La police rouvre l'accès aux abords de Jérusalem-Est, après les violences

Les affrontements des derniers jours à Jérusalem ont commencé après que la police a empêché les Palestiniens de s'asseoir sur les marches entourant la porte de Damas, un lieu où ils se réunissent le soir pendant le ramadan. (Photo, AFP)
Les affrontements des derniers jours à Jérusalem ont commencé après que la police a empêché les Palestiniens de s'asseoir sur les marches entourant la porte de Damas, un lieu où ils se réunissent le soir pendant le ramadan. (Photo, AFP)
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Publié le Lundi 26 avril 2021

La police rouvre l'accès aux abords de Jérusalem-Est, après les violences

  • Un groupe de Palestiniens qui célébraient le retrait des barrières et brandissaient un drapeau palestinien ont été chassés par la police
  • «Nos forces sont toujours déployées sur le terrain et nous ne permettrons pas le retour de la violence»

JERUSALEM: La police israélienne a autorisé dimanche soir les Palestiniens à pouvoir de nouveau accéder à une promenade aux abords de la Vieille ville de Jérusalem, une mesure destinée à apaiser les tensions de ces derniers jours, a constaté un journaliste.

Plusieurs centaines de jeunes palestiniens étaient rassemblés près de la porte de Damas, l'un des principaux accès à l'Esplanade des Mosquées située dans la Vieille ville, lorsque la police a annoncé avec un mégaphone que la zone était désormais ouverte à tout le monde.

Les forces de l'ordre ont laissé des manifestants retirer les barrières métalliques qui barraient l'accès depuis plusieurs jours. 

La décision est intervenue «après des consultations avec des responsables locaux, des responsables religieux, et une évaluation de la situation, tout en prenant en considération les commerçants qui ont besoin de vivre, et afin de réduire le niveau de violence», a déclaré un porte-parole de la police.

«Nos forces sont toujours déployées sur le terrain et nous ne permettrons pas le retour de la violence», a-t-il ajouté.

Un groupe de Palestiniens qui célébraient le retrait des barrières et brandissaient un drapeau palestinien ont été chassés par la police, ont constaté des journalistes.

Mais la place devant la porte de Damas était désormais ouverte, avec une forte présence policière.

Les affrontements des derniers jours à Jérusalem ont commencé après que la police a empêché les Palestiniens de s'asseoir sur les marches entourant la porte de Damas, un lieu où ils se réunissent le soir pendant le ramadan.

Et lorsque des juifs d'extrême droite ont prévu de manifester à proximité, de nombreux Palestiniens y ont vu une provocation.

Les heurts les plus violents ont eu lieu jeudi soir lorsque des Palestiniens ont voulu s'opposer à cette marche de manifestants, qui scandaient «Mort aux arabes». Les forces israéliennes ont bloqué les Palestiniens dont une centaine ont été blessés, ainsi qu'une vingtaine de policiers israéliens.

Des manifestants palestiniens ont jeté des pierres et des bouteilles d'eau vers les policiers qui ont répliqué avec des grenades assourdissantes et des canons à eau. Des bennes à ordure ont également été incendiées près de la porte de Damas et, selon la police, des cocktails Molotov ont été lancés en direction du point de passage de Qalandiya entre Jérusalem et la Cisjordanie occupée.

La branche armée du Hamas, mouvement islamiste palestinien au pouvoir dans la bande de Gaza, a apporté son soutien aux Palestiniens de Jérusalem-Est et menacé Israël.

L'armée israélienne a annoncé dimanche soir qu'un projectile avait été tiré «depuis la bande de Gaza vers le territoire israélien», sans autre détail.

Trois roquettes avaient été tirées samedi soir depuis la bande de Gaza, dont une a été interceptée par le bouclier antimissile israélien, une a explosé dans un terrain vague et une s'est abattue dans la bande de Gaza, avait alors indiqué l'armée.


Le prince héritier saoudien et le Premier ministre britannique discutent des développements régionaux

Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
Starmer a été reçu par le prince héritier Mohammed ben Salmane. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz. (SPA)
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  • Le prince héritier Mohammed ben Salmane a rencontré le Premier ministre britannique Keir Starmer pour renforcer la coopération stratégique entre leurs deux pays
  • Les discussions ont porté sur les enjeux régionaux, avec un soutien commun à la stabilité et à un cessez-le-feu durable, notamment concernant l’Iran et le détroit d’Ormuz

RIYAD : Le prince héritier saoudien Mohammed ben Salmane a reçu mercredi à Djeddah le Premier ministre britannique Keir Starmer.

Au cours de la rencontre, ils ont passé en revue les relations entre leurs deux pays et examiné les moyens de renforcer davantage leur partenariat stratégique dans divers domaines.

Ils ont également abordé les derniers développements régionaux et internationaux, notamment les évolutions dans la région ainsi que leurs implications en matière de sécurité et d’économie.

Les deux parties ont affirmé leur soutien à tous les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité de la région. Plusieurs questions d’intérêt commun ont également été discutées.

Keir Starmer est arrivé dans le Royaume plus tôt dans la journée, où il a été accueilli à l’aéroport de Djeddah par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, selon des photos diffusées par l’Agence de presse saoudienne.

Lors de sa visite, Starmer a salué le cessez-le-feu entre l’Iran et les États-Unis, tout en soulignant qu’il restait « beaucoup de travail à faire » pour garantir sa pérennité.

« Il reste également beaucoup à faire concernant le détroit d’Ormuz, qui a un impact à l’échelle mondiale », a-t-il ajouté. 

À son arrivée à Djeddah, Keir Starmer a été accueilli par le gouverneur de la région de La Mecque, le prince Saud ben Mishaal ben Abdulaziz, a rapporté l’Agence de presse saoudienne. Les ambassadeurs respectifs des deux pays étaient également présents.

*Avec SPA, Reuters 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: Israël dit avoir mené mercredi sa "plus grande frappe coordonnée" contre le Hezbollah depuis le 28 février

« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
« De la fumée s’élève du site d’une frappe israélienne ayant visé une zone à Beyrouth le 8 avril 2026. Israël a lancé une série de frappes sur Beyrouth le 8 avril, l’attaque la plus violente contre la capitale libanaise depuis le début de la guerre. (AFP)
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  • L’armée israélienne a mené la plus vaste frappe coordonnée contre le Hezbollah depuis le début du conflit, visant une centaine de cibles à Beyrouth, dans la Bekaa et le sud du Liban
  • Malgré le cessez-le-feu avec l’Iran, Israël confirme que le Liban n’est pas concerné et que les opérations contre le Hezbollah vont se poursuivre

BEYROUTH: L'armée israélienne a annoncé avoir frappé mercredi une centaine d'objectifs du Hezbollah à travers le Liban, affirmant qu'il s'agissait de "la plus grande frappe coordonnée" contre le mouvement pro-iranien depuis le déclenchement de la guerre américano-israélienne contre l'Iran, le 28 février.

"En l'espace de 10 minutes et simultanément dans plusieurs zones, [les forces israéliennes ont attaqué] une centaine de postes de commandement et d'infrastructures militaires" du mouvement islamiste libanais à travers le pays voisin, indique un communiqué militaire israélien.

Les frappes ont visé des objectifs à Beyrouth, dans la plaine de la Bekaa (est du Liban) ainsi que dans le sud du pays, selon l'armée israélienne.

Les frappes israéliennes sur Beyrouth, les plus violentes depuis le début de la guerre, ont provoqué des scènes de panique dans la capitale à une heure de grande affluence, selon des journalistes de l'AFP.

Ennemi d'Israël et allié de Téhéran, le Hezbollah s'était joint le 2 mars à la guerre régionale.

Le cessez-le-feu de 15 jours avec l'Iran décrété dans la nuit par le président américain Donald Trump "n'inclut pas le Liban", a affirmé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu. "La bataille continue au Liban, a ensuite déclaré l'armée israélienne

"Nous continuerons de frapper l'organisation terroriste Hezbollah et exploiterons chaque occasion qui se présente sur le plan opérationnel", a dit le lieutenant-général Eyal Zamir, chef d'état-major de l'armée, cité dans un communiqué militaire.

"Nous ne transigerons pas sur la sécurité des habitants du nord d'Israël [et] nous continuerons de frapper avec détermination", a-t-il ajouté.

L'armée israélienne avait annoncé mardi avoir achevé dans le sud du Liban le déploiement de ses troupes au sol jusqu'à une "ligne de défense avancée" destinée à maintenir le nord d'Israël à l'abri des tirs de roquettes antichars du Hezbollah, dont la portée est évaluée à une dizaine de kilomètres.


Le Liban fait état de huit morts dans une frappe israélienne à Saïda

Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
Des secouristes se rassemblent sur le site d’une frappe aérienne israélienne ayant visé un véhicule à Saïda, au Liban, le 8 avril 2026. (AFP)
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  • Une frappe israélienne à Saïda, au Liban, a fait au moins 8 morts et 22 blessés parmi les civils, causant d’importants dégâts sur le front de mer
  • L’attaque survient malgré l’annonce d’un cessez-le-feu entre les États-Unis, l’Iran et leurs alliés, dont l’application au Liban reste floue et contestée

BEYROUTH: Une frappe israélienne a fait huit morts dans la ville libanaise de Saïda, a annoncé mercredi le ministère libanais de la Santé, alors que Washington et ses alliés se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu avec l'Iran.

"La frappe de l'ennemi israélien sur Saïda, dans le sud du Liban, a fait, selon un bilan provisoire, huit morts parmi la population civile et 22 blessés", a indiqué le ministère dans un communiqué.

Un photographe de l'AFP présent sur les lieux de l'attaque, qui a touché le front de mer de cette ville côtière, a vu des flammes s'élever d'un café aux vitres brisées qui jonchaient la chaussée.

Les pompiers s'efforçaient d'éteindre l'incendie tandis que l'armée bouclait le secteur. Des voitures stationnées à proximité ont également été endommagées.

"Nous avons été informés d'une frappe sur la route du front de mer à Saïda. Nous avons envoyé deux équipes, mais celles-ci ont demandé des renforts en raison du nombre élevé de victimes", a indiqué à l'AFP Louay Sabeh, secouriste au sein d'une association locale.

Les équipes de secours ont transporté au moins six blessés depuis les lieux de l'attaque, a-t-il précisé.

Cette frappe est survenue peu avant que le Premier ministre pakistanais Shehbaz Sharif affirme que les Etats-Unis, l'Iran et leurs alliés avaient accepté un cessez-le-feu de deux semaines "partout", y compris au Liban.

Le Pakistan a joué le rôle de médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran dans le but de mettre fin à plus de cinq semaines de guerre au Moyen-Orient.