L'Arabie saoudite, un « rôle clé dans la lutte contre le changement climatique »

Short Url
Publié le Vendredi 09 avril 2021

L'Arabie saoudite, un « rôle clé dans la lutte contre le changement climatique »

  • Le Mewa et l’ambassade britannique à Riyad ont organisé cette semaine une série de discussions virtuelles sur l’environnement
  • «Les médias ont un rôle important et nécessaire dans la sensibilisation environnementale des individus et des sociétés»

RIYAD: Le ministère de l’Environnement, de l’Eau et de l’Agriculture (Mewa) et l’ambassade britannique à Riyad ont organisé cette semaine une série de discussions virtuelles sur l’environnement.

Ces forums ont eu lieu quelques semaines après que le prince héritier Mohammed ben Salmane a annoncé des initiatives vertes ambitieuses pour le Royaume et le Moyen-Orient.

«Le changement climatique constitue un problème réel qui nous concerne tous», déclare l'ambassadeur adjoint du Royaume-Uni en Arabie saoudite, Richard Oppenheim lors de la troisième et dernière discussion, qui s'est tenue jeudi. «Nous devons sensibiliser à ce problème et travailler ensemble afin de prendre les mesures nécessaires pour atténuer les effets néfastes du changement climatique en réduisant les émissions de carbone et en utilisant des technologies modernes», ajoute-t-il.

Sensibiliser au changement climatique

Les discussions entre le Royaume-Uni et l'Arabie saoudite ont eu lieu dans le cadre de la campagne «Together For Our Planet» menée par l'ambassade du Royaume-Uni.

Cette campagne vise à sensibiliser le public en vue de la COP26 (26e session de la Conférence des parties de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques), qui se tiendra au Royaume-Uni au mois de novembre prochain.

Le débat qui concluait cet événement portait sur l’importance des médias dans la diffusion du discours sur l’environnement, sur les contributions des femmes à la sensibilisation aux questions environnementales et sur les sujets auxquels le public est le plus sensible.

Les autres discussions avaient pour thèmes le recyclage et l’impact des déchets plastique et la manière de sensibiliser au changement climatique.

Initiative verte

Jeudi dernier, six intervenants des secteurs privé, public et médiatique ont dirigé les échanges: Abdallah ben Sulaiman al-Braiki, professeur agrégé d'écologie et conseiller auprès du Mewa, Majda Mohammed Abou Rass, fondatrice et présidente de la Saudi Environmental Society (Sens), Fahd al-Aqran, directeur de l'Agence de presse saoudienne, Noor Osama Nugali, rédactrice en chef adjointe d'Arab News, Abdelrahman ben Sulaiman al-Trairi, écrivain et analyste politique, et Saad al-Qassim, fondateur de Jeddah Now.

Al-Braiki évoque le succès d’initiatives gouvernementales telles que la campagne «Let’s Make It Green» lancée par le Mewa l’année dernière.

Il indique que plus de six millions d’arbres ont déjà été plantés dans le Royaume, qui est en passe d’atteindre l’objectif de 10 millions fixé par la campagne. La nouvelle initiative verte a désormais pour ambition de planter 10 milliards d'arbres en Arabie saoudite.

Changement des comportements

Abou Rass fait savoir que la compréhension publique des questions environnementales joue un rôle important dans le changement des comportements.

«Le problème de la pollution de l'environnement est étroitement lié aux modèles de comportements vis-à-vis de l'environnement et au manque de sensibilisation aux questions environnementales», explique-t-elle. «À partir du moment où une femme est consciente de l'importance des ressources que la famille utilise, l’impact sur l'environnement est considérable», ajoute-t-elle.

Al-Aqran déclare pour sa part: «Les médias ont un rôle important et nécessaire dans la sensibilisation environnementale des individus et des sociétés.»

Nugali indique que l'Arabie saoudite a un rôle important à jouer dans la lutte contre le changement climatique. «En tant que premier producteur mondial de pétrole, l'Arabie saoudite poursuit son ambition de lutte contre le changement climatique», souligne-t-elle. «L’initiative verte saoudienne annoncée par le prince héritier Mohammed ben Salmane a été chaleureusement accueillie par tous. Nous envisageons avec impatience un avenir meilleur et plus vert», conclut-elle.


Israël appelle à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban 

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban. (AFP)
Short Url
  • Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière
  • La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone

JERUSALEM: L'armée israélienne a appelé mercredi à l'évacuation de 12 villages du sud du Liban, avant de probables frappes visant selon elle le mouvement pro-iranien Hezbollah.

"Pour votre sécurité, vous devez évacuer vos maisons immédiatement et vous éloigner (...) d'au moins 1.000 mètres vers des zones dégagées", a écrit sur son compte X Avichai Adraee, le porte-parole de l'armée israélienne en langue arabe.

Israël et le Hezbollah s'accusent régulièrement de violer le cessez-le-feu, entré en vigueur le 17 avril.

Israël affirme avoir le droit selon les termes de la trêve de frapper à l'intérieur d'un secteur délimité par une "ligne jaune" qu'elle appelle "zone de sécurité", qui s'étend sur une dizaine de km depuis la frontière.

La plupart des villages désignés par le porte-parole se trouvent cependant bien au-delà de cette zone.

Plus de 2.700 personnes ont été tuées dans les frappes israéliennes depuis le début de la guerre entre Israël et le Hezbollah le 2 mars, selon les autorités libanaises. L'armée israélienne a dénombré 17 soldats et un contractuel tués dans le sud du Liban.


«Flottille pour Gaza»: Israël prolonge la détention des militants jusqu'à dimanche 

La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah. (AFP)
Short Url
  • L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne
  • La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien

ASHKELON: La justice israélienne a prolongé jusqu'à dimanche la détention des deux militants de la "flottille pour Gaza" arrêtés au large de la Grèce, a indiqué à l'AFP l'ONG Adalah.

L'audience s'est tenue dans la matinée à Ashkelon, sur la côte israélienne. La justice avait déjà validé une première prolongation de leur incarcération dimanche dernier, sur demande de l'Etat israélien qui accuse l'Espagnol Saïf Abu Keshek et le Brésilien Thiago Avila de liens avec le Hamas palestinien, ce que les deux hommes contestent.

 


Un accord de sécurité avec Israël doit précéder toute rencontre avec Netanyahu déclare Joseph Aoun

Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir. (AFP)
Short Url
  • L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu
  • Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné

BEYROUTH: Le président libanais, Joseph Aoun, a affirmé lundi qu'un accord de sécurité avec Israël et la "fin des agressions israéliennes" devaient précéder toute rencontre avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, que les Etats-Unis le pressent de tenir.

M. Aoun a réitéré que "le moment n'était pas approprié pour une réunion" avec le dirigeant israélien, selon un comuniqué de la présidence.

"Il faut parvenir d'abord à un accord de sécurité" et obtenir "l'arrêt des agressions israéliennes" contre le Liban, a-t-il ajouté.

Il a cependant assuré que la décision d'engager des négociations avec Israël, rejetée par le Hezbollah, était "sans retour", répétant que le processus visait à obtenir "le retrait israélien des territoires libanaise occupés et le retour des prisonniers" libanais.

Une troisième session de "discussions préliminaires" en vue de ces négociations est attendue "ces prochains jours", a indiqué le communiqué de la présidence.

L'ambassade américaine à Beyrouth avait appelé jeudi à une rencontre entre M. Aoun et Netanyahu, deux semaines après que le président américain Donald Trump eut annoncé un cessez-le-feu dans la guerre entre Israël et le mouvement Hezbollah pro-iranien.

Une telle rencontre "facilitée par le président Trump", serait une "occasion historique" pour le Liban "de forger son avenir en tant que nation véritablement souveraine et indépendante", avait-elle souligné.

Les ambassadeurs d'Israël et du Liban aux Etats-Unis se sont rencontrés à deux reprises à Washington au cours des dernières semaines, pour la première fois depuis des décennies, en vue de l'ouverture de négociations directes entre les deux pays, en état de guerre depuis 1948.

Le chef du Hezbollah Naïm Qassem a répété lundi son opposition à des négociations directes avec Israël, estimant qu'elles seraient "une concession gratuite, sans résultat".

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale le 2 mars en lançant une attaque contre Israël, qui poursuit ses frappes sur le pays malgré la trêve.

Cette guerre dévastatrice a fait près de 2.700 morts et plus d'un million de déplacés.