Une mannequin yéménite enlevée par les Houthis menace de faire la grève de la faim

Entesar Al-Hammadi (Médias sociaux)
Entesar Al-Hammadi (Médias sociaux)
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Publié le Dimanche 18 avril 2021

Une mannequin yéménite enlevée par les Houthis menace de faire la grève de la faim

  • Les organisations déclarent que les Houthis détiennent toujours des centaines de personnes dans de petites cellules insalubres et surpeuplées de la prison militaire de Sanaa.
  • La mannequin et également actrice âgée de 20 ans était en route pour un plateau de tournage lorsqu'un barrage houthi a arrêté son véhicule et l'a enlevée avec deux amis

AL-MUKALLA: La mannequin yéménite qui a été enlevée Entesar Al-Hammadi a menacé de lancer une grève de la faim alors que les Houthis refusent de la libérer ou interdisent aux procureurs locaux de l'interroger, déclare son avocat dimanche à Arab News. 

Khaled Mohammed Al-Kamal précise que la prison centrale contrôlée par les Houthis, où la mannequin est détenue depuis le 20 février, a rejeté la demande de son transfert au tribunal pour enquête. 

«Ma cliente a menacé de faire une grève de la faim si elle n'était pas libérée. Elle s'est également plainte des abus [verbaux] de ses ravisseurs », dit Al-Kamal, ajoutant que les responsables de la prison centrale n'avaient donné aucune raison valable pour ne pas la transférer au tribunal. 

«La prison a rejeté trois demandes de transfert de ma cliente au tribunal. Je pense qu'ils ont refusé de la libérer en raison de l'énorme couverture médiatique», souligne l'avocat. 

La mannequin et également actrice âgée de 20 ans était en route pour un plateau de tournage lorsqu'un barrage houthi a arrêté son véhicule et l'a enlevée avec deux amis. 

«Il n'y a pas d'accusations claires portées contre ma cliente», affirme- t-il. 

L'enlèvement a provoqué l'indignation des médias sociaux alors que les militants continuent d’exiger  que les Houthis soient qualifiés  d’organisation terroriste en raison de leurs crimes contre les Yéménites. 

La  Mothers of Abductees Association, une organisation regroupant des milliers de femmes proches de prisonniers de guerre, a fermement condamné l’enlèvement, affirmant que les Houthis avaient empêché les proches et l’avocat de la mannequin de lui rendre visite. 

Dans un communiqué, l'organisation a demandé à la communauté internationale et aux groupes de défense des droits de faire pression sur les Houthis pour qu'ils cessent de maltraiter les femmes et relâchent toutes les personnes enlevées. 

«Le groupe Houthi est entièrement responsable de la vie d'Entesar et de toutes les femmes détenues dans ses prisons», précise l'organisation. 

Plusieurs prisonniers ont lancé une grève de la faim à Sanaa, qui est aux mains des Houthis, pour les forcer à les libérer, dénonçant le traitement carcéral et le refus des ravisseurs de les libérer, déclarent deux groupes de défense. 

SAM, l'organisation pour les droits et les libertés, et Mothers of Abductees Association ont déclaré samedi dans un communiqué conjoint que plusieurs prisonniers enlevés par les Houthis en 2015 avaient été transférés de la prison militaire vers un lieu inconnu après avoir entamé une grève de la faim et averti que leurs ravisseurs pourraient les torturer pour les forcer à mettre fin à leur grève. 

Les organisations indiquent que les Houthis détiennent toujours des centaines de personnes dans de petites cellules insalubres et surpeuplées de la prison militaire de Sanaa. 

En mars, des centaines de migrants africains ont été tués ou blessés lorsque les Houthis ont provoqué un incendie à l'intérieur de leur centre de détention surpeuplé à Sanaa pour tenter de réprimer une émeute. 

Les rebelles ont ensuite utilisé la force pour disperser une manifestation des survivants de l'incendie qui réclamaient justice et indemnisation, puis les ont expulsés vers les zones contrôlées par le gouvernement dans le sud du Yémen. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Un navire touché par un «projectile» en mer Rouge, des victimes 

Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés. (AFP)
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  • Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen
  • "Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes"

DUBAI: Un "projectile" a frappé un navire près du détroit de Bab el-Mandeb, au large des côtes sud du Yémen, faisant des victimes, a annoncé mardi l'agence maritime britannique UKMTO, sans préciser leur nombre et s'il s'agissait de morts ou de blessés.

"Il a été signalé qu'un cargo dans le sud de la mer Rouge a été touché par un projectile d'origine inconnue, qui a causé des victimes", a indiqué l'agence dans un communiqué, alors que les rebelles houthis du Yémen, alliés de l'Iran, ont revendiqué plusieurs attaques contre la flotte saoudienne dans la zone depuis juillet.


Liban: une double frappe israélienne fait deux blessés et endommage une ambulance

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance. (AFP)
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  • Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours
  • Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance

BEYROUTH: Une double frappe israélienne dans le sud du Liban a blessé deux personnes mardi et endommagé une ambulance, a annoncé le ministère libanais de la Santé, qui a condamné la "poursuite du ciblage" des secouristes par le pays voisin.

Ces frappes sont les dernières en date dans le conflit entre Israël et le Hezbollah pro-iranien malgré la trêve en cours.

Selon l'Agence nationale d'information (Ani, officielle), l'une d'elles a visé un véhicule dans la ville méridionale de Nabatiyé.

Le ministère a précisé que l'armée israélienne avait frappé à nouveau lorsque des secouristes de l'Association des scouts Risala, liée au mouvement Amal allié au Hezbollah, sont arrivés sur les lieux, endommageant leur ambulance.

Il a "réitéré sa condamnation de la poursuite par l'ennemi du ciblage des équipes de secours, qui constitue une violation inacceptable du droit international humanitaire et de toutes les normes internationales".

La Défense civile libanaise a par ailleurs déclaré que ses membres avaient été pris pour cible par une attaque de drone alors qu'ils tentaient d'éteindre un feu de broussailles dans la région de Nabatiyé. Personne n'a été blessé, mais les équipes ont été contraintes de quitter les lieux.

L'Ani a aussi signalé une détonation et des tirs d'artillerie dans d'autres zones du sud.

Le Hezbollah a entraîné le Liban dans la guerre au Moyen-Orient en mars, en tirant des roquettes sur Israël en soutien à son parrain iranien. Israël a répliqué par de lourds bombardements aériens et une invasion terrestre dans le sud, qui, selon le Liban, ont fait plus de 4.300 morts.

Si la violence a nettement diminué depuis la signature d'un protocole d'accord entre les Etats-Unis et l'Iran en juin, puis d'un accord-cadre entre le Liban et Israël, Beyrouth signale toutefois des frappes et destructions israéliennes sporadiques.

L'accord-cadre prévoit le désarmement du Hezbollah, un retrait progressif des forces israéliennes du sud du Liban et le déploiement de l'armée libanaise dans la région, à commencer par des "zones pilotes". Mais le mouvement chiite rejette cette entente et refuse de se désarmer.


Syrie: le président déchu Bachar al-Assad condamné à la peine de mort par contumace 

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  • Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011
  • Les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa

DAMAS: Un tribunal syrien a condamné mardi le président déchu Bachar al-Assad à la peine de mort par contumace, pour "crimes de guerre" et "crimes contre l'humanité" lors de la guerre civile déclenchée en 2011.

Outre l'ex-dirigeant, qui a fui avec sa famille à Moscou lors de la prise de Damas en décembre 2024 par une coalition menée par des islamistes, les autorités de transition ont aussi condamné à mort, en sa présence, Atef Najib, ancien chef de la sécurité politique à Deraa (sud), dans leurs  premiers jugements à l'encontre de membres de l'ancien gouvernement.