La mode s'offre une bouffée d'oxygène au festival international de Hyères 

Le festival de Hyères est le plus ancien concours de mode du monde destiné aux jeunes professionnels. Par le passé, il a récompensé le Belge Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent, le Portugais Felipe Oliveira Baptista, qui officie chez Kenzo, ou le duo néerlandais Viktor&Rolf. (AFP).
Le festival de Hyères est le plus ancien concours de mode du monde destiné aux jeunes professionnels. Par le passé, il a récompensé le Belge Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent, le Portugais Felipe Oliveira Baptista, qui officie chez Kenzo, ou le duo néerlandais Viktor&Rolf. (AFP).
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Publié le Jeudi 08 avril 2021

La mode s'offre une bouffée d'oxygène au festival international de Hyères 

  • C'est sur les hauteurs de la villa Noailles balayée par un mistral et devant une poignée d'invités que les organisateurs ont donné mardi soir le coup d'envoi à la 36e édition de cette manifestation qui se tiendra du 14 au 17 octobre
  • Car pour le fondateur et directeur général du festival Jean-Pierre Blanc, il était "important et évident" de préserver ce "moment privilégié" en vrai, malgré le confinement national entré en vigueur en France après la "tolérance" du week-end de Pâques

HYERES: Il a lancé plus qu'une carrière dans la mode en 35 ans et tient bon en dépit de la crise sanitaire: le festival international de Hyères, dans le sud de la France, offre une "bouffée d'oxygène" à la jeune création en plein confinement. 


C'est sur les hauteurs de la villa Noailles balayée par un mistral et devant une poignée d'invités que les organisateurs ont donné mardi soir le coup d'envoi à la 36e édition de cette manifestation qui se tiendra du 14 au 17 octobre.


Les présidents des jurys --la Britannique Louise Trotter, styliste de Lacoste (mode), le Français Christian Louboutin (accessoires) et la Française Dominique Issermann (photo)--, ainsi que dix finalistes dans chaque catégorie ont été dévoilés lors d'une cérémonie en plein air avec chansons, lecture et performances acrobatiques sur les toits de la villa.  


Car pour le fondateur et directeur général du festival Jean-Pierre Blanc, il était "important et évident" de préserver ce "moment privilégié" en vrai, malgré le confinement national entré en vigueur en France après la "tolérance" du week-end de Pâques.  


Attendre la fin du confinement mettrait "en péril le festival", déclare-t-il à l'AFP. 


"Il faut du temps aux ateliers des maisons d'art de Chanel et Hermès pour réaliser les collections à l'issue des sélections, fabriquer les pièces qui seront présentées au mois d'octobre", a-t-il expliqué à l'AFP.  

- Percée des Finlandais -
"La période qu'on traverse est sûrement la plus difficile depuis l'existence du festival. Je sens que les jeunes sont perturbés, certaines fois un peu perdus. Le festival prend une dimension encore plus forte que d'habitude", souligne-t-il.


Même si les financements privés du festival ont diminué, tous les dispositifs sont maintenus. 


"A mon niveau personnel, il est important après une longue période de voir ces jeunes et nouveaux talents, et d'autres points de vue, c'est une bouffée d'oxygène", confie à l'AFP Louise Trotter.


Aucun candidat français ne figure parmi les finalistes mode qui comptent trois Finlandais, deux Lettonnes, un Colombien, une Suisse, un Thaïlandais, un Britannique et un Taïwanais. 


Deux d'entre eux, Rukpong Raimaturapong (Thaïlande) et Mengche Chiang (Taïwan), sont pourtant formés à l'Institut français de la mode (IFM), a précisé l'institut dans un tweet. Les créations du Taïwanais ont d'ailleurs été présentées dans un film des étudiants de l'IFM qui a ouvert la dernière Fashion week à Paris en mars.  


"J'ai suivi mon instinct, j'ai choisi les stylistes qui ont leur point de vue, quelque chose de personnel à exprimer et qui étaient à une étape dans leur développement pour bénéficier du festival", déclare Louise Trotter.


Le festival de Hyères est le plus ancien concours de mode du monde destiné aux jeunes professionnels. Par le passé, il a récompensé le Belge Anthony Vaccarello, directeur artistique de Saint Laurent, le Portugais Felipe Oliveira Baptista, qui officie chez Kenzo, ou le duo néerlandais Viktor&Rolf.


Distingués en 2018, un autre duo néerlandais Rushemy Botter et Lisi Herrebrugh ont été ensuite nommés à la direction artistique de la maison française Nina Ricci et présentent les collections homme de leur marque Botter à Paris.

 "Pas rasoir" 

Dans la sélection accessoires, les pièces multiplient les clins d'oeil ou les messages: des sabots entravant la démarche qui symbolisent les confinements, une bague en argent qui interpelle sur la fonte des glaces, un cabas réalisé à partir de vêtements d'enfants oubliés sur les aires de jeux ou un sac à main qui peut s'utiliser comme oreiller pour dormir dans les transports en commun. 


"Depuis le début de la pandémie, la mode a été forcée de se réinventer, de se digitaliser et de se recentrer sur des problématiques importantes qu’elle regardait de loin sans vraiment s’y attaquer comme la durabilité, l'upcycling" (transformation de vêtements usagés), explique à l'AFP Christian Louboutin. 


"Sans étonnement, ce sont des notions qui sont parties intégrantes de beaucoup de projets reçus par le Festival. On découvre à travers eux une tendance à la mode sérieuse mais pas rasoir, ni minimaliste, ni prétentieuse. C’est assez sain", conclut-il. 


« Libye, patrimoine révélé » : l’IMA  célèbre 50 ans de coopération  archéologique  

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. (AFP)
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  • Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen
  • Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé

PARIS: Le musée de l’Institut du monde arabe présente  Libye, patrimoine révélé, une exposition consacrée au  travail scientifique mené depuis près de cinquante ans  par la Mission archéologique française en Libye (MAFL),  en étroite collaboration avec les autorités libyennes. 

À travers une sélection de photographies, films et documents  scientifiques, l’exposition donne à voir la richesse exceptionnelle  du patrimoine libyen, de la préhistoire à l’époque médiévale, tout  en mettant en lumière les enjeux contemporains de recherche, de  préservation et de restauration dans un contexte particulièrement  fragile. 

Un demi-siècle de recherches archéologiques en  Libye 

Depuis la fin des années 1960, la MAFL explore l’ensemble  du territoire libyen. Ses travaux ont profondément renouvelé les connaissances sur l’histoire du pays, révélant des occupations humaines continues, des échanges méditerranéens anciens et des paysages façonnés par les sociétés du passé. 

L’exposition documente ce travail scientifique de terrain et rend  visibles des missions souvent menées dans des contextes  géographiques et politiques complexes.
Du Sahara à la Méditerranée : des sites majeurs Le parcours présente plusieurs zones emblématiques étudiées par les équipes franco-libyennes : le Sahara du Măsak et  ses milliers de vestiges préhistoriques, les fortifications romaines  de Bu Njem, les grandes cités antiques comme Leptis Magna,  ou encore Apollonia, dont une partie est aujourd’hui engloutie. 

Fouilles terrestres et sous-marines, recherches sur les premiers  peuplements néolithiques, étude des villes antiques et des sites  islamiques : l’exposition restitue la diversité chronologique et  géographique du patrimoine libyen. 

Préserver un patrimoine menacé 

Depuis 2011, le patrimoine archéologique libyen fait face à une  intensification du pillage et du trafic illicite. L’exposition revient  sur les actions menées par la MAFL aux côtés des autorités et des  forces de l’ordre internationales pour identifier les œuvres dispersées,  documenter les sites menacés et favoriser leur restitution. 

Libye, patrimoine révélé met en lumière l’archéologie comme outil de  connaissance, de coopération internationale et de sauvegarde d’un  patrimoine universel encore largement méconnu.

 


Louvre: le nouveau président du musée confirme le projet de grands travaux

Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
Des visiteurs font la queue pour entrer au musée du Musée du Louvre à Paris, le 9 août 2023. (AFP)
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  • Le nouveau président du Musée du Louvre, Christophe Leribault, confirme le vaste plan de rénovation « Louvre Nouvelle Renaissance », estimé à plus d’un milliard d’euros et jugé indispensable
  • Après le cambriolage d’octobre, le projet inclut un renforcement de la sécurité, la réorganisation des espaces et la création d’une nouvelle présentation pour la Joconde

PARIS: Le nouveau président du Louvre, Christophe Leribault, arrivé dans le sillage du spectaculaire vol survenu en octobre dans ce musée, a confirmé mardi le vaste plan de rénovation de l'établissement annoncé en 2025 par Emmanuel Macron, jugeant par ailleurs son coût "incompressible".

Evalué à plus d'un milliard d'euros, le plan "Louvre Nouvelle Renaissance", qui prévoit notamment la rénovation du bâtiment existant et l'aménagement d'un nouvel espace pour la Joconde, a été mis entre parenthèses depuis le cambriolage du 19 octobre.

"C'est un projet capital et nécessaire pour le Louvre. On ne peut pas continuer d'accueillir 9 millions de visiteurs par la Pyramide. Et il faut impérativement revoir les infrastructures, refaire les couvertures et les installations techniques dans le périmètre de la Cour carrée", a déclaré Christophe Leribault au journal Le Monde.

"Le coût est incompressible", a ajouté celui qui a succédé le 25 février à Laurence Des Cars, mise en difficulté par une série de rapports ayant pointé l'obsolescence des dispositifs de sûreté dans le plus grand musée du monde.

Il a toutefois concédé "envisager de réduire certains aménagements (...), mais cela restera marginal en matière d'économie".

Il a aussi indiqué chercher "330 millions d'euros" supplémentaires auprès des mécènes pour financer les travaux de rénovation.

Alors que le cambriolage a mis au jour des failles au sein de la sûreté du bâtiment, M. Leribault a souligné que "les grilles d'accès au domaine ont été restaurées" et qu'"un poste mobile de police est désormais actif près de la Pyramide".

Il a par ailleurs annoncé que la galerie Apollon, où s'est déroulé le vol des joyaux de la couronne de France, "rouvrira dans le courant du mois de juillet, sans vitrine au centre, telle qu'elle avait été conçue au XVIIe siècle, c'est-à-dire comme une galerie d'apparat".

"Les objets précieux qui s'y trouvaient seront exposés dans l'aile Richelieu" et les joyaux non dérobés, dont la couronne de l'impératrice Eugénie, retrouvée endommagée, "vont rester en lieu sûr, en attendant de disposer d'un espace sécurisé ailleurs dans le musée", a-t-il poursuivi.

La part des recettes de billetterie affectée à la politique d'acquisition d'oeuvres doit pour sa part passer de 20% à 12%, a-t-il indiqué, suivant une préconisation de la Cour des comptes.


Art Jameel présente une double exposition aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite

“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
“Study of History III” (2017) de Subas Tamang (avec l'autorisation de l’artiste)
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  • Une exposition majeure reliant Djeddah et Dubaï, explorant l’impact des systèmes de navigation sur la vie contemporaine
  • Plus de 40 artistes internationaux interrogent cartographie, mobilité et infrastructures à travers des œuvres variées

DUBAÏ : Art Jameel s’apprête à présenter une exposition transrégionale s’étendant sur l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis. Intitulée « Global Positioning System », cette exposition collective en deux volets ouvrira en mai à Hayy Jameel à Djeddah, parallèlement à une présentation au Jameel Arts Centre à Dubaï.

L’exposition, qui se tiendra à Djeddah du 20 mai au 17 octobre et à Dubaï du 9 mai au 4 octobre, réunit plus de 40 artistes issus de plus de 20 pays, explorant la manière dont les systèmes de navigation façonnent la vie contemporaine.

À travers une large diversité d’œuvres, l’exposition examine la cartographie, la mobilité et les infrastructures qui régissent les déplacements, tout en questionnant leurs limites et leurs défaillances.

Commissariée par Indranjan Banerjee et Lucas Morin, « Global Positioning System » rassemble des installations de grande envergure, des œuvres conceptuelles et des projets axés sur la recherche.

Nora Razian, directrice adjointe d’Art Jameel et responsable des expositions et des programmes, a déclaré :
« Pour la première fois, nous présentons une exposition qui se déploie sur nos deux sites à Dubaï et Djeddah.

« “Global Positioning System” interroge les outils et les systèmes que nous utilisons pour nous orienter, mettant en lumière les tensions entre représentation cartographique et réalités vécues.

« Cette exposition s’inscrit dans l’engagement d’Art Jameel à favoriser un dialogue transrégional, où mobilité et échanges sont essentiels pour soutenir l’interconnexion dans notre monde partagé. »

Le volet de Djeddah réunit une sélection variée d’artistes internationaux et régionaux, dont Bani Abidi, Mahmoud Alhaj, Mona Hatoum et Nalini Malani. Abidi, Ana Amorim et Cinthia Marcelle présenteront des œuvres dans les deux éditions, à Dubaï et à Djeddah.

À Dubaï, la présentation au Jameel Arts Centre comprend de nouvelles commandes d’artistes tels que Vishwa Shroff, Seher Naveed et Fatma Al-Ali, ainsi que des prêts internationaux, dont l’installation vidéo monumentale « Parallel I-IV (2012-2014) » du cinéaste Harun Farocki. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com