SpaceX autorisé à placer ses satellites Starlink à une plus basse altitude

Elon Musk / Britta Pedersen / POOL / AFP
Elon Musk / Britta Pedersen / POOL / AFP
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Publié le Mercredi 28 avril 2021

SpaceX autorisé à placer ses satellites Starlink à une plus basse altitude

  • Des centaines de satellites ont déjà été mis en orbite par l'entreprise du milliardaire Elon Musk
  • Une condition imposée à SpaceX stipule que les satellites ne dépassent jamais une altitude de 580 km

WASHINGTON : La société SpaceX a été autorisée mardi à placer à une orbite plus basse que prévue les satellites de sa constellation Starlink, qui doit à l'avenir fournir un internet à haut débit depuis l'espace, tout en acceptant certaines conditions après les protestations de plusieurs autres entreprises, dont Amazon.

Ces modifications "sont dans l'intérêt du public", a statué la Commission fédérale des communications (FCC) dans une décision publiée en ligne.

Des centaines de satellites ont déjà été mis en orbite par l'entreprise du milliardaire Elon Musk, qui continue à en lancer pour notamment, à terme, couvrir les zones mal connectées ou isolées du globe.

Mais SpaceX avait demandé au régulateur américain la permission de pouvoir en placer un certain nombre, environ 2.800, à une orbite plus basse que prévue initialement (540-570 km d'altitude au lieu de 1.000-1.300 km).

Amazon avait alors protesté, arguant que cela amènerait les satellites d'Elon Musk dans l'orbite de son propre projet de constellation pour fournir internet, le projet Kuiper, dans lequel l'entreprise de Jeff Bezos prévoit d'investir 10 milliards de dollars.

"Selon notre analyse, nous sommes d'accord avec SpaceX que les modifications amélioreront l'expérience pour les utilisateurs du service de SpaceX, y compris dans les régions souvent desservies des pôles", a écrit la FCC dans sa décision.

Elle a également estimé qu'une orbite plus basse pourrait permettre de récupérer les satellites plus rapidement en cas de besoin, ce qui pourra avoir "des effets bénéfiques" en termes de réduction des débris spatiaux.

Mais la FCC a aussi imposé des conditions à SpaceX, dont celle d'accepter "toute interférence supplémentaire" avec d'autres satellites qui résulterait de cette modification. Ce à quoi SpaceX a consenti, selon le régulateur américain.

"C'est une issue positive qui pose des conditions claires à SpaceX", notamment celle d'"accepter des interférences supplémentaires", a déclaré un porte-parole d'Amazon dans un message, en remerciant la Commission de "maintenir un environnement sûr et compétitif dans l'orbite basse de la Terre".

Une autre condition imposée à SpaceX est que ces satellites ne dépassent jamais une altitude de 580 km, ce qui les maintiendra en-dessous de l'orbite à laquelle ceux de Kuiper doivent être placés (590 km).

Elon Musk et Jeff Bezos, qui ont tous deux fondé des sociétés spatiales et se disputent par ailleurs le titre d'homme le plus riche du monde, sont engagés dans une féroce compétition. L'entreprise spatiale de M. Bezos, Blue Origin, a déposé lundi une autre plainte pour protester contre la décision de la Nasa d'avoir choisi SpaceX pour déposer les prochains astronautes américains sur la Lune, et non sa propre proposition.


L'armée américaine dit avoir conclu une série de frappes en Iran contre «des dizaines de cibles»

  • L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran
  • Elle a "visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations"

WASHINGTON: L'armée américaine a affirmé avoir conclu dimanche une série de frappes contre "des dizaines de cibles" en Iran, pour la deuxième journée consécutive, se disant prête à "garantir que la liberté de navigation reste assurée" dans le détroit d'Ormuz.

Les forces américaines "ont visé des systèmes iraniens de défense aérienne, des radars côtiers, des capacités de missiles et de drones, ainsi que de petites embarcations", a écrit le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) sur X.

 


Le chef de la diplomatie iranienne se rend à Oman au sujet du détroit d'Ormuz

La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
La visite sera axée sur le détroit d'Ormuz et la sécurité de la navigation, a rapporté l'agence de presse officielle iranienne. (AFP)
  • Abbas Araghchi se rend à Oman pour des discussions sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime
  • Malgré le cessez-le-feu avec Washington, le contrôle du détroit d'Ormuz reste une source de tensions

TEHERAN: Le chef de la diplomatie iranienne Abbas Araghchi va se rendre samedi à Oman pour une visite axée "sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime", a annoncé son porte-parole.

La visite "portera principalement sur le détroit d'Ormuz et la sécurité maritime" et s'inscrit "dans le prolongement des consultations que nous avons entamées avec Oman depuis un mois ou deux", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Esmaïl Baghaï, selon des propos rapportés par l'agence de presse officielle iranienne IRNA.

Malgré l'accord conclu le 17 juin entre les Etats-Unis et l'Iran pour mettre fin à la guerre déclenchée fin février par des attaques américano-israéliennes, la question du détroit demeure un point de contentieux majeur.

L'Iran a profité du conflit pour prendre le contrôle de ce point de passage clef pour le commerce mondial des hydrocarbures et refuse de revenir à la situation antérieure.

Téhéran veut imposer des droits de passage sur les bateaux et autorise uniquement une route longeant ses côtes, dans le nord. Des navires passant au sud, au large d'Oman, ont récemment été attaqués, ce qui a déclenché une reprise des hostilités avec les Etats-Unis.

En mai, le président Donald Trump avait menacé à la surprise générale de "pulvériser" le sultanat d'Oman s'il continuait de discuter avec Téhéran d'une gestion commune du détroit.

"Plusieurs séries de réunions techniques ont eu lieu jusqu'à présent, tant à Téhéran qu'à Mascate, et ce déplacement s'inscrit dans le prolongement de ces consultations, afin de contribuer à faciliter la circulation en toute sécurité dans le détroit d'Ormuz", a également fait savoir le porte-parole de la diplomatie iranienne.


Le prince héritier saoudien et Trump évoquent les pourparlers entre Washington et Téhéran et la sécurité dans le Golfe

  • Les dirigeants mettent l’accent sur la diplomatie et la sécurité maritime dans un contexte de regain des tensions au Moyen-Orient
  • Le ministre saoudien des Affaires étrangères et Marco Rubio discutent de leur coordination alors que les tensions entre Washington et Téhéran persistent

RIYAD : Le prince héritier d’Arabie saoudite, Mohammed ben Salmane, et le président américain Donald Trump ont discuté vendredi, lors d’un entretien téléphonique, de la sécurité régionale, de la liberté de navigation maritime et des contacts en cours entre les États-Unis et l’Iran, alors que Riyad et Washington renforcent leur coordination diplomatique à la suite d’une nouvelle montée des tensions dans le Golfe.

Selon l’Agence de presse saoudienne (SPA), les deux dirigeants ont passé en revue la coopération bilatérale et les moyens de renforcer les relations dans divers secteurs. Ils ont également échangé leurs points de vue sur les évolutions régionales et internationales, notamment sur les discussions entre Washington et Téhéran.

Le prince héritier et Donald Trump ont souligné l’importance de garantir la sécurité de la navigation maritime, de protéger les voies maritimes internationales et de soutenir les efforts visant à renforcer la sécurité et la stabilité régionales.

Par ailleurs, le ministre saoudien des Affaires étrangères, le prince Faisal ben Farhane, s’est entretenu par téléphone avec le secrétaire d’État américain Marco Rubio. Les deux responsables ont réaffirmé l’importance de poursuivre la coordination et les consultations afin de promouvoir la sécurité et la stabilité dans l’ensemble de la région, a rapporté la SPA.

Ces échanges interviennent après une nouvelle escalade entre les États-Unis et l’Iran, qui menace de compromettre les récents efforts diplomatiques visant à mettre fin à plusieurs mois d’hostilités.

La dernière crise a éclaté après que des forces iraniennes ont attaqué des pétroliers commerciaux transitant par le détroit d’Ormuz, malgré un accord de cessez-le-feu, entraînant des frappes aériennes américaines contre des cibles situées en Iran. Téhéran a ensuite riposté par des attaques de missiles et de drones contre des alliés des États-Unis dans le Golfe, ravivant les craintes d’un conflit régional de plus grande ampleur.

Cette reprise des violences a intensifié les appels de la communauté internationale en faveur d’un retour des États-Unis et de l’Iran à la table des négociations.

L’Égypte et le Qatar ont exhorté les deux parties à reprendre le dialogue et à mettre en œuvre le protocole d’accord conclu plus tôt cette année comme base d’un règlement plus large, tandis que le Pakistan a appelé à la retenue et proposé de poursuivre son rôle de médiateur entre les deux pays.

Vendredi, Donald Trump a déclaré que les États-Unis avaient accepté de poursuivre les discussions avec l’Iran, tout en estimant que le cessez-le-feu était, dans les faits, caduc après les derniers échanges d’attaques.

L’Arabie saoudite a constamment appelé à la retenue, au dialogue et à des solutions diplomatiques afin de préserver la stabilité régionale et de garantir la sécurité des routes maritimes internationales, en particulier à travers le détroit d’Ormuz, l’un des corridors énergétiques les plus stratégiques au monde. 

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com