Emirats: « l'homme volant » Vince Reffet mort en raison d'un parachute non déployé

Les sauteurs en wingsuit français Fred Fugen (R) et Vince Reffet (L), également connu sous le nom de 'Soul Flyers', posent lors d'une séance photo le 28 novembre 2017 à Paris. Lionel BONAVENTURE / AFP
Les sauteurs en wingsuit français Fred Fugen (R) et Vince Reffet (L), également connu sous le nom de 'Soul Flyers', posent lors d'une séance photo le 28 novembre 2017 à Paris. Lionel BONAVENTURE / AFP
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Publié le Jeudi 15 avril 2021

Emirats: « l'homme volant » Vince Reffet mort en raison d'un parachute non déployé

  • e Français Vince Reffet, "L'homme volant", mort dans un accident d'entraînement à Dubaï fin 2020, avait perdu le contrôle de son appareil en vol stationnaire et n'avait pas déployé son parachute de secours, selon les conclusions d'une enquête
  • Auteur de vols spectaculaires en "wingsuit", Vince Reffet a trouvé la mort en novembre 2020 à l'âge de 36 ans

DUBAÏ : Le Français Vince Reffet, "L'homme volant", mort dans un accident d'entraînement à Dubaï fin 2020, avait perdu le contrôle de son appareil en vol stationnaire et n'avait pas déployé son parachute de secours, selon les conclusions d'une enquête des autorités des Emirats arabes unis publiées jeudi.

Auteur de vols spectaculaires en "wingsuit", Vince Reffet a trouvé la mort en novembre 2020 à l'âge de 36 ans. Il était connu pour être entré dans un avion en plein vol en 2017, mais aussi pour s'être élancé de la plus haute tour du monde, la Burj Khalifa (828 m) à Dubaï, en volant à côté d'un A380 de la compagnie Emirates ou à côté de la Patrouille de France en 2016.

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Une photo publiée par l'Expo 2020 le 17 février 2020 montre Vince Reffet, connu sous le nom de Jetman, prenant part à un vol dans la ville émiratie de Dubaï. EXPO 2020 / AFP

La perte de la contrôle du Jetwing (un appareil ressemblant à des ailes d'avion fixées sur le dos), due "à une attitude irrécupérable d'inclinaison arrière", a entraîné "un brusque retournement vers l'arrière, une descente abrupte et un impact au sol", a révélé l'enquête de l'Autorité générale de l'aviation civile émiratie.

"Le pilote n'a pas interrompu le vol en déployant le parachute de secours à fusée pyrotechnique comme cela avait été discuté lors du briefing avant le vol", ajouté le rapport, précisant que l'enquête n'a pas pu déterminer les raisons pour lesquelles il ne l'avait pas fait.

A 250 mètres du sol, Vince Reffet a tenté de reprendre le contrôle au lieu de déployer son parachute de secours. Le professionnel très expérimenté n'était pas sous l'emprise de drogue ou d'alcool, a précisé l'enquête.

Les exploits du sportif, ancien membre de l'équipe de France de parachutisme sont devenus viraux, avec notamment une vidéo de lui décollant du sol et s'envolant à 1.800 mètres d'altitude, une première mondiale.

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Fred Fugen (à droite) et Vince Reffet survolent les Palm Islands de Dubaï le 25 mars 2017. Max HAIM / AFP

Pour réaliser cette performance, Vince Reffet avait été équipé d'une aile en fibre de carbone propulsée par quatre mini moteurs à réaction. Contrôlé par le corps humain, l'équipement permet au "Jetman" d'atteindre des vitesses de 400 km/h, de planer, de changer de direction et d'effectuer des loopings.

Avec son compatriote Fred Fugen, Vince Reffet avait également traversé fin 2019 la célèbre Porte du Ciel - une ouverture de 130 m de haut pour 30 m de large, dans le parc montagneux du Mont Tianmen, situé dans la province de Hunan, dans le sud de la Chine.


Le ministre libanais de la Défense reçoit l'ambassadeur saoudien à Beyrouth

Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
Fahd Al-Dosari (à droite) et le général de division Michel Menassa à Beyrouth. (Photo fournie)
  • L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth
  • Les parties ont discuté des développements récents et des moyens de renforcer les relations bilatérales

BEYROUTH : L’ambassadeur saoudien au Liban, Fahd Al-Dosari, a été reçu lundi par le ministre libanais de la Défense, le général de division Michel Menassa, dans son bureau à Beyrouth.

Les deux parties ont évoqué les derniers développements et les moyens de renforcer les relations bilatérales, a rapporté l’Agence de presse saoudienne.

Par ailleurs, le prince Saud bin Naif bin Abdulaziz, gouverneur de la Province de l’Est, a reçu lundi à Dammam l’ambassadeur du Kenya auprès du Royaume, Joseph Masila. Ils ont eu des entretiens cordiaux et ont abordé des questions d’intérêt commun.


L'ex-ministre égyptien Nabil Fahmy officiellement nommé à la tête de la Ligue arabe

La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne. (AFP)
  • L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014
  • Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats)

LE CAIRE: La Ligue arabe a officiellement entériné la nomination à sa tête de Nabil Fahmy, ancien chef de la diplomatie égyptienne, lors d'une réunion à Amman en Jordanie des ministres des Affaires étrangères de l'organisation, a-t-elle indiqué lundi dans un communiqué.

Nabil Fahmy, qui avait été nommé secrétaire général à l'unanimité en mars, prendra ses fonctions début juillet et pour cinq ans.

L'ancien haut diplomate de 75 ans a dirigé les Affaires étrangères égyptiennes de juin 2013 à juillet 2014. Il deviendra le huitième Egyptien à la tête de l'organisation panarabe basée au Caire, en succédant à Ahmed Aboul Gheit, en poste depuis 2016 (deux mandats).

La Ligue arabe, qui compte 22 membres n'a eu qu'un seul secrétaire général non égyptien depuis sa création: le Tunisien Chedli Klibi dans les années 1980, après que l'Egypte a été suspendue de l'organisation pour avoir signé un traité de paix avec Israël.

Fondée en 1945, la Ligue arabe est la principale organisation régionale dédiée à la concertation politique au sein du monde arabe.


Guerre Israël-Hezbollah: JD Vance discute avec le président libanais d'une cellule de prévention

Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
Un véhicule transportant des matelas passe devant un panneau d'affichage sur lequel est accroché un portrait du président libanais Joseph Aoun et où l'on peut lire : « La diplomatie est le moyen de mettre fin au wat au Liban », le long de l'autoroute de la ville côtière de Sidon, alors que des familles déplacées regagnent leurs villages d'origine dans le sud du Liban, le 15 juin 2026. (AFP)
  • L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin"
  • De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a reçu un appel du vice-président américain JD Vance portant notamment sur la création d'une cellule préventive visant à mettre fin à la guerre entre Israël et le Hezbollah pro-iranien, a indiqué son bureau lundi.

Au terme d'une première séance de négociations en Suisse, Washington et Téhéran se sont entendus sur la mise en place d'une "cellule de gestion des conflits", selon les médiateurs pakistanais et qatari.

M. Aoun a reçu à ce sujet "un appel téléphonique du vice‑président américain JD Vance, du principal conseiller du président américain Jared Kushner et du Premier ministre qatari, Cheikh Mohammed ben Abdelrahmane al-Thani", a précisé la présidence libanaise.

L'entretien a porté sur "la consolidation du cessez-le-feu au Liban, l'arrêt de l'escalade militaire israélienne et les mesures à prendre à cet égard, y compris la possibilité de former une cellule à cette fin", selon la même source.

Cette cellule constituera "le premier test réel", a commenté le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.

De son côté, M. Vance a affirmé lundi que ce "mécanisme" était destiné à faire en sorte que "lorsque quelque chose se passe, cela ne se dégénère pas en escalade de plus grande ampleur".

"Nous pensons (...) que nous pouvons parvenir à une situation dans laquelle la souveraineté et l'intégrité territoriale du Liban est protégée, comme la sécurité d'Israël", a ajouté le vice-président américain à l'issue des pourparlers en Suisse.

"Cela va nécessiter une certaine coordination avec les forces armées libanaises, et aussi que les Iraniens maîtrisent le Hezbollah", a-t-il avancé.

Des affrontements meurtriers entre Israël et le Hezbollah ont eu lieu vendredi et samedi au Liban, faisant vaciller le protocole d'accord irano-américain qui prévoit la fin des hostilités sur tous les fronts.

"Nous négocions pour nous-mêmes" 

Le Liban connaît désormais une accalmie, confirmée lundi par le porte-parole du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres. Dimanche "a été le premier jour depuis la reprise des hostilités le 2 mars au Liban" où les Casques Bleus "n'ont pas détecté des tirs ou des interceptions", a affirmé Stéphane Dujarric, selon qui ce calme "s'est poursuivi ce (lundi) matin".

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a toutefois prévenu lundi que les soldats déployés dans le sud du Liban "disposent d'une liberté d'action totale pour neutraliser toute menace directe ou potentielle à leur encontre ou à l'encontre des habitants du nord" d'Israël.

"L'armée israélienne ne fait l'objet d'aucune restriction sur cette question", a ajouté M. Netanyahu, selon un communiqué de son bureau.

L'entente pour créer une cellule de crise, qui n'inclut pas Israël, intervient à la veille de nouvelles discussions directes à Washington entre le Liban et Israël, qui n'entretiennent pas de relations diplomatiques.

Il s'agira de la cinquième session depuis le début de la guerre entre le Hezbollah et Israël le 2 mars.

Le mouvement chiite a attaqué Israël pour venger la mort le 28 février du guide suprême iranien Ali Khamenei, dans l'offensive américano-israélienne. Les frappes israéliennes de représailles ont fait plus de 4.000 morts.

Une trêve, théoriquement en vigueur depuis le 17 avril, n'a jamais été respectée.

"Nous négocions pour nous-mêmes, et n'acceptons pas qu'une autre partie négocie pour nous", a insisté Joseph Aoun lundi.

"Nous accueillons toute aide venant de tout pays pour mettre fin à la guerre (...) mais il y a une grande différence entre oeuvrer à nous aider et s'ingérer dans nos affaires internes", a-t-il rappelé, dans une allusion à l'Iran, qui a longtemps exercé une forte influence au Liban à travers le Hezbollah.

Beyrouth, qui s'est employé au cours des derniers mois à dissocier les dossiers libanais et iranien, pousse en faveur de la réussite des pourparlers de Washington, auxquels s'oppose le Hezbollah, afin de mettre fin à la guerre et de déterminer l'avenir des relations entre les deux pays.