran et les États-Unis dans le cadre de négociations plus larges pour relancer l'accord nucléaire de 2015 entre Téhéran et les puissances mondiales.

Avant les pourparlers, le ministère iranien des Affaires étrangères a déclaré qu'il souhaitait que les États-Unis lèvent toutes les sanctions, et a rejeté tout assouplissement «étape par étape» des restrictions.

Henry Rome, analyste chez Eurasia Group, déclare qu’il s’attend à ce que les sanctions américaines, y compris les restrictions sur la vente de pétrole iranien, soient levées seulement après la fin de ces pourparlers et jusqu’à ce que l’Iran revienne à la pleine conformité.

«Les négociations diplomatiques pourraient durer des mois et la mise en conformité nucléaire prendre jusqu'à trois mois», indique-t-il dans une note. Il ajoute que la mise en œuvre d'un tel accord et une augmentation des exportations de pétrole pourraient aller jusqu'au début de 2022.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Engie revoit à la hausse ses perspectives 2026 grâce à l’électrification et les infrastructures

Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
Prise le 26 avril 2023, l'image montre le logo du groupe énergétique français Engie lors de l'assemblée générale du groupe à Paris. (AFP)
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  • Engie relève ses objectifs 2026, porté par l’électrification, les renouvelables et l’acquisition de UK Power Networks
  • Le groupe affiche un bénéfice net semestriel en hausse de 13,7 % à 3,3 milliards d’euros

PARIS: Engie a revu à la hausse ses perspectives pour l’année 2026 après un premier semestre au cours duquel l'énergéticien a été porté par l’accélération de l’électrification et l’acquisition du distributeur britannique d’électricité UK Power Networks.

"Partout où nous opérons, l'électrification s'accélère, les besoins en infrastructure, en flexibilité, en solution bas carbone continuent de croître", a déclaré Catherine MacGregor, la directrice générale lors d’une conférence téléphonique vendredi. "Et tous les métiers d'Engie sont au coeur de ces transformations".

"Qu'il s'agisse des renouvelables, des batteries, des réseaux électriques, des infrastructures locales ou encore des offres dédiées aux +data centers+, nous accélérons nos investissements dans les activités qui répondent justement aux évolutions structurelles du système énergétique", a-t-elle ajouté.

Sur les six premiers mois de l'année, le bénéfice net a progressé de 13,7% à 3,3 milliards d’euros. Le chiffre d’affaires en revanche a reculé de 3,6% à 36,7 milliards d’euros.

Le groupe a bénéficié de sa dynamique opérationnelle lors de ces six mois et estime que son plan de performance en cours a contribué pour 304 millions d’euros à l'amélioration des résultats.

Il a également été porté par l’activité gaz soutenue par des conditions de marché favorables.

Côté perspectives, Engie a revu à la hausse son objectif de résultat net récurrent pour 2026 à un niveau compris entre 4,9 et 5,5 milliards d’euros (contre une fourchette de 4,6 à 5,2 milliards d’euros annoncée précédemment). Au premier semestre, cet indicateur qui exclut les activités exceptionnelles, s'est établi à 3 milliards d'euros.

L’Ebit (résultat opérationnel ajusté) hors nucléaire est quant à lui attendu dans une fourchette indicative de 9,2 à 10,2 milliards d’euros (contre 8,7 à 9,7 milliards d’euros auparavant).

"Nos activités de génération et nos infrastructures gazières jouent un rôle déterminant dans la sécurité du système et la maîtrise de son coût", a souligné Catherine MacGregor.

"C'est bien la cohérence stratégique associée à la solidité de nos modèles intégrés et à notre capacité d'exécution qui nous permet d'aborder la suite de l'année avec confiance et de relever notre +guidance+", a-t-elle conclu.


Saint-Gobain: bénéfice et ventes en recul au premier semestre mais des signes de croissance retrouvés

Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance. (AFP)
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  • Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français
  • En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique

PARIS: Le spécialiste des matériaux de construction Saint-Gobain a dévoilé jeudi un bénéfice net en baisse de 13% au premier semestre à 1,4 milliard d'euros, pénalisé par les conditions climatiques du premier trimestre, mais retrouve des signes de croissance.

Sur le semestre, le chiffre d'affaires est en repli de 1,1% à 23,6 milliards d'euros mais les ventes se sont améliorées dans la plupart des zones géographiques, à l'exception des Amériques, selon un communiqué du groupe français.

"Après un premier trimestre marqué par l'impact de conditions climatiques défavorables dans l'hémisphère nord, le chiffre d'affaires à données comparables renoue avec la croissance au deuxième trimestre dans toutes les régions, y compris en volumes: en Europe grâce au marché de la construction neuve, en Amérique avec une normalisation des conditions climatiques en Amérique du Nord, et en Asie-Pacifique qui poursuit sa forte croissance", décrypte Saint-Gobain, qui emploie plus de 162.000 personnes dans 81 pays.

En Europe du Nord, le chiffre d'affaires est en hausse de 0,2% sur le semestre. Sur la zone Europe du Sud, Moyen-Orient et Afrique, la croissance est de 2,1% et +2% en Asie-Pacifique.

C'est la zone Amériques qui tire le chiffre d'affaires vers le bas avec -7,2% sur le semestre. En ne prenant en compte que le deuxième trimestre, les ventes sont restées stables (+0,4%).

En 2025, la zone représentait plus du quart du chiffre d'affaires global de Saint-Gobain.

L'Ebitda (excédent brut d'exploitation), un indicateur de rentabilité, atteint 3,6 milliards d'euros "affecté par l'effet de change", mais "bénéficiant du retour à la croissance au deuxième trimestre", explique Saint-Gobain.

L'entreprise a confirmé ses perspectives de croissance, malgré "un environnement macroéconomique contrasté et géopolitiquement incertain", selon Benoît Bazin, PDG du groupe, lors d'un point presse.

Saint-Gobain anticipe une croissance de ses ventes au deuxième semestre 2026 dans toutes les zones, "contrastées par pays" en Europe, "dans un contexte incertain" dans les Amériques et "tirée par l'Inde et l'Asie du sud-est" pour la zone Asie-Pacifique.


Veolia renforce sa performance opérationnelle et relève ses objectifs pour 2026

Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
Laboratoire et contrôle des déchets réceptionnés site Veolia Courrières. (Photo by Mathieu Dréan / Veolia)
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  • Veolia confirme une dynamique de croissance solide, avec des résultats financiers en hausse et une meilleure performance opérationnelle
  • Le groupe relève ses ambitions 2026, soutenu par ses activités internationales et ses marchés d’avenir

DUBAI: Veolia a signé un premier semestre 2026 solide, porté par une amélioration de sa rentabilité et une croissance de ses principaux indicateurs financiers. Fort de ces résultats, le groupe relève ses objectifs pour l'ensemble de l'année et confirme la trajectoire de son plan stratégique GreenUp.

Le chiffre d'affaires atteint 22,2 milliards d'euros, en hausse de 1,5 %, tandis que l'EBITDA progresse de 5 % pour s'établir à 3,55 milliards d'euros. La marge d'EBITDA s'améliore de 70 points de base, reflet des efforts continus du groupe en matière d'efficacité opérationnelle. Le résultat net courant part du groupe s'élève à 837 millions d'euros, en progression de 10,4 %, dépassant le rythme de croissance initialement attendu.

Cette performance repose sur la bonne tenue des activités Eau et Énergie, sur une croissance soutenue à l'international, notamment dans les Amériques et en Asie, ainsi que sur des gains d'efficacité de 195 millions d'euros réalisés au premier semestre. Veolia continue de bénéficier d'une forte demande pour ses services liés à la gestion de l'eau, de l'énergie et des déchets, tout en maintenant une discipline stricte sur ses coûts et ses investissements.

Le groupe poursuit également sa transformation avec la finalisation de l'acquisition de Clean Earth, qui renforce sa position sur le marché américain du traitement des déchets dangereux. Cette opération s'inscrit dans la stratégie de développement international de Veolia et devrait contribuer à sa croissance à partir de 2027.

Parallèlement, Veolia accélère son développement sur les marchés liés aux centres de données, à la microélectronique et aux solutions numériques. Le groupe vise un milliard d'euros de chiffre d'affaires annuel sur ces activités d'ici 2030 et entend accroître le rôle de l'intelligence artificielle dans l'amélioration de son efficacité opérationnelle.

Au vu de ces performances, Veolia relève son objectif de croissance du résultat net courant pour 2026 à un minimum de 8 %, contre une prévision précédente plus prudente, et confirme l'ensemble des ambitions de son plan GreenUp. Ces résultats illustrent la capacité du groupe à conjuguer croissance, amélioration de la rentabilité et investissements dans ses relais de développement.