Comment visiter l'Arabie saoudite pour pratiquer l’Omra ce ramadan

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Publié le Vendredi 07 mai 2021

Comment visiter l'Arabie saoudite pour pratiquer l’Omra ce ramadan

  • Le Dr Amr Al-Maddah du ministère du Hajj et de l’Omra répond aux questions fréquemment posées sur ce rituel
  • La capacité opérationnelle de la Grande Mosquée est fixée sur la base des mesures contre la Covid-19 du ministère de la Santé

DJEDDAH: Le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra a annoncé les directives pour la délivrance des permis de prière et de l’Omra pour le mois du ramadan. Les vaccinations figurent en tête de la liste des priorités, et aucun fidèle ne peut pénétrer dans la Grande Mosquée de La Mecque ou dans la mosquée du Prophète à Médine sans avoir reçu au moins une dose de vaccin contre la Covid-19.

En outre, le ministère des Affaires islamiques, de l'Appel et de l'Orientation, a souligné la nécessité de suivre toutes les mesures de prévention pour assurer la santé et la sécurité de ceux qui visitent les Deux Saintes mosquées. Des millions de fidèles ont visité les mosquées en portant des masques et en maintenant une distance physique depuis que l’interdiction – de sept mois – des prières et de l’Omra a été levée en octobre dernier.

On estime à 1,5 million le nombre de fidèles qui se sont rendus à la Grande Mosquée au cours des dix premiers jours du ramadan. Dans une interview exclusive pour Arab News, le Dr Amr al-Maddah, vice-ministre des services du Hajj et de l’Omra, a répondu à toutes les questions des pèlerins et des fidèles souhaitant accomplir le rituel islamique lors de ce ramadan.

Quelle est la capacité opérationnelle de la Grande Mosquée de La Mecque?

La Grande Mosquée peut accueillir jusqu'à 50 000 pèlerins et 100 000 fidèles chaque jour.

Les pèlerins de l'extérieur du Royaume sont-ils autorisés à accomplir l’Omra pendant le ramadan?

Oui, des pèlerins de plusieurs pays accompliront l’Omra.

Les mêmes exigences sanitaires s'appliquent-elles aux pèlerins et fidèles saoudiens et étrangers?

Un décret royal émis le 20 août 2020 stipule que tous ceux qui souhaitent entrer dans la Grande Mosquée sont tenus d’être vaccinés contre la Covid-19. Les visiteurs et les pèlerins venant de l'étranger doivent être en possession de certificats attestant qu'ils ont été vaccinés.

Existe-t-il des vaccins agréés, autres que ceux approuvés par l'Arabie saoudite, notamment les vaccins Pfizer-BioNTech et Oxford-AstraZeneca?

Le ministère du Hajj et de l’Omra opère sur la base des vaccins approuvés et des rapports du ministère de la Santé. Le processus d'approbation des vaccins est régulièrement mis à jour sur la base des rapports fournis par le ministère de la Santé.

Le processus d’évaluation du ministère prend en considération l’évaluation de l’Organisation mondiale de la santé, l’évaluation des risques des nouveaux vaccins, et l’évaluation par le ministère de la Santé de l’efficacité de ces vaccins.

En tant que prestataire de services, le ministère du Hajj et de l’Omra dépend totalement des informations qu'il reçoit des organismes gouvernementaux capables d'évaluer les vaccins et leur efficacité. Alors que le certificat sanitaire de chaque pays suit un système spécifique, le ministère du Hajj et de l’Omra traite la question sur la base de l'apport du ministère de la Santé, et délivre les permis en conséquence.

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Le Dr Amr al-Maddah, vice-ministre des services du Hajj et de l’Omra. (Photo Fournie)

 

Comment le ministère du Hajj et de l’Omra traite-t-il les pèlerins des pays qui connaissent une flambée des cas de coronavirus?

Le Royaume a suspendu les vols en provenance des pays à partir desquels l'entrée pour l’Omra ou tout autre but a été interrompue en raison du nombre croissant de cas de coronavirus.

Les vols en provenance d’autres pays n’ont pas été suspendus en dépit d’une augmentation des cas de coronavirus, car les vaccins peuvent empêcher la transmission du virus, atténuer les effets de la pandémie et réduire la possibilité de propagation du virus à d’autres personnes. Si le pèlerin qui entre en Arabie saoudite a déjà reçu un vaccin contre la Covid-19, le risque est supposé être beaucoup plus faible.

Comment se déroule le voyage d'un pèlerin depuis son arrivée en Arabie saoudite jusqu'à l'accomplissement de l’Omra?

Il est important de garder à l'esprit que la capacité opérationnelle de la Grande Mosquée est fixée à l’avance sur la base des mesures préventives adoptées par le ministère de la Santé. Une place de pèlerin peut être réservée à l'aide des applications Eatmarna et Tawakalna. Une fois la place réservée, un permis d'entrée est délivré au fidèle ou au pèlerin, qui peut le présenter à un centre d'accueil.

Au centre d'accueil, on vérifiera la date et la validité du permis, ainsi que le statut vaccinal du titulaire. Avant d'arriver à La Mecque, le pèlerin doit payer les frais de transport aux sociétés agréées qui assurent le transfert en toute sécurité en désinfectant les véhicules et en laissant des espaces entre les sièges. Ensuite, les pèlerins sont transportés jusqu’à la Grande Mosquée, aux arrêts de bus correspondants.

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À titre d’exemple, les pèlerins du centre Kudai sont transportés à la porte du roi Abdelaziz, tandis que ceux du centre Al-Zahir sont transportés à la porte Al-Shabika. Les pèlerins sont déposés selon les centres désignés à cet effet. Leurs permis sont ensuite vérifiés de nouveau pour des raisons de sécurité, avant qu’ils ne soient autorisés à pratiquer l’Omra et à prier pendant le temps qui leur est imparti.

Le ministère du Hajj et de l’Omra a prévu un autre moyen permettant aux pèlerins d’accomplir l’Omra. Ils peuvent réserver une chambre dans n'importe quel hôtel donnant sur la Grande Mosquée et la zone centrale. Les hôtels peuvent désormais aider les personnes qui réservent une chambre à faire une demande pour accomplir l’Omra au cours de leur séjour. Les fidèles intéressés par ce service peuvent déposer une demande en effectuant une réservation dans un hôtel, lequel peut ensuite aider le client à réserver une place dans les limites de la capacité préétablie de la Grande Mosquée.

Quant aux pèlerins venant de l'étranger, si leur état de santé n'est pas enregistré dans le système Tawakalna, ils devront se rendre dans un centre de santé où ils recevront toute l'aide nécessaire. Leur état de santé sera mis à jour en fonction du certificat de vaccination fourni par leur pays d'origine. Une date est alors réservée, permettant au visiteur d’effectuer l’Omra, en fonction de la capacité opérationnelle de la Grande Mosquée.

Quelles sont les dispositions qui ont été prises pour assurer le transport en toute sécurité des pèlerins étrangers arrivant à l’aéroport international King Abdul Aziz de Djeddah et à l’aéroport international Prince Mohammad bin Abdulaziz de Médine?

Il existe un niveau élevé de coordination entre le ministère du Hajj et de l’Omra et le ministère de la Santé, ainsi qu’avec les prestataires de services et de sécurité, c’est-à-dire l'Autorité des transports publics, la Commission royale pour la ville de La Mecque et des lieux saints, et l'Autorité de développement de la région de Médine. Il existe des normes et des procédures unifiées pour le transport. Cela inclut les pèlerins voyageant entre les villes ou à l'intérieur de la ville, ou l'hébergement des pèlerins qui doivent être mis en quarantaine après le test.

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Les fidèles font le tour de la Kaaba dans le complexe de la Grande Mosquée de La Mecque le 4 octobre 2020, au milieu de précautions sanitaires appropriées pour lutter contre la propagation de la Covid-19. (AFP)

 

Toutes ces normes et procédures ont été élaborées et expliquées pour assurer la sécurité des pèlerins saoudiens et étrangers et leur permettre d’accomplir l’Omra sans aucun contretemps. Les mesures de contrôle des risques visent à réduire les incidents susceptibles d'entraîner une réduction du nombre de pèlerins, ou une éventuelle suspension de l’Omra.

Avez-vous enregistré des transgressions dans l’obtention de permis depuis le début de la période de l’Omra?

Certaines transgressions ont été commises. Chaque système enregistrera les infractions tandis que tous ces cas sont traités sur place en temps opportun. Les organes de sécurité et de services sont largement déployés dans la Grande Mosquée, avec des centres de services et des points de rassemblement pour surveiller la situation.

Les contrevenants seront condamnés à une amende de 10 000 riyals saoudiens (SR), soit 2 666 dollars [1 dollar = 0,83 euro] pour avoir pratiqué l’Omra sans permis, et de 1 000 SR pour avoir prié à la Grande Mosquée sans permis. Cela montre que les mécanismes officiels pour punir les contrevenants ont été mis en place et sont appliqués en cas de besoin. La plupart des gens respectent toutefois les réglementations et procédures sanitaires en vigueur.

Quel est l'objectif des amendes pour violation du permis de l’Omra?

Le système des amendes a été mis en place pour que la Grande Mosquée ainsi que la mosquée du Prophète à Médine et à La Mecque, dans leur ensemble, ne deviennent pas une source de propagation du virus. C'est la raison pour laquelle il existe une capacité d’accueil des pèlerins préétablie pour chaque site.

Le souhait d'accomplir les prières de l’Omra, du Tarawih ou des prières nocturnes à la Grande Mosquée est compréhensible. Cependant, le monde vit une situation exceptionnelle et tous les gens devraient rester unis dans ces circonstances. En termes simples, les amendes visent à empêcher de commettre des infractions qui constitueraient un danger tant pour les pèlerins que pour ceux qui travaillent à la Grande Mosquée.

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Toutes les procédures ont été élaborées et expliquées pour assurer la sécurité des pèlerins saoudiens et étrangers et leur permettre d’accomplir l’Omra sans aucun contretemps. (AFP)

 

Le respect des procédures de prévention de la transmission du coronavirus peut-il être surveillé et évalué?

Des équipes de terrain travaillent 24 heures sur 24 pour suivre les conditions des pèlerins et leur respect des procédures et exigences sanitaires. Les organes de sécurité coopèrent avec le ministère du Hajj et de l’Omra à cet égard. La sensibilisation à ces questions est exercée en permanence par tous les organes concernés.

L'augmentation régulière du nombre de personnes vaccinées est-elle prise en compte pour déterminer le nombre de permis?

La capacité opérationnelle préétablie est mise à jour quotidiennement. Elle a maintenant atteint entre deux fois et demie et trois fois ce qu'elle était, et continuera d'augmenter dans les jours à venir.

Ce qui sera pris en compte, c'est la situation sanitaire globale. La capacité opérationnelle est appelée à s’accroître parallèlement à l’augmentation de la prise de conscience par les gens des circonstances exceptionnelles auxquelles le monde est confronté. Ces circonstances exigent de prendre des mesures particulières.

Plus les personnes se feront vacciner, plus le risque sera faible. Les gens pourront bientôt reprendre une vie normale, et tous seront les bienvenus pour visiter la Grande Mosquée.

Des opérations de désinfection sont en cours à la Grande Mosquée. Les bus pour le transport des fidèles et les autres installations sont-ils également désinfectés?

Tous les bus, les guichets, ainsi que les points de tri et de rassemblement sont régulièrement désinfectés. Le procédé a été étudié par des entreprises, et une équipe spécialisée a fixé les intervalles de désinfection et de stérilisation. Les bus sont désinfectés après chaque étape tandis que les centres d'accueil sont désinfectés toutes les demi-heures, ces mesures sanitaires étant considérées comme essentielles.

L’obligation de vaccination continuera-t-elle pendant la période du Hajj cette année?

Aucun décret royal n'a encore été émis à ce sujet. Une fois qu'un tel décret aura été émis, le ministère du Hajj et de l’Omra prendra des mesures en conséquence.

L'expérience de l'organisation de l’Omra pourrait-elle inciter le ministère du Hajj et de l’Omra à augmenter le nombre de pèlerins du Hajj cette année par rapport à l'année dernière?

L'année dernière, le risque était élevé, au plus fort de la crise de Covid-19. Cependant, les méthodes de gestion de la pandémie ont changé et la situation est complètement différente cette fois-ci.

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Vue générale de la Grande Mosquée de La Mecque, avec la tour de l'horloge en arrière-plan. (AFP)

 

Les dates de la tenue des assemblées fondatrices des Arbab Al-Tawaif Establishments ont été annoncées. Comment ces entités contribueront-elles cette année à une amélioration des services fournis aux pèlerins et aux fidèles?

La tenue des assemblées fondatrices et la transformation de ces établissements en entreprises ouvriront les portes à des personnes qualifiées, de l’extérieur du système, qui à leur tour contribueront à faire de ces entités d’importantes entités nationales.

L'espoir est qu'elles deviennent des «champions nationaux» au service des pèlerins. Ces entreprises, en vertu de leurs réformes institutionnelles prévues, deviendront d’énormes entités qui opéreront en élargissant la gamme de leurs services, en acquérant des actifs et en augmentant les taux de rentabilité de leurs actionnaires et de leurs employés.

Dans le même temps, elles commenceront à développer le contenu local existant du secteur des services, du développement des capacités et des cadres travaillant dans ce domaine à l'amélioration de la qualité des services qu'ils fournissent en adoptant des normes internationales au lieu de s'appuyer uniquement sur la pratique et l'expérience.

Une transformation quantitative et qualitative de ces entités garantira des services de qualité. La transformation des Arbab Al-Tawaif Establishments en Arbab Al-Tawaif Companies devrait créer les conditions pour attirer les meilleurs cerveaux et les travailleurs qualifiés, tout en offrant aux pèlerins de meilleurs services et aux actionnaires des bénéfices plus élevés.

 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com


La Turquie déterminée à porter ses relations avec l'Arabie saoudite à un niveau supérieur, déclare Erdogan au prince héritier

Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman reçoit le président turc Recep Tayyip Erdogan au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi. (SPA)
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  • Le prince héritier saoudien Mohammed bin Salman et le président turc Recep Tayyip Erdogan ont tenu une session d'entretiens au palais d'Al-Yamamah à Riyad, mardi
  • Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile

RIYAD: Le président turc Tayyip Erdogan a rencontré mardi à Riyad le prince héritier d'Arabie saoudite Mohammed bin Salman et lui a dit que la Turquie était déterminée à porter ses relations à un niveau plus élevé dans des domaines tels que les énergies renouvelables et l'industrie de la défense, a indiqué le bureau de M. Erdogan.

M. Erdogan a également dit au prince héritier saoudien que le soutien de la Turquie à la stabilité en Syrie se poursuivrait et que la Turquie travaillerait en coopération avec l'Arabie saoudite pour reconstruire la Syrie, a déclaré la présidence turque dans un communiqué.
 

M. Erdogan et la délégation qui l'accompagne ont quitté Riyad mercredi et ont été accueillis à l'aéroport international King Khalid par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz.

Une déclaration conjointe turco-saoudienne publiée à la suite de la visite a salué les mesures prises par le gouvernement syrien pour préserver l'intégrité territoriale du pays et promouvoir la paix civile. Elle condamne également les violations israéliennes du territoire syrien et exige le retrait immédiat d'Israël de tous les territoires syriens occupés.

La déclaration appelle également au rétablissement de la paix et de la stabilité au Soudan, dans les territoires palestiniens et au Yémen.

Elle condamne les agressions israéliennes à Gaza et appelle à un cessez-le-feu et à la fin de l'occupation israélienne.

La Turquie a salué les efforts déployés par l'Arabie saoudite pour résoudre la crise yéménite, ainsi que l'organisation par le Royaume d'un dialogue inclusif à Riyad, réunissant toutes les factions du sud du Yémen.

Les deux pays ont insisté sur la nécessité de lutter contre tout soutien à des entités internes au Yémen qui visent à porter atteinte à sa sécurité et à sa stabilité.

L'Arabie saoudite et la Turquie ont également insisté sur la nécessité de lancer un processus politique dirigé par le Soudan à travers un gouvernement civil, selon le communiqué.

Plus tôt dans la journée de mardi, le prince héritier a reçu M. Erdogan au palais Al-Yamamah à Riyad, où les deux dirigeants se sont entretenus.

Le dirigeant turc a été accueilli par le gouverneur adjoint de la région de Riyad, le prince Mohammed bin Abdulrahman bin Abdulaziz, et d'autres hauts responsables saoudiens à son arrivée à l'aéroport international King Khalid.

(avec Reuters)


Le premier ministre libanais dit qu'il ne laissera pas son pays être entrainé dans un nouveau conflit

Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
Salam a déclaré que l’objectif du Liban était de renforcer sa souveraineté et d’attirer les investissements internationaux. (WGS)
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  • Le Premier ministre libanais Nawaf Salam a affirmé que le Liban ne serait pas entraîné dans un nouveau conflit, après des déclarations du Hezbollah liées à une éventuelle attaque américaine contre l’Iran
  • Il a souligné le contrôle de l’État sur le sud du Liban et appelé au soutien arabe pour renforcer l’armée libanaise, en amont d’une conférence internationale prévue le 5 mars à Paris

DUBAI: Le premier ministre libanais a affirmé mardi qu'il "ne permettra(it)" pas que son pays soit entrainé dans un nouveau conflit, après que le Hezbollah a dit qu'il se sentirait visé par toute éventuelle attaque américaine contre l'Iran.

"Nous ne permettrons jamais à quiconque d'entrainer le pays dans une nouvelle aventure", a dit Nawaf Salam lors d'une conférence à Dubai, en réponse à une question sur les déclarations récentes du chef du Hezbollah pro-iranien.

La guerre menée par le Hezbollah contre Israël en soutien au Hamas a couté "très cher" au Liban et "personne n'est prêt à exposer le pays à des aventures de ce genre", a-t-il ajouté.

Le chef du groupe islamiste, Naïm Qassem, a dit la semaine dernière que sa formation se sentirait "visé" par une éventuelle attaque américaine contre l'Iran, et "choisira(it) en temps voulu comment agir".

Ce mouvement chiite est sorti affaibli d'un conflit meurtrier avec Israël qui a pris fin en novembre 2024. Il n'est pas intervenu pendant la guerre de 12 jours entre l'Iran et Israël en juin 2025.

Malgré un cessez-le-feu, Israël poursuit ses frappes régulières contre ses bastions et ses militants, l'accusant de tenter de se réarmer.

M.Salam a affirmé que son gouvernement avait "aujourd'hui un contrôle opérationnel du sud du pays", où l'armée avait annoncé avoir mené à bien le désarmement du Hezbollah au sud du fleuve Litani, à quelque 30 km de la frontière avec Israël.

Il a appelé les pays arabes à le soutenir, à l'occasion de la conférence internationale prévue le 5 mars à Paris et destinée à lever des fonds pour l'armée libanaise, confrontée à un manque de moyens financiers et d'équipements face au Hezbollah, qu'elle cherche à désarmer sur l'ensemble du pays.

"J'espère que tous nos frères arabes y participeront activement, car c'est la clé de la sécurité", a-t-il déclaré.


Rafah: douze personnes entrées en Egypte de Gaza au premier jour de la réouverture du passage

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens. (AFP)
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  • "Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun
  • Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés"

RAFAH: Douze personnes, des blessés et leurs accompagnants, sont entrées en Egypte de la bande de Gaza, au premier jour lundi de la réouverture très limitée du passage de Rafah, a déclaré mardi à l'AFP une source à la frontière.

"Cinq blessés et sept accompagnateurs" ont traversé le poste-frontière, a déclaré mardi la source, alors que le nombre maximum de patients de Gaza autorisés à entrer en Egypte avait été limité lundi à 50 avec deux accompagnants chacun, selon trois sources officielles à la frontière égyptienne.

Lundi, un responsable égyptien du ministère de la Santé a confirmé à l'AFP que trois ambulances ont transportés des patients palestiniens, qui "ont "été immédiatement examinés pour déterminer vers quel hôpital ils seraient transférés."

Les autorités égyptiennes ont mobilisé 150 hôpitaux et 300 ambulances, de même que 12.000 médecins et 30 équipes d'urgence pour accueillir les patients de Gaza, selon AlQahera News, un média d'Etat proche des renseignements égyptiens.

Quelque "20.000 patients, dont 4.500 enfants" ont "un besoin urgent de soins", selon Mohammed Abou Salmiya, directeur du principal hôpital du territoire palestinien, Al-Chifa.

Le nombre de personnes ayant pu rentrer dans la bande de Gaza n'a pas été communiqué officiellement.

Lundi, des bus blancs, qui avaient acheminé plus tôt dans la journée des Palestiniens d'Egypte vers le territoire palestinien ont retraversé le poste-frontière à vide, selon des images de l'AFP.

Fermé depuis mai 2024 par l'armée israélienne, le passage de Rafah a rouvert lundi au compte-gouttes dans les deux sens, avec d'importantes restrictions imposées par Israël, mais sans ouverture à l'entrée d'aide humanitaire internationale.

Ce seul passage entre la bande de Gaza et le monde extérieur sans passer par Israël a été rouvert au surlendemain de frappes israéliennes sur le territoire palestinien qui ont fait des dizaines de morts, selon la Défense civile dans la bande de Gaza, l'armée affirmant avoir riposté à la sortie de combattants palestiniens d'un tunnel dans la zone qu'elle contrôle à Rafah.

La réouverture de Rafah constitue une "fenêtre d'espoir" pour les habitants de Gaza, a estimé lundi Ali Shaath, chef du Comité national pour l'administration de Gaza (NCAG) chargé de gérer le territoire pendant une période transitoire sous l'autorité du "Conseil de paix" présidé par Donald Trump.

La réouverture de la frontière devrait aussi permettre l'entrée à Gaza, à une date encore inconnue, des 15 membres qui constituent le NCAG.