Interdit de dicussions politiques, le tiers des salariés d'une startup démissionne

Des partisans de Black Lives Matter observent un moment de silence lors d'un rassemblement des "24 heures de paix" pour protester contre les récents incidents de fusillades policières dans le pays, à Nashville, dans le Tennessee, le 24 avril 2021. (Adam DelGiudice / AFP)
Des partisans de Black Lives Matter observent un moment de silence lors d'un rassemblement des "24 heures de paix" pour protester contre les récents incidents de fusillades policières dans le pays, à Nashville, dans le Tennessee, le 24 avril 2021. (Adam DelGiudice / AFP)
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Publié le Samedi 01 mai 2021

Interdit de dicussions politiques, le tiers des salariés d'une startup démissionne

  • Jason Fried, le patron et cofondateur de Basecamp, avait publié lundi un article de blog expliquant six nouvelles règles adoptées par l'entreprise, notamment l'interdiction des "discussions sociétales et politiques sur le compte de Basecamp"
  • Pour justifier la décision sur les conversations politiques, Jason Fried assure qu'elles sont devenues "une distraction majeure" dans le contexte actuel.

SAN FRANCISCO : Une vingtaine d'employés d'une start-up américaine, sur 57 salariés en tout, ont annoncé leur démission sur Twitter vendredi après que leur entreprise a décidé de bannir les "conversations politiques" sur le lieu de travail.

Jason Fried, le patron et cofondateur de Basecamp, avait publié lundi un article de blog expliquant six nouvelles règles adoptées par l'entreprise, notamment l'interdiction des "discussions sociétales et politiques sur le compte de Basecamp", la fin des "avantages sociaux paternalistes" (des sommes allouées pour le sport, le bien-être, la formation en continu...) et le refus de "s'attarder ou s'appesantir sur les décisions passées".

"Etant donnés les récents changements à Basecamp, j'ai décidé de quitter mon poste de directeur du design", a tweeté Jonas Downey, qui travaillait pour la petite société informatique depuis 2011. Nombre de ses collègues ont posté des messages similaires, recensés par John Breen, un développeur qui travaille pour un autre groupe, d'après son site web.

Pour justifier la décision sur les conversations politiques, Jason Fried assure qu'elles sont devenues "une distraction majeure" dans le contexte actuel.

"Les sensibilités sont au maximum, et toutes les discussions liées de près ou de loin à la politique, au militantisme ou à la société en général tournent rapidement au vinaigre. Vous ne devriez pas avoir à vous demander si rester en dehors fait de vous un complice, ou si vous y aventurer vous transforme en cible", détaille-t-il.

Des débats très polarisés animent les Etats-Unis depuis des mois, du mouvement Black Lives Matter ("les vies noires comptent") à l'élection présidentielle de novembre dernier et aux droits des personnes transgenres.

"Nous fabriquons des logiciels de management de projet et de communication d'équipe. (...) Nous n'avons pas à résoudre des problèmes sociaux profonds", ajoute M. Fried.

Les chèques sociaux sont remplacés par l'équivalent en liquide, pour que chacun les dépense "comme bon lui semble".

"Certains employés sont soulagés, d'autres sont furieux, et cela résume bien le débat public autour de tout ça", a écrit mercredi David Hansson, le responsable des technologies et cofondateur de Basecamp, dans un autre article de blog qui invite à aller de l'avant.

"J'ai démissioné de mon poste de directrice du service clients chez Basecamp. Je suis enceinte de quatre mois, donc je vais prendre du temps pour ce bébé à venir", a tweeté Kristin Aardsma vendredi. "Les personnes de mon équipe faisaient partie des gens les plus formidables avec qui j'ai jamais travaillé. Ils me manquent".


Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en novembre, selon la FAO

Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en novembre, selon la FAO
Les prix mondiaux des produits alimentaires restent stables en novembre, selon la FAO
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  • L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a très légèrement diminué par rapport à son niveau du mois d'octobre
  • L'ONU a lancé jeudi un appel de fonds record pour 2023 et réclamé 51,5 milliards de dollars pour répondre à l'aggravation des besoins humanitaires

PARIS : Les prix mondiaux des produits alimentaires ont continué de se stabiliser en novembre, avec une baisse des prix des céréales liée notamment à la prolongation du corridor maritime en mer Noire, a annoncé vendredi l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO).

L'indice FAO des prix des denrées alimentaires, qui suit la variation des cours internationaux d'un panier de produits de base, a très légèrement diminué par rapport à son niveau du mois d'octobre, et «n'est plus que de 0,3% supérieur à son niveau de novembre 2021».

L'indice FAO des prix des céréales a amorcé une baisse de 1,3% en novembre, le blé se repliant de 2,8% et le maïs de 1,7%, «en partie sous l'effet de la prolongation de l'accord sur les exportations de céréales ukrainiennes en mer Noire».

L'indice des prix des huiles végétales, à l'inverse, «a augmenté de 2,3% en novembre, mettant fin à sept mois consécutifs de baisse», souligne la FAO, sous l'effet d'une hausse de l'huile de palme et du soja.

Par ailleurs, l'indice FAO des prix du sucre a rebondi de 5,2% en novembre. Les retards de récolte dans les principaux pays producteurs et l'abaissement du quota d'exportation en Inde suscitent des tensions et entraînent une recrudescence des achats. L'organisation économique a une nouvelle fois abaissé vendredi ses perspectives de production céréalière mondiale: elle devrait se replier de 2% en 2022 comparé à l'année précédente, une réduction qui «reflète en partie les faibles perspectives de production de maïs en Ukraine».

«45 pays, dont 33 en Afrique, neuf en Asie, deux en Amérique latine et dans les Caraïbes et un en Europe ont besoin d'une aide alimentaire extérieure pour faire face aux conflits, aux évènements météorologiques extrêmes et à l'inflation galopante», rappelle aussi la FAO vendredi.

L'ONU a lancé jeudi un appel de fonds record pour 2023 et réclamé 51,5 milliards de dollars pour répondre à l'aggravation des besoins humanitaires. Ils ont été dopés ces derniers mois par le conflit en Ukraine et par les effets du changement climatique, qui est à l'origine d'une sécheresse dramatique dans la Corne de l'Afrique.

Pour «sauver la vie et préserver les moyens de subsistance des personnes les plus exposées à l'insécurité alimentaire aiguë», la FAO aura besoin de 1,9 milliard de dollars l'an prochain, une somme qui devrait permettre de fournir une assistance «vitale» à 48 millions de personnes.


Ukraine: le Kremlin rejette les conditions de Biden pour des discussions avec Poutine

Le Kremlin a rejeté vendredi les conditions évoquées la veille par le président américain Joe Biden qui s'était dit prêt à discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine si ce dernier retirait ses troupes d'Ukraine. (AFP)
Le Kremlin a rejeté vendredi les conditions évoquées la veille par le président américain Joe Biden qui s'était dit prêt à discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine si ce dernier retirait ses troupes d'Ukraine. (AFP)
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  • Biden «a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d'Ukraine», ce que Moscou rejette «bien évidemment», a déclaré Peskov
  • Tout en rejetant les conditions de M. Biden, M. Poutine «est et reste ouvert à des contacts, à des négociations, ce qui est très important», a affirmé le porte-parole du Kremlin

MOSCOU: Le Kremlin a rejeté vendredi les conditions évoquées la veille par le président américain Joe Biden qui s'était dit prêt à discuter avec son homologue russe Vladimir Poutine si ce dernier retirait ses troupes d'Ukraine.

Le président américain "a dit de facto que des négociations seraient possibles uniquement après que Poutine sera parti d'Ukraine", ce que Moscou rejette "bien évidemment", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

"L'opération militaire continue", a-t-il insisté.

Jeudi, M. Biden s'est dit "prêt" à parler avec M. Poutine si ce dernier "cherche un moyen de mettre fin à la guerre" en Ukraine. Il a fixé comme première condition un retrait des troupes russes.

"Si tel était le cas, alors en consultation avec mes amis français et l'Otan, je serais heureux de m'asseoir avec Poutine pour voir ce qu'il a en tête. Il ne l'a pas encore fait", a-t-il ajouté, lors d'une conférence de presse commune avec le président français Emmanuel Macron.

Tout en rejetant les conditions de M. Biden, M. Poutine "est et reste ouvert à des contacts, à des négociations, ce qui est très important", a affirmé le porte-parole du Kremlin.

Mais les Etats-Unis ne reconnaissent pas l'annexion de quatre territoires ukrainiens revendiquée par Moscou en septembre, ce qui "complique de manière significative la recherche d'un terrain (d'entente) pour une possible discussion", a ajouté M. Peskov.


Un migrant rentre dans l'enclave de Melilla en parapente

Un migrant rentre dans l'enclave de Melilla en parapente
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  • «Vers 18h15 (17H15 GMT), deux personnes qui circulaient en voiture (à Melilla) ont vu une personne en parapente» survoler la haute barrière ultra-sécurisée séparant l'enclave du Maroc et rentrer à Melilla
  • Situées sur la côte nord du Maroc, les petites enclaves de Melilla et de Ceuta constituent les deux seules frontières de l'UE sur le continent africain

MADRID: Un migrant est parvenu à rentrer jeudi dans l'enclave espagnole de Melilla depuis le Maroc voisin en parapente, a-t-on appris vendredi auprès des autorités espagnoles.

"Vers 18h15 (17H15 GMT), deux personnes qui circulaient en voiture (à Melilla) ont vu une personne en parapente" survoler la haute barrière ultra-sécurisée séparant l'enclave du Maroc et rentrer à Melilla, a indiqué à l'AFP un porte-parole de la préfecture de l'enclave.

Ces deux personnes ont "prévenu la Garde civile" mais ce "migrant n'a pas pu être localisé" pour le moment, a-t-il ajouté.

Selon ce porte-parole, c'est "la première fois" qu'un migrant entre à Melilla en parapente.

Situées sur la côte nord du Maroc, les petites enclaves de Melilla et de Ceuta constituent les deux seules frontières de l'UE sur le continent africain.

Les barrières grillagées de plusieurs mètres de haut, équipées de caméras et de miradors, qui marquent la frontière entre le Maroc et ces enclaves font régulièrement l'objet de tentatives de franchissement parfois mortelles.

Le 24 juin dernier, au moins 23 migrants ont péri en tentant de pénétrer à Melilla, le bilan humain le plus lourd jamais enregistré lors des tentatives d'intrusion de migrants dans l'une des deux enclaves espagnoles.

Cette tragédie avait provoqué l'indignation internationale, l'Onu dénonçant un "usage excessif de la force" de la part des autorités marocaines et espagnoles.

Des migrants tentent parfois aussi de rentrer à la nage dans ces enclaves depuis les localités marocaines voisines.