Joe Biden envoie une délégation américaine non officielle à Taïwan

Cette photo prise et publiée par le ministère taïwanais des Affaires étrangères (MOFA) le 14 avril 2021 montre l'ancien sénateur américain Christopher Dodd (à gauche) et le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu saluant l'arrivée d'une délégation américaine non officielle à l'aéroport Songshan de Taipei. (Handout / Ministère des Affaires étrangères de Taiwan / AFP)
Cette photo prise et publiée par le ministère taïwanais des Affaires étrangères (MOFA) le 14 avril 2021 montre l'ancien sénateur américain Christopher Dodd (à gauche) et le ministre taïwanais des Affaires étrangères Joseph Wu saluant l'arrivée d'une délégation américaine non officielle à l'aéroport Songshan de Taipei. (Handout / Ministère des Affaires étrangères de Taiwan / AFP)
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Publié le Mercredi 14 avril 2021

Joe Biden envoie une délégation américaine non officielle à Taïwan

  • Taipei a indiqué que l'ancien sénateur Christopher Dodd et les anciens secrétaires d'Etat adjoints Richard Armitage et James Steinberg doivent atterrir mercredi après-midi à l'aéroport de la capitale
  • Cette visite d'une délégation américaine intervient à l'occasion du 42e anniversaire de cette loi que M. Biden avait signée lorsqu'il était un jeune sénateur

TAIPEI : Le président Joe Biden a envoyé mercredi à Taïwan une délégation non officielle d'anciens hauts responsables américains afin d'apporter le soutien des Etats-Unis à l'île qui fait face à des actions de plus en plus agressives de la part de Pékin.

Taipei a indiqué que l'ancien sénateur Christopher Dodd et les anciens secrétaires d'Etat adjoints Richard Armitage et James Steinberg doivent atterrir mercredi après-midi à l'aéroport de la capitale.

"Une fois de plus, cette visite prouve la relation solide entre Taïwan et les Etats-Unis", a déclaré Xavier Chang, porte-parole du bureau de la présidence. "Elle est aussi solide qu'un roc", a-t-il affirmé.

Taïwan, qui compte 23 millions d'habitants, est considérée par la Chine comme une province rebelle appelée à rentrer un jour dans son giron, par la force si nécessaire.

Pékin exerce une pression économique, diplomatique et militaire croissante sur les autorités taïwanaises pour tenter de maintenir l'île isolée sur la scène mondiale et s'irrite à chaque fois que des pays envoient des délégations ou maintiennent des contacts avec Taipei.

L'an passé, les avions militaires chinois ont fait un nombre record d'incursions dans la zone de défense de Taïwan. 

Lundi, un nombre sans précédent d'avions militaires chinois, 25 au total, ont pénétré dans la zone d'identification de défense aérienne de Taïwan.

Washington, qui reconnaît diplomatiquement Pékin depuis 1979, a maintenu des relations avec Taipei et reste son plus important soutien militaire. Une loi américaine oblige ainsi les Etats-Unis à aider l'île à se défendre en cas de conflit.

Cette visite d'une délégation américaine intervient à l'occasion du 42e anniversaire de cette loi que M. Biden avait signée lorsqu'il était un jeune sénateur. 

Par ailleurs, vendredi, le département d'Etat américain a publié de nouvelles directives permettant à des représentants américains de rencontrer plus facilement leurs homologues taïwanais.

Sous la présidence de Donald Trump, Washington a multiplié les contacts et les visites de hauts représentants à Taïwan  alors que les relations avec Pékin étaient au plus bas.

Depuis son arrivée au pouvoir, M. Biden a maintenu une ligne dure avec Pékin notamment en matière de droits de l'Homme et au sujet de sa politique menaçante envers Taïwan.


Iran: le négociateur en chef conditionne toute discussion avec les Etats-Unis aux «lignes rouges» fixées par Téhéran

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient. (AFP)
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  • "Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement
  • L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient

TEHERAN: Le chef de l'équipe de négociation iranienne, Mohammad Bagher Ghalibaf, a insisté vendredi sur le nécessaire respect des "lignes rouges" de l'Iran lors des futurs pourparlers avec les Etats-Unis.

"Comme nous l'avons démontré tout au long des négociations précédentes, nous restons fermes dans le respect des conditions et des lignes rouges fixées, et dans la défense des intérêts de la nation iranienne", a déclaré l'influent M. Ghalibaf, cité par l'agence Irna.

"Si l'ennemi se montre excessif" dans ses demandes, "nous avons prouvé que nous sommes prêts à riposter et que nous n'hésiterons pas à infliger une réponse cinglante", a ajouté celui qui est aussi le président du Parlement.

L'Iran et les Etats-Unis ont signé cette semaine un protocole d'accord pour mettre fin à plus de trois mois de guerre au Moyen-Orient.

Le président iranien Massoud Pezeshkian, qui a paraphé l'accord à distance avec son homologue américain Donald Trump, a publié une déclaration similaire, réaffirmant que les intérêts nationaux demeuraient la "ligne rouge" de son pays, sans plus de précisions.

Cette signature doit ouvrir la voie à des négociations plus poussées et techniques, d'une durée reconductible de 60 jours, centrées sur le programme nucléaire iranien en vue d'un accord définitif.

Mais de premiers pourparlers, prévus vendredi en Suisse, ont été annulés.

Les propos de M. Ghalibaf font suite à un communiqué du guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, faisant part de ses réserves pour le protocole d'accord qu'il a finalement autorisé.

Il prévoit notamment la fin de la guerre sur tous les fronts, y compris au Liban. Mais des frappes israéliennes dans la nuit de jeudi à vendredi dans le sud du Liban ont fait 18 morts et 33 blessés, selon les autorités libanaises, Israël déplorant de son côté la perte de quatre soldats.

L'accord a par ailleurs permis la levée du blocus naval américain imposé depuis deux mois aux ports iraniens et la réouverture par Téhéran du détroit d'Ormuz, voie maritime cruciale pour les hydrocarbures.

En Iran, le texte suscite l'opposition de certains conservateurs, hostiles à des concessions, notamment sur le contrôle du stratégique détroit.

"Les Américains ne respectent aucun engagement, ils n'ont jamais été loyaux envers aucun accord et ils ne le seront jamais", a ainsi déclaré Hossein Shariatmadari, rédacteur en chef du journal ultraconservateur Kayhan, lors d'une interview jeudi accordée à la télévision d'Etat.

"Le détroit d'Ormuz est le moyen d'obtenir des compensations" lors des négociations, a-t-il estimé.


Vance lance un avertissement aux critiques de Trump en Israël

JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington. (AFP)
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  • "Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti
  • "Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président

WASHINGTON: JD Vance s'en est pris jeudi aux responsables israéliens qui critiquent Donald Trump et sa stratégie en Iran, en leur demandant d'"ouvrir les yeux" tout en rappelant la dépendance du pays au soutien militaire de Washington.

"Ce que je veux dire, et cela me dérange, c'est qu'il y a des gens dans le gouvernement de Bibi (le surnom du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, ndlr) qui se sont exprimés pour attaquer l'accord et qui d'une certaine manière ont attaqué le président des Etats-Unis très personnellement", a dit le vice-président américain pendant une conférence de presse.

"Mon message pour eux est double. D'abord, Donald J. Trump est le seul chef d'Etat dans le monde entier qui est compréhensif envers Israël aujourd'hui, et il se trouve être le chef d'Etat de la première puissance mondiale", a poursuivi JD Vance.

"Si j'étais au gouvernement israélien, peut-être que je n'attaquerais pas le seul allié puissant qui me reste sur la planète" a-t-il averti.

"Le second message que je voudrais lancer à certains de ces ministres qui attaquent le président des Etats-Unis - Bibi, et c'est tout à son honneur, n'a pas pris cette voie - c'est que ces trois derniers mois, deux tiers des armes défensives qui ont protégé votre pays ont été fabriquées par des mains américaines et payées par les contribuables américains", a ajouté JD Vance.

"Le problème d'Israël ce n'est pas Donald Trump, et ceux qui en Israël pensent que le président des Etats-Unis est leur plus gros problème doivent ouvrir les yeux et prendre conscience de la réalité", a conclu le vice-président.


Trump veut soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès

 Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse. (AFP)
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  • "Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian
  • "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse

EVIAN: Donald Trump a dit mardi vouloir soumettre l'accord avec l'Iran au Congrès américain, et promis par ailleurs d'en donner lecture à la virgule près à la presse.

"Je n'ai jamais pensé à l'envoyer" au Parlement, a déclaré le président américain, interrogé à ce sujet en marge du sommet du G7 à Evian. "Mais je vais l'envoyer au Congrès. J'aime cette idée", a-t-il dit pendant un échange avec la presse.

Interrogé sur le texte de l'accord avec l'Iran, déjà signé électroniquement et qui fera l'objet d'une cérémonie de signature vendredi à Genève, Donald Trump a promis à nouveau de le rendre public.

"Je ne vais pas seulement le publier, je vais sûrement donner une conférence de presse et vous le lire à la virgule près pour être sûr que la presse le couvre correctement", a lancé le dirigeant républicain.

Il avait déjà indiqué vouloir attendre après la cérémonie de signature vendredi pour publier le texte.