L'Iran menace de tuer le frère du lutteur olympique exécuté

Le champion de lutte iranien Navid Afkari a été exécuté après avoir été reconnu coupable d'avoir poignardé à mort un garde de sécurité lors de manifestations anti-gouvernementales en 2018. (Photo, Twitter)
Le champion de lutte iranien Navid Afkari a été exécuté après avoir été reconnu coupable d'avoir poignardé à mort un garde de sécurité lors de manifestations anti-gouvernementales en 2018. (Photo, Twitter)
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Publié le Lundi 03 mai 2021

L'Iran menace de tuer le frère du lutteur olympique exécuté

  • Navid, Vahid et Habib Afkari ont été arrêtés en 2018 pour avoir participé à des manifestations anti-régime
  • Navid a été pendu en 2020, et Vahid et Habib condamnés à des décennies derrière les barreaux

LONDRES: Les forces de sécurité iraniennes ont menacé de tuer le frère de Navid Afkari, un champion de lutte iranien dont l'exécution pour avoir participé à des manifestations anti-régime a provoqué un tollé mondial.

«Après avoir exécuté l'athlète innocent Navid Afkari pour avoir manifesté, les autorités de la République islamique d'Iran ont maintenant menacé d'exécuter son frère emprisonné, Vahid Afkari, s'il n'acceptait pas de faire des aveux forcés. Sa vie est en danger», a affirmé Masih Alinejad, important militant iranien des droits humains et fondateur de la campagne United for Navid (Unis en faveur de Navid).

Les menaces contre Vahid ont également été rapportées par l'organisme de presse américain Voice of America.

Navid a été arrêté en 2018 aux côtés de ses frères Vahid et Habib, pour leur participation à des manifestations anti-régime.

Téhéran a prétendu que Navid avait assassiné un policier, ce qu'il a nié avec véhémence jusqu'à son exécution en 2020.

«Il n’y a pas le moindre élément de preuve dans cette satanée affaire qui montre que je suis coupable», a déclaré Navid, 27 ans, peu de temps avant sa pendaison, ajoutant que les juges du régime «étaient à la recherche d’un cou pour leur corde.»

La nouvelle de sa mise à mort, malgré les appels répétés du Comité international olympique (CIO) à la clémence, a été fortement condamnée par les organisations sportives, les gouvernements, les groupes dissidents et le public.

Vahid a été condamné à 54 ans derrière les barreaux, et Habib à 27 ans d'emprisonnement pour leur rôle dans les manifestations.

Tous deux ont également été condamnés à une peine supplémentaire de 74 coups de fouet, et ont été torturés et isolés pendant leur incarcération.

Leur quatrième frère, Saeed, a tweeté que ses frères se sont plaints d’«isolement cellulaire, de passages à tabac, ainsi que de menaces de mort de la part de deux hauts responsables de la République islamique.»

Il a ajouté: «Après 228 jours, une séance d’interrogatoire non officielle a eu lieu en présence de Vahid seul. Celui qui l’interrogeait n'a pas donné l'autorisation d'accéder au dossier, à la vidéo des passages à tabac, et au rapport médical sur les blessures, alors que l'isolement cellulaire se poursuit toujours.»

L'Iran a longtemps fait face à de vives critiques pour son système judiciaire opaque et injuste. Le groupe de défense des droits humains Amnesty International a précisé que les détenus, entre autres pratiques abusives, étaient torturés et isolés afin d’obtenir d’eux des aveux forcés, et que les accusés se voyaient régulièrement refuser l'accès à un avocat.

En avril, un groupe d'athlètes et de militants des droits humains a demandé au CIO de sanctionner l'Iran pour violation des «valeurs olympiques.»

Parmi ceux qui font campagne pour des sanctions figurent la campagne United for Navid, qui a critiqué Téhéran pour avoir forcé ses athlètes à perdre intentionnellement des matchs dont la conclusion aurait eu comme conséquence des compétitions contre des athlètes israéliens.

Un porte-parole du CIO a déclaré qu'il «prenait note de la lettre et continuait à mesurer les enjeux des questions soulevées.»

Ce texte est la traduction d’un article paru sur arabnews.com

 


Liban: 13 morts dans des frappes israéliennes sur le sud

Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
Le ministère de la Santé libanais a indiqué que 13 personnes ont été tuées vendredi lors de frappes israéliennes dans le sud, notamment dans une ville où l’armée israélienne avait émis un ordre d’évacuation malgré un cessez-le-feu. (REUTERS)
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  • Des frappes israéliennes dans le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, dont des civils (femmes et enfants), malgré un cessez-le-feu en vigueur
  • Depuis la reprise des hostilités le 2 mars entre Israël et le Hezbollah, plus de 2 600 personnes ont été tuées, dont des secouristes, suscitant de vives critiques humanitaires

BEYROUTH: Des frappes israéliennes sur le sud du Liban ont fait au moins 13 morts vendredi, a rapporté le ministère libanais de la Santé dans un nouveau bilan.

Selon un communiqué du ministère, huit personnes, parmi lesquelles un enfant et deux femmes, ont été tuées et 21 autres blessées, dont deux enfants et une femme, dans des frappes sur le village d'Habboush, que l'armée israélienne avait appelé à évacuer malgré un cessez-le-feu.

L'agence de presse officielle libanaise (ANI) a rapporté "une série de frappes intenses (...) un peu moins d'une heure après l'avertissement" israélien.

A Habboush, un photographe de l'AFP a vu des volutes de fumée s'élever à la suite des bombardements.

Une autre frappe sur le village de Zrariyé, dans la région de Saïda, a par ailleurs fait quatre morts, dont deux femmes, et quatre blessés dont un enfant et une femme, a précisé le ministère dans la soirée.

Selon la même source, une femme a été tuée et sept personnes ont été blessées dans le district de la ville côtière de Tyr.

L'ANI avait auparavant fait état d'autres frappes et de tirs d'artillerie sur d'autres localités du Sud en dépit du cessez-le-feu entre le Hezbollah pro-iranien et Israël en vigueur depuis le 17 avril.

- Secouristes tués -

Jeudi, 17 personnes avaient été tuées dans des frappes sur le Sud, où l'armée israélienne a établi une zone de 10 km de profondeur à partir de la frontière, interdite d'accès à la presse et à la population, et effectue des opérations de démolition.

Des destructions ont ainsi été rapportées à Shamaa mais également à Yaroun, où un monastère, une école privée, des maisons, des commerces et des routes ont été démolies, selon l'agence ANI.

Israël affirme vouloir protéger sa région nord du Hezbollah, qui continue de revendiquer des attaques contre des positions israéliennes au Liban et, plus rarement, contre le territoire israélien.

L'armée israélienne a indiqué dans la nuit de vendredi à samedi avoir intercepté quatre "cibles aériennes" qui se dirigeaient vers le nord d'Israël, sans préciser leur provenance.

En vertu de l'accord de cessez-le-feu, Israël se réserve "le droit de prendre, à tout moment, toutes les mesures nécessaires en légitime défense contre des attaques planifiées, imminentes ou en cours", une clause que le Hezbollah conteste.

Selon le ministère libanais de la Santé, plus de 2.600 personnes ont été tuées depuis la reprise des hostilités entre le Hezbollah et Israël, le 2 mars, sur fond de guerre au Moyen-Orient.

D'après cette source, 103 secouristes font partie des morts.

"Qu'une personne qui tente de sauver des vies, d'apaiser la souffrance humaine, puisse être ciblée (...) c'est une chose que je trouve absolument inacceptable", a affirmé à des journalistes près de Beyrouth le secrétaire général adjoint de la Fédération Internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FIRC), Xavier Castellanos.


Les Emirats interdisent à leurs ressortissants de se rendre en Iran, au Liban et en Irak

Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
Le drapeau des Émirats arabes unis flotte sur fond de la skyline d’Abou Dhabi. (Archive/AFP)
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  • Les Émirats arabes unis interdisent à leurs citoyens de voyager en Iran, au Liban et en Irak en raison des tensions régionales
  • Les autorités demandent aux Émiratis présents dans ces pays de rentrer immédiatement, après des attaques de missiles iraniennes visant des infrastructures aux EAU

DUBAI: Les Emirats arabes unis ont interdit jeudi à leurs ressortissants  de se rendre en Iran, au Liban et en Irak, en invoquant l'évolution de la situation dans la région.

"A la lumière des développements régionaux actuels", le ministère des Affaires étrangères du pays a émis "une interdiction de voyager pour les ressortissants émiratis se rendant en République islamique d'Iran, en République libanaise et en République d'Irak", a rapporté l'agence de presse officielle WAM, indiquant qu'il appelait "tous les ressortissants émiratis actuellement dans ces pays à accélérer leur retour immédiat".

L'Iran a pris pour cible les Emirats, par des tirs de missiles visant des infrastructures civiles et énergétiques, lors du conflit déclenché le 28 février par l'attaque israélo-américaine contre Téhéran, avant l'annonce d'un fragile cessez-le-feu.


Liban: le président condamne les «violations persistantes» du cessez-le-feu par Israël

Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international. (AFP)
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  • "Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte"
  • "Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes"

BEYROUTH: Le président libanais Joseph Aoun a condamné jeudi les "violations persistantes" de la trêve par Israël, sur lequel il a appelé à faire "pression" pour faire respecter le droit international.

"Les violations israéliennes persistent dans le sud malgré le cessez-le-feu, ainsi que la démolition de maisons (...), alors que le nombre de victimes (...) monte", a-t-il déclaré, selon un communiqué de la présidence. De nouvelles frappes israéliennes meurtrières ont visé jeudi des localités dans le sud, selon un média officiel.

"Il faut faire pression sur Israël pour qu'il respecte les lois et les accords internationaux et cesse de viser les civils et les secouristes", a ajouté Joseph Aoun, alors que la trêve est entrée en vigueur le 17 avril.