Macron espère «un nouveau modèle de prospérité» post-Covid

Emmanuel Macron, 8ème président de la Veme république (AFP)
Emmanuel Macron, 8ème président de la Veme république (AFP)
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Publié le Samedi 01 mai 2021

Macron espère «un nouveau modèle de prospérité» post-Covid

  • «Cette prospérité doit aider à produire en France dans les secteurs qui sont les vôtres, à retrouver un maillage sur le territoire»
  • Le chef de l'Etat s'exprimait devant une cinquantaine d'invités assis à distance dans la salle des fêtes, où était dressé un modeste buffet représentant l’éventail des filières alimentaires - viande, tripes, volailles, légumes, fruits, fleurs, coquillages

PARIS : "A partir du 19 mai des étapes successives vont nous conduire ensemble à définir un nouveau modèle de croissance et de prospérité", a espéré Emmanuel Macron samedi, lors de la traditionnelle cérémonie du muguet du 1er-Mai à l'Elysée.

Car les Français "vont aspirer à retrouver l'art de vivre à la française, la convivialité", a-t-il poursuivi devant des représentants de l'agroalimentaire. "Cette prospérité doit aider à produire en France dans les secteurs qui sont les vôtres, à retrouver un maillage sur le territoire". 

Il a aussi jugé qu'"une prospérité mal maîtrisée qui détricotait les territoires, les défigurait, bousculait les chaînes de valeurs, n'était pas souhaitable". 

Le chef de l'Etat a promis "d'utiliser ce redémarrage pour aller plus loin sur l'apprentissage", et évoqué un "deuxième temps" de la relance, avec des concertations menées cet été. Il n'a fait aucune allusion au retour des manifestations syndicales du 1er-Mai dans plusieurs grandes villes. 

Le président a ensuite échangé avec les représentants des filières, aux côtés du ministre de l'Agriculture Julien Denormandie et du ministre délégué aux PME Alain Griset, ainsi que du PDG de Rungis Stéphane Layani. Son épouse était également présente.

En passant devant le buffet des volailles, il a lancé: "on est capable en France de faire du poulet à bas coût qu'on exporte en Arabie Saoudite". Il avait fustigé ce modèle en octobre 2017.

Il a aussi assuré qu'il y aurait une suite à la loi Egalim de 2018 sur la répartition de la valeur ajoutée entre producteurs et grandes surfaces, qui n'a pas produit les effets espérés. "Il nous faut franchir une nouvelle étape pour une plus juste répartition de la valeur", a-t-il dit, allusion à la proposition de loi du député Grégory Besson-Moreau, dite Egalim 2, qui sera débattue en juin.

Le chef de l'Etat s'exprimait devant une cinquantaine d'invités assis à distance dans la salle des fêtes, où était dressé un modeste buffet représentant l’éventail des filières alimentaires - viande, tripes, volailles, légumes, fruits, fleurs, coquillages et crustacés.   

Le 1er mai 2020, en plein confinement, il avait maintenu cette cérémonie de remise d'un brin de muguet au chef de l'Etat - tradition qui remonte à l'Ancien régime - mais en minuscule comité. En 2019, en pleine contestation sociale, elle avait réuni une nombreuse assemblée à l'Elysée devant un somptueux buffet.

"La fleur du muguet dure cinq ans, elle est quinquennale et ne produit pas totalement de fleurs les deux premières années, je n'irai pas plus loin" dans la comparaison, s'est-il amusé.


Frappes iraniennes: la France prête à «participer» à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie

 La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères. (AFP)
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  • "Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté
  • "Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé

PARIS: La France est "prête" à "participer" à la défense des pays du Golfe et de la Jordanie, cibles de frappes de l'Iran, "conformément aux accords qui la lie à ses partenaires et au principe de légitime défense collective", a déclaré lundi son ministre des Affaires étrangères.

"Aux pays amis qui ont été ciblés délibérément par les missiles et les drones des Gardiens de la révolution et entraînés dans une guerre qu'ils n'avaient pas choisie -Arabie Saoudite, Émirats arabes unis, Qatar, Irak, Bahreïn, Koweït, Oman et Jordanie- la France exprime son soutien entier et sa pleine solidarité. Elle se tient prête (...) à participer à leur défense", a affirmé Jean-Noël Barrot lors d'une conférence de presse.

"Près de 400.000 Français sont résidents ou de passage dans la douzaine de pays de la région", a ajouté le ministre. "A notre connaissance, aucune victime française n'est à déplorer à ce stade", a-t-il ajouté.

"Notre dispositif est déjà organisé localement pour faciliter les sorties par voie terrestre lorsque c'est possible, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays concernés", a-t-il détaillé.

Le ministre a appelé à la "désescalade". "L'escalade militaire doit cesser au plus vite", a-t-il répété. "La prolongation indéfinie des opérations militaires sans but précis emporte le risque d'un engrenage qui entraînerait l'Iran et la région dans une longue période d'instabilité".

"Au Liban, le Hezbollah a commis une lourde faute, dont la population a payé ce matin le prix avec des dizaines de morts et des dizaines de milliers de déplacés, en rejoignant un conflit dans lequel les autorités, comme le peuple libanais, refusent d'être entraînées", a-t-il poursuivi, appelant le Hezbollah à "mettre immédiatement un terme à ces opérations".

 


France - Liban: Report de la conférence de soutien aux forces libanaises

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  • À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises
  • Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté

PARIS: Le président du Liban, Joseph Aoun, et son homologue de la France, Emmanuel Macron, se sont entretenus le 1er mars afin d’examiner les derniers développements affectant la sécurité régionale, y compris celle de pays alliés, selon un communiqué conjoint.

À l’issue de leurs discussions, les deux chefs d’État ont décidé de reporter au mois d’avril la conférence internationale de soutien aux Forces armées libanaises et aux Forces de sécurité intérieure libanaises, initialement prévue le 5 mars à Paris. Les conditions actuelles, marquées par une conjoncture régionale tendue, n’étaient pas réunies pour maintenir l’événement à la date prévue.

Les deux dirigeants ont souligné que la gravité de la situation renforce la nécessité de préserver la stabilité libanaise, de soutenir les institutions légitimes du pays et d’assurer le rétablissement complet de sa souveraineté.

Ils ont également affirmé que Beyrouth, Paris et leurs partenaires internationaux continueront à coordonner leurs efforts afin de soutenir ces objectifs dans un contexte régional jugé particulièrement sensible.


Iran: la France va rehausser sa «posture» militaire dans le Golfe

La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron. (AFP)
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  • Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi
  • La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts"

PARIS: La France va rehausser sa "posture" de défense au Moyen-Orient pour y protéger ses ressortissants et ses bases et soutenir les pays de la région visés par l'Iran en riposte à l'offensive israélo-américaine, a annoncé dimanche soir Emmanuel Macron.

"Tout cela nous conduit à rehausser notre posture et notre accompagnement défensif pour être au côté de ceux avec lesquels nous avons des traités de défense", a dit le chef de l'Etat au début du deuxième conseil de défense consacré au conflit en Iran en deux jours.

Il faut "adapter la posture à l'évolution des dernières heures que rien ne justifie et que nous ne laisserons pas passer", a-t-il martelé, suggérant une possible augmentation des moyens militaires français déployés dans la région.

Tous les pays du Golfe ont été ciblés par des frappes iraniennes, notamment les Émirats arabes unis où un hangar d'une base française a aussi été "touché dans une attaque de drone" sur le port d'Abu Dhabi, sans faire de victime, a rappelé Emmanuel Macron.

La France est également en train de s'organiser pour "pouvoir rapatrier (ses ressortissants) dès que les espaces aériens seront ouverts", a-t-il ajouté.

"Nous sommes prêts à procéder aux évacuations pour nos compatriotes qui le demanderaient quand la situation le permettra", avait déjà indiqué la porte-parole du gouvernement Maud Bregeon.

Au deuxième jour des frappes menées par Israël et les États-Unis sur l'Iran et de la riposte de Téhéran notamment sur les pays du Golfe, Maud Bregeon a aussi assuré que la France ne pouvait "que se satisfaire" de la mort du guide suprême, Ali Khamenei.