Délégation turque en Egypte début mai en vue d'une « normalisation » selon Ankara

Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, est vu avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, le 23 mars 2021, au siège de l'OTAN à Bruxelles. (YVES HERMAN / POOL / AFP)
Le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlut Cavusoglu, est vu avant une réunion des ministres des Affaires étrangères de l'OTAN, le 23 mars 2021, au siège de l'OTAN à Bruxelles. (YVES HERMAN / POOL / AFP)
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

Délégation turque en Egypte début mai en vue d'une « normalisation » selon Ankara

  • "A la suite d'une invitation adressée par l'Egypte à la Turquie  une délégation s'y rendra début mai", a déclaré le ministre turc, Mevlut Cavusoglu
  • Les relations entre les deux pays s'étaient fortement dégradées depuis la destitution en 2013 du président Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et soutenu par la Turquie

ISTANBUL: Une délégation turque doit se rendre début mai en Egypte pour discuter d'une "normalisation" des relations entre les deux pays qui connaissent un début de dégel après des années de tension, a annoncé jeudi le chef de la diplomatie turque.

"A la suite d'une invitation adressée par l'Egypte à la Turquie  une délégation s'y rendra début mai", a déclaré le ministre turc, Mevlut Cavusoglu, lors d'une interview sur la chaîne NTV. 

"Nous discuterons ouvertement des moyens de normaliser nos relations. J'espère que nous allons pouvoir les améliorer", a-t-il ajouté.

M. Cavusoglu avait estimé mercredi que les relations entre Ankara et Le Caire étaient entrées dans une "nouvelle ère" de détente, après des années de tensions.

Ankara mène en effet depuis quelques mois une offensive de charme pour reprendre le contact avec le Caire.

Les relations entre les deux pays s'étaient fortement dégradées depuis la destitution en 2013 du président  Mohamed Morsi, issu des Frères musulmans et soutenu par la Turquie.

Les deux puissances régionales se sont affrontés ces dernières années sur de nombreux dossiers, en particulier sur la Libye où elles ont soutenu chacune un camp opposé.

Les gestes d'ouverture de la Turquie interviennent alors qu'elle cherche à sortir de son isolement diplomatique en Méditerranée orientale, où la découverte d'importants gisements de gaz naturel ces dernières années a donné lieu à un partage entre les pays riverains dont Ankara se sent exclu.

Samedi dernier, un animateur égyptien connu pour ses virulentes critiques du régime égyptien sur une chaîne basée à Istanbul a annoncé se mettre en "congé illimité", après que la Turquie a demandé aux médias égyptiens d'opposition opérant sur son territoire de baisser le ton à l'égard du Caire.

Istanbul est devenue ces dernières années "la capitale" de médias arabes critiques de leurs gouvernements, notamment ceux des pays ayant connu les révoltes du printemps arabe comme l’Égypte, la Syrie, le Yémen ou encore la Libye. La métropole turque abrite notamment les bureaux de trois télévisions égyptiennes : la chaîne libérale El-Sharq, Watan, l’organe des Frères musulmans, et Mekameleen, une station indépendante proche de la mouvance islamiste.

Nombre d'opposants égyptiens favorables aux Frères musulmans ont par ailleurs trouvé refuge en Turquie, d'où ils ont critiqué publiquement le pouvoir en place au Caire.

Cette amorce de dégel entre Ankara et Le Caire coïncide avec un apaisement en cours entre l'Egypte et le Qatar, principal allié de la Turquie dans la région.


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".

 


Qatar: l'armée de l'air a abattu deux bombardiers iraniens 

L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat. (AFP)
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  • "L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays"
  • Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers

DOHA: L'armée de l'air du Qatar a abattu lundi deux bombardiers en provenance d'Iran, a annoncé le ministère de la Défense, après que la République islamique a ciblé des installations gazières de l'émirat.

C'est la première fois qu'un pays du Golfe abat un aéronef iranien avec un pilote à bord depuis le début des bombardements entamés samedi.

"L'armée de l'air du Qatar a abattu avec succès deux avions SU-24 en provenance de la République islamique d'Iran. Elle a également intercepté sept missiles balistiques grâce à la défense aérienne et cinq drones, qui visaient plusieurs zones du pays aujourd'hui", a précisé le ministère dans un communiqué.

Le texte ne précise pas le sort des pilotes des bombardiers.

Cette annonce intervient après que la compagnie énergétique publique qatarie a annoncé l'arrêt de la production de gaz naturel liquéfié (GNL) après les attaques de drones iraniens qui ont attaqué deux de ses principales usines de traitement de gaz.

Concernant ces attaques, un drone iranien a visé, d'après le ministère qatari de la Défense, une installation énergétique à Ras Laffan, le principal site de production de gaz naturel liquéfié du pays, à 80 km au nord de la capitale, sur la côte.

Un autre drone a pris pour cible un réservoir d'eau d'une centrale électrique à Mesaieed, également une base clé pour la production de gaz naturel, à 40 km au sud de Doha.

Ces attaques de drones n'ont pas fait de victimes, selon les autorités.

 


L'Arabie saoudite intercepte 5 drones près de la base aérienne Prince Sultan : porte-parole

Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki (AFP)
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  • Al-Maliki a annoncé l'interception et la destruction de cinq drones hostiles
  • Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès

RIYAD: Le porte-parole du ministère saoudien de la Défense, le général de division Turki al-Maliki, a annoncé lundi l'interception et la destruction de cinq drones hostiles près de la base aérienne Prince Sultan.

Auparavant, al-Maliki avait confirmé que deux drones qui tentaient de prendre pour cible la raffinerie de Ras Tanura, près de Dammam, avaient été interceptés avec succès.

M. Al-Maliki a confirmé qu'aucune victime civile n'avait été signalée à la suite de l'interception, notant qu'un petit incendie s'était déclaré à l'intérieur de la raffinerie en raison de la chute de débris, mais qu'il avait été rapidement maîtrisé.