La mort lente des Archives nationales

Cette photo montre une vue de l'entrée fermée du bâtiment des Archives nationales d'Algérie dans la capitale Alger. (Photo, AFP)
Cette photo montre une vue de l'entrée fermée du bâtiment des Archives nationales d'Algérie dans la capitale Alger. (Photo, AFP)
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Publié le Samedi 01 mai 2021

La mort lente des Archives nationales

  • Des archivistes en retraite, des universitaires et des professeurs d’archivistique ont appelé, hier, le président de la République à se pencher sur une situation « préoccupante » et « chaotique »
  • Dans une lettre ouverte parvenue à notre rédaction, les signataires de cet appel décrivent une gestion pour le moins dramatique de ce Centre

Un mois après l’appel des historiens adressé au chef de l’Etat, dénonçant le verrouillage des archives, d’anciens cadres de la Direction générale des Archives nationales sortent de leur silence et témoignent d’une situation, pour le moins chaotique, prévalant au sein de la même structure.

Des archivistes en retraite, des universitaires et des professeurs d’archivistique ont appelé, hier, le président de la République à se pencher sur la situation “préoccupante” et “chaotique” qui prévaut au Centre des archives nationales lequel, décidément, ne cesse plus de faire parler de lui.

Dans une lettre ouverte parvenue à notre rédaction, les signataires de cet appel décrivent une gestion pour le moins dramatique de ce Centre “qui a perdu son identité et s’est détourné de ses missions”, écrivent les auteurs du document, dont Soufi Fouad, cadre de la Direction générale des Archives nationales, en retraite ; Rahal Abdelmadjid, cadre Dgan, retraité, documentaliste archiviste principal ; Ogbi Daouïa, cadre Dgan, retraitée, administrateur principal ; Krika Siham, retraitée, documentaliste archiviste principale ; et Chaïb Draâ Bentenbi, Terrar Abdelkrim, Amrani Lakhdar, Kadi Abdelkader, tous professeurs d’archivistique.

En plus de dénoncer le “verrouillage” relevé déjà par des historiens de renom, il y a tout juste un mois, les auteurs du document s’inquiètent de voir le Centre des Archives nationales se détourner complétement de ses missions.

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NDLR: Mosaïque est une revue de presse qui offre au lecteur un aperçu sélectif et rapide des sujets phares abordés par des quotidiens et médias de renommée dans le monde arabe. Arab news en français se contente d’une publication très sommaire, revoyant le lecteur directement vers le lien de l’article original. L’opinion exprimée dans cette page est propre à l’auteur et ne reflète pas nécessairement celle d’Arab News en français.


Tirer profit de la plaisance

Des volontaires de "CleanWalker" ramassent des déchets sur une plage de la ville côtière de Masra le 14 juillet 2019 près de la capitale Tunis (Photo, AFP).
Des volontaires de "CleanWalker" ramassent des déchets sur une plage de la ville côtière de Masra le 14 juillet 2019 près de la capitale Tunis (Photo, AFP).
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  • Le ratio d’équipement dans notre pays est des plus faibles de la région
  • Notre pays aspire à attirer environ 5% des navigateurs en Méditerranée

La Tunisie, qui dispose de  1.300 km de côtes, n’arrive pas à promouvoir l’activité de plaisance sur ses eaux. En effet, sur un total de plus de 300 mille bateaux de plaisance qui sillonnent la Méditerranée chaque année à travers le monde, la Tunisie n’en accueille que 0,7%, l’équivalent de 2.500 bateaux par an.

Une autre faiblesse : le ratio d’équipement dans notre pays est des plus faibles de la région, seulement 0,25 bateau par 1.000 habitants. 

Pourtant, les enjeux économiques de cette activité sont énormes. Plusieurs études chiffrent à plus de 20 millions de dinars par an les recettes que la Tunisie pourrait en tirer à travers l’accroissement du chiffre d’affaires de ses ports de plaisance, les services générés par cette activité et les dépenses locales des plaisanciers étrangers. Quant aux impacts financiers globaux, les études estiment à 200 millions de dinars les recettes qui pourraient être générées par la location, les acquisitions immobilières, la gestion des ports, les services nautiques. Au plan social, le nombre d’emplois que l’activité de plaisance pourrait générer est évalué à environ 15.000 sur dix ans.

Notre pays, qui aspire à attirer environ 5% des navigateurs en Méditerranée au cours des dix prochaines années, contre moins de 1% actuellement devrait faire un remue-ménage dans  le système d’octroi des autorisations et assouplir les mesures en vigueur qui sont complexes et entravent même le développement de ce secteur qui revêt une importance particulière pour le tourisme et l’économie nationale. La solution passe donc par l’augmentation de la capacité d’accueil dans les ports de plaisance tunisiens (3.500 anneaux d’amarrage actuellement), l’amélioration des infrastructures et des services fournis aux plaisanciers, tout en accordant une attention particulière à l’aspect environnemental ainsi qu’au développement des législations régissant cette activité.

Le développement de l’infrastructure vétuste de certains ports de plaisance et son financement sont aussi un autre défi que l’Etat peut relever grâce aux acteurs privés, étant donné la rentabilité du secteur».

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Rentrée culturelle : 4 festivals marocains à ne pas rater dès septembre

Côté line-up, aucune tête d'affiche n'est annoncée pour le moment, mais le festival promet une programmation spéciale mêlant swing, blues, rock, soul, world music et électro Jazz (Photo, Le Matin).
Côté line-up, aucune tête d'affiche n'est annoncée pour le moment, mais le festival promet une programmation spéciale mêlant swing, blues, rock, soul, world music et électro Jazz (Photo, Le Matin).
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  • Au programme, 20 concerts et de multiples animations en accès libre
  • Au festival Tanjazz, le plus ancien d'Afrique du Nord, l'exotisme arabe se mêle aux sonorités du jazz

Véritable hub culturel, le Maroc continue d’accueillir de nombreux festivals d’exception, célébrant plusieurs genres musicaux. Après plus de deux ans de pandémie, c’est une rentrée trépidante qui attend les amateurs de festivals. 

Le Festival Tanjazz 

Les amateurs de la musique jazz vont être ravis. Tout comme de nombreux événements artistiques, le Tanjazz a été contraint de s’arrêter pendant la crise du coronavirus mais marque désormais un retour en force.

Le festival tangerois aura lieu, du 22 au 24e septembre, pour sa 21e édition, renouant avec la Perle du Détroit avec trois jours de fête au Palais des Institutions Italiennes.

Au programme, 20 concerts et de multiples animations en accès libre, que le public découvrira à travers différents circuits dans la ville. Côté line-up, aucune tête d'affiche n'est annoncée pour le moment, mais le festival promet une programmation spéciale mêlant swing, blues, rock, soul, world music et électro Jazz. 

Au festival Tanjazz, le plus ancien d'Afrique du Nord, l'exotisme arabe se mêle aux sonorités du jazz, mais il y a aussi place à l'éclectisme des rythmes marocains gnawa, blues, swing, funky, rock ou soul. Ce sont des groupes émergents et consacrés, et des artistes de prestige international reconnu, venant non seulement d'Europe, mais aussi de pays comme l'Inde, le Sénégal, le Liban, le Japon, les États-Unis, l'Argentine ou Cuba, entre autres. 

Ainsi, des artistes tels que Cécile McLorin Salvant, Circular Time, les Ambassadeurs du Swing, Craig Sutton ou le Majorquin de parents guinéens Concha Buika sont passés par Tanger.

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Béjaïa : Poignant hommage à Djamel Allam

Djamel a touché à tout : de machiniste au théâtre, à l’acteur, en passant par la peinture, l’écriture, la poésie et la production cinématographique (Photo, El Watan).
Djamel a touché à tout : de machiniste au théâtre, à l’acteur, en passant par la peinture, l’écriture, la poésie et la production cinématographique (Photo, El Watan).
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  • L’hommage a été décidé au dernier moment et a coïncidé avec le retour de sa famille à Béjaïa
  • «Nous avons le devoir de nourrir sa mémoire»

Un poignant hommage a été rendu jeudi à la maison de la culture de Béjaïa à l’artiste disparu Djamel Allam à l’occasion d’un regroupement anodin, de sa famille, dont son épouse et ses deux enfants, ses amis proches (artistes ou autres) des figures de la culture locales et beaucoup d’anonymes. 

L’hommage a été décidé au dernier moment et a coïncidé avec le retour de sa famille à Béjaïa, venue se recueillir sur sa tombe et surtout faire avancer et mûrir tous les projets amorcés dans le but d’entretenir sa mémoire, a souligné dans ce contexte son ami et chanteur chaâbi, Yacine zouaoui, qui a fait cas à l’occasion des possibilités de création d’une fondation au nom de l’artiste, d’une probable baptisation du futur institut national de musique à Béjaïa dont l’inauguration est prévue pour septembre prochain et enfin la publication post-mortem d’un ouvrage voire d’une autobiographie écrite de ses mains et de son vivant. 

Ce sont là des projets majeurs et urgent que d’aucuns voudraient voir aboutir, et ce, parallèlement à une pléiade d’autres dont le contenu n’a pas été révélé mais qui pourraient éventuellement faire l’objet d’un traitement au sein de la fondation à créer, notamment l’érection d’une stèle à son effigie, à l’entrée du nouvel institut de musique, en phase d’équipement actuellement après l’achèvement total des travaux le concernant. «Djamel est éternel et immense. Et son nom est intiment lié à celui de Béjaïa. Nous avons le devoir de nourrir sa mémoire», commentera Omar Reghal, directeur de la culture et des arts de la wilaya Béjaïa, ne manquant pas de rappeler et son parcours artistique et celui de son engagement patriotique. 

Lui emboîtant le pas et pour corroborer le propos, l’éditeur et écrivain Brahim Tazaghart a tenu a rappeler que «beaucoup ont fui le pays durant la période du terrorisme, lui est resté sur place malgré toutes les menaces qui pesaient sur lui». Cette rencontre, précédée la matinée par un dépôt de gerbe de fleurs sur sa tombe, en fait a donné l’occasion à beaucoup d’acteurs d’apporter des témoignages vivants sur l’homme, son humanisme, son engagement, son humour corrosif, et son humilité. D’aucuns ont loué le chanteur au talent immense, l’aura qu’il a apporté universellement à la chanson d’expression kabyle mais aussi l’éventail de ses talents cachés, Djamel ayant touché à tout, de machiniste au théâtre, à l’acteur, en passant par la peinture, l’écriture, la poésie et la production cinématographique. 

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