Les Houthis placent l’actrice Entesar al-Hammadi à l'isolement

Entesar al-Hammadi. Photo fournie
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Publié le Vendredi 23 avril 2021

Les Houthis placent l’actrice Entesar al-Hammadi à l'isolement

  • Après avoir enlevé l’actrice et mannequin yéménite Entesar al-Hammadi, les Houthis soutenus par l'Iran l’ont placée à l'isolement
  • Al-Hammadi et deux de ses amies ont été enlevées dans la rue Hadda de Sanaa le 20 février dernier

AL MOUKALLA: Après avoir enlevé l’actrice et mannequin yéménite Entesar al-Hammadi, les Houthis soutenus par l'Iran l’ont placée à l'isolement pour la punir d’avoir protesté contre son incarcération initiale et ses conditions de détention. C’est ce que déclare l'avocat de la jeune femme jeudi dernier.

Khaled Mohammed al-Kamal fait savoir à Arab News qu'un procureur du tribunal de l’ouest de Sanaa, contrôlé par les rebelles, a interrogé mercredi le mannequin à l'intérieur de la prison centrale après le refus exprimé par les autorités ces dernières semaines de la transférer dans la perspective d’un procès.

À la fin de l’instruction, Al-Hammadi, âgée de 20 ans, a échangé des mots très violents avec l’un de ses ravisseurs et c’est en criant qu’elle a dénoncé son enlèvement et les conditions de détention misérables qu'elle a subies.

Série d’attaques

Les responsables de la prison ont maintenu Al-Hammadi à l'isolement en réponse à cette attitude, fait savoir l'avocat. «Elle a été séparée de ses collègues. Les conditions psychologiques à l'intérieur de la prison sont déplorables», révèle Al-Kamal.

Al-Hammadi et deux de ses amies ont été enlevées dans la rue Hadda de Sanaa le 20 février dernier. Des responsables yéménites ont fait savoir que les trois actrices étaient sur le point de tourner une série télévisée lorsque les rebelles ont arrêté leur véhicule et les ont emmenées dans un lieu inconnu.

Cet événement est le dernier d’une série d’attaques menées par les Houthis contre des dissidents et des femmes libérales dans les zones contrôlées par le groupe.

«Un acte immoral»

Des groupes locaux et internationaux ainsi que des responsables gouvernementaux ont fermement condamné cet enlèvement et ils ont appelé les rebelles à les libérer. Les Houthis ont ignoré ces demandes et ils se sont engagés à les traduire en justice, mais rien ne s’est produit.

Al-Kamal indique qu'aucune charge claire n’est retenue contre l’actrice yéménite, mais il soupçonne les Houthis de vouloir l'accuser d'avoir commis «un acte immoral» comme le fait de ne pas se couvrir les cheveux ou de marcher sans la présence d’un tuteur masculin dans la rue.

«J'étais très optimiste au sujet de la libération de ma cliente car le procureur n'a trouvé aucune accusation claire contre elle», confie-t-il.

Al-Hammadi a participé à deux séries dramatiques télévisées et elle a déjà évoqué publiquement son ambition de devenir un mannequin international. Pendant la pandémie de Covid-19, Al-Hammadi a utilisé les médias sociaux pour promouvoir les robes et les produits de beauté traditionnels yéménites.

Indignation

La détention de ces actrices a suscité l'indignation, à l'intérieur comme à l'extérieur du Yémen. Des militants des droits de l’homme et des représentants du gouvernement ont comparé la répression des femmes par les Houthis aux activités d’organisations terroristes telles qu'Al-Qaïda et Daech.

Évoquant d’autres événements autour de Sanaa, l'Union des journalistes du Yémen a également rapporté que des Houthis armés avaient confisqué un centre de presse après avoir accusé les personnes qui y travaillaient de collaborer avec le gouvernement du Yémen internationalement reconnu ainsi qu’avec la coalition arabe.

Taha al-Ma’ameri, directeur de la société Yemen Digital Media, a signalé au syndicat que des Houthis armés avaient pris d'assaut le centre et qu’ils avaient expulsé des journalistes ainsi que des gardiens, les remplaçant par d'autres personnes.

Le syndicat a accusé les Houthis de fabriquer des accusations contre des médias indépendants afin de s’en emparer. Il a également exhorté les syndicats de journalistes arabes et internationaux à soutenir Yemen Digital Media en faisant pression sur les Houthis pour qu'ils mettent fin à leurs agressions contre les journalistes indépendants.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


Le prince héritier saoudien et le président turc discutent de la sécurité régionale et des attaques en mer Rouge

Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane s’est entretenu lundi par téléphone avec le président turc Recep Tayyip Erdogan pour discuter des relations bilatérales et des derniers développements dans la région. (SPA/AFP)
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  • Les deux dirigeants abordent la sécurité régionale et la situation en mer Rouge, Ankara condamnant les attaques des Houthis contre les navires

RIYAD: Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a eu lundi un entretien téléphonique avec le président turc Recep Tayyip Erdogan afin d’évoquer les relations entre les deux pays et les récents développements régionaux, a rapporté l’Agence de presse saoudienne (SPA).

Au cours de l’appel, les deux dirigeants ont passé en revue les liens entre l’Arabie saoudite et la Turquie et examiné les moyens de renforcer la coopération dans plusieurs domaines, a ajouté la SPA.

Ils ont également discuté de l’évolution de la situation régionale, dans un contexte de tensions accrues au Moyen-Orient, ainsi que de la sécurité en mer Rouge.

Le président Erdogan a réaffirmé la condamnation de la Turquie des attaques menées par les Houthis, soutenus par l’Iran, contre des navires en mer Rouge, et a exprimé le plein soutien de son pays à l’Arabie saoudite.

Le dirigeant turc a également salué la mise en place de la coalition multinationale de défense maritime dirigée par le Royaume, exprimant l’espoir qu’elle réussira à protéger la navigation internationale et à atteindre ses objectifs. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Trump annonce une reprise des négociations lundi avec l'Iran

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Donald Trump a annoncé une reprise des négociations lundi avec l'Iran, après avoir suspendu les bombardements américains sur la République islamique et fait état de progrès diplomatiques en vue de rouvrir le détroit d'Ormuz.

La signature mi-juin d'un protocole d'accord n'a débouché pour l'instant sur aucune percée diplomatique majeure en vue d'arriver à la fin d'un conflit qui, depuis plus de cinq mois, a embrasé le Moyen-Orient et ébranlé l'économie mondiale.

Après avoir menacé l'Iran d'une nouvelle attaque majeure, le président américain a annoncé samedi soir y renoncer et a laissé entendre que des progrès avaient été réalisés sur le plan diplomatique.

"Bien sûr qu'ils ne veulent pas être attaqués. Ils connaissaient l'ampleur de cette attaque car ils la voyaient prendre forme", a-t-il déclaré dimanche soir dans son avion présidentiel.

"Ce que l'on fait maintenant, c'est parler avec eux sous la forme d'une négociation", a ajouté M. Trump, précisant simplement que ces discussions devaient commencer lundi après-midi, sans autre détail.

Ni Téhéran ni les pays médiateurs du conflit n'ont confirmé la tenue de ces discussions, mais la République islamique s'était dite dimanche proche d'un accord avec Oman sur le détroit d'Ormuz.

 

- Chute du pétrole -

 

Crucial pour le commerce mondial d'hydrocarbures, le détroit d'Ormuz est de nouveau verrouillé par la République islamique depuis la reprise début juillet des affrontements avec les Etats-Unis, provoquant de fortes perturbations de l'économie mondiale.

L'Iran, qui ne veut pas d'un retour à la situation d'avant-guerre, n'autorise pour l'heure qu'un seul itinéraire le long de ses côtes et entend garder le contrôle du détroit, également situé dans les eaux omanaises.

En juin, la mise en place d'une route omanaise avait suscité la colère des autorités iraniennes mais un compromis semble se dessiner si l'on en croit Téhéran, Mascate n'ayant pas réagi dans l'immédiat.

"Nous sommes sur le point de parvenir à un accord sur une route acceptable pour les deux parties - ni la route nord, ni la route sud -, dans le respect des droits souverains de chaque pays et la garantie de nos intérêts nationaux et de notre sécurité", a déclaré le porte-parole du ministère iranien des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, à la télévision d'Etat.

Ces apparentes avancées ont été suivies d'une chute des prix du pétrole à la réouverture du marché lundi matin, le baril de Brent, référence du marché mondial, reculant de près de 5% pour s'échanger autour de 84 dollars. Il avait brièvement dépassé les 100 dollars fin juillet.

En attendant un possible accord, la situation dans le détroit d'Ormuz reste tendue: une explosion près d'un pétrolier y a été rapportée dans la nuit de dimanche à lundi par l'agence de sécurité maritime britannique UKMTO.

 

- Volte-face -

 

Depuis le début du conflit, déclenché le 28 février par une offensive israélo-américaine, le président américain a menacé à plusieurs reprises de bombarder massivement l'Iran, avant de faire volte-face.

Donald Trump, à la peine pour trouver une issue à un conflit très impopulaire parmi ses électeurs, a conditionné la suspension des frappes américaines à la conclusion rapide d'un accord avec Téhéran, en particulier sur Ormuz.

Selon des médias américains, Washington envisageait de nouveaux bombardements massifs au cours du week-end: CBS News avait notamment mentionné la possibilité de frappes contre des raffineries de pétrole et des centrales électriques, menées par les Etats-Unis mais aussi Israël, ce qui aurait été une première depuis deux mois.

Donald Trump a dit avoir renoncé à une nouvelle attaque à la demande de pays de la région, qui selon lui "pensent qu'on a un accord": "Il y a un accord sur Ormuz, et il y aura ensuite un accord sur le nucléaire, on pourrait même dire sur la dénucléarisation de l'Iran".

Le président américain a affirmé que la demande provenait de l'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis, du Qatar et de l'Iran lui-même.

D'après l'agence de presse officielle saoudienne, il avait eu une conversation téléphonique avec le prince héritier Mohamed ben Salmane, un allié clef dans la région, qui l'a appelé à "privilégier le dialogue afin de réduire les tensions".

La guerre s'est étendue récemment, avec un nouveau front en mer Rouge, où les rebelles yéménites Houthis, soutenus par l'Iran, ont annoncé imposer un blocus aux ports saoudiens et ont depuis revendiqué des attaques contre des pétroliers et des installations pétrolières du royaume.


L'armée israélienne annonce avoir tué plusieurs membres du Hezbollah dans le sud du Liban

L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
L'armée israélienne a annoncé qu'un de ses soldats avait été modérément blessé lors d'un affrontement rapproché avec des combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, dans la nuit de samedi, malgré le cessez-le-feu. (Photo d'archive/AFP)
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  • L'armée israélienne affirme avoir tué plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban, où un soldat israélien a également été blessé
  • Malgré le cessez-le-feu, les tensions persistent, le Hezbollah rejetant l'accord-cadre tandis que Beyrouth dénonce la poursuite des opérations israéliennes

JERUSALEM: L'armée israélienne a annoncé samedi avoir tué plusieurs combattants du mouvement pro-iranien Hezbollah dans le sud du Liban et indiqué qu'un soldat israélien avait été blessé malgré le cessez-le-feu.

L'armée a affirmé avoir identifié dans la nuit plusieurs combattants du Hezbollah dans le sud du Liban.

"Après leur identification, les soldats ont frappé les terroristes et les ont éliminés afin d'écarter la menace", a indiqué l'armée dans un communiqué.

Elle avait précédemment annoncé qu'un soldat avait été blessé dans un "affrontement rapproché" avec le Hezbollah, et a confirmé dans son second communiqué que le soldat avait été "modérement" blessé.

Il a été évacué vers un hôpital, selon les communiqués militaires.

Le Hezbollah pro-iranien n'a revendiqué aucune attaque depuis l'entrée en vigueur d'un cessez-le-feu avec Israël le 20 juin.

Contacté par l'AFP à Beyrouth, le mouvement chiite libanais n'a pas fait de commentaire.

Un accord-cadre parrainé par les Etats-Unis, signé fin juin par le Liban et Israël, vise à mettre un terme aux hostilités. Il prévoit le désarmement du Hezbollah par l'armée libanaise ainsi que le retrait de l'armée israélienne de "zones pilotes", où les forces libanaises seront ensuite déployées.

Le Hezbollah a rejeté à plusieurs reprises cet accord et refuse de déposer les armes, tandis qu'aucun calendrier n'a été fixé pour le retrait complet d'Israël.

L'accord est intervenu plus de trois mois après que le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre régionale en tirant des roquettes sur Israël, le 2 mars, en soutien à Téhéran, déclenchant d'importantes frappes aériennes israéliennes et une offensive terrestre.

Si les violences ont diminué depuis la signature, en juin, d'un accord préliminaire entre les Etats-Unis et l'Iran ainsi que de l'accord entre le Liban et Israël, Beyrouth continue de signaler des frappes israéliennes sporadiques et des tirs d'artillerie dans le sud du pays.

L'armée libanaise a récemment condamné la poursuite des activités militaires israéliennes qui, selon elle, empêchent son déploiement complet conformément à l'accord-cadre.