Barrage du Nil: appel du Soudan à un sommet tripartite

Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi (à droite), entouré du Premier ministre Mostafa Madbouli (à droite, derrière), s'entretenant avec le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok (à gauche) au palais présidentiel du Caire, le 11 mars 2021. (Présidence égyptienne / AFP)
Le président égyptien Abdel Fattah al-Sisi (à droite), entouré du Premier ministre Mostafa Madbouli (à droite, derrière), s'entretenant avec le Premier ministre soudanais Abdalla Hamdok (à gauche) au palais présidentiel du Caire, le 11 mars 2021. (Présidence égyptienne / AFP)
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Publié le Mercredi 14 avril 2021

Barrage du Nil: appel du Soudan à un sommet tripartite

  • Le Soudan et surtout l'Egypte en aval du fleuve voient ce barrage en cours de construction comme une menace pour leurs ressources en eau et multiplient les mises en garde contre l'Ethiopie
  • Le grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) est une source de tensions entre les trois pays depuis la pose de la première pierre en avril 2011

KHARTOUM : Le Premier ministre soudanais a invité ses homologues égyptien et éthiopien à un sommet tripartite pour discuter du méga-barrage sur le Nil, qui suscite de vives tensions entre les pays riverains du fleuve, a indiqué son bureau. 

Le Soudan et surtout l'Egypte en aval du fleuve voient ce barrage en cours de construction comme une menace pour leurs ressources en eau et multiplient les mises en garde contre l'Ethiopie, qui a encore affirmé la semaine dernière sa détermination à poursuivre son projet en dépit du vif contentieux.

Les pourparlers entre les trois pays accueillis début avril par le Congo, président de l’Union africaine, n’ont pas permis de parvenir à un accord sur ce contentieux.

"Le Premier ministre Abdallah Hamdok a invité ses homologues égyptien Moustafa Madbouli et éthiopien Abiy Ahmed à un sommet dans les 10 jours pour évaluer les négociations concernant le barrage", a indiqué le bureau du Premier ministre dans un communiqué mardi soir.

M. Hamdok a estimé qu'il était "urgent de parvenir à un accord sur cette question" et s'est dit préoccupé quant à l'avancement des travaux de construction du barrage.

Le sommet tripartite à huis clos se tiendra par vidéoconférence, selon le communiqué.

Le grand barrage de la renaissance éthiopienne (GERD) est une source de tensions entre les trois pays depuis la pose de la première pierre en avril 2011.

Le barrage est construit dans le nord-ouest de l'Ethiopie, près de la frontière avec le Soudan, sur le Nil bleu, un bras du fleuve qui fait la jonction avec le Nil blanc plus au nord à Karthoum, avant de poursuivre son cours vers l'Egypte. 

Le GERD pourrait devenir le plus grand barrage hydroélectrique d'Afrique avec une capacité annoncée de près de 6.500 mégawatts.

L'Ethiopie affirme que le barrage est vital pour répondre aux besoins en énergie de ses 110 millions d'habitants.


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.