Décès du prince Philip, époux de la reine Elisabeth II

Photo d'archive prise en 2007 et publiée le 18 novembre 2007 montre la reine britannique Elizabeth II et son mari, le prince Philip de Grande-Bretagne, duc d'Édimbourg (à gauche) marchant à Broadlands, Hampshire.(AFP)
Photo d'archive prise en 2007 et publiée le 18 novembre 2007 montre la reine britannique Elizabeth II et son mari, le prince Philip de Grande-Bretagne, duc d'Édimbourg (à gauche) marchant à Broadlands, Hampshire.(AFP)
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Publié le Vendredi 09 avril 2021

Décès du prince Philip, époux de la reine Elisabeth II

  • Le prince Philip, âgé de 99 ans, avait subi récemment une intervention cardiaque réussie. Il est décédé le 9 avril 2021
  • Après son hospitalisation, le prince Philip était retourné à Windsor, à l'ouest de Londres, où il avait passé le confinement avec son épouse de 94 ans

LONDRES : Le prince Philip, époux de la reine Elizabeth II, est mort vendredi à l'âge de 99 ans au château de Windsor, trois semaines après avoir passé un mois à l'hôpital pour une infection puis un problème cardiaque, a annoncé le palais de Buckingham.

"C'est avec un profond chagrin que sa majesté la reine annonce la mort de son époux bien aimé le prince Philip, duc d'Edimbourg", selon un communiqué de Buckingham, précisant qu'il est mort "paisiblement ce (vendredi) matin au château de Windsor".

Après son hospitalisation, le prince Philip était retourné à Windsor, à l'ouest de Londres, où il avait passé le confinement avec son épouse de 94 ans.

FICHIERS) Dans ce fichier, photo prise le 1er juin 1987. Portrait officiel publié en juin 1987 et pris au palais de Buckingham montrant la reine britannique Elizabeth II et le prince Philip, duc d'Édimbourg. Le mari de la reine Elizabeth II, le prince Philip, âgé de 99 ans, qui a récemment été hospitalisé et a subi une intervention cardiaque réussie, est décédé le 9 avril 2021, a annoncé le palais de Buckingham. PISCINE / AFP
Portrait officiel publié en juin 1987 et pris au palais de Buckingham montrant la reine britannique Elizabeth II et le prince Philip, duc d'Édimbourg. (Pool / AFP)

Le duc d'Edimbourg, qui aurait eu cent ans en juin, avait été admis le 16 février dans un hôpital privé de la capitale britannique, le King Edward VII.

Il y était retourné pour poursuivre sa convalescence après avoir subi "avec succès", début mars, une intervention pour un problème cardiaque préexistant dans un autre établissement londonien, l'hôpital St Bartholomew's, doté du plus grand service cardiovasculaire spécialisé en Europe.

Réputé pour son fort caractère mais aussi pour ses gaffes, le duc d'Edimbourg avait été hospitalisé en février par mesure de "précaution" après s'être senti mal.

Le palais de Buckingham avait précisé quelques jours plus tard que cette hospitalisation était due à une infection.

Si son transfert pour ses problèmes cardiaques avait fait craindre une détérioration de son état de santé, ses proches s'étaient voulus rassurants.

Le prince Charles lui avait rendu visite à l'hôpital.

La princesse Elizabeth (future reine Elizabeth II) et Philip, duc d'Édimbourg posent le jour de leur mariage au palais de Buckingham à Londres le 20 novembre 1947. (AFP)
La princesse Elizabeth (future reine Elizabeth II) et Philip, duc d'Édimbourg posent le jour de leur mariage au palais de Buckingham à Londres le 20 novembre 1947.

Record de longévité

L'hospitalisation du prince Philip était survenue dans une période de crise pour la famille royale, avec la diffusion le 7 mars aux Etats-Unis d'une interview explosive du prince Harry, petit-fils de la reine, et de sa femme Meghan Markle, près d'un an après leur retrait effectif de la monarchie et leur exil en Californie.

Le couple a dénoncé le racisme de certains membres de la famille royale, tout en précisant qu'il ne s'agissait ni de la reine ni de son époux, et Meghan a avoué avoir eu des pensées suicidaires.

Le prince Philip, né à Corfou le 10 juin 1921 avec les titres de prince de Grèce et du Danemark, a battu en 2009 le record de longévité des conjoints de monarques britanniques détenu par Charlotte, épouse de George III.

Envoyé en Ecosse pour suivre sa scolarité, il fait ses classes à partir de 1939 dans l'armée britannique, au Royal Naval College de Dartmouth (sud de l'Angleterre).

Il rencontre à cette époque pour la première fois la princesse Elizabeth. Leur union est célébrée le 20 novembre 1947. Ils ont eu quatre enfants (Charles, Anne, Andrew et Edward).

La reine d’Angleterre Elizabeth II, accompagnée du prince Philip, duc d'Édimbourg, salue la foule, le 2 juin 1953 après son couronnement à l'abbaye de Westminster, à Londres.(AFP)
La reine d’Angleterre Elizabeth II, accompagnée du prince Philip, duc d'Édimbourg, salue la foule, le 2 juin 1953 après son couronnement à l'abbaye de Westminster, à Londres

Le duc d'Edimbourg a pris sa retraite en août 2017, après avoir participé à plus de 22.000 engagements publics officiels depuis l'accession de son épouse au trône en 1952.

Il avait déjà subi plusieurs hospitalisations depuis 2017, la dernière en date remontant à décembre 2019 pour "des problèmes de santé préexistants", mais jamais aussi longuement.

En janvier 2019, il avait eu un spectaculaire accident de voiture lorsque sa Land Rover avait percuté un autre véhicule en sortant d'une allée du domaine de Sandringham et s'était renversée. Indemne, il avait alors renoncé à conduire.

Le prince Philip et Elizabeth II ont célébré en novembre 2017 leurs noces de platine au château de Windsor. Les cloches de l'abbaye de Westminster, où ils s'étaient mariés le 20 novembre 1947, ont sonné pendant plus de trois heures à cette occasion pour leur rendre hommage.

Pluie d'hommages au Royaume-Uni

Un "homme extraordinaire" et "dévoué" à son pays comme à sa famille: les hommages ont afflué au Royaume-Uni pour saluer la mémoire du prince Philip, époux de la reine Elizabeth II décédé vendredi à 99 ans. 

Premier à lui rendre hommage, le Premier ministre conservateur Boris Johnson a salué "la vie et le travail extraordinaires" du duc d'Edimbourg.

Prince consort à la longévité la plus longue, "il a contribué à guider la famille royale et la monarchie de sorte qu'elle demeure une institution incontestablement vitale pour l'équilibre et le bonheur de notre vie nationale", a-t-il déclaré sur le perron du 10 Downing Street. 

"Figure publique hautement respectée" mais aussi "mari dévoué" et "père fier et aimant", il a "gagné l'affection de plusieurs générations ici au Royaume-Uni, à travers le Commonwealth et dans le monde", a-t-il ajouté.

Le chef de l'opposition travailliste Keir Starmer a déploré "la perte d'un serviteur public extraordinaire", qui a "dédié sa vie à notre pays", d'abord au sein de la Royal Navy puis aux côtés d'Elizabeth II. 

"On se souviendra surtout de lui pour son engagement extraordinaire et son dévouement à la reine", a-t-il déclaré. Leur mariage de plus de sept décennies a été "un symbole de force, de stabilité et d'espoir", une source d'inspiration pour "des millions de personnes au Royaume-Uni et au-delà".

L'ancien Premier ministre Tony Blair, au pouvoir au moment de la mort de la princesse Diana en 1997, a rendu hommage à un homme "souvent en avance sur son temps".

"Il sera naturellement particulièrement reconnu pour son soutien remarquable et inébranlable à la reine pendant tant d'années. Cependant, il doit également être salué et célébré à part entière comme un homme de prévoyance, de détermination et de courage", a-t-il dit.

Plus sobrement, la Première ministre indépendantiste écossaise Nicola Sturgeon s'est dite "attristée" par la mort du duc d'Edimbourg et a adressé des condoléances en son nom et celui des Ecossais à la reine et la famille royale.

Selon elle, il laissera "une marque profonde" en Ecosse, nation avec laquelle il partageait "des liens profonds et durables" et où il passait régulièrement ses vacances à Balmoral.

En Irlande du Nord, agitée depuis plus d'une semaine par des émeutes, la Première ministre unioniste Arlene Foster a rappelé que le prince était "largement respecté pour service actif et dévoué à son pays ainsi que pour son soutien inébranlable à Sa Majesté la reine pendant son règne".

Avec un "intérêt marqué pour l'Irlande du Nord", "il avait un impact profond et positif sur des milliers de nos jeunes", notamment via son programme en faveur de la jeunesse "The Duke of Edinburgh's Award", a-t-elle souligné.

Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, a également salué "un homme extraordinaire, qui a consacré sa vie au service public et à aider les autres".

"Il a aussi combattu pour le Royaume-Uni - et les libertés qui nous sont chères aujourd'hui  - durant la Seconde Guerre mondiale", a-t-il ajouté.

 

 

Johnson salue la vie et le travail "extraordinaires" du prince Philip

LONDRES: Le Premier ministre britannique Boris Johnson a salué "la vie et le travail extraordinaires" du prince Philip, décédé vendredi à 99 ans, et présenté ses condoléances à la reine Elizabeth II et la famille royale.

"Nous sommes en deuil, avec Sa Majesté la reine, nous lui présentons nos condoléances, à sa famille" et "la nation et le royaume offrent leurs remerciements pour la vie et le travail extraordinaires du prince Philip, duc d'Edimbourg", a déclaré le chef du gouvernement devant Downing Street.

 

Le prince Philip "incarnait une génération", affirme le Premier ministre australien

SYDNEY: Le prince Philip, époux de la reine Elizabeth II décédé vendredi, "incarnait une génération qu'on ne reverra jamais", a affirmé le Premier ministre australien Scott Morrison, qui a ordonné la mise en berne des drapeaux.

"Toute la famille du Commonwealth se rassemble dans la peine et la gratitude pour le décès et la vie du prince Philip. Que Dieu vous bénisse, de la part de tous ici en Australie", a-t-il déclaré dans un communiqué.

Le prince Philip "représentait le Royaume-Uni avec dignité", salue George W. Bush

WASHINGTON: L'ex-président américain George W. Bush a salué "la longue et remarquable vie" du prince Philip, décédé vendredi à 99 ans.

"Tout au long de sa longue et remarquable vie, il s'est consacré à de nobles causes et aux autres. Il a représenté le Royaume-Uni avec dignité et a apporté une force et un soutien sans limites à la couronne" britannique, a estimé l'ancien président dans un communiqué.

Le Premier ministre irlandais "attristé" de la mort du prince Philip

DUBLIN: Le Premier ministre irlandais Micheal Martin s'est dit "attristé" par le décès, vendredi, du prince Philip, l'époux d'Elizabeth II à qui il dit transmettre ses pensées.

"Attristé d'apprendre la mort de Son Altesse Royale, le prince Philip, duc d'Édimbourg. Nos pensées et nos prières accompagnent la reine Elizabeth et le peuple du Royaume-Uni", a tweeté Micheal Martin.

Le prince Philip a vécu "au service de son pays", salue Berlin

BERLIN: Le ministre des Affaires étrangères allemand a salué la "longue vie au service de son pays" du prince Philip, décédé vendredi à 99 ans, et présenté ses condoléances à la reine Elizabeth II et à la famille royale.

"Nous sommes profondément attristés par la perte de son altesse royale le Prince Philip. Nos pensées et nos prières vont à la famille royale, au peuple du Commonwealth et à tous ceux qui l'aimaient tendrement. Il a vécu une longue vie au service de son pays", a déclaré sur Twitter Heiko Maas.

Tony Blair salue "sa détermination et son courage"

LONDRES: L'ancien Premier ministre britannique Tony Blair a salué "la détermination et le courage" du prince Philip à l'annonce de son décès. "Il sera naturellement particulièrement reconnu pour son soutien remarquable et inébranlable à la reine pendant tant d'années. Cependant, il doit également être salué et célébré à part entière comme un homme de prévoyance, de détermination et de courage", a déclaré l'ancien dirigeant travailliste, ajoutant que le prince Philip "était souvent en avance sur son temps", a ajouté Tony Blair. 

Le Premier ministre indien salue la carrière "remarquable" du prince Philip

NEW DELHI: Le Premier ministre indien Narendra Modi a rendu hommage vendredi à la carrière militaire et à l'implication sociale du prince Philip, décédé à l'âge de 99 ans.

"Mes pensées vont au peuple britannique et à la famille royale", a écrit M. Modi sur Twitter. "Il a eu une carrière remarquable dans l'armée et était au premier plan dans beaucoup

Le prince Philip sera "très regretté en Israël"

JÉRUSALEM:  Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a présenté vendredi ses "plus sincères condoléances" à la reine Elizabeth après le décès de son époux, le prince Philip, qui sera "très regretté en Israël".

"J'exprime mes plus sincères condoléances à sa majesté la reine Elizabeth, au prince Charles, à la famille royale et au peuple britannique pour le décès du duc d'Edimbourg. Le prince Philip sera très regretté en Israël et dans le monde", a écrit M. Netanyahu sur Twitter. "

Justin Trudeau: Le prince Philip était "un homme de conviction et de principes"

OTTAWA: Le Premier ministre canadien Justin Trudeau a salué en le prince Philip "un homme de conviction et de principes". "Le prince Philip était un homme de conviction et de principes, animé par son sens du devoir envers les autres", a salué vendredi le Premier ministre canadien Justin Trudeau, après le décès de l'époux de la reine Elizabeth II.

"Nous nous souviendrons affectueusement de lui en tant que pilier dans la vie de notre reine", cheffe d'Etat en titre du Canada, a estimé M. Trudeau, dans un communiqué, évoquant "le compagnon de toute une vie".


A Khartoum, appels au calme avant une cruciale journée de manifestation

Se détachant du canal historique FLC --qui continue de revendiquer un transfert complet du pouvoir aux civils--, une faction mobilise depuis samedi ses partisans et organise un sit-in annoncé comme "illimité" devant le palais présidentiel de Khartoum.
Se détachant du canal historique FLC --qui continue de revendiquer un transfert complet du pouvoir aux civils--, une faction mobilise depuis samedi ses partisans et organise un sit-in annoncé comme "illimité" devant le palais présidentiel de Khartoum.
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  • Le FLC - canal historique - prévoit une "manifestation d'un million de personnes", à Khartoum et dans les autres villes du Soudan, afin de réclamer la poursuite de la transition censée mener à des élections fin 2023
  • Se détachant du canal historique, une faction mobilise depuis samedi ses partisans et organise un sit-in annoncé comme "illimité" devant le palais présidentiel de Khartoum

KHARTOUM: Les organisateurs de manifestations rivales, pro et anti-militaires, ont appelé mercredi leurs partisans au calme, à la veille d'une journée déterminante pour la transition soudanaise à laquelle le militaire à la tête des autorités intérimaires s'est redit attaché.


Insistant pour la première fois sur "le partenariat entre civils et militaires", le général Abdel Fattah al-Burhane a semblé mercredi soir vouloir rassurer la Britannique Vicky Ford, en charge de l'Afrique pour la diplomatie de la Grande-Bretagne, ancienne puissance coloniale toujours influente au Soudan.


Car si en 2019, quand les Soudanais se sont soulevés contre Omar el-Béchir, l'union sacrée avait prévalu, elle semble aujourd'hui avoir fait long feu. 


Réunis au sein d'une coalition appelées les Forces pour la liberté et le changement (FLC), civils, partis, groupes rebelles et syndicats sont parvenus à pousser l'armée à démettre l'autocrate après 30 ans de dictature.


Aujourd'hui, les FLC sont divisées. 


Se détachant du canal historique --qui continue de revendiquer un transfert complet du pouvoir aux civils--, une faction mobilise depuis samedi ses partisans et organise un sit-in annoncé comme "illimité" devant le palais présidentiel de Khartoum.


Forte de milliers de partisans qui réclament "un gouvernement militaire", la faction comporte aussi des militants qui appellent à une reprise en main totale par le général Burhane.


Et les manifestants sont bien décidés à rester devant le palais présidentiel, jeudi y compris.


Or, jeudi également, le canal historique des FLC prévoit de son côté une "manifestation d'un million de personnes", à Khartoum et dans les autres villes du Soudan, afin de réclamer la poursuite de la transition censée mener à des élections fin 2023 pour former un gouvernement civil.


Ces deux démonstrations de force rivales font redouter des tensions dans un pays englué dans le marasme politique et économique, et déstabilisé par une tentative de putsch le 21 septembre.


Signe que la rivalité ne faiblit pas, les deux camps ont tenu mercredi des conférences de presse simultanées.


Le chef du Mouvement de libération du Soudan (MLS), Minni Minawi, désormais gouverneur du Darfour (ouest), l'un des chefs des pro-armée, a appelé à faire du "21 octobre une journée de tolérance et non d'incitation à la violence".


"Nous refusons fermement les attaques ou le recours à toute forme de violence", a renchéri le ministre des Finances Jibril Ibrahim, lui aussi chef des pro-armée.

Eviter l'affrontement 

Au même moment, Ali Ammar, porte-parole des Comités de résistance des quartiers résidentiels, une organisation qui a joué un rôle-clé dans la "révolution" de 2019, a annoncé le choix d'un itinéraire pour la manifestation pro-civils afin d'éviter les heurts.


"Nous n'irons ni aux abords du palais présidentiel ni près du bâtiment du gouvernement", où la police a récemment dispersé des pro-armée, "pour éviter tout affrontement avec le sit-in comme certains (le) voudraient", a-t-il dit.


Alors que le gouvernement soudanais a déjà mis en garde contre toute "escalade" lundi, l'ambassade américaine à Khartoum a dit mercredi "encourager les manifestants au pacifisme".


Sur Twitter, elle a également "rappelé le soutien ferme des Etats-Unis à la transition démocratique au Soudan".


Depuis plusieurs jours, Khartoum --dont la transition semble de plus en plus fragilisée-- connaît un véritable ballet diplomatique.


Mercredi, le haut diplomate américain Payton Knopf a rencontré le Premier ministre Abdallah Hamdok qui lui a redit vouloir "aller au bout des objectifs de la révolution", selon un communiqué.


Et cela avant une visite en fin de semaine de l'émissaire des Etats-Unis pour la Corne de l'Afrique, Jeffrey Feltman, selon l'agence officielle Suna.


A Mme Ford, comme avant elle à d'autres diplomates, le général Burhane, chef du Conseil de souveraineté qui dirige la transition, a redit vouloir "le succès de la transition vers un gouvernement civil élu".


C'est actuellement ce Conseil de souveraineté composé de militaires et de civils qui supervise la transition avec le gouvernement emmené par le technocrate Abdallah Hamdok, un ancien économiste de l'ONU.


Si au début les slogans l'épargnaient, mercredi, entre les tentes du sit-in pro-armée son immense portrait a été déployé... barré d'une immense croix rouge.


Le prochain ambassadeur US à Pékin ne fait «pas confiance» à la Chine

Nicholas Burns s'exprimait mercredi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui doit confirmer sa nomination au poste d'ambassadeur américain en Chine. (Photo, AFP)
Nicholas Burns s'exprimait mercredi devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui doit confirmer sa nomination au poste d'ambassadeur américain en Chine. (Photo, AFP)
Depuis qu'il a pris les rênes de la République populaire, Xi Jinping a adopté une politique agressive aussi bien à l'intérieur de son pays qu'au niveau international. (Photo, AFP)
Depuis qu'il a pris les rênes de la République populaire, Xi Jinping a adopté une politique agressive aussi bien à l'intérieur de son pays qu'au niveau international. (Photo, AFP)
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  • Au sujet de Taiwan, Nicholas Burns recommande de vendre davantage d'armement à l'île pour renforcer ses défenses
  • Le diplomate a eu des mots très durs pour le régime communiste en rappelant le génocide ouïghour, la mainmise sur Hong Kong et les conflits avec les pays limitrophes

WASHINGTON : Le prochain ambassadeur à Pékin, le diplomate de carrière Nicholas Burns, a estimé mercredi qu'il ne fallait "pas faire confiance" à la Chine sur Taïwan, et recommandé de vendre davantage d'armement à l'île pour renforcer ses défenses.

M. Burns s'exprimait devant la commission des Affaires étrangères du Sénat, qui doit confirmer sa nomination. Il a dénoncé les récentes incursions aériennes chinoises dans l'espace aérien taïwanais, les qualifiant de "répréhensibles".

Evoquant la situation de Taïwan, il a déclaré: "il est certain que nous ne pouvons pas faire confiance aux Chinois sur cette question". "Notre responsabilité est de faire de Taïwan un adversaire coriace", en continuant à lui fournir des armements pour renforcer ses défenses, a-t-il ajouté.

Les Etats-Unis reconnaissent depuis 1979 la République populaire de Chine, mais le Congrès américain impose parallèlement de fournir des armes à Taïwan pour son autodéfense.

L'île a son propre gouvernement depuis la victoire des communistes sur la partie continentale de la Chine en 1949, mais Pékin considère ce territoire comme une de ses provinces et menace de recourir à la force au cas où l'île proclamerait formellement son indépendance.

Le président chinois Xi Jinping a cependant réaffirmé récemment sa volonté de parvenir à une réunification "pacifique".

Nicholas Burns, diplomate accompli, a occupé des fonctions de responsabilité sous plusieurs administrations, aussi bien républicaines que démocrates. Il a eu mercredi des mots très durs pour le régime chinois, qu'il a accusé d'avoir "été un agresseur contre l'Inde le long de leur frontière himalayenne, contre le Vietnam, les Philippines et d'autres en mer de Chine méridionale, contre le Japon en mer de Chine orientale".

"Pékin a lancé une campagne d'intimidation contre l'Australie, et même récemment contre la Lituanie", qui a reconnu Taïwan, a-t-il ajouté. "Le génocide de la République populaire de Chine dans le Xinjiang, ses violences au Tibet, sa répression de l'autonomie et des libertés à Hong Kong et son harcèlement de Taïwan sont injustes et doivent cesser".

Mais il a souligné que la puissance de la Chine ne devait pas être surestimée.

"Nous ne devrions pas exagérer leurs atouts ni sous-estimer ceux des Etats-Unis", a-t-il noté. "Ce dont nous avons besoin, c'est d'avoir confiance en nous."

La Chine a "très peu d'amis" et "pas de réels alliés", a-t-il conclu.


Privé de Twitter, Trump lance son propre réseau social

L'ancien président américain Donald Trump lors de la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC) à Dallas, Texas, le 11 juillet 2021. (Photo d'Andy Jacobsohn / AFP)
L'ancien président américain Donald Trump lors de la Conférence d'action politique conservatrice (CPAC) à Dallas, Texas, le 11 juillet 2021. (Photo d'Andy Jacobsohn / AFP)
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  • L'ex-président a été banni des principaux réseaux sociaux du monde en guise de punition pour avoir provoqué la foule qui a saccagé le Congrès le 6 janvier
  • «Nous vivons dans un monde où les talibans sont très présents sur Twitter, mais votre président américain préféré a été réduit au silence. Cela est inacceptable»

WASHINGTON: L'ancien président américain Donald Trump a annoncé mercredi son intention de lancer sa propre plate-forme sociale appelée «TRUTH Social», qui devrait commencer son lancement bêta pour les «invités» le mois prochain.

La plate-forme tant attendue appartiendra au Trump Media & Technology Group (TMTG), qui a également l'intention de lancer un service de vidéo à la demande par abonnement qui proposera des programmes de divertissement continus, a indiqué le groupe dans un communiqué.

«J'ai créé TRUTH Social et TMTG pour m’opposer à la tyrannie des grandes firmes technologiques», a révélé Trump, qui a été banni de Twitter et Facebook à la suite de l'insurrection du Capitole menée par ses partisans le 6 janvier dernier, selon le communiqué.

«Nous vivons dans un monde où les talibans sont très présents sur Twitter, mais votre président américain préféré a été réduit au silence. Cela est inacceptable», a-t-il poursuivi.

Le Trump Media & Technology Group fusionnera avec la société de chèque en blanc Digital Acquisition Corp. pour faire de TMTG une société cotée en bourse, selon le communiqué.

«La transaction valorise le Trump Media & Technology Group à une valeur d'entreprise initiale de 875 millions de dollars américains (1 dollar américain = 0,86 euro), avec un complément de prix potentiel de 825 millions de dollars en actions supplémentaires (à la valorisation qui leur est accordée) pour une valorisation cumulée pouvant atteindre 1,7 milliard de dollars, en fonction de la performance du cours de l'action après le fusionnement des entreprises», a ajouté le communiqué.

Depuis qu'il a été banni des principaux réseaux sociaux du monde en guise de punition pour avoir provoqué la foule qui a saccagé le Congrès le 6 janvier, Trump cherche à récupérer sa plate-forme Internet.

En mai, Trump a lancé un blog intitulé «From the Desk of Donald J. Trump», qui a été présenté comme un nouveau débouché important.

Mais Trump, qui a également été banni d'Instagram, YouTube et Snapchat à la suite du chaos au Capitole, a annulé le blog un mois plus tard.

L'ancien assistant de Trump, Jason Miller, a lancé un réseau social appelé «Gettr» plus tôt cette année, mais Trump ne l'a pas encore rejoint.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com