Afghanistan: Washington aura les moyens d'empêcher une résurgence d'Al-Qaïda

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken. (Photo, AFP)
Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 19 avril 2021

Afghanistan: Washington aura les moyens d'empêcher une résurgence d'Al-Qaïda

  • « Nous allons avoir les moyens de voir s'il y a une résurgence, une réémergence de la menace terroriste depuis l'Afghanistan. Nous serons capables de voir cela en temps réel et d'agir »
  • Le chef de la diplomatie américaine défendait la décision annoncée mercredi par le président américain de retirer toutes les troupes d'Afghanistan d'ici le 11 septembre

WASHINGTON : Les Etats-Unis conserveront les moyens d'empêcher une attaque terroriste qui serait lancée depuis le territoire de l'Afghanistan, malgré le retrait de leurs troupes d'ici au 11 septembre décidé par Joe Biden, a affirmé dimanche le secrétaire d'Etat Antony Blinken.

« Nous allons avoir les moyens de voir s'il y a une résurgence, une réémergence de la menace terroriste depuis l'Afghanistan. Nous serons capables de voir cela en temps réel et d'agir », a-t-il déclaré sur la chaîne ABC.

Le chef de la diplomatie américaine défendait la décision annoncée mercredi par le président américain de retirer toutes les troupes d'Afghanistan d'ici au 20e anniversaire des attentats du 11-Septembre.

L'Afghanistan avait alors servi de base arrière à Al-Qaïda pour lancer ces attaques contre le territoire américain, ce qui avait déclenché l'intervention militaire des Etats-Unis et de leurs alliés.

« Nous allons repositionner nos forces et nos moyens et nous assurer que nous pouvons nous protéger d'une réémergence potentielle » d'Al-Qaïda en Afghanistan, a dit le secrétaire d'Etat.

Pour les responsables de l'administration Biden, la menace terroriste est aujourd'hui disséminée en de nombreux endroits du monde et plus seulement concentrée en Afghanistan.

Ils rappellent également que les talibans se sont engagés à ne pas permettre à des mouvements hostiles aux Etats-Unis de se réinstaller en Afghanistan.

Joe Biden avait annoncé mercredi dernier que les Etats-Unis allaient mettre fin à leur plus long conflit. « L'heure est venue de mettre fin à cette guerre sans fin », avait-il martelé dans un discours solennel depuis la Maison Blanche.

Pour Antony Blinken, les Etats-Unis doivent réorienter leurs actions et les adapter à un monde dont les menaces ont changé.

« Le président pense que nous devons regarder le monde d'aujourd'hui avec un prisme de 2021 pas de 2001 », a-t-il dit.

« La menace du terrorisme s'est déplacée à d'autres endroits. Et nous avons d'autres très importants sujets à notre agenda, dont notre relation avec la Chine, qui va du changement climatique à la Covid. C'est là-dessus que nous devons concentrer notre énergie et nos ressources », a-t-il ajouté.

Le départ d'ici au 11 septembre interviendra plusieurs mois après la date butoir du 1er mai inscrite dans l'accord conclu par Donald Trump avec les talibans en février 2020. 

L'ex-président américain a estimé dimanche que quitter l'Afghanistan était « une chose merveilleuse et positive », tout en déplorant que son successeur démocrate ait choisi la date du 11-Septembre. 

« D'une part, nous pouvons et devrions partir plus tôt », au plus près du 1er mai, a écrit M. Trump dans un communiqué. 

D'autre part, cette date « représente un événement et un moment très tristes pour notre pays et devrait rester une journée consacrée à la réflexion et au souvenir » des victimes, a-t-il poursuivi.

 


L'armée américaine dit avoir avoir tiré sur un navire qui violait son blocus des ports iraniens

L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington. (AFP)
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  • Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains
  • C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet

WASHINGTON: L'armée américaine a annoncé mardi avoir tiré sur un navire battant pavillon du Panama qui tentait de s'approcher d'un port iranien en violation du blocus instauré par Washington.

Un hélicoptère a tiré deux missiles sur la salle des machines du bateau cargo, le Vela Nova, après que son équipage a "ignoré" les avertissements américains, précise le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient, le Centcom, dans un communiqué publié sur X.

C'est la troisième fois que l'armée américaine utilise la force pour faire respecter son blocus des ports iraniens depuis sa remise en place le 14 juillet. Depuis, les forces américaines affirment avoir redirigé 55 navires qui tentaient de passer.

Lors de la première mise en place du blocus, entre mi-avril et mi-juin, l'armée américaine avait tiré sur neuf navires et redirigé plus de 140 autres.


Trump assure que sa relation avec Netanyahu est "très bonne" en dépit des désaccords sur Gaza

Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
Le président américain Donald Trump (à droite) accueille le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu (à gauche) à son arrivée à la résidence de Trump à Mar-a-Lago, à Palm Beach, en Floride, le 29 décembre 2025. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que sa relation avec Benjamin Netanyahu reste « très bonne », malgré les désaccords sur la feuille de route américaine pour Gaza
  • Netanyahu refuse tout retrait israélien tant que le Hamas ne sera pas désarmé, tout en affirmant qu’Israël continuera à défendre ses propres positions face à Washington

WASHINGTON: Donald Trump a assuré lundi que sa relation avec Benjamin Netanyahu restait "très bonne", après que ce dernier a rejeté la dernière feuille de route américaine pour Gaza.

Le Premier ministre israélien avait déjà exprimé des réticences sur ce texte censé lancer la deuxième étape du plan de paix.

L'armée israélienne "n'effectuera aucun retrait tant que le Hamas ne sera pas véritablement désarmé", a déclaré Benjamin Netanyahu, qui tente de donner des gages à ses alliés d'extrême droite avant de délicates élections législatives en septembre.

Il a qualifié le président américain de "plus grand ami (d'Israël) à la Maison Blanche", tout en faisant comprendre qu'il était prêt à lui tenir tête: "Ils ont des idées, certaines nous conviennent et d'autres non, et nous savons défendre nos positions sur ces questions."

Les relations entre les deux dirigeants ont connu des difficultés au printemps.

Donald Trump, en des termes très virulents, a reproché en avril à Benjamin Netanyahu de saper des négociations en vue d'un cessez-le-feu avec l'Iran.


Trump va réclamer lui aussi des "compensations" à l'Iran

Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
Le président Trump a appelé l’Iran à verser des compensations. (AFP)
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  • Donald Trump affirme que Washington réclamera à l’Iran des compensations pour les victimes et dégâts liés à ses attaques et conflits passés
  • Ces nouvelles exigences pourraient compliquer davantage les négociations sur le détroit d’Ormuz, alors que Téhéran réclame lui aussi des réparations et la levée des sanctions américaines

WASHINGTON: Donald Trump a déclaré lundi sur son réseau Truth Social que les Etats-Unis allaient réclamer des "compensations" pour des attaques menées par l'Iran depuis des décennies contre des adversaires à l'étranger ou contre des manifestants sur son sol.

Le président américain a assuré que cette demande serait faite "fermement" dans toute négociation, en réponse à une exigence de longue date des autorités iraniennes, qui conditionnent tout accord sur le détroit d'Ormuz au versement de réparations américaines.

L'Iran "demande des compensations pour les dommages qu'ils ont subis pendant les cinq mois de conflit militaire", a écrit Donald Trump, "bien que cela n'ait jamais été évoqué dans aucune de nos négociations ou réunions."

"Mais c'est une idée intéressante parce que, de la même manière, je demande moi aussi des compensations à l'Iran, pour tous les gens qu'ils ont tués et blessés" dans des attaques et "conflits", dont "les familles de ceux tués sur l'USS Cole", un navire de guerre américain frappé par un attentat meurtrier en 2000 au Yémen, a ajouté le milliardaire républicain.

Donald Trump a ajouté que "des compensations devraient être versées pour les familles des centaines de milliers de manifestants innocents que l'Iran a tués ces dernières cinquante années, sans même parler des 52.000 tués ces cinq derniers mois".

Un peu plus tard, dans une autre publication, le président octogénaire a jugé que l'Iran devait être tenu "responsable des dégâts et morts causés au Liban, en Syrie, au Yémen et à Gaza".

Ces nouvelles exigences de l'imprévisible dirigeant américain risquent de mettre hors de portée un accord rapide sur le détroit d'Ormuz, qui paraissait déjà bien improbable alors que l'Iran exige de son côté l'acceptation par Washington de "toutes" ses conditions.

Téhéran juge que les Etats-Unis doivent "mettre fin définitivement à la guerre et à l'agression" contre l'Iran et ses alliés, y compris au Yémen et en Irak, lever leur blocus des ports iraniens, "indemniser intégralement l'Iran pour les dommages causés" par les hostilités, lever les sanctions contre l'économie et débloquer "sans condition" les avoirs iraniens gelés.

Dimanche, Donald Trump a laissé entendre qu'il n'avait besoin d'engager ni une offensive militaire majeure ni un effort diplomatique particulier, en assurant qu'il lui suffisait d'"observer" les difficultés économiques de l'Iran.