Le Conseil des affaires économiques et du développement de l’Arabie saoudite fait la lumière sur les réalisations de la Vision 2030

Le prince héritier Mohammed ben Salmane répond aux questions lors d'une conférence de presse à Riyad, le 25  avril 2016 (Archive/AFP)
Le prince héritier Mohammed ben Salmane répond aux questions lors d'une conférence de presse à Riyad, le 25  avril 2016 (Archive/AFP)
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Publié le Lundi 26 avril 2021

Le Conseil des affaires économiques et du développement de l’Arabie saoudite fait la lumière sur les réalisations de la Vision 2030

  • Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, a confirmé que les programmes Vision 2030 avaient constitué de grandes avancées
  • Mohammed ben Salmane a fait savoir qu’il restait encore beaucoup à faire sur différents fronts pour atteindre tous les objectifs de cet ambitieux plan de développement

RIYAD: Le prince héritier d'Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, vice-Premier ministre et président du Conseil des affaires économiques et du développement, a confirmé que les programmes Vision 2030 avaient constitué de grandes avancées et qu’ils avaient relevé les défis structurels des cinq dernières années. 

Le prince héritier a également exprimé sa gratitude pour les efforts déployés par toutes les autorités gouvernementales afin de surmonter de nombreux défis au cours des derniers mois, louant les expériences inestimables qui ont été acquises et qui ont renforcé la confiance dans la réalisation des objectifs de la Vision 2030. 

Mohammed ben Salmane a fait savoir qu’il restait encore beaucoup à faire sur différents fronts pour atteindre tous les objectifs de cet ambitieux plan de développement. 

Le Conseil des affaires économiques et du développement a passé en revue les réalisations de la Vision du Royaume cinq ans après la création de la Vision 2030. Cette dernière a, jusque-là, porté l’accent sur l'établissement d'une infrastructure habilitante, la construction de structures institutionnelles et législatives, l'établissement de politiques générales et le soutien des initiatives. La prochaine phase de la Vision se concentrera sur la poursuite de la mise en œuvre, garantissant une plus grande participation des citoyens et du secteur privé. 

L’examen a couvert les trois grands thèmes de la Vision, que voici: 

1) Une société dynamique 

Le Conseil a passé en revue les réalisations qui visaient à améliorer la qualité de vie dans le cadre d'un environnement attractif et distinctif afin de faire du Royaume une destination mondiale de premier plan. Cela comprend la facilitation de l'accès aux services de santé d'urgence dans les quatre heures, aujourd’hui d’un taux de plus de 87%, contre 36% avant l'inauguration de la Vision; la réduction du pourcentage de décès par accident de la route chaque année – 13,5 décès pour 100 000, alors que ce chiffre s’élevait auparavant à 28,8; et l’augmentation du pourcentage de personnes qui participent à des activités sportives au moins une fois par semaine. Elles sont passées de 13% avant le lancement de la Vision à 19% en 2020. 

Le Conseil a également examiné les réalisations les plus importantes dans le secteur du logement. Le pourcentage d'accession à la propriété est passé de 47%, il y a cinq ans, à 60%. En outre, l'obtention d'une aide au logement est désormais immédiate, alors qu’elle prenait jusqu'à quinze ans avant le lancement de la Vision. 

Le Conseil a pris note des indicateurs liés à l'intérêt croissant pour les sites archéologiques et patrimoniaux, qui ont eu une répercussion directe sur l'inscription de nouveaux sites saoudiens à la liste du patrimoine mondial de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture (Unesco). Le nombre de sites patrimoniaux qui peuvent être visités dans le Royaume en 2020 est passé à 354, contre 241 en 2017. Le Conseil a également évalué les efforts qui visaient à renforcer l'identité nationale saoudienne et à renforcer sa présence à l'échelle mondiale, comme en témoigne l'augmentation des éléments du patrimoine culturel immatériel inscrits à l'Unesco à huit, contre trois éléments auparavant. Le nombre de sites patrimoniaux urbains inscrits au patrimoine culturel national s’élève à mille en 2020, contre quatre cents en 2016. 

Le Conseil a constaté un autre succès de la Vision avec l’augmentation de la capacité du Royaume à recevoir et à accueillir les pèlerins vers les lieux saints en élargissant le système de services dans les deux saintes mosquées et les Lieux saints. En outre le processus d'obtention d'un visa Omra a été automatisé et il peut désormais être établi en cinq minutes seulement, contre quatorze jours auparavant. À cela s’ajoute la délivrance du «Visa de touriste électronique», qui peut être obtenu électroniquement en quelques minutes. Ces mesures ont grandement facilité la visite des destinations touristiques et des monuments du Royaume et elles ont contribué à revitaliser le secteur du tourisme et à augmenter sa contribution au produit intérieur brut (PIB), tout en développant diverses destinations touristiques et en créant des opportunités d'emploi pour les hommes et les femmes. Le secteur du tourisme du Royaume est devenu le secteur à la croissance la plus rapide au monde avec 14%. 

Le Conseil a également pris note de la contribution, au cours des cinq dernières années, des programmes de Vision relatifs à l’amélioration de la qualité de vie dans le Royaume. L’Arabie saoudite est devenue un pôle d’attraction, organisant notamment des manifestations sportives de renommée mondiale. En outre, il a également mis en avant les événements sportifs, culturels et bénévoles qui ont attiré plus de 46 millions de visiteurs jusqu'en 2020. Le nombre d'entreprises qui opèrent dans le secteur du divertissement a doublé: elles sont désormais plus de 1 000 et ont généré plus de 101 000 emplois. 

Le Conseil a, en outre, étudié les réalisations liées à la préservation, à la durabilité et à la protection de l'environnement, notamment la création, en 2018 et en 2019, de sept réserves naturelles royales destinées à préserver diverses espèces végétales et animales, constituant un réservoir généalogique contemporain. Le Royaume a non seulement franchi une étape planétaire dans la production d'eau dessalée, mais il a dépassé la production mondiale de dessalement d'eau saline avec la capacité de production la plus élevée atteinte par la Saline Water Conversion Corporation (SWCC), 5,9 millions de m3 par jour en 2020. Le remplacement des technologies thermiques et l'expansion de l'utilisation de technologies respectueuses de l'environnement ont contribué à une réduction des émissions de dioxyde de carbone de 28 millions de tonnes par an. En plus d'annoncer des mégaprojets pour préserver l'environnement au cours de la même période, la Saudi Green Initiative – récemment annoncée – et l'initiative Middle East Green viseront à augmenter le couvert végétal, à réduire les émissions de carbone, à lutter contre la pollution et la dégradation des terres et à préserver la vie marine. 

2) Une économie prospère 

Le Conseil a également inspecté les initiatives destinées à créer un environnement qui soutienne le potentiel commercial et élargisse la base économique. Il a observé que les actifs du Fonds d'investissement public avaient doublé, atteignant environ 1 500 milliards de riyals saoudiens (SR) en 2020, soit 331 milliards d’euros, alors qu’ils ne dépassaient pas 570 milliards de SR, soit 125 milliards d’euros, en 2015. Il convient de noter que le taux des flux d'investissements étrangers internationaux a diminué de 58% depuis 2015. Les entrées d'investissements directs étrangers en Arabie saoudite ont augmenté, parvenant à 17,625 milliards de SR (3,89 milliards d’euros), soit une augmentation de 331% puisqu'elles étaient de 5,321 milliards de SR (1,18 milliards d’euros) avant le lancement de la Vision 2030. Parmi ces initiatives figuraient également le lancement de grands projets qui contribuent au bien-être de la société, créent des emplois et attirent les investissements internationaux. Les plus importants d’entre eux sont, entre autres, Neom, Qiddiya et les projets de la mer Rouge. 

Le Conseil a également examiné les réalisations liées au développement du secteur financier: la Bourse saoudienne (Tadawul) a rejoint les indices des marchés émergents MSCI et S&P Dow Jones, ce qui a facilité l'investissement des investisseurs étrangers dans le royaume d'Arabie saoudite, alors que la valeur de leurs avoirs sur le marché a augmenté de 195,9% pour atteindre 208,3 milliards de SR (soit 46 milliards d’euros) à la fin de l’année 2020, avec un taux de propriété de 12,8% de la valeur totale des actions. 

En outre, le Fintech Saudi Center a été créé dans le but d'ouvrir les services financiers à de nouveaux types d'entités dans le domaine de la technologie financière et de développer des fonds, des accélérateurs et des incubateurs axés sur la technologie financière pour fournir du capital-risque et du financement par actions et favoriser l’environnement entrepreneurial. Ces réalisations ont contribué à faire de la Bourse saoudienne, Tadawul, l'un des dix plus grands marchés financiers du monde. 

Le Conseil a vérifié les performances du Centre national de gestion de la dette. Il apparaît que ce dernier a réussi depuis sa création, au cours des cinq dernières années, à soutenir le budget général du Royaume d'environ 897 milliards de SR, soit 198 milliards d’euros. 

En outre, le Conseil a débattu des réalisations accomplies dans les domaines de la création d'emplois pour l'avenir et du soutien à l'innovation, en considérant l’aide apportée aux petites et moyennes entreprises comme l'un des moteurs les plus importants de la croissance économique. Il s’est félicité du fait que le Royaume était passé au douzième rang dans l'indice de disponibilité du capital-risque dans le Global Competitiveness Report 2020 et au troisième rang mondial dans l'indice de protection des investisseurs minoritaires. De plus, le Royaume s'est hissé au vingt-quatrième rang mondial dans le Global Competitiveness Report 2020, après avoir été classé trente-neuvième en 2018. Parallèlement, en plus d'adopter des lois qui protègent et renforcent leurs droits aux niveaux personnel et professionnel, la participation des femmes saoudiennes au marché du travail a considérablement augmenté, atteignant 33,2% en 2020, contre 19,4% en 2017. 

Le Conseil a également évoqué l'accélération de la croissance du ratio du PIB non pétrolier, qui s’élevait à 59% en 2020, contre 55% en 2016. Les revenus non pétroliers ont également augmenté, passant de 166 milliards de SR (36 milliards d’euros) en 2015 à 369 milliards SR (81 milliards d’euros) en 2020, soit une augmentation de 222%, tandis que le nombre d'usines a augmenté de 38%: 9 984 usines contre 7 206 usines avant le lancement de la Vision. Cela a coïncidé avec le lancement d'initiatives pionnières, comme le lancement du programme Made in Saudi, le programme Shareek pour renforcer le partenariat avec le secteur privé et accélérer le rythme de croissance du PIB, la création d'une banque export-import et le lancement d'un système d'investissement minier. 

Dans le domaine de l'économie numérique, le Conseil examiné les initiatives qui ont propulsé le Royaume à la première place de la compétitivité numérique au niveau du G20, atteignant la première place mondiale en vitesse Internet 5G et couvrant plus de 60% des grandes villes et 45% des autres villes en déployant plus de 12 000 tours qui prennent en charge la technologie 5G.  

Le Royaume s'est également classé sixième parmi les États du G20 dans l'indice mondial de cybersécurité de l'Union internationale des télécommunications (UIT) et dans l'expansion de la couverture de la fibre optique, puisque 3,5 millions de foyers dans les zones urbaines étaient couverts par des réseaux de fibre optique en 2020; ils n'étaient qu’1,2 million en 2017. En outre, le Royaume a attiré les plus gros investissements technologiques au Moyen-Orient et en Afrique du Nord avec des transactions dépassant 6 milliards de SR (1,33 milliards d’euros) dans le secteur du cloud computing. 

Dans le domaine de l'énergie, le Conseil a analysé les accomplissements les plus importants depuis le lancement de la Vision 2030, dont certains sont remarquables aux niveaux national et international. Le Royaume, qui a fondé le groupement de nations Opep+, a réalisé un exploit historique en 2020, parvenant à la plus forte réduction de production que le marché pétrolier ait jamais connue. Cela a contribué à restaurer la stabilité et l'équilibre des marchés mondiaux et à lutter contre les effets de la pandémie de Covid-19 sur l'économie mondiale. Le Royaume a également encouragé le concept d’économie circulaire du carbone adopté par le G20, démontrant sa volonté de protéger l’environnement et de lutter contre le changement climatique dans le cadre de l’accord de Paris et des conventions internationales pertinentes. 

Par ailleurs, le premier des projets prévus par le Gardien des deux Saintes Mosquées pour les énergies renouvelables a également été inauguré, avec l'usine de Sakaka destinée à produire de l'électricité. D'autres projets de production d'électricité à partir d'énergie solaire ont été annoncés dans différentes régions du Royaume, et certains de ces projets ont atteint de nouveaux records en enregistrant le coût d'achat d'électricité produite à partir de l'énergie solaire le plus bas au monde. 

La capacité totale de ces projets a été estimée à plus de 3600 mégawatts. Ces projets fourniront de l'énergie à plus de 600 000 logements. À cela s’ajoutent plusieurs projets d'énergie propre visant à produire de l'hydrogène et de l'ammoniac. Les projets d'énergie renouvelable contribueront à diversifier le mélange énergétique utilisé dans la production d'électricité, de sorte que la production d'électricité à partir d'énergies renouvelables et de gaz sera de 50% chacun d'ici à 2030, entraînant le déplacement d'environ un million de barils d'équivalent pétrole de carburant liquide. 

Le secteur de l'électricité a été témoin de mesures claires et délibérées pour améliorer son efficience, son efficacité et sa durabilité, telles que la restructuration du secteur, la mise en place du nouveau système électrique et la réorganisation de l'Autorité de régulation de l'eau et de l'électricité. De plus, plus de dix millions de compteurs électroniques intelligents ont été installés: c’est une étape importante vers la numérisation du secteur. 

L'industrie pétrolière saoudienne a également vu l'approbation du développement du champ gazier de Jafurah, la découverte de cinq nouveaux champs pétrolifères et gaziers et l'intégration continue des secteurs pétrolier et pétrochimique. 

Le Conseil a étudié les contributions des programmes de la Vision à la création d'un environnement propice au développement des compétences et à la poursuite des investissements dans l'éducation et la formation. Le nombre d'universités et de collèges est de 63, et la recherche scientifique atteignait 33 588 publications contre 15 056 les années précédentes, soit une augmentation de 223%. Le taux de scolarisation dans les jardins d'enfants a également augmenté à 23%, contre 13% auparavant. 

Le Conseil a également vérifié les réalisations dans le domaine de la localisation des industries militaires, car les programmes Vision 2030 du Royaume sont parvenus à augmenter le taux de localisation dans le secteur pour atteindre 8% à la fin de 2020, contre 2% en 2016. En outre, pour la première fois dans l'histoire du Royaume, un programme de licences permettant de s'engager dans des activités de l’industrie militaire a été lancé. C’est dans ce cadre que 91 entreprises locales et internationales ont obtenu une licence, avec 142 licences de fondation. 

3) Une nation ambitieuse 

Dans le cadre de l'amélioration de la réglementation et des services et de l'expansion des canaux de communication entre les agences gouvernementales, les citoyens et le secteur privé, le Conseil a contrôlé la réalisation des initiatives qui ont apporté des transformations majeures dans l'efficacité du travail gouvernemental, comme la publication de plus de 197 législations dans divers domaines, y compris les lois, les règlements, les statuts et les arrangements organisationnels. 

Le taux de maturité des services gouvernementaux numériques est passé à 81,3% contre 60% en 2017, ce qui a contribué de manière significative à l'amélioration des services fournis aux citoyens et aux résidents du Royaume. 

Le Conseil a en outre étudié tout ce qui a été mis en œuvre en matière de lutte contre la corruption et de renforcement de l'intégrité, car la culture de la responsabilité est solidement enracinée au niveau de l'appareil gouvernemental et parmi les citoyens. En effet, le montant total récupéré par le Trésor public à la suite des accords anti-corruption a atteint 247 milliards de riyals, soit 54 milliards d’euros, au cours des trois dernières années, c’est-à-dire 20% du total des revenus non pétroliers, en plus des dizaines de milliards d'actifs non monétaires transférés au ministère des Finances. 

Le conseil a observé les sauts qualitatifs des réalisations accomplies dans le système judiciaire. Le taux de réussite des tribunaux d'exécution est passé à 82%, celui de réalisation des tribunaux du statut personnel a augmenté, atteignant 59%, comme le renforcement du système judiciaire spécialisé, l'activation des poursuites à deux degrés et l'activation du contentieux électronique. Le nombre de sessions judiciaires tenues entre 2015 et 2020 a atteint plus de 10 millions de sessions, contre 2,7 millions de sessions judiciaires de 2009 à 2014; le nombre de procuration est passé à 11 millions de notaires de 2015 à 2020, contre 2,2 millions entre 2009 et 2014. 

De nombreux accords de localisation ont été signés et sont entrés en vigueur avec diverses autorités de tutelle dans le but d'augmenter les taux de localisation dans divers secteurs, contribuant à l'emploi de plus de 422 000 citoyens et citoyennes depuis le début de l’année 2019. 

Le Conseil a débattu de ce qui avait été réalisé dans le secteur à but non lucratif et la responsabilité sociale. En effet, le nombre de volontaires en 2020 a atteint 409 123, hommes et femmes, à travers plus de 156 000 opportunités de volontariat, contre 23 000 en 2016. Le nombre de volontaires inscrits sur la plate-forme de volontariat a atteint 533 950. La valeur économique du volontariat individuel est passée de 0,6 SR (0,13 euro) par heure en 2016 à 21,27 SR (4,70 euros). 

En outre, le Conseil a vérifié que l’on fournissait bien des logements adéquats aux personnes couvertes par les services de sécurité sociale selon le régime de propriété ou de droit d'usufruit, grâce à l'intégration et au partenariat avec le secteur à but non lucratif et plus de 350 associations sociales qui fournissent plus de 46 000 logements partout dans les régions du Royaume. En outre, la plate-forme Joud pour le logement a été lancée dans le but d’impliquer la communauté et de l’aider à faire des dons de logement à des œuvres caritatives à travers une plate-forme fiable et en coopération avec 121 associations caritatives. Cette plate-forme a contribué à soutenir plus de 23 000 personnes dont les contributions de la société dépassent 400 millions de SR (88 millions d’euros), par le biais de deux volets: la fourniture de logements et l’aide aux citoyens en défaut de paiement pour la location d’un logement. 

Le Conseil a retenu plusieurs recommandations nécessaires pour passer à l’étape suivante du processus de réalisation de la Vision 2030 du Royaume, lancé au début de cette année 2021 et qui se poursuit jusqu'en 2025. Il s’agit de la phase d'avancement des réalisations et de maintien de l'élan requis pour poursuivre les réformes. 

Cela comprend la mise à jour du développement des programmes de réalisation de la Vision pour assurer sa cohérence avec les objectifs, augmenter l'efficacité des dépenses et répondre aux développements économiques à travers trois domaines fondamentaux: 

Premièrement, restructurer certains des programmes actuels et en créer d'autres qui soient conformes aux exigences de la phase suivante, comme l'établissement d'un programme de transformation du secteur de la santé visant à restructurer ce domaine pour en faire un système de santé complet, cela afin de répondre aux aspirations de la Vision. 

Deuxièmement, donner de la flexibilité aux calendriers de mise en œuvre de certains programmes, fixer des priorités pour la mise en œuvre des initiatives et permettre des changements dans les politiques législatives. 

Troisièmement, transférer les initiatives de «promotion du caractère national», des «entreprises nationales importantes» et des «partenariats stratégiques» aux entités concernées et dans le cadre de leurs programmes. Cette recommandation intervient alors que ces initiatives ont atteint la plupart de leurs objectifs au cours des cinq premières années de la Vision, sans qu'il soit nécessaire de préserver son indépendance dans la phase suivante. 

La prochaine phase de la Vision 2030 du Royaume devrait être marquée par le développement continu de secteurs prometteurs et nouveaux. L'accélération des réalisations dans la mise en œuvre des programmes de réalisation de la Vision contribuera à promouvoir la croissance économique et à soutenir le contenu local. Elle augmentera sa contribution au développement économique du Royaume et facilitera l'environnement des affaires. En outre, elle renforcera le rôle des citoyens et du secteur privé dans la réalisation de la Vision, s’appuyant sur une plus grande autonomisation qui permettra d’utiliser les capacités et à investir les potentiels afin de réaliser davantage de progrès et d’obtenir davantage de succès.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com 


La French Fab accélère le MRO intelligent et durable au Moyen-Orient

Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
Le Pavillon France à l’AIME/MRO Middle East 2026 à Dubaï : 21 entreprises françaises présentent des solutions de maintenance aéronautique intelligentes, durables et data-driven pour répondre aux besoins du marché du Moyen-Orient. (Photo: fournie)
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  • La France s’impose comme un partenaire clé du MRO au Moyen-Orient, en apportant des solutions durables, digitales et à forte valeur ajoutée, alignées avec les stratégies aviation des Émirats et de l’Arabie saoudite
  • Le Pavillon France à AIME/MRO Middle East 2026 illustre la montée en puissance d’un écosystème MRO innovant, couvrant l’ensemble du cycle de vie des aéronefs

​​​​​​DUBAÏ: À l’occasion du salon AIME/MRO Middle East, qui se tient les 4 et 5 février 2026, au Dubai World Trade Centre (DWTC), le Pavillon France, porté par la marque French Fab, réunit 21 entreprises françaises. Celles-ci y présentent des solutions de maintenance aéronautique (MRO) intelligentes, à faible impact environnemental et fondées sur la donnée, adaptées aux besoins croissants du marché régional.

Un marché MRO en pleine accélération au Moyen-Orient

La demande en MRO au Moyen-Orient continue de croître fortement. Les dépenses régionales ont atteint 16 milliards de dollars en 2025 et devraient dépasser 20 milliards de dollars d’ici 2035. La flotte commerciale progresse à un rythme annuel de 5,1 %, pour atteindre près de 2 600 appareils, soit 6,7 % de la flotte mondiale.

Cette dynamique est portée par la forte reprise du trafic aérien et par les stratégies nationales de l’aviation aux Émirats arabes unis et en Arabie saoudite, qui stimulent la demande pour la maintenance prédictive, la réduction des temps d’immobilisation (TAT), la sécurisation des composants critiques et la décarbonation des opérations.

Dans ce contexte, Etihad Engineering a lancé le plan stratégique Al Massar (« le chemin »), visant à doubler son chiffre d’affaires d’ici 2030, avec une expansion majeure des hangars à Abou Dhabi et un élargissement significatif de ses capacités MRO.

Partenariats stratégiques : la France au cœur des écosystèmes MRO régionaux

L’expertise aéronautique française est déjà solidement ancrée dans les écosystèmes MRO des Émirats et du Royaume d'Arabie saoudite. Plusieurs partenariats structurants illustrent cette intégration :

  • EPCOR, filiale d’AFI KLM E&M et partenaire du Pavillon France, a signé un contrat de maintenance long terme avec Riyadh Air pour les APU APS5000 de sa flotte de Boeing 787 Dreamliner.
  • Safran Test Cells (Safran Aero Boosters) a remporté un contrat auprès de Sanad (Mubadala) pour la conception et la construction d’une cellule d’essais moteurs au futur centre MRO GTF d’Al Ain.
  • Satys Aerospace et ExecuJet MRO Services Middle East ont inauguré une nouvelle installation dédiée à la peinture aéronautique à Dubai South (DWC).
  • Thales, Emirates et Dubai Air Navigation Services (dans) co-développent un système basé sur l’IA permettant de réduire les circuits d’attente jusqu’à 40 %, de diminuer la consommation de carburant et d’améliorer la ponctualité des vols.

« La réputation mondiale de la France dans l’aéronautique, combinée à une forte intégration locale, fait de nos entreprises des partenaires naturels pour l’avenir du MRO au Moyen-Orient », souligne Axel Baroux, directeur général de Business France Moyen-Orient.

« Les acteurs français apportent excellence opérationnelle, réduction des TAT et maintenance plus verte, déjà visibles dans de nombreux projets régionaux », ajoute-t-il.

Des solutions françaises alignées avec la vision régionale

La délégation française couvre l’ensemble du cycle de vie de l’avion, de la maintenance aux intérieurs, en passant par la digitalisation et la logistique.

Dans le MRO composants et les services de cycle de vie, REVIMA, Domusa, AMC Aviation, Tarmac Aerosave, EOLE Aero et Air Châteaudun démontrent une expertise reconnue.

ImaginAir, BT2i Group, SELA et Latécoère réinventent les aménagements cabine et l’expérience passager.

ABC, Techman Head, TEI, Usimat Sermees et Manitou fournissent des outillages critiques, bancs d’essais et équipements de soutien au sol.

Aquarese Industries et GMI Aero innovent dans le traitement de surface et la réparation de composites.

AirInt Services et SkinPack Solutions améliorent l’efficacité grâce à des logiciels de maintenance cabine, des jumeaux numériques et du kitting optimisé, tandis que Prodex Aerospace Solutions garantit une réponse AOG fiable et une logistique aéronautique performante.

Les visiteurs sont invités à découvrir ces solutions et à rencontrer les équipes du Pavillon France, situé dans les Sheikh Saeed Halls du DWTC, les 4 et 5 février 2026.


Energie: le gouvernement veut lever le pied sur l'éolien terrestre et le solaire

Le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, s’exprime lors d’une séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 février 2026. (AFP)
Le ministre français de l’Économie et des Finances, Roland Lescure, s’exprime lors d’une séance de questions au Gouvernement à l’Assemblée nationale, à Paris, le 3 février 2026. (AFP)
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  • La prochaine Programmation pluriannuelle de l’énergie (PPE) prévoit moins d’éolien terrestre et de solaire que prévu, en raison d’une électrification plus lente que prévu en France
  • Le gouvernement met l’accent sur des investissements majeurs dans le nucléaire et l’éolien offshore, tout en annonçant un grand plan d’électrification des usages (mobilité, bâtiment, industrie)

PARIS: La prochaine feuille de route énergétique de la France prévoit moins d'éolien terrestre et de solaire que prévu parce que l'électrification avance moins vite que prévu, a déclaré le ministre de l'Economie Roland Lescure mardi.

Attendue depuis deux ans et demi, la sortie de ce document stratégique pour les 10 ans à venir a été retardée en raison de divisions politiques sur le partage entre nucléaire et renouvelables, mais devrait être dévoilée dans les prochains jours, selon le ministre.

Interrogé sur RMC BFMTV sur la publication de cette prochaine Programmation pluriannuelle de l'énergie (PPE) , le ministre a mis en avant le besoin d'"investissements majeurs dans le nucléaire", avec la construction de "six nouveaux réacteurs".

Il a également évoqué des "investissements majeurs" dans l'éolien offshore (ou marin), avec derrière des filières industrielles qui produisent".

"Donc il faut équilibrer tout ça: du nucléaire, de l'éolien marin, - du terrestre également, du solaire" mais "sans doute moins qu'initialement prévu", a-t-il ajouté sans avancer de chiffre.

Selon lui, la France est tenue de lever le pied sur le déploiement de l'électricité solaire et éolienne terrestre "parce qu'on électrifie moins" en France, "on consomme moins d'électricité qu'on avait prévu".

Ce constat a été dressé par le gestionnaire du réseau électrique à haute tension RTE, qui relève dans son bilan prévisionnel publié en décembre que la France accuse aujourd'hui un "retard" dans la dynamique d'électrification.

Or, souligne RTE, elle "dispose de l'avantage quasi-unique en Europe d'une production d'électricité particulièrement abondante et déjà décarbonée à 95%", grâce aux renouvelables et surtout au nucléaire, qui représente un atout considérable pour l'aider à réduire ses dépendances aux énergies fossiles importées (pétrole et gaz), qui pèsent lourd dans sa balance commerciale chaque année.

Le gouvernement a dans la foulée de ce rapport promis d'accompagner la publication de la PPE d'un "grand plan autour de l'électrification des usages" (mobilité, bâtiment, industrie), mais attendait l'adoption du Budget avant d'ouvrir ce chapitre. Selon Roland Lescure, celui-ci sera publié dans les toutes prochaines semaines.

"On va annoncer aussi avec le Premier ministre (Sébastien Lecornu) un grand plan d'électrification pour qu'à la fois on puisse investir dans l'offre, mais aussi investir dans la demande", a-t-il assuré sur RMC BFMTV.

"C'est vraiment une question de jours" pour la PPE "et de semaines pour le plan d'électrification. On veut consulter tout le monde", a-t-il dit.

Interrogé par l'élue écologiste Cyrielle Chatelain à l'Assemblée nationale, le Premier ministre Sébastien Lecornu a confirmé qu'il n'y aurait "pas de moratoire sur le renouvelable".

"Ce n'est pas notre objectif que d'interrompre le développement de filières industrielles qui contribuent à la décarbonation de la France", a souligné de son côté M. Lescure, devant les députés.

"Le nucléaire, l'éolien offshore sont d'énormes projets industriels. Il y en a d'autres qui sont plus petits, plus locaux, qui nous permettent effectivement d'accélérer ou de ralentir l'installation de capacités en fonction de la demande", a-t-il poursuivi.


Prêt à porter enfant: Okaïdi en difficulté, demande son placement en redressement judiciaire

Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, va demander mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare pour enfants Okaïdi. (AFP)
Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, va demander mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare pour enfants Okaïdi. (AFP)
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  • La procédure concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, précise le groupe qui emploie 2.000 personnes en France
  • En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe"

LILLE: Le groupe nordiste IDKIDS, spécialiste de l'univers de l'enfant, va demander mardi son placement en redressement judiciaire auprès du tribunal de commerce de Lille Métropole pour la plupart de ses marques en France, dont son enseigne phare pour enfants Okaïdi.

L'audience est prévue à 16h00.

La procédure concerne ses marques Obaïbi (vêtements pour les 0 à 3 ans), Okaïdi (3-14 ans), Oxybul (jeux d'éveil) et la plateforme logistique IDLOG, précise le groupe qui emploie 2.000 personnes en France.

En revanche, elle ne concerne pas sa marque haut de gamme Jacadi Paris, ni "les filiales étrangères et l'ensemble des franchises du groupe".

La direction explique que cette demande de protection doit permettre de "redonner du temps et de la capacité financière" au groupe, qui doit "accélérer" sa "transformation".

Okaïdi, marque historique du groupe dont le siège est basé à Roubaix (Nord), réalise 600 millions d'euros de chiffre d'affaires dans le monde, dont 300 millions en France, selon une porte-parole du groupe.

Au total, IDKIDS est présent dans 70 pays, pour un chiffre d'affaires global de 800 millions d'euros et 6.000 salariés dans le monde.

Dans le centre de Lille, Carine Prestaut, retraitée venue acheter des vêtements pour ses petits-enfants chez Okaïdi, salue le bon rapport qualité-prix de l'enseigne. Mais elle reconnaît que la concurrence en ligne, "moins chère", est difficile à contrer: "tout le monde regarde au budget".

"On va bientôt devoir s'habiller uniquement sur internet. C'est bien triste, j'aime bien choisir, j'aime bien voir", regrette aussi Claude, une cliente de 70 ans.

A Marseille, Ana, mère de deux filles, estime qu'Okaïdi représente "la qualité, des vêtements bien coupés, des matières agréables", et craint la fermeture des boutiques car "les enfants ont besoin d'essayer".

"Impact salarial" 

IDKIDS dit subir un "effet sablier": le segment premium résiste en haut du marché, tandis que "le low-cost et l'ultra fast-fashion prospèrent" en bas, ce qui étrangle les enseignes du milieu de gamme comme Okaïdi.

"Okaïdi-Obaïbi subissent depuis plusieurs années la pression des coûts et de la concurrence (généralistes low-cost, fast-fashion, seconde main) qui ont fortement pesé sur les résultats de la marque en 2025", souligne encore le groupe.

Farida Khelifi, déléguée syndicale CGT chez IDKIDS, redoute un "impact salarial" avec "la fermeture de magasins", sans en connaître l'ampleur.

Selon elle, Okaïdi reste "une bonne marque", mais la baisse des ventes s'explique aussi par des collections jugées "moins tendances", avec un style "trop carnavalesque" et "cher pour la classe moyenne".

L'enseigne avait déjà annoncé en mars 2024 une "stratégie de simplification" qui s'était traduite par la suppression de 250 emplois dans le réseau et 50 au siège, selon une porte-parole du groupe.

A l'inverse, IDKIDS se félicite de la "trajectoire de croissance" de Jacadi, sa marque premium qui a réalisé en 2025 la "meilleure performance de son histoire" avec une rentabilité en hausse (+35%).

Le secteur français de l'habillement est confronté à des difficultés depuis plusieurs années: après le développement du commerce en ligne, le Covid-19 et l'inflation, le secteur subit désormais la concurrence de la seconde main et de la mode ultra-éphémère, symbolisée notamment par la plateforme asiatique Shein.

L'activité habillement/textile a reculé de 1,3% en 2025 et de 8,5% depuis 2019, selon l'Institut français de la mode (IFM).

De nombreuses autres entreprises françaises de prêt-à-porter ont connu de graves difficultés ces dernières années: IKKS, Camaïeu, Kookaï, Gap France, Pimkie, Comptoir des Cotonniers, Princesse Tam Tam... Cette crise a été fatale pour certaines d'entre elles, liquidées comme Kaporal et Jennyfer.