Se rendre en Arabie saoudite pour l’Omra: les procédures à suivre

Les pèlerins sont tenus d'observer la distanciation sociale, entre autres lorsqu'ils accomplissent leurs rituels, notamment les prières à la Kaaba, dans la Grande Mosquée de La Mecque. (Photo fichier AFP)
Les pèlerins sont tenus d'observer la distanciation sociale, entre autres lorsqu'ils accomplissent leurs rituels, notamment les prières à la Kaaba, dans la Grande Mosquée de La Mecque. (Photo fichier AFP)
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Publié le Vendredi 16 avril 2021

Se rendre en Arabie saoudite pour l’Omra: les procédures à suivre

  • L'Arabie saoudite a enregistré jeudi dix nouveaux décès liés à la Covid-19
  • Le Royaume a commencé à recevoir des pèlerins de l'étranger à la mi-mars, conformément aux régulations et aux contrôles fixés par le ministère de la Santé

DJEDDAH: Le ministère saoudien du Hajj et de l’Omra a annoncé les procédures à suivre pour les pèlerins venant de l’extérieur du Royaume en vue d’accomplir les rituels traditionnels.

Les pèlerins doivent se rendre dans un centre de soins à La Mecque six heures avant de pratiquer l’Omra, pour une vérification de leur état de santé en fonction du type de vaccins agréés. 

Ils recevront leur bracelet, qu'ils devront porter dans le centre. Ils seront ensuite dirigés vers le centre de rassemblement d’Al-Shubaikha. Là, les pèlerins devront présenter leur bracelet pour une vérification de leurs données et de leurs permis.

Le ministère a souligné la nécessité pour les pèlerins de respecter la date et l'heure de l’Omra qui leur sont allouées.

Le Royaume a commencé à recevoir des pèlerins de l'étranger à la mi-mars, conformément aux régulations et aux contrôles fixés par le ministère de la Santé, dans le cadre des mesures préventives prises pour limiter la propagation du coronavirus (Covid-19).

Le ministère du Hajj et de l’Omra avait précédemment confirmé le lancement des deux versions mises à jour des applications Eatmarna et Tawakkalna, en coopération avec l'Autorité saoudienne des données et de l'intelligence artificielle.

Grâce à ces applications, les Saoudiens et les expatriés peuvent effectuer une réservation pour l’Omra, et obtenir des permis de visite et de prière à l'intérieur de la Grande Mosquée, pendant le mois sacré du Ramadan. Les permis sont affichés uniquement sur l'application Tawakkalna.

Le ministère du Hajj et de l’Omra a souligné la nécessité de respecter les mesures de précaution et de prévention, et de réserver les permis via les plates-formes officielles agréées.

Entre-temps, l'Arabie saoudite a enregistré jeudi dix autres décès liés à la Covid-19. Le bilan s'élève désormais à 6 791 décès.

Le ministère de la Santé a fait état de 985 nouveaux cas, ce qui signifie que 402 142 personnes ont jusqu’à présent contracté la maladie, 9 249 étant toujours des cas actifs.

Il a indiqué que 463 des nouveaux cas se trouvaient à Riyad, 164 à La Mecque, 140 dans la province orientale, et 30 à Médine. En outre, 661 patients se sont rétablis de la maladie, ce qui porte le total à 386 102 guérisons.

L'Arabie saoudite a jusqu'à présent effectué plus de 16 millions de tests PCR, dont 45 843 au cours des dernières 24 heures.

Les cliniques de santé saoudiennes mises en place par le ministère comme centres de test ou de traitement ont assisté des centaines de milliers de personnes à travers le Royaume depuis le début de la pandémie.

Parmi ces centres de test figurent les centres Taakad («Assurez-vous») et les cliniques Tetamman («Rassurez-vous»).

Les centres Taakad proposent des tests de dépistage de la Covid-19 à ceux qui ne présentent aucun symptôme ou de légers symptômes, ou qui pensent être entrés en contact avec une personne contaminée.  Les cliniques Tetamman offrent pour leur part un traitement et des conseils aux personnes présentant des symptômes viraux, tels que fièvre, la perte de goût et d'odorat, et mes difficultés respiratoires.

Les rendez-vous dans l'un ou l'autre des services peuvent également être pris via l'application Sehhaty du ministère.

Les Saoudiens et les expatriés du Royaume continuent de recevoir leurs vaccins contre le coronavirus, 6 607 384 personnes ayant été vaccinées jusqu'à présent.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


Gaza: des tirs israéliens font 9 morts, selon les secours

Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël. (AFP)
  • L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés
  • L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza

GAZA: Neuf personnes ont été tuées mercredi par des tirs israéliens dans la bande de Gaza, selon la Défense civile et des sources médicales du territoire palestinien, ravagé par la guerre entre le Hamas et Israël.

La Défense civile, un organisme opérant sous l'autorité du mouvement islamiste Hamas, a recensé neuf morts en plusieurs endroits, dans des frappes aériennes et des tirs.

L'hôpital Nasser, situé dans le sud de Gaza à Khan Younès, a annoncé avoir reçu les dépouilles de quatre personnes, dont une femme, âgées de 10 à 39 ans et tuées dans une frappe aérienne visant une tente de déplacés.

L'établissement a également indiqué avoir reçu le corps d'Ahmad Salim, un chauffeur de camion tué par des tirs israéliens à al-Mawasi, une zone située dans le sud de Gaza.

L'armée israélienne a affirmé que M. Salim s'était dirigé en courant vers des soldats qui interrogeaient d'autres chauffeurs de camion interpellés.

Les soldats ont ouvert le feu dans sa direction après "avoir identifié une menace immédiate", a précisé l'armée, affirmant enquêter sur les autres incidents survenus mercredi.

L'hôpital Al-Chifa, à Gaza-ville, a de son côté déclaré avoir reçu quatre corps: celui d'un enfant tué par des tirs israéliens dans l'est de la ville, celui d'un homme tué dans une frappe aérienne dans l'ouest et deux autres tués dans un bombardement ayant visé un véhicule.

L'armée israélienne a confirmé à l'AFP avoir mené une frappe aérienne sur la ville de Gaza, mais a dit ne pas "être au courant" d'un bombardement dans l'ouest de la ville.

Israël et le Hamas s'accusent presque quotidiennement de violer le cessez-le-feu dans le territoire dévasté.

Au moins 1.084 Palestiniens y ont été tués depuis son entrée en vigueur en octobre, selon le ministère de la Santé du territoire, également placé sous l'autorité du Hamas et dont les chiffres sont jugés fiables par l'ONU.

Dans le même temps, Israël a recensé cinq soldats et un contractuel travaillant pour le ministère de la Défense tués dans le territoire palestinien.

Les restrictions imposées aux médias et l'accès limité à Gaza empêchent l'AFP de vérifier de manière indépendante les bilans ou de couvrir librement les violences sur place.


La justice libanaise remet en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste

  • Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises
  • Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués

BEYROUTH: La justice libanaise a décidé mercredi de remettre en liberté un célèbre chanteur libano-palestinien devenu islamiste, Fadl Chaker, qui s'était rendu aux autorités en octobre 2025, a indiqué une source judiciaire à l'AFP.

Cet artiste connu dans le monde arabe s'était rendu après douze ans de cavale passés dans le camp de réfugiés palestiniens d'Aïn al-Heloué, près de Saïda (sud), qui échappe au contrôle aux autorités libanaises.

Il est poursuivi dans quatre affaires liées à sa participation présumée en 2013 à des affrontements à Saïda, aux côtés du cheikh radical Ahmad al-Assir, contre l'armée libanaise, dont 18 soldats avaient été tués.

Il va être remis en liberté moyennant deux cautions d'une valeur cumulée de près de 3.500 dollars, a précisé la source judiciaire.

Le montant a été versé et Fadl Chaker doit sortir de prison mercredi, a-t-elle ajouté.

Pendant ses années de fuite, la justice l'avait condamné par contumace à des peines allant de cinq à 15 ans de prison avec travaux forcés dans ces dossiers.

Quelques mois avant de s'être rendu, Fadl Chaker avait sorti des chansons qui arrivaient en tête des classements dans le monde arabe. Ses clips vidéo, tournés dans le camp de Aïn el-Heloué, atteignaient des centaines de millions de vues sur YouTube.

Assir avait lui été arrêté en 2015, et condamné à mort avec sursis en 2017 pour "terrorisme".

 


Le Liban exige le retrait d'Israël de deux «zones pilotes» pour participer à des négociations à Rome 

  • Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies
  • Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah

BEYROUTH: Le Liban exige qu'Israël se retire de deux "zones pilotes" dans le sud du pays avant de participer à un nouveau cycle de pourparlers prévu à Rome, a indiqué mercredi à l'AFP une source diplomatique au courant des négociations.

L'Italie et Israël ont annoncé que ces négociations se tiendraient les 15 et 16 juillet à Rome, mais les autorités libanaises n'ont pas confirmé leur participation dans l'immédiat.

Israël et le Liban avaient conclu un accord-cadre à l'issue de cinq cycles de négociations à Washington le 26 juin en vue d'une "paix durable" entre les deux pays, en état de guerre depuis des décennies.

Il prévoit que l'armée libanaise commence à se déployer dans des "zones pilotes" dont se retirerait Israël, qui occupe une partie du sud du pays, sous réserve du désarmement du Hezbollah.

"Le Liban pose comme condition le retrait d'Israël de deux zones pilotes pour participer aux négociations", a affirmé la source diplomatique ayant requis l'anonymat.

Le Hezbollah est opposé à ces négociations et refuse d'être désarmé.

La formation pro-iranienne a entraîné le Liban dans la guerre régionale en mars, en soutien à Téhéran.

Israël a riposté par une vaste campagne de bombardements et une offensive terrestre, qui ont tué près de 4.300 personnes, selon Beyrouth.

Discussions "cruciales" 

Selon la source diplomatique, le département d'Etat américain a informé les deux délégations qu'il ne pouvait pas accueillir les négociations "de façon permanente", d'où le choix de Rome.

Elle a expliqué que des discussions "cruciales" étaient attendues et que les négociateurs auraient besoin de se concerter avec leurs autorités, ce qui ne serait "pas possible" à Washington du fait de la distance avec Israël et le Liban.

La source diplomatique a ajouté qu'Israël avait rapidement accepté la tenue des négociations à Rome, dans l'idée de "réduire la pression exercée directement" sur la partie israélienne pendant les précédentes discussions par le secrétaire d'Etat Marco Rubio.

La partie libanaise a cependant reçu la garantie de Washington qu'il maintiendrait le "même niveau d'engagement et la même ligne de conduite dans la gestion des pourparlers" de Rome, selon cette source diplomatique.

L'accord-cadre n'établit pas de calendrier de retrait du sud du Liban, où Israël a annoncé vouloir maintenir ses troupes dans une zone pouvant s'étendre jusqu'à dix km de sa frontière.

L'armée israélienne poursuit ponctuellement des frappes meurtrières, malgré une trêve entrée en vigueur le 21 juin, à la suite de la signature d'un protocole d'accord entre l'Iran et les Etats-Unis.

L'Iran a exigé que le cessez-le-feu au Liban soit inclus dans cet accord, mais Beyrouth "veut négocier par lui-même" et rejette toute ingérence, a souligné la source diplomatique.

Les négociations à Rome seront suivies par une visite courant juillet du président libanais, Joseph Aoun, à Washington, à l'invitation de son homologue américain.

M. Aoun a estimé mercredi que cette invitation traduisait "le soutien des Etats-Unis à un processus visant à trouver une solution durable à la série de guerres et d'agressions israéliennes contre notre pays".