Le prince Philip et les pays du Golfe : l’histoire d'une longue amitié

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite accompagné du prince Philip passent en revue la garde d'honneur avant une procession en calèche le long du Mall, à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP / Archives)
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite accompagné du prince Philip passent en revue la garde d'honneur avant une procession en calèche le long du Mall, à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP / Archives)
La famille royale avec le roi Faisal II d'Irak le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral. (Photo, AFP/Archive)
La famille royale avec le roi Faisal II d'Irak le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique avec le président des EAU Sheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahayan lors d'une cérémonie de réception à Windsor le 30 avril 2013. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique avec le président des EAU Sheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahayan lors d'une cérémonie de réception à Windsor le 30 avril 2013. (Photo, AFP/Archive)
Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite en conversation avec la reine Elizabeth II et le prince Philip avant un banquet officiel au Palais de Buckingham à Londres après la première journée de la visite du monarque saoudien.
Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite en conversation avec la reine Elizabeth II et le prince Philip avant un banquet officiel au Palais de Buckingham à Londres après la première journée de la visite du monarque saoudien.
Photo prise le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral, montrant la reine Elizabeth II, le prince Philip tenant par la main sa fille la princesse Anne, le roi Faisal II d'Irak, et le régent d'Irak. (Photo, AFP/Archive)
Photo prise le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral, montrant la reine Elizabeth II, le prince Philip tenant par la main sa fille la princesse Anne, le roi Faisal II d'Irak, et le régent d'Irak. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique accueillant le roi Abdallah d'Arabie saoudite au Palais de Buckingham à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique accueillant le roi Abdallah d'Arabie saoudite au Palais de Buckingham à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip se tiennent aux côtés du prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahayan, à leur arrivée pour visiter la grande mosquée Sheikh Zayed dans la capitale émiratie le 24 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip se tiennent aux côtés du prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahayan, à leur arrivée pour visiter la grande mosquée Sheikh Zayed dans la capitale émiratie le 24 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
Le couple royal britannique reçu à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 25 novembre 2010, suite à leur visite aux Emirats arabes unis. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique reçu à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 25 novembre 2010, suite à leur visite aux Emirats arabes unis. (Photo, AFP/Archive)
A Madinat al-Hidayat, la reine Elizabeth II et le prince Philip assistent avec le Sultan Qabous ben Said à une présentation équestre incluant la Cavalerie royale omanaise le 27 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
A Madinat al-Hidayat, la reine Elizabeth II et le prince Philip assistent avec le Sultan Qabous ben Said à une présentation équestre incluant la Cavalerie royale omanaise le 27 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
La reine et le duc d'Édimbourg se tiennent à côté du prince héritier d'Arabie saoudite de l'époque, le prince Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, après son arrivée au château de Balmoral pour le déjeuner lors d'une visite au Royaume-Uni. (Photo, AFP / Archives)
La reine et le duc d'Édimbourg se tiennent à côté du prince héritier d'Arabie saoudite de l'époque, le prince Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, après son arrivée au château de Balmoral pour le déjeuner lors d'une visite au Royaume-Uni. (Photo, AFP / Archives)
Le couple royal britannique en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie et de la reine Rania lors d'un banquet au château de Windsor le 6 novembre 2001. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie et de la reine Rania lors d'un banquet au château de Windsor le 6 novembre 2001. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa et Sheikha Sabika bent Ibrahim Al-Khalifa au Château de Windsor le 18 mai 2012. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa et Sheikha Sabika bent Ibrahim Al-Khalifa au Château de Windsor le 18 mai 2012. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi Hussein de Jordanie et la reine Dina lors de leur voyage de lune de miel à Londres le 19 juin 1955. La photo est prise au château de Windsor où l'on y voit également la princesse Anne et le prince Charles. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi Hussein de Jordanie et la reine Dina lors de leur voyage de lune de miel à Londres le 19 juin 1955. La photo est prise au château de Windsor où l'on y voit également la princesse Anne et le prince Charles. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le prince Philip reçus par le shah Mohammed Reza Pahlavi et Farah Pahlavi lors d'une visite officielle en mars 1961 à Téhéran. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le prince Philip reçus par le shah Mohammed Reza Pahlavi et Farah Pahlavi lors d'une visite officielle en mars 1961 à Téhéran. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique lors d'une cérémonie de réception à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 26 novembre 2010. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique lors d'une cérémonie de réception à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 26 novembre 2010. (Photo, AFP/Archive)
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Publié le Samedi 10 avril 2021

Le prince Philip et les pays du Golfe : l’histoire d'une longue amitié

  • Le couple royal attache une importance particulière au maintien des relations historiques de la Grande-Bretagne avec les monarchies du Golfe
  • En février 1965, le prince Philip s'est envolé pour Riyad en tant qu'invité du roi Faisal et il y est revenu avec la reine en 1979 lors d'une visite officielle

LONDRES : La mort vendredi du prince britannique Philip, la «force et le pilier» de la reine Elizabeth II tout au long des années de son règne, est pleurée dans le monde entier, et en particulier dans les États du Golfe, avec lesquels le couple royal maintenait une longue et étroite relation.

Le roi Salmane d'Arabie saoudite et le prince héritier Mohammed ben Salmane ont adressé leurs condoléances à la reine Elizabeth II du Royaume-Uni et à Charles, prince de Galles.

«Nous avons appris avec une grande tristesse la nouvelle de la mort de Son Altesse Royale le Prince Philip, duc d'Édimbourg, et nous exprimons à Votre Majesté, à la famille royale et au peuple ami du Royaume-Uni nos plus sincères condoléances et notre sincère sympathie», a affirmé le roi dans un message à la reine Elizabeth II.

Les messages ont été envoyés séparément à la reine et au prince de Galles.

Les dirigeants des EAU, de Bahreïn et d'Oman ont envoyé des messages de condoléances à la reine.

Des EAU, des messages ont été envoyés par le président Cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyan, Cheikh Mohammed ben Rashid Al-Maktoum, Premier ministre des EAU et gouverneur de Dubaï, et Cheikh Mohamed ben Zayed Al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi.

Dans son message de condoléances à la reine, au gouvernement britannique et au peuple, le roi de Bahreïn Hamad ben Isa Al-Khalifa a salué les efforts de Philip pour servir le Royaume-Uni et son peuple ami. Selon un communiqué de l'Agence de presse d'Oman, «le sultan Haïtham ben Tarik a adressé un message de condoléances à Sa Majesté la reine Elizabeth II, reine du Royaume-Uni, de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et Présidente du Commonwealth».

Né le 10 juin 1921, le duc d’Édimbourg - il avait récemment passé un mois à l’hôpital - est décédé deux mois à peine avant son 100e anniversaire. Ce fut un siècle d’une remarquable existence.

dates importantes

* 10 juin 1921 - Naissance dans l'île grecque de Corfou.

* 5 décembre 1922 - La famille s'enfuit à Paris lorsque le roi Constantin Ier de Grèce est renversé.

* 1939 – Il rejoint la Royal Navy.

* 1947 – Il renonce aux titres royaux grec et danois. Est naturalisé britannique.

* 1947 – Il épouse la princesse Elizabeth à Westminster Abbey et devient duc d'Édimbourg.

* 1952 - Sa femme Elizabeth devient reine.

* 1956 – Il fonde le Duke of Edinburgh Award, un programme visant à encourager les jeunes.

* 1961 – Il devient le premier président du World Wildlife Fund UK.

* 2017 – Il se retire des fonctions royales, à l’âge de 96 ans.

* 9 avril 2021 – Il décède au château de Windsor, à l’âge de 99 ans.

Né en 1921 à Corfou en tant que prince de Grèce et du Danemark, Philip a rejoint la Royal Navy britannique en 1939 et a servi avec distinction pendant la Seconde guerre mondiale, présent lors des combats dans la mer du Nord, l'océan Indien et la Méditerranée, où il a participé à la bataille de Crète.

Il a été cité dans des dépêches pour son service pendant la bataille du cap Matapan, qui lui a également valu la Croix de guerre grecque, et à bord du HMS Wallace, il a participé à l'invasion de la Sicile par les Alliés.

À bord du destroyer HMS Whelp avec la flotte britannique du Pacifique, il était présent dans la baie de Tokyo pour assister à la reddition officielle des Japonais le 2 septembre 1945 et à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En tant que prince Philip de Grèce et du Danemark, il avait rencontré la princesse Elizabeth, future reine de Grande-Bretagne, en 1934. Au début de la guerre, Philip, alors âgé de 18 ans, et la princesse de 13 ans ont commencé à échanger des lettres. Pendant qu'il naviguait à travers le monde avec la Royal Navy et qu'elle servait au sein du Service Territorial Auxiliaire (ATS), la branche féminine de l'armée britannique, et bravait les bombes du Blitz, leurs lettres ont fait remonter leur moral et elles sont devenues des vrais amis.

en chiffres

* 143 - Pays visités par le prince Philip en qualité officielle.

* 22 191 - Engagements en solo en tant que consort le plus ancien de l'histoire du Royaume-Uni.

En juillet 1947, deux ans après la cessation des hostilités, ils annoncent leurs fiançailles.

Avant l'annonce des fiançailles, le prince a renoncé à ses titres grecs et danois, a pris le nom de ses grands-parents maternels, Mountbatten, et il est devenu un citoyen britannique.

Avec sa beauté fringante et son record militaire exceptionnel, le fiancé de la reine a immédiatement conquis le cœur des Britanniques.

À la veille du mariage - une cérémonie étincelante à l'abbaye de Westminster à Londres le 20 novembre 1947 qui a soulevé les esprits non seulement des Britanniques, mais aussi d'un Empire britannique fatigué par la guerre, Philip a été nommé duc d'Édimbourg par le père de la princesse, Le roi George VI qui lui a accordé le titre de Son Altesse Royale.

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Le roi Abdallah d'Arabie saoudite accompagné du prince britannique Philip passent en revue une garde d'honneur avant une procession en calèche le long du Mall, à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP / Archives)

Le 6 février 1952, quelques jours après le départ du prince et de la princesse pour leur première tournée dans les pays du Commonwealth, le couple reçut la nouvelle de la mort du père d'Elizabeth, le roi George VI.

Ils sont rentrés directement en Angleterre et à partir de ce moment, l'homme qui avait si bravement servi la Grande-Bretagne tout au long de la Seconde Guerre mondiale a eu un nouveau rôle d'une importance vitale à jouer.

Au cours des 69 prochaines années, l’arrière-arrière-petit-enfant de la reine Victoria était toujours au côté de la reine Elizabeth, la soutenant dans tout ce qu’elle fait, de l’accueil des chefs d’État en visite de la Grande Bretagne aux visites d’État accomplies par la reine à travers le monde.

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La reine et le duc d'Édimbourg se tiennent à côté du prince héritier d'Arabie saoudite de l'époque, le prince Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, après son arrivée au château de Balmoral pour le déjeuner lors d'une visite au Royaume-Uni. (Photo, AFP / Archives)

Excellent causeur, avec un esprit vif, un sens de l'humour et un mépris espiègle pour le protocole étouffant, c'est souvent Philip qui ajoute un visage humain pour le milieu potentiellement intimidant de la monarchie, allégeant l'ambiance et mettant à l'aise tous ceux qui sont découragés par la rencontre de la reine.

Tout au long de ces années, la reine Elizabeth et le prince Philip ont attaché une importance particulière au maintien des relations spéciales de la Grande-Bretagne avec les monarchies du Golfe.

VISITES D'ÉTAT DE LA REINE ELIZABETH II ET DU PRINCE PHILIP DANS LES PAYS ARABES

* Koweït : 12-14 février 1979.

* Bahreïn : 14-17 février 1979.

* Arabie Saoudite : 17-20 février 1979.

* Qatar : 21-24 février 1979.

* EAU : 24-27 février 1979.

* Oman : 28 février-2 mars 1979.

* Tunisie : 21-23 octobre 1980.

* Algérie : 25-27 octobre 1980.

* Maroc : 27-30 octobre 1980.

* Jordanie : 26-30 mars 1984.

* EAU : 24-25 novembre 2010.

* Oman : 25-28 novembre 2010.

Lors d’une première visite en solo dans la région, en février 1965, le prince Philip s’est envolé pour Riyad en tant qu’invité du roi d’Arabie saoudite Faisal. Deux ans plus tard, le roi Faisal a renouvelé sa connaissance du prince lors d'une visite d'État à Londres.

Pendant plus de 150 ans, la Grande-Bretagne avait eu les liens les plus étroits, attestés par des traités signés au XIXe siècle, avec ce qu'on appelait les États de la Trêve, mais le 1er décembre 1971, ces traités ont été retirés.

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La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip à côté du président des Émirats arabes unis, le cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahayan, lors d'une cérémonie de bienvenue dans la ville de Windsor le 30 avril 2013 (Photo, AFP / Archives)

Dirigés par le cheikh Zayed ben Sultan Al-Nahyan, le gouverneur d'Abou Dhabi, les États de la Trêve sont devenus les Émirats arabes unis.

Cependant, les liens entre la Grande-Bretagne et les États du Golfe, sont restés solides, en grande partie grâce aux efforts du couple royal.

DATES IMPORTANTES DES VISITES ROYALES BRITANNIQUES-SAOUDITES

* 9-17 mai 1967 : le roi Faisal effectue une visite d'État au Royaume-Uni.

* 17-20 février 1979 : la reine Elizabeth II et le prince Philip visitent l'Arabie saoudite.

* 9-12 juin 1981 : le roi Khaled effectue une visite d'État au Royaume-Uni.

* 24-27 mars 1987 : le roi Fahd effectue une visite d’État au Royaume-Uni.

* 30 octobre- 1er novembre 2007 : le roi Abdallah effectue une visite d'État au Royaume-Uni.

En 1979, le prince Philip était aux côtés de la reine lorsqu'elle a visité les Émirats arabes unis, accueillant Sheikh Zayed à bord du Britannia le yacht royal, qui avait navigué vers le Golfe pour l'occasion.

Trente et un ans plus tard, la reine Elizabeth et le prince Philip sont revenus à Abu Dhabi en 2010 pour visiter la tombe et la grande mosquée de Sheikh Zayed en compagnie de son fils, le prince héritier d'Abou Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed Al -Nahayan.

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La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip se tiennent aux côtés du prince héritier d'Abu Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed Al-Nahayan, à leur arrivée pour visiter la grande mosquée Sheikh Zayed dans la capitale émiratie le 24 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)

Certaines des photographies de l’album des nombreuses rencontres du prince Philip avec les leaders du Moyen-Orient sont éclipsées par les événements qui ont suivi.

Une photographie en noir et blanc prise le 26 septembre 1952, par exemple, montre Philip, tenant la main de sa fille, la princesse Ann, marchant dans le parc du château de Balmoral en Écosse avec la reine et leurs invités, le jeune roi Faisal II et le prince Abdallah, le régent de l'Irak. Les deux hommes, ainsi que des membres de leur famille et du personnel, ont été brutalement assassinés en juillet 1958 lorsque Faisal a été renversé lors d'un coup d'État sanglant.

En mars 1961, le couple royal s'est envolé pour l'Iran pour une visite d'État dans un pays qui, 18 ans plus tard, allait subir une transformation choquante. Des photographies de la visite montrent le prince Philip et le Shah Mohammad Reza Pahlavi souriant avec un large sourire aux côtés de la reine et de Farah Pahlavi lors d'une cérémonie officielle. En 1979, la monarchie iranienne serait balayée par une révolution islamique qui a entièrement bouleversé toute la région du Moyen-Orient.

VISITES D'ÉTAT DE LEADERS DU MOYEN-ORIENT ET DE L'AFRIQUE DU NORD AU ROYAUME-UNI

* 16-19 juillet 1956 : Le roi d’Irak Faisal II.

* 5-8 mai 1959 : Le Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran.

* 19-28 juillet 1966 : Le roi de Jordanie Hussein et la princesse Muna.

* Du 9 au 17 mai 1967 : le roi d’Arabie saoudite Faisal.

* 9-12 juin 1981 : Le roi Khaled d’Arabie saoudite.

* 16-19 mars 1982 : Le Sultan Qabous d’Oman.

* 10-13 avril 1984 : L’émir de Bahreïn Sheikh Issa.

* Du 12 au 15 novembre 1985 : L’émir du Qatar, Sheikh Khalifa.

* 24-27 mars 1987 : Le roi Fahd d’Arabie saoudite.

* 14-17 juillet 1987 : Le roi du Maroc Hassan II.

* 18-21 juillet 1989 : Le président des Émirats arabes unis, Sheikh Zayed.

* 23-26 juillet 1991 : Le président égyptien Hosni Moubarak et la première dame Suzanne Moubarak.

* 23-26 mai 1995 : L’émir du Koweït Sheikh Jaber.

* Du 6 au 9 novembre 2001 : Le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie.

* 30 octobre - 1er novembre 2007 : Le roi Abdallah d’Arabie saoudite.

* 25-28 octobre 2010 : L’émir du Qatar, Sheikh Hamad.

* 30 octobre -1er novembre 2007 : Le roi Abdallah d’Arabie saoudite.

* 25-28 octobre 2010 : L’émir du Qatar, Sheikh Hamad.

* 27-29 novembre 2012 : L'émir du Koweït Sheikh Sabah.

*30 avril-1er mai 2013 : Le président des Émirats arabes unis, Sheikh Khalifa.

Mais dans l'ensemble, l’album photographique de la longue relation du prince Philip avec la région n'évoque que des souvenirs heureux, comme la visite de lune de miel en Grande-Bretagne en 1955 du roi Hussein de Jordanie et de son épouse la reine Dina, la visite d'État de quatre jours en Grande-Bretagne en 2001 du roi Abdallah et de la reine Rania de Jordanie, et la visite d'État du roi Abdallah d'Arabie saoudite en 2007.

Les visages joyeux et souriants de nombreuses photographies prises du prince Philip au fil des ans, que ce soit lors de visites d'État ou lors de promenades à pied, ont également capturé quelque chose du fond de l'homme et du rôle qu'il a joué dans le maintien des liens entre les familles royales, et aider à rendre la monarchie plus accueillante.

Dans un discours pour marquer l'anniversaire de mariage en or du couple en 1997, La reine Elizabeth, l'a exprimé ainsi: «Il a, tout simplement, été ma force et il l’est resté toutes ces années. Moi, et toute sa famille, et bien d'autres pays, lui doivent une dette plus élevée qu’il n’aurait jamais réclamé ou que nous ne saurons jamais rendre la pareille».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: plusieurs frappes israéliennes dans le sud malgré l'accord Washington-Téhéran

Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle). (AFP)
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  • Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient
  • Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani

BEYROUTH: Israël a frappé le sud du Liban à plusieurs reprises mercredi matin malgré l'accord conclu entre Téhéran et Washighton, a rapporté l'agence nationale d'information libanaise (Ani, officielle).

Ces frappes ont notamment touché la région de Nabatiyé et de Kfartebnit, selon la même source.

L'Iran a répété plusieurs fois depuis l'annonce d'un accord avec les Etats-Unis lundi qu'il devait inclure une cessation des hostilités au Liban, où Israël dit viser le Hezbollah allié de Téhéran.

Lundi soir, l'armée iranienne a menacé d'une "réponse sévère" si les attaques israéliennes se poursuivaient.

Les frappes israéliennes ont diminué depuis l'annonce de l'accord mais elles ont tout de même continué, tuant cinq personnes depuis, selon l'Ani.

Et si certains habitants du sud ont commencé à rentrer chez eux, l'armée libanaise a conseillé d'attendre à cause des "risques de violations" de l'accord de la part d'Israël.

Mardi, l'armée israélienne avait mené plusieurs frappes, tuant quatre personnes, et affirmé que ses soldats dans le sud du Liban avaient été ciblés par des roquettes.

Le Hezbollah ne s'est pas exprimé publiquement depuis. Son chef, Naïm Qassem, qui a exprimé sa "profondre gratitude" à l'Iran pour avoir poussé pour inclure le Liban dans l'accord, doit s'exprimer à la télévision mercredi.

Le protocole visant à mettre fin à la guerre qui a fait des milliers de morts au Moyen-Orient, principalement en Iran et au Liban, doit être formellement signé en Suisse vendredi.


Mettre fin à la guerre au Liban est la «question la plus importante» de l'accord avec Washington, selon la diplomatie iranienne

Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington. (AFP)
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  • Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien
  • "Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban"

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, a insisté mardi sur l'importance de mettre fin à la guerre au Liban entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, dans le cadre du protocole d'accord conclu avec Washington.

"Il s'agit sans doute de la question la plus importante du protocole: l'annonce de l'arrêt immédiat et permanent de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban", a déclaré le ministre lors d'une réunion avec des diplomates étrangers diffusée à la télévision d'Etat.


Au G7, coup de projecteur sur l'Ukraine, éclipsée par l'Iran

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump. (AFP)
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  • La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien
  • Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni

EVIAN: La guerre en Ukraine dominera les débats du G7 mardi à Evian en présence de Volodymyr Zelensky. Au cœur des tractations: la capacité des alliés de Washington à convaincre Donald Trump, jusqu'ici réticent, à afficher son soutien au président ukrainien face à Vladimir Poutine.

Le Moyen-Orient sera lui aussi toujours très haut dans l'agenda des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de la France, de l'Italie, du Japon et du Royaume-Uni.

Ils se retrouveront pour un déjeuner de travail consacré aux crises de cette région secouée par la guerre américano-israélienne contre l'Iran. L'Egypte, les Emirats arabes unis et le Qatar - qui a contribué à la médiation ayant abouti à un accord entre Washington et Téhéran - y ont été conviés.

Le président ukrainien est lui attendu dès mardi matin dans la station thermale des Alpes françaises pour participer à une réunion de travail consacrée à la paix et la sécurité pour l'Ukraine et l'Europe. Il espère à cette occasion pouvoir s'entretenir seul à seul avec Donald Trump.

La dernière rencontre entre les deux dirigeants remonte à fin décembre dans la résidence du milliardaire américain à Mar-a-Lago, en Floride.

A défaut d'annoncer une réunion bilatérale, le président des Etats-Unis, accaparé ces derniers mois par le conflit avec l'Iran, a assuré lundi avoir eu "une très bonne conversation avec le président (Volodymyr) Zelensky et le président (russe Vladimir) Poutine" dimanche.

"Et je pense que nous pouvons peut-être faire quelque chose", a-t-il ajouté.

Il a en outre déploré les 25.000 morts par mois dans ce conflit, "majoritairement des soldats". "Cela ne devrait pas se produire", a-t-il réagi.

Après de nouvelles frappes meurtrières menées lundi par la Russie qui ont fait au moins 11 morts et incendié une cathédrale historique à Kiev, Volodymyr Zelensky a demandé "davantage de pression sur l'agresseur et davantage de soutien à la défense aérienne de l'Ukraine".

Le président peut d'ores et déjà compter sur l'appui indéfectible des dirigeants européens et canadien, dont il verra certains en tête-à-tête.

Le Royaume-Uni va fournir de l'uranium enrichi à l'Ukraine pour ses centrales nucléaires et imposer de nouvelles sanctions à la Russie, a ainsi annoncé le Premier ministre britannique Keir Starmer en amont de la session de travail.

"Unité et détermination" 

Condamnant les "frappes barbares" de la Russie en Ukraine, Londres compte "monter d'un cran" en "étouffant les ressources qui alimentent la guerre de Poutine et en fournissant de l'énergie à l'Ukraine pour les hivers à venir", a déclaré Keir Starmer.

Avant même la tenue du sommet, une source gouvernementale italienne soulignait de son côté que l'Ukraine restait "un sujet sur lequel il y a la plus grande attention italienne".

Lundi, le président du conseil européen António Costa, également présent à Evian, a estimé que "l'unité et la détermination du G7 sont essentielles pour contribuer à mettre fin à cette guerre et parvenir à une paix juste et durable".

A cet égard, la participation du président Zelensky aux discussions au G7 est "particulièrement importante", a-t-il fait valoir.

De son côté, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a salué l'Ukraine qui "tient la ligne de front et regagne même partiellement du terrain".

Elle a en outre loué la capacité de Kiev de frapper des cibles stratégiques "au cœur même de la Russie".

Depuis le début du conflit en février 2022, l'Ukraine a opéré un virage stratégique en devenant un acteur majeur de l'industrie de défense, notamment via sa production de drones, mais continue d'avoir cruellement besoin du soutien occidental.

Selon les Européens, la Russie, sous pression des sanctions internationales, commence, elle, à montrer des signes de faiblesse.

"Nos sanctions frappent profondément", a estimé Ursula Von der Leyen.

Pour autant, Vladimir Poutine reste inflexible.

Lundi, le président ukrainien a fait savoir qu'il avait invité son homologue russe à venir au G7.

"La Russie a montré une fois de plus qu'elle n'est pas prête à parler", a-t-il dit, estimant qu'il fallait intensifier la pression sur le président jusqu'à ce qu'il mette fin à la guerre.