Syrie: la vaccination anti-Covid débute dans le bastion d'Idleb

Cette première phase est aussi destinée aux travailleurs humanitaires opérant dans cette zone ravagée par la guerre (Photo, AFP).
Cette première phase est aussi destinée aux travailleurs humanitaires opérant dans cette zone ravagée par la guerre (Photo, AFP).
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Publié le Samedi 01 mai 2021

Syrie: la vaccination anti-Covid débute dans le bastion d'Idleb

  • L'ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie a obtenu fin avril 53 800 doses du vaccin AstraZeneca, dans le cadre du programme Covax
  • Ces premières vaccinations ont concerné l'hôpital pédiatrique Ibn Sina à Idleb, ainsi que l'hôpital national d'Azaz, ville frontalière de la Turquie voisine tenue par des rebelles

IDLEB: La campagne de vaccination contre le coronavirus a débuté samedi dans le Nord-Ouest de la Syrie au profit du personnel médical de deux hôpitaux qui ont reçu leurs premières doses.

L'ultime grand bastion jihadiste et rebelle de Syrie a obtenu fin avril 53 800 doses du vaccin AstraZeneca, dans le cadre du programme Covax visant à garantir un accès équitable au vaccin.

« Nous avons lancé aujourd'hui la première phase de la campagne de vaccination » ciblant en priorité les travailleurs de la santé, a indiqué samedi Yasser Najib, chef du comité technique de la campagne de vaccination.

Ces premières vaccinations ont concerné l'hôpital pédiatrique Ibn Sina à Idleb, ainsi que l'hôpital national d'Azaz, ville frontalière de la Turquie voisine tenue par des rebelles pro-Ankara.

Dès lundi, selon Najib, la campagne sera élargie à « l'ensemble des structures sanitaires, y compris dans les camps » de déplacés, où vivent des centaines de milliers de personnes dans des conditions miséreuses.

Plus de 90 équipes médicales formées à la vaccination se déplaceront dans la région, selon le comité.

Outre le personnel médical, cette première phase est aussi destinée aux travailleurs humanitaires opérant dans cette zone ravagée par la guerre.

Les personnes âgées et celles atteintes de maladies chroniques pourront dans un deuxième temps bénéficier de la campagne, selon l'OMS.

« L'objectif (...) est de vacciner 20% de la population du Nord-Ouest de la Syrie, soit 855 000 personnes », a déclaré Najib.

Le Nord-Ouest englobe notamment le bastion d'Idleb, tenu par les jihadistes de Hayat Tahrir al-Cham (ex-branche syrienne d'Al-Qaïda) mais aussi des territoires insurgés contrôlés par les rebelles pro-Turcs dans la province voisine d'Alep.

Environ 4 millions de personnes vivent dans ces zones, selon l'ONU. La région a officiellement enregistré près de 22 000 cas de Covid-19, dont 641 décès.

Le gouvernement syrien a lui déjà reçu 203 000 doses sur les 912 000 doses du vaccin AstraZeneca prévues pour les zones gouvernementales et celles du nord-est (sous contrôle kurde), selon l'ONU.

Damas a lancé fin février ses premières vaccinations pour quelque 2 500 soignants, grâce à des doses envoyées par « un pays ami ».


L'armée israélienne émet un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités au Liban

Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
Un immeuble endommagé est visible après une frappe aérienne israélienne dans la banlieue sud de Beyrouth, à Haret Hreik, au Liban. (AFP)
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  • L’armée israélienne a ordonné l’évacuation immédiate d’une cinquantaine de localités au Liban, invoquant des opérations contre le Hezbollah
  • Deux secteurs de la banlieue sud de Beyrouth, Ghobeiry et Haret Hreik, sont également visés par un avertissement en raison de cibles liées au Hezbollah

JERUSALEM: L'armée israélienne a émis tôt mardi un nouvel ordre d'évacuation pour des dizaines de localités du Liban, dont deux lieux de la banlieue sud de Beyrouth, en raison d'opérations contre le mouvement Hezbollah.

"Les activités du Hezbollah contraignent l'IDF (l'armée israélienne) à agir avec force contre lui (...) Pour votre sécurité, vous devez évacuer immédiatement vos logements", a écrit Avichay Adraee, porte-parole de l'armée pour le public arabophone, sur X, listant une cinquantaine de villages.

Dans la banlieue sud de Beyrouth, deux zones font également l'objet d'un avertissement, Ghobeiry et Haret Hreik, selon la même source. "Vous vous situez près d'installations et d'intérêts du Hezbollah, contre lesquels l'IDF va agir dans un avenir proche", a prévenu le porte-parole.

Le gouvernement libanais a pris lundi la décision sans précédent d’interdire les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah, provoquant la colère du mouvement soutenu par l’Iran.

Le Hezbollah est représenté au sein du gouvernement et du Parlement, et cette mesure est intervenue quelques heures après qu’il a annoncé avoir lancé des roquettes et des drones vers Israël tôt lundi, en représailles à la mort du guide suprême iranien Ali Khamenei lors de frappes américano-israéliennes.

Israël a bombardé lundi la banlieue sud de Beyrouth ainsi que des dizaines de villages du sud du Liban en riposte, promettant de faire payer au mouvement un « lourd tribut ».

Le ministère libanais de la Santé a indiqué que les frappes ont fait au moins 31 morts et au moins 149 blessés.


L’ambassade des États-Unis à Riyad visée par des drones : ministère saoudien de la Défense

Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
Vue générale de l’ambassade des États-Unis à Riyad. (Photo d’archive AFP)
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  • L’ambassade a émis un avis de confinement (« shelter in place ») pour Djeddah, Riyad et Dammam

RIYAD : L’ambassade des États-Unis à Riyad a été prise pour cible par des drones, provoquant un incendie limité et des dégâts mineurs au bâtiment, a indiqué le ministère saoudien de la Défense.

L’ambassade des États-Unis à Riyad était vide au moment de l’attaque et aucune blessure n’a été signalée à ce stade.

L’ambassade a émis un avis demandant aux ressortissants de rester confinés à Djeddah, Riyad et Dammam.

Ce texte est la traduction d’un article paru sur Arabnews.com


Liban: le gouvernement interdit les activités militaires du Hezbollah, exige qu'il remette ses armes

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  • "L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement
  • Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique

BEYROUTH: Le gouvernement libanais a décidé d'interdire les activités militaires du Hezbollah pro-iranien et exige qu'il remette ses armes à l'Etat, a annoncé lundi le Premier ministre Nawaf Salam à l'issue d'une réunion extraordinaire du cabinet.

Cette décision inédite intervient après que le Hezbollah a lancé des roquettes sur Israël lundi, entraînant le Liban dans la guerre régionale avec l'Iran.

"L'Etat libanais proclame son refus absolu (..) de toutes actions militaires ou sécuritaires à partir du Liban en dehors du cadre de ses institutions légales", a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que "la décision de guerre ou de paix était du seul ressort" de l'Etat.

Il a annoncé "l'interdiction immédiate de toutes les activités militaires et sécuritaires du Hezbollah", exigeant que la formation "remette ses armes à l'Etat libanais" et se limite à l'action politique.

Le Hezbollah armé et financé par Téhéran est représenté au Parlement et au gouvernement et dispose d'un vaste réseau d'institutions civiles.

En riposte à une attaque de la formation pro-iranienne contre Israël visant à "venger" la mort du guide iranien Ali Khamenei, des frappes israéliennes massives sur les bastions du Hezbollah dans la banlieue sud de Beyrouth, le sud et l'est du Liban ont tué 31 personnes lundi.

C'est la première fois que le Hezbollah attaque Israël depuis le cessez-le-feu qui a mis fin en novembre 2024 à une guerre meurtrière.

Un mécanisme qui regroupe, outre le Liban et Israël, l'Onu, les Etats-Unis et la France surveille la trêve.

"Le gouvernement libanais demande aux Etats garants du cessez-le-feu d'obtenir un engagement clair et définitif de la part de la partie israélienne de cesser toutes les hostilités sur l'ensemble du territoire libanais", a ajouté Nawaf Salam.

"Il proclame son entière disposition à reprendre les négociations" avec Israël "avec une participation civile et sous parrainage international".