Universités: le gouvernement «prépare une rentrée 100% en présentiel»

La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal (Photo, AFP).
La ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal (Photo, AFP).
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Publié le Mardi 27 avril 2021

Universités: le gouvernement «prépare une rentrée 100% en présentiel»

  • «Dans les semaines qui viennent», l'objectif est de «repasser à 50% de présentiel» dans les universités, a indiqué la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal
  • Les étudiants sont actuellement autorisés à venir physiquement à la fac un jour par semaine

PARIS: Le gouvernement prépare une rentrée étudiante de septembre « 100% en présentiel » avec des « solutions de repli en demi-jauges » si la situation sanitaire l'imposait, a indiqué mardi la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal. 

« Dans les semaines qui viennent », l'objectif est de « repasser à 50% de présentiel » dans les universités, a-t-elle ajouté, sur France Inter.

« A partir du 3 mai, les examens peuvent reprendre en présentiel », a précisé Vidal. Puis, la reprise des cours pourra se faire avec « une jauge de 50% », les universités ayant notamment demandé de pouvoir organiser des sessions de remise à niveau pour certains étudiants, selon la ministre.

Les étudiants sont actuellement autorisés à venir physiquement à la fac un jour par semaine. « Ils sont plus de 60% à revenir », a-t-elle détaillé, soulignant que ce retour était « très variable d'un site à l'autre ». 

Le passage à une jauge de 50% dans les semaines à venir va permettre, en vue de la rentrée de septembre, « de tester les protocoles, et regarder comment vont se mettre en place les possibilités d'autotests. On a distribué depuis lundi 800 000 autotests aux étudiants et aux personnels ».

« On aura une solution de repli en demi-jauges » pour septembre, a-t-elle toutefois expliqué.

Concernant les examens, ce sont les universités qui choisissent les modalités de contrôle des connaissances, a rappelé la ministre. Quand elles décident de les maintenir en présentiel, les étudiants sont convoqués « très en amont de l'heure » des examens, il y a « un maximum de points d'entrée », les « locaux sont nettoyés et aérés, il y a des masques, gels » et « on demande aux étudiants de ne pas s'attrouper ».

Enfin, interrogée sur le « chèque psy » lancé cet hiver pour les étudiants (trois séances gratuites chez un professionnel après avis d'un généraliste), Vidal a précisé qu'environ 3 000 consultations étaient recensées chaque semaine. 


La nouvelle cheffe de la diplomatie française Catherine Colonna à Berlin pour sa première visite

La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock (à droite) et la nouvelle ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères Catherine Colonna (à gauche) font un point de presse au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 24 mai 2022. (Photo, AFP)
La ministre allemande des Affaires étrangères Annalena Baerbock (à droite) et la nouvelle ministre française de l'Europe et des Affaires étrangères Catherine Colonna (à gauche) font un point de presse au ministère des Affaires étrangères à Berlin, le 24 mai 2022. (Photo, AFP)
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  • «Venir à Berlin en premier geste était une évidence, la coopération franco-allemande est plus que jamais nécessaire par temps de crise», a estimé la ministre des Affaires étrangères
  • Au sujet de l'Ukraine, la ministre a souligné qu'«aucun des pays du G7 n'est en guerre contre la Russie»

BERLIN: La nouvelle cheffe de la diplomatie française, Catherine Colonna, a réservé mardi à l'Allemagne sa première visite à l'étranger, « une évidence » selon elle tant la « relation franco-allemande est plus que jamais nécessaire ». 

« Venir à Berlin en premier geste était une évidence, la coopération franco-allemande est plus que jamais nécessaire par temps de crise », a estimé la ministre des Affaires étrangères lors d'une déclaration commune avec son homologue allemande, Annalena Baerbock. 

La nouvelle ministre s'est dite « résolue à poursuivre cette concertation dans le sillage de la relation de confiance nouée » par le gouvernement avec son prédécesseur, Jean-Yves Le Drian. 

« C'est la première fois que les deux ministres (des Affaires étrangères) du couple sont deux femmes, c'est une assez grande différence avec Jean-Yves Le Drian », a ironisé l'ancienne ambassadrice à Londres. 

Mme Colonna a énuméré les « défis » actuels, le « soutien à l'Ukraine, la transition écologique et nous préparer à une Europe approfondie et renforcée, plus souveraine ». 

Au sujet de l'Ukraine, la ministre a souligné qu'« aucun des pays du G7 n'est en guerre contre la Russie » mais appelé à « encore renforcer notre soutien à l'Ukraine dans la durée, sur tous les plans ». 

La cheffe de la diplomatie a aussi évoqué l'idée controversée d'Emmanuel Macron d'une « communauté politique européenne », susceptible d'accueillir l'Ukraine ou la Grande-Bretagne. 

« Je voudrais redire que cette idée n'est pas une alternative à l'élargissement (de l'Union européenne), il faut bien en complément faire plus et plus vite maintenant », a-t-elle assuré. 

La rencontre a aussi servi à préparer les prochaines échéances internationales et européennes, en particulier le Conseil européen des 30 et 31 mai, qui portera sur la résilience énergétique européenne et le renforcement de la défense européenne, ainsi que la conférence sur les Balkans occidentaux qui se tiendra à la fin du mois de juin. 

Mme Baerbock a elle aussi vu dans cette première visite le « symbole particulier de l'amitié qui lie nos deux pays ». 

L'UE « doit rapidement prendre le chemin de la souveraineté énergétique, il n'y a pas d'alternative, nous devons devenir une union énergétique et climatique », a fait valoir la ministre écologiste. 

« Une Union européenne forte est notre garantie, notre assurance de survie », a conclu la ministre allemande. 

Les deux ministres participeront début juillet à Paris au prochain Conseil des ministres franco-allemands. 


Un TGV Paris-Berlin prévu pour fin 2023

La SNCF et la Deutsche Bahn font circuler ensemble des trains à grande vitesse, TGV et ICE, entre la France et l'Allemagne, depuis l'ouverture du premier tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg en juin 2007. (Photo, AFP)
La SNCF et la Deutsche Bahn font circuler ensemble des trains à grande vitesse, TGV et ICE, entre la France et l'Allemagne, depuis l'ouverture du premier tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg en juin 2007. (Photo, AFP)
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  • «On veut lancer un TGV Paris-Berlin en décembre 2023», a indiqué le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou
  • Le développement du ferroviaire est «essentiel pour atteindre les objectifs climatiques»

STRASBOURG: La SNCF et la Deutsche Bahn ont l'intention de lancer un TGV direct entre Paris et Berlin fin 2023, a annoncé mardi le patron de la compagnie française, venu fêter à Strasbourg 15 ans de coopération franco-allemande à grande vitesse. 

« On veut lancer un TGV Paris-Berlin en décembre 2023 », a indiqué le PDG de la SNCF, Jean-Pierre Farandou. 

« Ça fait sens parce qu'on constate que les gens acceptent de faire des trajets de plus en plus longs. Il y a vraiment des gens qui sont prêts à rester cinq heures, six heures, sept heures dans un train », a-t-il expliqué. « En l'occurrence, Paris-Berlin, c'est sept heures. » 

« Il y a quelques années, on trouvait ça un peu long et on craignait de n'avoir personne. Il y a de plus en plus de gens pour qui ça ne pose pas de problème, tant mieux ! », a-t-il lancé, soulignant, que « prendre le train, c'est une façon de réconcilier la mobilité et la protection de la nature ». 

« On va tenter le coup, avec nos collègues allemands, de faire rouler ce train », a relevé M. Farandou. 

Il doit y avoir pour commencer un aller-retour par jour sur cette liaison passant par Francfort, exploitée en partenariat entre la SNCF et la Deutsche Bahn avec des trains à grande vitesse ICE allemands, a précisé Alain Krakovitch, directeur TGV-Intercités à la SNCF. 

Il pourrait être ultérieurement complété par un second aller-retour avec des TGV français, a-t-il ajouté. 

« C'est assez symbolique de l'évolution de notre société, et du souhait de beaucoup de nos concitoyens de privilégier le train », a remarqué le responsable. 

Objectifs climatiques 

« Le constat qu'on fait aujourd'hui, c'est que Paris-Milan et Paris-Barcelone ont des taux d'occupation étonnants : sur Paris-Milan, l'offre a doublé avec l'arrivée de Trenitalia (la compagnie publique italienne, venue concurrencer les TGV de la SNCF en décembre, NDLR), et malgré ça, les trains sont pleins », a-t-il expliqué. 

« On doit pouvoir avoir la même chose sur Paris-Berlin ! » 

Le TGV quotidien reliant Francfort à Marseille -via Strasbourg et Lyon- en 7 heures 48 est d'ailleurs un succès, a relevé M. Krakovitch. 

Le Paris-Berlin en train à grande vitesse de jour viendra s'ajouter à une liaison de train de nuit entre les deux capitales qui doit être exploitée par les chemins de fer autrichiens ÖBB -en coopération avec la SNCF et la Deutsche Bahn-, également à partir de fin 2023. 

« Ça sera en même temps, le train de nuit et le train de jour. On aura le choix en fonction des goûts », a résumé Jean-Pierre Farandou. 

« On fait l'Europe quelque part, l'Europe du quotidien », a-t-il lancé. « On fait la paix en Europe avec le ferroviaire! » 

« Je suis convaincu que nous avons besoins de davantage de chemins de fer en Europe et une Europe forte a besoin d'une interconnexion forte sur les rails », a renchéri son collègue de la Deutsche Bahn, Richard Lutz. 

Le développement du ferroviaire est « essentiel pour atteindre les objectifs climatiques », a-t-il souligné. 

La SNCF et la Deutsche Bahn font circuler ensemble des trains à grande vitesse, TGV et ICE, entre la France et l'Allemagne, depuis l'ouverture du premier tronçon de la ligne à grande vitesse Paris-Strasbourg en juin 2007. 

Les deux compagnies ont ensemble transporté, en quinze ans, 25 millions de personnes sur Paris-Francfort, Paris-Stuttgart-Munich et Francfort-Marseille, le train battant désormais l'avion sur l'axe Paris-Francfort. 


A Marignane, Marine Le Pen assure «être bien là» pour les législatives

Marine Le Pen, leader du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), essaie un chapeau sur un marché en plein air à Marignane, près de Marseille, alors qu'elle faisait campagne pour soutenir le candidat local du parti dans la 12e circonscription du département des Bouches-du-Rhône en mai. 24 juin 2022 avant les élections législatives des 12 et 19 juin en France. (AFP)
Marine Le Pen, leader du parti d'extrême droite français Rassemblement national (RN), essaie un chapeau sur un marché en plein air à Marignane, près de Marseille, alors qu'elle faisait campagne pour soutenir le candidat local du parti dans la 12e circonscription du département des Bouches-du-Rhône en mai. 24 juin 2022 avant les élections législatives des 12 et 19 juin en France. (AFP)
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  • Venue lundi et mardi soutenir les 16 candidats RN des Bouches-du-Rhône, département qui abrite la plus grosse fédération du parti, Le Pen a confié vouloir prendre «du recul»
  • Elle songe ainsi à quitter la tête du parti pour «mettre (son) énergie» dans la présidence du groupe des députés RN, a-t-elle expliqué

MARIGNANE: Marine Le Pen, tentée de quitter la tête du Rassemblement national et discrète jusqu'à présent dans la campagne, a assuré mardi "être bien là" pour la bataille des législatives, notamment dans le Sud où Eric Zemmour lui fait concurrence.


"Je suis là, je suis bien là. Je mène la bataille des législatives", a assuré sur le marché de Marignane (Bouches-du-Rhône) l'ancienne prétendante d'extrême droite à l'Elysée, qui a réuni 41,5% des voix au second tour de la présidentielle, un record.

Venue lundi et mardi soutenir les 16 candidats RN des Bouches-du-Rhône, département qui abrite la plus grosse fédération du parti, la cheffe de file du RN a confié au quotidien La Provence vouloir prendre "du recul".  


Elle songe ainsi à quitter la tête du parti pour "mettre (son) énergie" dans la présidence du groupe des députés RN, a-t-elle expliqué lors d'un point presse. Il faut 15 élus pour constituer un groupe.


Dans la 12e circonscription de Vitrolles où elle a fait 60% à la présidentielle, elle espère tout particulièrement conjurer la malédiction et faire élire son conseiller Franck Allisio.


Ni Jean-Pierre Stirbois, l'ancien bras droit de son père Jean-Marie Le Pen, ni Bruno Mégret, le "félon", ni l'eurodéputé RN Jean-Lin Lacapelle n'ont réussi à s'y faire élire député.

«Déloger»
A Marignane, c'est le député sortant de droite Eric Diard, croisé sur le marché, qu'elle cible: "Je viens te déloger", lance-t-elle, l'accusant d'être un "demi-macroniste" puisque LREM ne présente aucun candidat face à lui.


Pas de déplacement en revanche pour soutenir le candidat RN de la 4e circonscription du Var où se présente son grand rival Eric Zemmour, fort d'un de ses meilleurs scores à la présidentielle (14,7%, contre 7% au niveau national). 


Marine Le Pen a délégué cette tâche à son fidèle lieutenant, Jordan Bardella, chef par intérim du RN et membre de cette "nouvelle élite" du parti qu'elle veut faire émerger à l'occasion du 50e anniversaire du parti à l'automne.


Elle a déjà suggéré que son poulain pourrait être un jour candidat à l'Elysée.


S'abstenant de monter en première ligne, elle considère surtout qu'Emmanuel Macron gagnera les législatives des 12 et 19 juin et cherche à préserver son rôle de première opposante au chef de l'Etat.


"Je ne pars pas perdante, je pars en disant la vérité aux Français", se défend-t-elle, considérant que son rival de gauche Jean-Luc Mélenchon "ment" quand il prétend pouvoir obtenir une majorité et devenir Premier ministre.


Une attitude qui a l'inconvénient d'être "peu mobilisatrice", analyse Brice Teinturier, directeur général délégué d'Ipsos, dans le Monde.

«Plus dur»
Si "certains (au RN) sont pessimistes", "ils ne sabotent pas pour autant" la campagne. Simplement "ils ne proposent rien pour gagner" car "ils trouvent que c'est trop dur", rapporte un cadre.


"Il faut être plus dur" et "ne plus laisser cette droite molle comme du beurre" se faire élire, suggère sur le marché Jean-François, un ancien parachutiste de 74 ans, qui craint d'être "dirigé par l'extrême gauche et des musulmans".


A la présidentielle de 2017, Marine Le Pen avait obtenu 34% des voix au second tour mais seulement 8 sièges aux législatives. 


Cette fois, le RN est crédité de 21% d'intentions de vote, selon Ipsos, mais il pourrait remporter 20 à 45 sièges.


Pour Brice Teinturier, Marine Le Pen est "très absente" alors que son électorat a besoin d'une "incarnation forte", pendant que M. Macron bénéficie de son statut de président et que M. Mélenchon suscite une dynamique avec son union des gauche (Nupes).


A l'inverse de la gauche, Marine Le Pen ne s'est pas alliée avec Reconquête!, le parti d'Eric Zemmour, un refus désapprouvé par 42% de ses électeurs.


De quoi aussi provoquer des turbulences localement. Dans les Alpes-Maritimes, le RN a refusé d'investir l'ex-identitaire Philippe Vardon, qui s'est finalement maintenu, en s'alliant avec Reconquête!.