Le prince Philip et les pays du Golfe : l’histoire d'une longue amitié

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite accompagné du prince Philip passent en revue la garde d'honneur avant une procession en calèche le long du Mall, à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP / Archives)
Le roi Abdallah d'Arabie saoudite accompagné du prince Philip passent en revue la garde d'honneur avant une procession en calèche le long du Mall, à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP / Archives)
La famille royale avec le roi Faisal II d'Irak le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral. (Photo, AFP/Archive)
La famille royale avec le roi Faisal II d'Irak le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique avec le président des EAU Sheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahayan lors d'une cérémonie de réception à Windsor le 30 avril 2013. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique avec le président des EAU Sheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahayan lors d'une cérémonie de réception à Windsor le 30 avril 2013. (Photo, AFP/Archive)
Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite en conversation avec la reine Elizabeth II et le prince Philip avant un banquet officiel au Palais de Buckingham à Londres après la première journée de la visite du monarque saoudien.
Le roi Abdallah d'Arabie Saoudite en conversation avec la reine Elizabeth II et le prince Philip avant un banquet officiel au Palais de Buckingham à Londres après la première journée de la visite du monarque saoudien.
Photo prise le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral, montrant la reine Elizabeth II, le prince Philip tenant par la main sa fille la princesse Anne, le roi Faisal II d'Irak, et le régent d'Irak. (Photo, AFP/Archive)
Photo prise le 26 septembre 1952 dans le parc du château de Balmoral, montrant la reine Elizabeth II, le prince Philip tenant par la main sa fille la princesse Anne, le roi Faisal II d'Irak, et le régent d'Irak. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique accueillant le roi Abdallah d'Arabie saoudite au Palais de Buckingham à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique accueillant le roi Abdallah d'Arabie saoudite au Palais de Buckingham à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip se tiennent aux côtés du prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahayan, à leur arrivée pour visiter la grande mosquée Sheikh Zayed dans la capitale émiratie le 24 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip se tiennent aux côtés du prince héritier d'Abou Dhabi, le cheikh Mohammed ben Zayed Al-Nahayan, à leur arrivée pour visiter la grande mosquée Sheikh Zayed dans la capitale émiratie le 24 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
Le couple royal britannique reçu à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 25 novembre 2010, suite à leur visite aux Emirats arabes unis. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique reçu à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 25 novembre 2010, suite à leur visite aux Emirats arabes unis. (Photo, AFP/Archive)
A Madinat al-Hidayat, la reine Elizabeth II et le prince Philip assistent avec le Sultan Qabous ben Said à une présentation équestre incluant la Cavalerie royale omanaise le 27 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
A Madinat al-Hidayat, la reine Elizabeth II et le prince Philip assistent avec le Sultan Qabous ben Said à une présentation équestre incluant la Cavalerie royale omanaise le 27 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)
La reine et le duc d'Édimbourg se tiennent à côté du prince héritier d'Arabie saoudite de l'époque, le prince Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, après son arrivée au château de Balmoral pour le déjeuner lors d'une visite au Royaume-Uni. (Photo, AFP / Archives)
La reine et le duc d'Édimbourg se tiennent à côté du prince héritier d'Arabie saoudite de l'époque, le prince Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, après son arrivée au château de Balmoral pour le déjeuner lors d'une visite au Royaume-Uni. (Photo, AFP / Archives)
Le couple royal britannique en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie et de la reine Rania lors d'un banquet au château de Windsor le 6 novembre 2001. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique en compagnie du roi Abdallah II de Jordanie et de la reine Rania lors d'un banquet au château de Windsor le 6 novembre 2001. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa et Sheikha Sabika bent Ibrahim Al-Khalifa au Château de Windsor le 18 mai 2012. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi de Bahrein Hamad ben Issa Al-Khalifa et Sheikha Sabika bent Ibrahim Al-Khalifa au Château de Windsor le 18 mai 2012. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi Hussein de Jordanie et la reine Dina lors de leur voyage de lune de miel à Londres le 19 juin 1955. La photo est prise au château de Windsor où l'on y voit également la princesse Anne et le prince Charles. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le duc d'Edimbourg accueillant le roi Hussein de Jordanie et la reine Dina lors de leur voyage de lune de miel à Londres le 19 juin 1955. La photo est prise au château de Windsor où l'on y voit également la princesse Anne et le prince Charles. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le prince Philip reçus par le shah Mohammed Reza Pahlavi et Farah Pahlavi lors d'une visite officielle en mars 1961 à Téhéran. (Photo, AFP/Archive)
La reine Elizabeth II et le prince Philip reçus par le shah Mohammed Reza Pahlavi et Farah Pahlavi lors d'une visite officielle en mars 1961 à Téhéran. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique lors d'une cérémonie de réception à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 26 novembre 2010. (Photo, AFP/Archive)
Le couple royal britannique lors d'une cérémonie de réception à Mascate par le Sultan Qabous ben Said le 26 novembre 2010. (Photo, AFP/Archive)
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Publié le Samedi 10 avril 2021

Le prince Philip et les pays du Golfe : l’histoire d'une longue amitié

  • Le couple royal attache une importance particulière au maintien des relations historiques de la Grande-Bretagne avec les monarchies du Golfe
  • En février 1965, le prince Philip s'est envolé pour Riyad en tant qu'invité du roi Faisal et il y est revenu avec la reine en 1979 lors d'une visite officielle

LONDRES : La mort vendredi du prince britannique Philip, la «force et le pilier» de la reine Elizabeth II tout au long des années de son règne, est pleurée dans le monde entier, et en particulier dans les États du Golfe, avec lesquels le couple royal maintenait une longue et étroite relation.

Le roi Salmane d'Arabie saoudite et le prince héritier Mohammed ben Salmane ont adressé leurs condoléances à la reine Elizabeth II du Royaume-Uni et à Charles, prince de Galles.

«Nous avons appris avec une grande tristesse la nouvelle de la mort de Son Altesse Royale le Prince Philip, duc d'Édimbourg, et nous exprimons à Votre Majesté, à la famille royale et au peuple ami du Royaume-Uni nos plus sincères condoléances et notre sincère sympathie», a affirmé le roi dans un message à la reine Elizabeth II.

Les messages ont été envoyés séparément à la reine et au prince de Galles.

Les dirigeants des EAU, de Bahreïn et d'Oman ont envoyé des messages de condoléances à la reine.

Des EAU, des messages ont été envoyés par le président Cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahyan, Cheikh Mohammed ben Rashid Al-Maktoum, Premier ministre des EAU et gouverneur de Dubaï, et Cheikh Mohamed ben Zayed Al-Nahyan, prince héritier d'Abou Dhabi.

Dans son message de condoléances à la reine, au gouvernement britannique et au peuple, le roi de Bahreïn Hamad ben Isa Al-Khalifa a salué les efforts de Philip pour servir le Royaume-Uni et son peuple ami. Selon un communiqué de l'Agence de presse d'Oman, «le sultan Haïtham ben Tarik a adressé un message de condoléances à Sa Majesté la reine Elizabeth II, reine du Royaume-Uni, de Grande-Bretagne et d'Irlande du Nord et Présidente du Commonwealth».

Né le 10 juin 1921, le duc d’Édimbourg - il avait récemment passé un mois à l’hôpital - est décédé deux mois à peine avant son 100e anniversaire. Ce fut un siècle d’une remarquable existence.

dates importantes

* 10 juin 1921 - Naissance dans l'île grecque de Corfou.

* 5 décembre 1922 - La famille s'enfuit à Paris lorsque le roi Constantin Ier de Grèce est renversé.

* 1939 – Il rejoint la Royal Navy.

* 1947 – Il renonce aux titres royaux grec et danois. Est naturalisé britannique.

* 1947 – Il épouse la princesse Elizabeth à Westminster Abbey et devient duc d'Édimbourg.

* 1952 - Sa femme Elizabeth devient reine.

* 1956 – Il fonde le Duke of Edinburgh Award, un programme visant à encourager les jeunes.

* 1961 – Il devient le premier président du World Wildlife Fund UK.

* 2017 – Il se retire des fonctions royales, à l’âge de 96 ans.

* 9 avril 2021 – Il décède au château de Windsor, à l’âge de 99 ans.

Né en 1921 à Corfou en tant que prince de Grèce et du Danemark, Philip a rejoint la Royal Navy britannique en 1939 et a servi avec distinction pendant la Seconde guerre mondiale, présent lors des combats dans la mer du Nord, l'océan Indien et la Méditerranée, où il a participé à la bataille de Crète.

Il a été cité dans des dépêches pour son service pendant la bataille du cap Matapan, qui lui a également valu la Croix de guerre grecque, et à bord du HMS Wallace, il a participé à l'invasion de la Sicile par les Alliés.

À bord du destroyer HMS Whelp avec la flotte britannique du Pacifique, il était présent dans la baie de Tokyo pour assister à la reddition officielle des Japonais le 2 septembre 1945 et à la fin de la Seconde Guerre mondiale.

En tant que prince Philip de Grèce et du Danemark, il avait rencontré la princesse Elizabeth, future reine de Grande-Bretagne, en 1934. Au début de la guerre, Philip, alors âgé de 18 ans, et la princesse de 13 ans ont commencé à échanger des lettres. Pendant qu'il naviguait à travers le monde avec la Royal Navy et qu'elle servait au sein du Service Territorial Auxiliaire (ATS), la branche féminine de l'armée britannique, et bravait les bombes du Blitz, leurs lettres ont fait remonter leur moral et elles sont devenues des vrais amis.

en chiffres

* 143 - Pays visités par le prince Philip en qualité officielle.

* 22 191 - Engagements en solo en tant que consort le plus ancien de l'histoire du Royaume-Uni.

En juillet 1947, deux ans après la cessation des hostilités, ils annoncent leurs fiançailles.

Avant l'annonce des fiançailles, le prince a renoncé à ses titres grecs et danois, a pris le nom de ses grands-parents maternels, Mountbatten, et il est devenu un citoyen britannique.

Avec sa beauté fringante et son record militaire exceptionnel, le fiancé de la reine a immédiatement conquis le cœur des Britanniques.

À la veille du mariage - une cérémonie étincelante à l'abbaye de Westminster à Londres le 20 novembre 1947 qui a soulevé les esprits non seulement des Britanniques, mais aussi d'un Empire britannique fatigué par la guerre, Philip a été nommé duc d'Édimbourg par le père de la princesse, Le roi George VI qui lui a accordé le titre de Son Altesse Royale.

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Le roi Abdallah d'Arabie saoudite accompagné du prince britannique Philip passent en revue une garde d'honneur avant une procession en calèche le long du Mall, à Londres, le 30 octobre 2007. (Photo, AFP / Archives)

Le 6 février 1952, quelques jours après le départ du prince et de la princesse pour leur première tournée dans les pays du Commonwealth, le couple reçut la nouvelle de la mort du père d'Elizabeth, le roi George VI.

Ils sont rentrés directement en Angleterre et à partir de ce moment, l'homme qui avait si bravement servi la Grande-Bretagne tout au long de la Seconde Guerre mondiale a eu un nouveau rôle d'une importance vitale à jouer.

Au cours des 69 prochaines années, l’arrière-arrière-petit-enfant de la reine Victoria était toujours au côté de la reine Elizabeth, la soutenant dans tout ce qu’elle fait, de l’accueil des chefs d’État en visite de la Grande Bretagne aux visites d’État accomplies par la reine à travers le monde.

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La reine et le duc d'Édimbourg se tiennent à côté du prince héritier d'Arabie saoudite de l'époque, le prince Abdallah Ben Abdel Aziz Al-Saoud, après son arrivée au château de Balmoral pour le déjeuner lors d'une visite au Royaume-Uni. (Photo, AFP / Archives)

Excellent causeur, avec un esprit vif, un sens de l'humour et un mépris espiègle pour le protocole étouffant, c'est souvent Philip qui ajoute un visage humain pour le milieu potentiellement intimidant de la monarchie, allégeant l'ambiance et mettant à l'aise tous ceux qui sont découragés par la rencontre de la reine.

Tout au long de ces années, la reine Elizabeth et le prince Philip ont attaché une importance particulière au maintien des relations spéciales de la Grande-Bretagne avec les monarchies du Golfe.

VISITES D'ÉTAT DE LA REINE ELIZABETH II ET DU PRINCE PHILIP DANS LES PAYS ARABES

* Koweït : 12-14 février 1979.

* Bahreïn : 14-17 février 1979.

* Arabie Saoudite : 17-20 février 1979.

* Qatar : 21-24 février 1979.

* EAU : 24-27 février 1979.

* Oman : 28 février-2 mars 1979.

* Tunisie : 21-23 octobre 1980.

* Algérie : 25-27 octobre 1980.

* Maroc : 27-30 octobre 1980.

* Jordanie : 26-30 mars 1984.

* EAU : 24-25 novembre 2010.

* Oman : 25-28 novembre 2010.

Lors d’une première visite en solo dans la région, en février 1965, le prince Philip s’est envolé pour Riyad en tant qu’invité du roi d’Arabie saoudite Faisal. Deux ans plus tard, le roi Faisal a renouvelé sa connaissance du prince lors d'une visite d'État à Londres.

Pendant plus de 150 ans, la Grande-Bretagne avait eu les liens les plus étroits, attestés par des traités signés au XIXe siècle, avec ce qu'on appelait les États de la Trêve, mais le 1er décembre 1971, ces traités ont été retirés.

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La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip à côté du président des Émirats arabes unis, le cheikh Khalifa ben Zayed Al-Nahayan, lors d'une cérémonie de bienvenue dans la ville de Windsor le 30 avril 2013 (Photo, AFP / Archives)

Dirigés par le cheikh Zayed ben Sultan Al-Nahyan, le gouverneur d'Abou Dhabi, les États de la Trêve sont devenus les Émirats arabes unis.

Cependant, les liens entre la Grande-Bretagne et les États du Golfe, sont restés solides, en grande partie grâce aux efforts du couple royal.

DATES IMPORTANTES DES VISITES ROYALES BRITANNIQUES-SAOUDITES

* 9-17 mai 1967 : le roi Faisal effectue une visite d'État au Royaume-Uni.

* 17-20 février 1979 : la reine Elizabeth II et le prince Philip visitent l'Arabie saoudite.

* 9-12 juin 1981 : le roi Khaled effectue une visite d'État au Royaume-Uni.

* 24-27 mars 1987 : le roi Fahd effectue une visite d’État au Royaume-Uni.

* 30 octobre- 1er novembre 2007 : le roi Abdallah effectue une visite d'État au Royaume-Uni.

En 1979, le prince Philip était aux côtés de la reine lorsqu'elle a visité les Émirats arabes unis, accueillant Sheikh Zayed à bord du Britannia le yacht royal, qui avait navigué vers le Golfe pour l'occasion.

Trente et un ans plus tard, la reine Elizabeth et le prince Philip sont revenus à Abu Dhabi en 2010 pour visiter la tombe et la grande mosquée de Sheikh Zayed en compagnie de son fils, le prince héritier d'Abou Dhabi, Sheikh Mohammed ben Zayed Al -Nahayan.

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La reine Elizabeth II et son mari le prince Philip se tiennent aux côtés du prince héritier d'Abu Dhabi, le cheikh Mohammed bin Zayed Al-Nahayan, à leur arrivée pour visiter la grande mosquée Sheikh Zayed dans la capitale émiratie le 24 novembre 2010. (Photo, AFP / Archives)

Certaines des photographies de l’album des nombreuses rencontres du prince Philip avec les leaders du Moyen-Orient sont éclipsées par les événements qui ont suivi.

Une photographie en noir et blanc prise le 26 septembre 1952, par exemple, montre Philip, tenant la main de sa fille, la princesse Ann, marchant dans le parc du château de Balmoral en Écosse avec la reine et leurs invités, le jeune roi Faisal II et le prince Abdallah, le régent de l'Irak. Les deux hommes, ainsi que des membres de leur famille et du personnel, ont été brutalement assassinés en juillet 1958 lorsque Faisal a été renversé lors d'un coup d'État sanglant.

En mars 1961, le couple royal s'est envolé pour l'Iran pour une visite d'État dans un pays qui, 18 ans plus tard, allait subir une transformation choquante. Des photographies de la visite montrent le prince Philip et le Shah Mohammad Reza Pahlavi souriant avec un large sourire aux côtés de la reine et de Farah Pahlavi lors d'une cérémonie officielle. En 1979, la monarchie iranienne serait balayée par une révolution islamique qui a entièrement bouleversé toute la région du Moyen-Orient.

VISITES D'ÉTAT DE LEADERS DU MOYEN-ORIENT ET DE L'AFRIQUE DU NORD AU ROYAUME-UNI

* 16-19 juillet 1956 : Le roi d’Irak Faisal II.

* 5-8 mai 1959 : Le Shah Mohammad Reza Pahlavi d’Iran.

* 19-28 juillet 1966 : Le roi de Jordanie Hussein et la princesse Muna.

* Du 9 au 17 mai 1967 : le roi d’Arabie saoudite Faisal.

* 9-12 juin 1981 : Le roi Khaled d’Arabie saoudite.

* 16-19 mars 1982 : Le Sultan Qabous d’Oman.

* 10-13 avril 1984 : L’émir de Bahreïn Sheikh Issa.

* Du 12 au 15 novembre 1985 : L’émir du Qatar, Sheikh Khalifa.

* 24-27 mars 1987 : Le roi Fahd d’Arabie saoudite.

* 14-17 juillet 1987 : Le roi du Maroc Hassan II.

* 18-21 juillet 1989 : Le président des Émirats arabes unis, Sheikh Zayed.

* 23-26 juillet 1991 : Le président égyptien Hosni Moubarak et la première dame Suzanne Moubarak.

* 23-26 mai 1995 : L’émir du Koweït Sheikh Jaber.

* Du 6 au 9 novembre 2001 : Le roi Abdallah II et la reine Rania de Jordanie.

* 30 octobre - 1er novembre 2007 : Le roi Abdallah d’Arabie saoudite.

* 25-28 octobre 2010 : L’émir du Qatar, Sheikh Hamad.

* 30 octobre -1er novembre 2007 : Le roi Abdallah d’Arabie saoudite.

* 25-28 octobre 2010 : L’émir du Qatar, Sheikh Hamad.

* 27-29 novembre 2012 : L'émir du Koweït Sheikh Sabah.

*30 avril-1er mai 2013 : Le président des Émirats arabes unis, Sheikh Khalifa.

Mais dans l'ensemble, l’album photographique de la longue relation du prince Philip avec la région n'évoque que des souvenirs heureux, comme la visite de lune de miel en Grande-Bretagne en 1955 du roi Hussein de Jordanie et de son épouse la reine Dina, la visite d'État de quatre jours en Grande-Bretagne en 2001 du roi Abdallah et de la reine Rania de Jordanie, et la visite d'État du roi Abdallah d'Arabie saoudite en 2007.

Les visages joyeux et souriants de nombreuses photographies prises du prince Philip au fil des ans, que ce soit lors de visites d'État ou lors de promenades à pied, ont également capturé quelque chose du fond de l'homme et du rôle qu'il a joué dans le maintien des liens entre les familles royales, et aider à rendre la monarchie plus accueillante.

Dans un discours pour marquer l'anniversaire de mariage en or du couple en 1997, La reine Elizabeth, l'a exprimé ainsi: «Il a, tout simplement, été ma force et il l’est resté toutes ces années. Moi, et toute sa famille, et bien d'autres pays, lui doivent une dette plus élevée qu’il n’aurait jamais réclamé ou que nous ne saurons jamais rendre la pareille».

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


L'Arabie saoudite abat 4 missiles balistiques visant Riyad

Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
Les défenses aériennes de l'Arabie saoudite ont réussi à intercepter des drones et des missiles tirés sur le Royaume depuis le début du conflit. (Capture d'écran du ministère saoudien de la Défense)
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  • Le quartier des ambassades à Riyad est la cible d'un drone, des débris de missiles balistiques tombent près de la base aérienne Prince Sultan.
  • Les Émirats arabes unis, le Qatar et le Koweït interceptent également les attaques de drones

RIYAD: Les systèmes de défense aérienne de l'Arabie saoudite ont intercepté des vagues de drones et de missiles balistiques tirés sur le Royaume mercredi.

Un drone a été intercepté et détruit alors qu'il s'approchait du quartier diplomatique de Riyad, a déclaré un porte-parole du ministère de la défense vers midi.

Vers 19h30, le ministère a déclaré que les défenses aériennes traitaient une menace balistique à Riyad.

Plus tôt, un missile balistique lancé vers le gouvernorat d'Al-Kharj a été abattu et les débris de l'interception sont tombés près de la base aérienne Prince Sultan "sans causer de dommages", a déclaré un porte-parole.

Deux autres missiles balistiques lancés vers la province orientale ont été interceptés et détruits dans la soirée.

Le ministère a fait état de neuf drones ciblant la même région depuis minuit heure locale.

Les attaques contre l'Arabie saoudite s'inscrivent dans le cadre d'une nouvelle journée de tentatives iraniennes de frapper les pays du Golfe.

Aux Émirats arabes unis, le ministère de la défense a déclaré avoir abattu 13 missiles balistiques et 27 drones lancés depuis l'Iran mercredi.

De fortes détonations ont été entendues au-dessus de Dubaï dans la matinée.

Les Émirats ont également cité les six victimes civiles des attaques iraniennes depuis le début du conflit, le 28 février.

Il s'agit notamment de la Palestinienne Alaa Mushtaha, qui a été tuée lundi à Abou Dhabi lorsqu'un missile est tombé sur sa voiture. Ses funérailles ont eu lieu mardi soir, ont rapporté les médias locaux.

Le ministre des affaires étrangères, Sheikh Abdullah, a exprimé mercredi ses "sincères condoléances et sa profonde sympathie aux familles des victimes des attaques terroristes non provoquées de l'Iran contre les Émirats arabes unis".

Il a condamné les attaques de missiles et de drones iraniens visant des infrastructures civiles essentielles, des aéroports, des zones résidentielles et des sites civils dans l'ensemble des Émirats arabes unis.

Le Qatar et le Koweït ont également signalé avoir intercepté des attaques de drones mercredi.


Liban: effroi et destructions au coeur de Beyrouth, pilonné par Israël avec et sans avertissement

Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir. (AFP)
Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël. (AFP)
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  • Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël
  • "Il était quatre heures du matin (02H00 GMT), on dormait" lorsque l'armée israélienne a lancé son avertissement, raconte à l'AFP Sarah Saleh, 29 ans, qui dit avoir entendu des tirs alertant les habitants du danger

BEYROUTH: Sarah Saleh et sa famille ont fui en pyjama mercredi, après que l'armée israélienne a averti d'une frappe sur un immeuble du coeur de Beyrouth, proche de l'école reconvertie en centre d'accueil qui les abrite.

Mais plusieurs autres bombardements contre deux quartiers populaires voisins, sans avertissement, ont violemment pris par surprise les habitants, en pleine nuit et au petit matin.

Ces frappes israéliennes à répétition, qui ont fait au moins 12 morts et 41 blessés, selon les autorités, sont les plus intenses sur la capitale depuis le début de la guerre le 2 mars entre le Hezbollah pro-iranien et Israël.

"Il était quatre heures du matin (02H00 GMT), on dormait" lorsque l'armée israélienne a lancé son avertissement, raconte à l'AFP Sarah Saleh, 29 ans, qui dit avoir entendu des tirs alertant les habitants du danger.

Avec ses parents, son frère, ses soeurs et leurs enfants, "nous avons fui en pyjama", vers une place du centre-ville, ajoute-t-elle.

Les enfants "se sont mis à pleurer et à paniquer, c'était déchirant", dit-elle, portant un masque pour se protéger de la poussière qui se dégage des décombres du bâtiment visé, dans le quartier de Bachoura, proche d'une des principales artères de la capitale.

"Le bruit était terrifiant (...) Tout Beyrouth a été secoué", affirme cette déplacée de la banlieue sud de Beyrouth, réfugiée dans la même école qui l'avait abritée lors de la guerre précédente de 2024.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran en menant une attaque contre Israël en représailles des frappes israélo-américaines ayant tué le guide suprême iranien Ali Khamenei.

Israël a riposté en lançant une vaste campagne de frappes aériennes, notamment sur la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Hezbollah, en parallèle d'opérations terrestres dans le sud du Liban.

L'armée israélienne a également bombardé à plusieurs reprises des bâtiments en plein coeur de la capitale, parfois sans avertissement.

"Ce qui est effrayant, c'est qu’ils sont en train de frapper sans prévenir", déclare la jeune femme.

"Heureusement qu'ils ont émis un avertissement ici, parce que dans l’école qui nous accueille il y a des enfants et des bébés", ainsi que des personnes âgées, soupire-t-elle.

"Terrifiant" 

A quelques encablures de là, à Zokak al-Blatt, quartier densément peuplé proche du siège du gouvernement et de plusieurs ambassades, des habitants déblayent les débris et les éclats de verre laissés par la dernière frappe sur les voitures et dans les rues.

Des engins dégagent la route et transportent les décombres, tandis que des commerçants vont et viennent devant des devantures brisées, sous le bourdonnement d'un drone israélien survolant la capitale.

Des nuages de cendre flottent dans l’air et des cris venant d'un bâtiment, derrière une fenêtre éventrée, mettent en garde les passants qu'une vitre est sur le point de tomber. Un scooter endommagé est laissé près du trottoir.

"Ma famille et moi avons été terrifiés", raconte Haidar, 68 ans, qui habite à proximité. "Quand il n’y a pas d’avertissement, c’est très difficile", ajoute ce commerçant.

Il explique que sa femme, cédant à l'effroi, tente de trouver refuge ailleurs après que le quartier a été visé plusieurs fois depuis le début de la guerre.

Dans la rue, une femme pleure et une famille avec enfants, portant des sacs et une poupée rose, quitte les lieux.

L'une des frappes, menée sans avertissement, a tué le directeur des programmes politiques de la télévision du Hezbollah, al-Manar, selon la chaîne.

Les bombardements israéliens ont tué au moins 912 personnes, dont 111 enfants, depuis début mars, et jeté sur les routes plus d'un million de personnes - plus du sixième de la population du petit pays.

"Nous pouvons à peine parler (...) Nous sommes épuisés", dit Zainab, 65 ans, qui vit à proximité  et se trouvait chez elle avec des proches lors de la dernière frappe.

Le bombardement "était très fort (..) comme s'il se produisait au-dessus de nos têtes", dit-elle.

"Nous avons peur (..) toutes les heures ou deux heures, ils frappent quelque part", ajoute-t-elle. Mais "où sommes-nous censés partir?".


Iran: les Etats-Unis et Israël frappent l'installation gazière de South Pars 

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  • "Il y a quelques instants, certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars/North Dome, située dans la ville portuaire de Kangan, "ont été frappées par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste"
  • L'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar. Il fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran, qui l'exploite depuis la fin des années 1990

TEHERAN: Une frappe menée mercredi par Israël et les Etats-Unis a touché des installations iraniennes sur un important site gazier du Golfe, provoquant un incendie, a annoncé la télévision d'Etat, alors que la guerre est dans sa troisième semaine.

"Il y a quelques instants, certaines parties des installations gazières" du gisement de South Pars/North Dome, située dans la ville portuaire de Kangan, "ont été frappées par des projectiles de l'ennemi américano-sioniste", a déclaré la télévision, citant le gouverneur adjoint de la province méridionale de Bouchehr.

Elle a ajouté que des équipes de pompiers avaient été dépêchées sur les lieux pour maîtriser l'incendie.

L'immense champ gazier de South Pars/North Dome est la plus grande réserve de gaz connue au monde, que l'Iran partage avec le Qatar. Il fournit environ 70 % du gaz naturel consommé en Iran, qui l'exploite depuis la fin des années 1990.

Israël avait déjà frappé des installations iraniennes de ce site au cours de la guerre des 12 jours de juin 2025.

Le pays a lancé de nouvelles frappes contre l'Iran le 28 février, conjointement avec les Etats-Unis, tuant au premier jour son guide suprême, l'ayatollah Ali Khamenei, et déclenchant une guerre qui s'est étendue à tout le Moyen-Orient.