L’art et la manière de la Aïta, hommage à Bouchaïb El Bidaoui

Bouchaïb El Bidaoui, figure emblématique de l'art de la aïta (Photo, Capture d’écran YouTube).
Bouchaïb El Bidaoui, figure emblématique de l'art de la aïta (Photo, Capture d’écran YouTube).
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Publié le Lundi 26 avril 2021

L’art et la manière de la Aïta, hommage à Bouchaïb El Bidaoui

  • D’aucuns comparent la aïta à la geste hilalienne, un art combinant chant et poésie ; sa naissance remonterait à la dynastie almohade (XIIIe siècle)
  • Cette rencontre se veut un hommage à un grand maître de la Aïta Marsaouia, Bouchaïb El Bidaoui (1929-1964), qui renouvela et popularisa cet art et bouscula son époque

Institut du monde arabe (IMA)

Dans le cadre des Arabofolies, festival musical, des arts et des idée

Le 10 juin 2021, 19h

Pour plus d'informations, cliquez ici.

Le patrimoine musical de la aïta, art populaire marocain porté par des cheikhates au verbe haut, fut un temps méprisé et frappé d’interdit. Il est aujourd’hui réhabilité par le travail de sauvegarde, d’interprétation et d’archivage de chercheurs, musiciens et musicologues. Retour sur un patrimoine poétique et festif, au fil d'une séance dédiée au grand chanteur Bouchaïb El Bidaoui, figure emblématique de l'art de la aïta.

D’aucuns comparent la aïta à la geste hilalienne, un art combinant chant et poésie ; sa naissance remonterait à la dynastie almohade (XIIIe siècle). Les transformations sociales et urbaines qui ont affecté la société marocaine y sont pour beaucoup dans l’essor et la diffusion de la aïta; avec l’apparition des caïds dans des régions  rurales et agricoles telles Abda, Chaouia et Doukkala, la Aïta consigna, par la voix des femmes cheikhates, les faits et gestes d’une société partagée entre tradition et modernité.

On en dénombre neuf grands styles: Hasbaoui, Marssaoui  Zaeri, Chyadmi, Haouzi, Mellali, Jabli, Khouribgui. Ce patrimoine, un temps méprisé et frappé d’interdit, se trouve aujourd’hui réhabilité par un travail de sauvegarde, d’interprétation et d’archivage que l’on doit à certains chercheurs, musiciens et musicologues avec à leur tête Hassan Najmi, Ouled Bouaazzaoui, Ouled Ben Aguida et bien d’autres.

Cette rencontre se veut un hommage à un grand maître de la Aïta Marsaouia, Bouchaïb El Bidaoui (1929-1964), qui renouvela et popularisa cet art et bouscula son époque en se mettant dans la peau d’une femme chikha. 

Avec la participation de :

 Hassan Najmi, poète, écrivain, chercheur. Président de l’Union des Ecrivains Marocains pour deux mandats : 1998-2005. Fondateur de la Maison de la poésie en 1996. Préside actuellement le Pen International-Centre Maroc. Auteur de plus d’une vingtaine de textes (essais, romans et poésie), dont le chant de la Aïta, la poésie orale et la musique traditionnelle au Maroc. Ses ouvrages ont été traduits en plusieurs langues étrangères.

Driss El Yazami, président du Conseil de la communauté marocaine à l’étranger ; il a longtemps travaillé sur les questions des droits de l’Homme et de l’histoire de l’immigration en France. Il est notamment coauteur du rapport pour la création d’un musée de l’immigration, remis à Lionel Jospin en 2001.

Et la participation exceptionnelle de Khalid Bouaazzaoui, artiste musicien et pilier de la troupe Ouled Bouaazzaoui, considéré comme le digne héritier de Bouchaïb El Bidaoui.

Rencontre suivie de la projection du film documentaire Le Blues des cheikhates de Ali Essafi

Maroc/Égypte, documentaire, 2004, 56’

Les cheikhates, chanteuses populaires du Maroc, sont à la fois les femmes les plus aimées et les plus marginalisées, et ce pour une seule et unique raison : leur liberté! Liberté de mœurs et de ton qui leur permettent, et à elles seules, de chanter l’injustice et le sort fait à la femme. Ce que Cheikha Aïcha résume avec des mots simples : « Notre vie est semblable à cette bougie qui brûle et se sacrifie pour que les autres voient ! »


HUMANÆ : La Gare du Nord expose!

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  • La Gare du Nord expose le travail de la photographe brésilienne Angelica Dass
  • La gare SNCF accueille une partie du travail documentaire de la photographe renommée, afin de célébrer la diversité et l'inclusion. Angelica Dass a photographié ses modèles à travers le monde, de New Delhi à Dublin

Gare du Nord

Pour plus d'information

La Gare du Nord expose le travail de la photographe brésilienne Angelica Dass, qui vise à démontrer et célébrer la diversité de l'Humanité, dans une exposition grand format exceptionnelle.

La photographe a constitué une mosaïque géante avec des milliers de portraits humains, dont les nuances de peau sont représentées à la manière du nuancier Pantone®, un système de codage universel des couleurs.

Cette œuvre inédite révèle la mixité et l’étendue chromatique de la peau humaine à l’échelle planétaire et confronte l’idée répandue d’une couleur chair unique.

La gare SNCF accueille une partie du travail documentaire de la photographe renommée, afin de célébrer la diversité et l'inclusion. Angelica Dass a photographié ses modèles à travers le monde, de New Delhi à Dublin, sur fond blanc, avant d'identifier la teinte de leurs visages dans la palette de couleurs Pantone. On retrouve cette couleur en arrière-plan du portrait, pour former à l'arrivée un nouveau nuancier, celui de l'Humanité, grâce aux 4000 modèles de 36 villes et 20 pays différents.

Intemporelle, l'exposition n'a pas de fin annoncée et va continuer à s'enrichir de nouveaux portraits au fil des mois. Le projet sociologique de la photographe rassemble des visages anonymes et uniques, sans étiquettes, afin de former un ensemble appelé "Humanæ".


28e édition d'Octobre Rose

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  • La Tour Eiffel sera rose, ce vendredi 1er octobre 2021, à l'occasion du lancement d'Octobre Rose à Paris
  • Un emblème tout simple mais si fort : le ruban rose est le symbole international de la lutte contre le cancer du sein depuis près de 30 ans

France, Paris - Tout le mois, du 1er au 31 octobre 2021 

Pour plus d'informations

Paris se met aux couleurs d'Octobre Rose ! Tout le mois, du 1er au 31 octobre 2021, des opérations ont lieu pour nous sensibiliser au cancer du sein. Conférences, événements sportifs et dépistages, découvrez une sélection de ce qui vous attend ce mois d'octobre 2021 à Paris !

Top départ : la 28e édition d'Octobre Rose, l'opération mondiale de lutte contre le cancer du sein, est lancée. Pendant un mois, du 1er au 31 octobre 2021, tout le monde est invité à soutenir la recherche, à (se) faire dépister, mais aussi à écouter les femmes qui luttent contre le cancer du sein.


Les Saudi Cinema Nights exportées à Paris

Les films sont exposés et commentés successivement par les réalisateurs et leurs acteurs saoudiens, dans un environnement dynamique et interactif avec le public. (Fournie)
Les films sont exposés et commentés successivement par les réalisateurs et leurs acteurs saoudiens, dans un environnement dynamique et interactif avec le public. (Fournie)
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  • En version originale arabe, sous-titrés en anglais, les films seront présentés par la direction artistique du Festival international du film de la mer Rouge
  • C’est à l’Institut du monde arabe que le public parisien est invité à venir explorer Les Nuits du Cinéma saoudien de Djeddah

À l’initiative de l’association d’amitié franco-saoudienne Génération 2030 qui est aujourd'hui un véritable « pont culturel » entre la France et l’Arabie saoudite, le cinéma saoudien est célébré à l’Institut du monde arabe (IMA), créé pour faire connaître et scintiller la culture arabe. Les détails de l’évènement de cette soirée singulière ont été dévoilés : quatre courts métrages poursuivis d’un long, soit 2h20 d’exploration d’un cinéma saoudien en grande pompe.

C’est à l’Institut du monde arabe que le public parisien est invité à venir explorer Les Nuits du Cinéma saoudien de Djeddah. 

Institué par le Festival international de la mer Rouge en 2021, les Saudi Cinema Nights a savouré sa réussite pour sa première édition, en juin 2021 à Djeddah, en Arabie saoudite. En cause : au programme de deux jours, mettre en lumière les projections des jeunes réalisateurs saoudiens créatifs qui nous font découvrir sur grand écran le talent saoudien aujourd’hui en pleine renaissance.

Les films sont exposés et commentés successivement par les réalisateurs et leurs acteurs saoudiens, dans un environnement dynamique et interactif avec le public.

En version originale arabe, sous-titrés en anglais, les films seront présentés par la direction artistique du Festival international du film de la mer Rouge.

Ongoing Lullaby de Hisham Fadel

Hisham Fadel - Ongoing Lullaby

VO arabe sous-titrée en anglais | 12'

Le portrait intimiste de la vie quotidienne d’une femme hantée par un monologue intérieur féroce. Hisham Fadel raconte la mélancolie, les doutes, les peurs et les hésitations d’une femme s’efforçant d’être libre mais hantée par la solitude

And when do I sleep? de Husam Alsayed

Husam Alsayed - And when do I sleep?

VO arabe sous-titrée en anglais | 15'

C’est l’histoire d’Adam, insomniaque qui écoute une femme hurler au cœur de la nuit, alors que personne n’est là. Une longue nuit qui plonge le public dans un monde de rêve complexe.

Mohammed Alhamoud | Goin South

VO arabe sous-titrée en anglais | 14'

Un couple de jeunes mariés se rend pour la première fois dans la ville natale de l’époux au sud de l'Arabie où ils célébreront leur mariage. Bien que leur rencontre soit faite de façon « moderne », se trouver dans ce milieu d’origine si opposé mettra leur relation à l’épreuve. C’est un regard délicat sur les barrages culturels que porte Mohammed Alhamoud, fondateur de la société de production Last Scenes Films à Riyad.

Mohammed Alholayyil |Forty Years and One Night

VO arabe sous-titrée en anglais | 74'

Il s’agit d’une famille, d’une mésaventure et d’une nuit révélatrice de mystères qui déclencheront un bouleversement. Ce drame familial notamment tendu a reçu le prix Tamheed du Festival international du film de la mer Rouge en 2019. Il est sorti pour sa première mondiale au Festival de Malmö en 2020.

Le film avait obtenu le soutien d'un fonds de collecte de fonds du Red Sea International Film Festival.

 

À l’initiative de l’association d’amitié franco-saoudienne Génération 2030.