Séisme financier à Dubaï: la Banque Islamique se veut rassurante

C’était le dernier rebondissement de l’histoire du plus grand groupe hospitalier des Émirats arabes unis, qui a révélé l’année dernière plus de 4 milliards de dollars (3,33 milliards d’euros) de dettes cachées. (Shutterstock)
C’était le dernier rebondissement de l’histoire du plus grand groupe hospitalier des Émirats arabes unis, qui a révélé l’année dernière plus de 4 milliards de dollars (3,33 milliards d’euros) de dettes cachées. (Shutterstock)
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Publié le Lundi 19 avril 2021

Séisme financier à Dubaï: la Banque Islamique se veut rassurante

  • La semaine dernière, on a appris que NMC poursuivait une banque de Dubaï devant les tribunaux d'Abu Dhabi
  • Ce différend pourrait compliquer la restructuration de la dette de la société

DUBAÏ: La Dubai Islamic Bank (DIB) a fait savoir dimanche dernier qu'elle ne s'attendait à aucun «impact négatif» d'une action intentée contre elle par les administrateurs de l'opérateur hospitalier NMC Group.

C’est dans une lettre adressée au marché financier de Dubaï et publiée sur le site Internet de la bourse que cette déclaration a été faite.

La semaine dernière, on a appris que NMC poursuivait une banque de Dubaï devant les tribunaux d'Abu Dhabi. Ce différend pourrait compliquer la restructuration de la dette de la société, qui se chiffre en milliards de dollars et retarder les paiements aux créanciers, rapporte l’agence Reuters.

Il s’agit du dernier rebondissement de l’histoire du plus grand groupe hospitalier des Émirats arabes unis (EAU), qui a rendu public l’année dernière plus de 4 milliards de dollars (3,33 milliards d’euros) de dettes cachées. Ses opérations aux EAU ont été placées sous administration et les réclamations des créanciers devraient désormais dépasser 6,4 milliards de dollars, soit 5,33 milliards d’euros.

«Il est de notoriété publique qu'une demande a été déposée par les administrateurs du groupe NMC devant le tribunal des marchés mondiaux d'Abu Dhabi, dans lequel la DBI ainsi que douze compagnies d'assurance et prestataires de services tiers sont interrogés», indique Hassan al-Serkal, PDG de la DIB, dans une déclaration au marché financier de Dubaï, où ses actions sont cotées. «La DIB n'anticipe aucun impact négatif significatif découlant de cette requête. Comme il s’agit d’une question juridique en cours, nous ne pouvons fournir plus de détails pour le moment», ajoute-t-il.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Syrie: explosion dans un café dans le centre de Damas

(X.com)
(X.com)
  • Une explosion a frappé un café du centre de Damas, près du Palais de justice, sans que l’origine soit encore confirmée
  • Les autorités syriennes enquêtent, tandis que des ambulances ont été déployées sur place

DAMAS: Une explosion s'est produite jeudi dans un café du centre de Damas, près du Palais de justice, a indiqué une source de sécurité syrienne à l'AFP après que la télévision d'Etat a rapporté une déflagration dans la capitale.

Un correspondant de l'AFP a vu des ambulances se diriger, sirènes hurlantes, vers le secteur, au milieu des embouteillages. L'agence officielle Sana a indiqué que les autorités tentaient de déterminer l'origine de l'explosion.


Liban: le chef de la diplomatie syrienne rencontre Berri

Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien. (AFP)
  • Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens
  • Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran

BEYROUTH: Le chef de la diplomatie syrienne Assaad al-Chaibani rencontre jeudi les dirigeants libanais lors d'une visite à Beyrouth marquée par une première réunion avec le président du Parlement, allié du Hezbollah pro-iranien.

Cette visite intervient alors que Damas a assuré ne pas vouloir s'impliquer au Liban, malgré les pressions des Etats-Unis en ce sens.

Le président Donald Trump a répété à plusieurs reprises que la Syrie pourrait "s'occuper du Hezbollah" dans le pays voisin, critiquant la stratégie d'Israël dans sa guerre avec le mouvement armé et financé par Téhéran.

Mais le président syrien Ahmad al-Chareh, qui a pris le pouvoir en décembre 2024 après la chute de Bachar al-Assad, a assuré qu'il n'avait pas l'intention d'intervenir et de rouvrir les plaies du passé.

Le ministre syrien, dont c'est la deuxième visite au Liban, a été reçu par le président libanais Joseph Aoun dès son arrivée, avant de se rendre auprès de Nabih Berri, président du Parlement et allié du Hezbollah, ont indiqué les médias.

M. Chaibani avait effectué en octobre 2025 la première visite d'un haut responsable syrien depuis l'accession de la coalition islamiste au pouvoir à Damas, qui a permis d'ouvrir une nouvelle page dans les relations entre les deux pays.

Le Premier ministre libanais Nawaf Salam s'était pour sa part rendu en mai dernier en Syrie.

Les nouvelles autorités syriennes sont hostiles au Hezbollah, allié du président déchu Bachar al-Assad, et ont annoncé l'arrestation ces derniers mois de cellules présumées affiliées au mouvement chiite, qui nie pour sa part toute présence en Syrie.

Depuis fin 2024, les routes d'approvisionnement du Hezbollah ont été coupées et plusieurs tentatives de contrebande d'armes à destination du Liban ont été déjouées selon Damas.

Sous le clan Assad, l'armée syrienne était intervenue au Liban pendant la guerre civile, en 1976, et Damas avait exercé pendant des décennies sa tutelle sur le pays voisin, où il était accusé de l'assassinat de nombreux responsables libanais.

La première visite de M. Chaibani avait permis de débloquer le dossier des prisonniers syriens au Liban, dont plus de 250 ont depuis été transférés en Syrie.

Environ 2.000 Syriens, soit près d'un tiers de la population carcérale du Liban, sont détenus dans les prisons surpeuplées du pays.


Négociations indirectes Iran-Etats-Unis: le porte-parole du Qatar fait état de "progrès positifs"

Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
Le porte-parole du ministère qatari des Affaires étrangères, Majed Al-Ansari, a déclaré que les négociateurs américains et iraniens avaient réalisé des « progrès positifs » lors de pourparlers indirects à Doha. (Photo d'archives AFP)
  • Les négociateurs américains et iraniens ont enregistré des progrès positifs lors de pourparlers indirects à Doha, selon le Qatar
  • Une nouvelle série de discussions est prévue après les funérailles d’Ali Khamenei, avec la poursuite de la médiation qatarie et pakistanaise

DOHA: Les négociateurs américains et iraniens ont réalisé "des progrès positifs" lors de leurs pourparlers indirects à Doha, une prochaine série de discussions étant prévue après les funérailles de l'ex-guide suprême iranien Ali Khamenei, a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères du Qatar.

"Les médiateurs qataris et pakistanais ont achevé aujourd'hui à Doha des réunions séparées avec les négociateurs américains et iraniens, avec des progrès positifs concernant les questions liées au memorandum d'accord d'Islamabad, en s'appuyant sur les résultats du sommet du Lac de Lucerne", a indiqué mercredi sur X le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Majed al-Ansari.